LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

samedi 31 mars 2018

intervention immédiate pour que cessent les exactions du gouvernement Israélie


Chaque 30 mars lors de la grande marche du retour pour la Journée de la terre, les Palestiniens commémorent la mort, en 1976, de six arabes israéliens tués lors d'une manifestation contre la confiscation de leur terre par Israël. Ils se mobilisent pour faire droit au retour des réfugiés palestiniens.
Cet année ils étaient plus de 30 000 sur la bande de Gaza a manifester pacifiquement alors que des tireurs d'élite de l'armée israélienne avaient l'autorisation de tirer sur eux à balles réelles. Vendredi 30 mars, on compte 16 palestiniens assassinés et plus de 500 blessés.
Ce massacre intervient dans un contexte où le gouvernement d'extrême droite Israélien se sent pousser des ailes. Aidé par les décisions mortifères de Trump, il s'attaque aux « arabes israéliens », c'est à dire les palestiniens restés en Israël après 1948, en adoptant à la Knesset La loi sur “l’État-nation”, qui va constitutionnaliser le caractère exclusivement juif de l’État et l 'apartheid.
Jusqu'où ira cette politique qui fait feu de tout bois des lois internationales et des droits humains des Palestiniens ?
Le PCF, à la fois indigné et très inquiet de cette escalade dangereuse et meurtrière, demande au président Macron et à l'ensemble de la communauté internationale d'intervenir immédiatement pour que cessent les exactions du gouvernement Israélien.

Santé, notre bien commun : "Débat le Jeudi 12 avril à 19 h espace Mandela"



DÉFENDONS NOTRE BIEN COMMUN
DÉBAT PUBLIC – SANTÉ ET PROTECTION SOCIALE

·       STOP au démantèlement de la Sécurité sociale et du Service public de Santé
·       Contre la logique financière sur la réponse aux besoins de santé de la population
·       Contre les restructurations hospitalières et le déploiement des Groupements Hospitaliers de Territoire
NOS PROPOSITIONS
·       Une Sécurité sociale et une protection de haut niveau POUR TOUTES ET POUR TOUS ; avec y compris des droits nouveaux avec la prise en charge de l’autonomie
·       Oui au développement de sources publiques de santé sur TOUT le territoire
·       Pour un plan de formation des personnels médicaux et paramédicaux à la hauteur des besoins

LES COMMUNISTES ET LEURS ÉLUES VOUS INVITENT À EN DÉBATTRE LE JEUDI 12 AVRIL À 19 H, ESPACE MANDÉLA, 6 RUE PIERRE BROSSOLETTE, EN PRÉSENCE D’ÉVELYNE VAN DERHEYM, PRÉSIDENTE DU COMITÉ DE DÉFENSE DE L’HÔPITAL ANDRÉ GRÉGOIRE

vendredi 30 mars 2018

« La bataille du rail », l’éditorial de Michel Guilloux dans l’Humanité de ce jour !



Le roi n’est pas encore nu. Cependant, il est toujours piquant de relever le changement ‘attitude de gens de pouvoir. Quand la suffisance laisse subitement place à la fébrilité. Quand tombe le masque de la rhétorique à vide et qu’apparaît le vrai visage de l’autoritarisme. Si peu habitués à rencontrer de vraie contradiction, de leurs bureaux aux micros qu’on leur tend, que cette perte de moyens signe un moment de vérité. Les cheminots ne sont appelés à faire grève qua mardi et mercredi prochains que déjà les coups fusent, de cadres obligés de remplacer de futurs grévistes à de la main-d’œuvre appelée de l’étranger pour la maintenance…Et jusqu’à vouloir imposer aux grévistes les formes de leur lutte, avec une préférence pour le bâillon, à coups de retenues salariales arbitraires ! La mobilisation du 22 mars, quoi qu’en aient dit les journaux de milliardaires, a montré la détermination cheminote ainsi que la solidarité européenne du secteur.

