LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

lundi 20 décembre 2010

Au fait, qui représente Romainville au Conseil général ?

Cette question peut vous paraître totalement absurde. Et pourtant. Sans que nous puissions prétendre que notre micro trottoir ait une valeur scientifique, sachez tout de même que sur 28 personnes, à qui nous avons demandé qui était l’élu(e) qui nous représentait au Conseil général, 18 nous ont répondu ne pas le savoir. On peut certes les accabler, en leur reprochant le peu d’intérêt qu’elles accordent à la vie locale ou leur manque de civisme. On peut aussi parler de la crise de la politique dont certains, d’ailleurs, font leurs choux gras, en prétendant que la gestion d’une collectivité territoriale n’a rien à voir avec la politique et qu'elle ne serait « ni de droite ni de gauche ». Mais, revenons à notre propos. Cela fait maintenant 7 ans que madame Valls est conseillère générale. Que sait-on du rôle qui est le sien, en dehors de son titre que l’on retrouve dans toutes les « publications officielles » ? Aucun bulletin, aucun compte rendu de mandat, aucune information sur les dossiers et sur ses votes. Ce n’est pas anodin. Le Conseil général est une collectivité territoriale à part entière avec ses propres compétences. La protection maternelle et infantile, les collèges, l’aide sociale à l’enfance, la gestion du revenu de solidarité active, la dépendance des personnes âgées et le handicap, l’entretien des voies départementales et maintenant nationales, la gestion des crèches départementales etc… Sans compter l’entretien des espaces verts, une politique culturelle et sportive construite au fil des années, que les élus de droite ont toujours combattu et que, malheureusement, le président Bartolone et les élus socialistes s’emploient à détricoter, montrant parfois du doigt créateurs et professionnels de la culture, à leurs yeux « trop élitistes et cultureux » … Ainsi, tous ces sujets n’ont même pas mérité, en 7 années, le moindre commentaire, le moindre débat, pas même un « atelier urbain ».
C’est vrai, les missions du Conseil général apparaissent souvent plus floues, plus lointaines, d’autant que l’essentiel des démarches de nos concitoyens s’effectuent en mairie. Mais raison de plus pour les informer, débattre et les associer aux décisions. Toutes les deux semaines, se tient ce que l’on appelle « la commission permanente ». Des centaines de délibérations y sont prises, et qu’en savons-nous ? Le silence est aussi assourdissant concernant les décisions arrêtées dans le cadre du budget 2010. Pourquoi notre conseillère générale n’a-t-elle pas dit qu’elle avait voté la suppression du remboursement à 50% de la carte Imagin’R de nos enfants et de l’acquisition d’un ordinateur pour les collégiens en 6ème, ou encore l’augmentation de la carte améthyste pour les personnes âgées, qui passe de 15 à 40 € ? On peut tenter de donner le change, à trois mois du renouvellement cantonal en publiant quelques photos dans le magazine municipal, mais une politique se juge aux actes. Et c’est là, où le bât blesse. Pardon, nous avons tout de même retrouvé l’une des rares interventions de madame la conseillère générale en séance. C’était à la fin de l’année 2005. D’une certaine manière, partant de sa propre expérience Romainvilloise, elle préparait le terrain à ce que commencera à faire Claude Bartolone dès 2008. Nous la citons « Il est plus que jamais indispensable d’évaluer de façon précise la pertinence des politiques publiques et de mesurer leurs résultats au regard de leur coût. En un mot il faut dépenser intelligent »…. « L’objectif : assurer la meilleure gestion des deniers publics aux réalités du terrain. Vous conviendrez de l’intérêt d’une telle démarche pour notre département sans qu’il soit besoin de pointer ici ou là certaines dépenses(fin de citation). » « Dépenser intelligent ». Le mot est lâché. On sait comment se traduit cette formule magique à Romainville : On sacrifie des pans entiers du service public, on investit 10 millions d’euros dans la collecte des déchets ménagers par pneumatique et on livre la ville aux promoteurs immobiliers. Au Conseil général, c’est la suppression de politiques sociales en direction de la jeunesse et des personnes âgées. Comme quoi, derrière des mots, peut se cacher une dure réalité.

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