Ce qui est sur la table est un refus étayé sur des analyses et des contre-propositions à la casse du service public ferroviaire et pour sa modernisation. Laurent Brun, pour la CGT, le rappelait encore jeudi : les syndicats ont été reçus à trois échelons différents, jusqu’à Matignon, sans être aucunement écoutés ni entendus. La ministre des transports, répétant en boucle qu’ « il ne s’agit pas de privatiser » la SNCF, ne sait que faire le coup de Sarkozy et Raffarin de l’été 2004, pour faire passer le même changement de statut d’EDF  et GDF. Or, chacun peut mesurer ce qu’il en est aujourd’hui de l’immense gâchis des ressources publiques livrées aux appétits financiers – et qui nourrit la mise en mouvement de ce côté – là.

Dans la bataille du rail public qui s’engage, aux côtés des mobilisations internes à la SNCF, le front de l’opinion n’est pas le moindre. Mais sur ce terrain – là aussi, les salariés et leurs organisations ont des idées neuves et déjà quelques expériences. Tout comme les partis et élus de gauche qui ne resteront pas à quai. Un vaste débat démocratique est à l’ordre du jour. Le refus gouvernemental de négocier pour les trois mois à venir ainsi annoncé en creux est donc, peut-être, un peu, disons…prématuré ?

Budget Primitif 2018 « intervention de Brigitte MORANNE »



INTERVENTION DE BRIGITTE MORANNE AU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MARS 2018 SUR LE VOTE DU BUDGET PRIMITIF. 
« GROUPE FRONT DE GAUCHE-ROMAINVILLE ENSEMBLE »

La préparation et le vote du budget communal constituent la principale responsabilité de l’assemblée municipale. Aujourd’hui, nous sommes appelés à nous prononcer sur le budget 2018 de la ville de Romainville.

Il aura été préparé par l’exécutif municipal avec les services municipaux selon des objectifs liés au programme de la majorité et à la conjoncture.
Dans les communes de France ayant adopté un fonctionnement digne d’être qualifié de démocratique, le vote du budget municipal aura été précédé de débats, de concertations, avec les élus y compris de l’opposition, et aussi avec la population dans son ensemble.
A Romainville, rien de tout ce là.  Il n’y a aucune concertation, ni avec les élus de l’opposition, ni avec les habitants.

Nous sommes chaque année, mis devant le fait accompli de décisions prises, j’imagine par quelques personnes sur 26173 habitants que compte notre ville. Malgré notre demande de faire exception pour le budget, nous recevons les documents 5 jours ½ précédant la séance. La commission de finances à laquelle participent des élus de l’opposition se déroule en une seule réunion  Ce n’est pas comme cela que l’on gère démocratiquement une commune.

Alors que les politiques d’austérité menées depuis plusieurs années ont des conséquences sur le budget des communes, vous continuez de minimiser l’impact de ces choix au service de la finance,  prétextant que pour notre commune, ils sont compensés par la hausse de la péréquation,  En effet, celle-ci est destinée à atténuer les disparités de ressources entre collectivités territoriales, mais si notre ville bénéficie de redistributions verticales et horizontales, c’est parce que le revenu fiscal moyen des habitants est faible. Pour rappel, plus de 50% des romainvillois  ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu. Le taux de chômage s’élève à 19,5% et 34% chez les jeunes  Entre 2015 et 2017 la dotation forfaitaire (DGF)  a été réduite de moitié passant de 5,1 millions à 2,5 millions d’euros.

En ce qui concerne la trajectoire des dépenses publiques 2018-2022, l’effort sera particulièrement porté par les collectivités locales. A partir de 2020, leurs prévisions de croissance seront négatives. La loi de programmation  des finances publiques du gouvernement Macron prévoit un objectif de maîtrise de la hausse des dépenses de fonctionnement, à 1,2% par an pour l’ensemble des collectivités. Mais en très bonne élève que vous êtes, malgré une population pauvre qui est en droit d’attendre une autre politique, vous choisissez de maitriser les dépenses courantes de fonctionnement avec une évolution autour de 0,5%./ an et pour 2018 autour de 0,67% , bien pire que ce que prévoit.la loi.et vous l’expliquez vous-même «  ce budget a été élaboré avec l’objectif de mieux maitriser les coûts de fonctionnement. »

Comme chaque année,  votre budget n’évolue pas dans ses fondamentaux, vous décidez de prendre dès le budget primitif une somme importante à la section de fonctionnement vers la section d’investissement, elle représente cette année la somme de 19 955 132,75 euros contre 12 174 002,44 Euros en 2017.Celà n’a jamais été aussi important. Au total les prélèvements du fonctionnement au profit de la section d’investissement sont de 22 290 904, 98 euros

Alors comment pouvez- vous oser dire que dans le même temps vous améliorez la qualité du service public ?

Sans concertation, notre ville s’est engagée sur le long terme dans une politique de financement des investissements sur la base, d’une part de vente du patrimoine,  d’autre part d’un important prélèvement sur les budgets de fonctionnement, et enfin de recours à l’emprunt. Entre 2006 et 2017, la vente du patrimoine a représenté 39 853 508,33.
Des biens communaux parfois vendus en dessous des prix des domaines Au chapitre 42, (dotation aux amortissements), cette ligne est stable mais elle avait augmenté inexorablement en 2017 car elle est la conséquence de cette politique d’investissements. .Si elle représente une recette d’investissements qui permet à la ville de dégager de l’autofinancement, elle représente une dépense obligatoire de fonctionnement.

Sur le chapitre 66 charges financières, l’intérêt de l’emprunt devrait encore peser lourd en 2018. La charge de la dette représente 4,60.% des dépenses réelles de fonctionnement.
Au BP 2018, la mobilisation des emprunts et cautions (chapitre  16) s’élève à 2 Millions et 5000 Euros L’encours de la dette au CA 2017 était déjà de 1891,79 Euros/ population alors qu’au niveau national, elle était de 1118 Euros/Population.

La ville favorise les promoteurs en faisant supporter sa politique d’investissement et ce sur plusieurs générations. La revue « Challenges » a passé au crible avec INOVEFA, société spécialisée sur les marchés immobiliers du neuf, les 250 communes de plus de 10000 habitants d’Ile de France, mentionnant celles ayant signé une charte ainsi que le nombre de logements collectifs autorisés entre 2006 et 2016 et leur part pour 1000 habitants.
La ville qui se classe la première, en tête de toutes ces villes, c’est Romainville, avec 5338 logements, 208 pour 1000 habitants.

Et cela continue, notre ville est envahie de grues, des camions circulent en permanence pour livrer les chantiers, nous manquons d’espaces verts,  le plan de circulation est modifié au gré des chantiers en cours. Les places de stationnement sont insuffisantes menaçant ainsi le commerce local. On a bétonné sans retenue, dans la démesure, sans pour autant faire du « logement pour tous, ». Un droit essentiel, alors que 2221 familles sont demandeuses de logement social (chiffre fourni en janvier par Seine Saint Denis habitat). Je profite de cette question du logement social pour vous demander ce qu’il en est du projet De Gaulle. Les habitants sont inquiets, ils n’ont pas eu de réunion d’information depuis plus d’un an. Quel est leur devenir ?

Toujours sur les investissements, nous estimons que des investissements sont nécessaires comme la programmation de travaux d’entretien de voirie et du patrimoine bâti avec une enveloppe réservée aux travaux d’accessibilité. De même la construction d’une école primaire de 11 classes dans le quartier des Bas –Pays ou la réhabilitation du complexe sportif  Paul Baldit. Par contre et nous l’avons déjà exprimé à plusieurs  reprises, la construction de la tour Maraichère est pour nous inacceptable au regard des efforts faits sur les dépenses de fonctionnement. Au BP 2018, il est prévu d’ouvrir des crédits de paiement à hauteur de 3,3 Millions d’Euros pour cette réalisation.

Si une fois encore nous attirons l’attention sur ce type de gestion, c’est parce que Romainville est une ville pauvre qui bénéficie donc de redistributions verticales et horizontales plutôt conséquentes. Au niveau des recettes de fonctionnement, la DGF est stable et la commune bénéficiera de l’attribution de compensation, versée par la Métropole du Grand Paris, estimée à 17 454 273 Euros, des fonds de solidarité de la région Ile de France estimés à 1 500 000 Euros et des fonds de péréquation estimés à 500 000Euros. Au niveau du chapitre  74, dotations et participations, nous notons qu’une fois encore, nous bénéficierons d’une dotation Solidarité Urbaine stable de BP à BP, .évaluée à 2 543 098 euros. Nous sommes loin d’être dans l’opulence mais si on utilise l’argument de la pauvreté moyenne des ménages à Romainville bien plus élevé qu’en Île de France, alors les citoyens sont en droit d’attendre des services rendus au quotidien, en rapport avec ces chiffres.

SUR LE PERSONNEL COMMUNAL :

Il assure les missions de proximité et répond aux besoins des habitants. Aujourd’hui, le gouvernement  a décidé de s’attaquer frontalement à la fonction publique, à ses missions et ses agents. Après le gel de la valeur du point, le rétablissement du jour de carence, l’injuste  hausse de la CSG mal compensée et les 120 000 suppressions de postes dont 70 000 dans la territoriale, c’est le statut général qui est menacé. Les fonctionnaires sont pointés du doigt, ils seraient privilégiés. Mais les privilégiés sont les 100 personnes qui détiennent en France, à un instant T, ce qu’un million de smicards gagneront durant toute leur vie. Le personnel devient la variable d’ajustement de ces politiques d’austérité.

Comment vous positionnez vous face à ces régressions en défaveur de l’intérêt général ?
A Romainville, l’organisation mise en place à compter du 1er juillet 2016 et qui va s’étendre à d’autres agents à compter de janvier 2018 consiste à supprimer 5 Congés annuels et en contrepartie générer 15 jours de RTT par un passage de 35h à 37 h 30 hebdomadaire. Ceci est un miroir aux alouettes, car si les congés annuels ne sont pas impactés par des arrêts maladie, accidents du travail, enfants malades ou congés de formation, les RTT oui. .Ils sont valorisés à partir du compte temps travaillé, c’est-à-dire qu’une journée de formation ou de maladie est valorisée sur la base de 07h soit 35 h hebdomadaires, les agents perdent donc des RTT lorsqu’ils sont en arrêt maladie.  Sur les effectifs, il nous est difficile de suivre l’évolution du nombre d’ETP (équivalents temps plein), entre 2012 et 2017, il y a 41,3 ETP en moins, toutes catégories confondues, mais nous n’avons pas le nombre d’ETP transférés à EST ensemble.
Nous constatons tout de même que malgré le dispositif « Sauvadet » facilitant l’accès à l’emploi titulaire des contractuels qui encourait jusqu’au 13 Mars 2018, il y a augmentation de la précarisation des agents.

Le nombre de contractuels au 31/12/2017 est très élevé, il représente environ 35 % de l’effectif total. (Avec  une majorité de CDD) .De BP à BP, la rémunération des titulaires a baissé de 294 377,71 euros alors que celle des contractuels a augmenté de 458 162,94 Euros.
Si certains métiers sont accessibles par concours,  pour d’autres, il existe une procédure de recrutement direct sans concours. Alors pourquoi autant de non titulaires. Si vous tenez compte du GVT estimé à 75 000 euros, la rémunération des titulaires devrait augmenter à effectifs constants.

Pour les ouvertures de classes prévues, nous actons la nécessité d’augmenter les effectifs des personnels (les besoins ayant été évalués à 10 équivalents temps plein)  Mais nous n’avons aucune garantie que des postes d’enseignants seront affectés sur ces classes par l’académie.
Vous annoncez aussi le maintien de la semaine à quatre jours et demi et des NAP (nouvelles activités péri scolaires). Dans toutes les villes de Seine Saint Denis, après concertation avec les parents et les enseignants, la semaine de 4 jours est majoritaire pour la rentrée 2018.
Nous savons déjà que bon nombre d’enseignants veulent quitter notre ville du fait de cette décision prise sans aucune concertation.

Les ASSOCIATIONS.

Le CCAS et la caisse des écoles fonctionnent avec leur propre budget, les subventions inscrites au BP représentent donc des subventions d’équilibre. En 2017, la subvention de la ville au CCAS s’est élevée à 130 452, 32 Euros, Au BP 2018, elle est prévue à hauteur de 274 030,64 euros soit + 143 578 euros. La subvention de la ville versée au CCAS est une subvention d’équilibre due à des baisses de recettes notamment du département. Elle ne correspond pas à des moyens financiers supplémentaires.  Si,  il n’y a pas de diminution prévue sur les secours et aides facultatives, il n’y a pas non plus d’augmentation prévue au service des habitants.


La subvention d’équilibre de la caisse des écoles s’élève à 1 050 734,21  euros pour 2018, légèrement en baisse par rapport au BP 2017. Dans un contexte national ou 50% des enfants des familles les plus modestes ne partent jamais en vacances, nous pouvons penser que ces chiffres rapportés par l’observatoire des inégalités sont vrais aussi pour  bon nombre de petits romainvillois. Si on regarde l’offre de séjours de vacances proposée par notre ville, il est vrai que les prestataires extérieurs apportent de la diversité et je ne remets pas en cause non plus la qualité de ces prestations. Cependant il faut reconnaitre, que pour une commune, garder ses propres structures permet d’inscrire un plus grand nombre d’enfants à un moindre coût et cela quelles que soient les tranches de quotient familial .Prenons l’exemple des séjours hivers 6-12 ans, 40 places pour le Pelvoux pour 7 jours, coût réel du séjour 454 euros et donc 99,88 euros pour la 1ère tranche et 317,80 euros pour la dernière tranche. Pour un séjour en même période en Haute- Savoie, un prestataire extérieur propose 16 places pour 8 jours, (coût réel 775 euros). 170,50 euros pour la 1ère tranche et 542, 50 euros pour la dernière. Nous continuons d’affirmer que garder ses propres centres de vacances permet de mieux répondre aux besoins des habitants.

Nous considérons que ce budget n’apporte pas de réponse suffisante à la hauteur des besoins de la population, nous considérons que d’autres choix sont possibles en faveur de progrès social. Nous voterons contre le Compte Administratif 2017 et le Budget Primitif 2018.

En ce qui concerne les AC PC 2018, nous souhaitons un vote distinct en fonction des opérations, si ce n’est pas le cas nous ne prendrons pas part au vote.

Je vous remercie de votre attention.


Brigitte MORANNE

Conseil municipal : « Intervention de Brigitte MORANNE sur le rapport : Égalité Femmes-Hommes »



INTERVENTION DE BRIGITTE MORANNE AU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MARS 2018 SUR LE RAPPORT EGALITE FEMMES-HOMMES.
GROUPE « FRONT DE GAUCHE- ROMAINVILLE ENSEMBLE » 


Le 08 Mars 2018 aura été porté par une vague protestataire d’ampleur mondiale contre les violences faites aux femmes.
Comment articuler ce mouvement social aux enjeux de libération des individus au travail ?

En France, face à la mobilisation et l’unité syndicale autour d’une plateforme revendicative au titre clair «  Pour l’égalité, nous voulons des actes ». Emmanuel Macron a été contraint de rompre avec les discours sans lendemain et de reprendre une revendication de longue date : la mise en place d’une obligation de résultat en matière d’égalité salariale, assortie à des sanctions.

Mais rien n’est gagné, car à ce jour, aucun engagement n’a été pris pour contraindre le développement du temps de travail partiel imposé. Et aucune promesse n’a été faite pour favoriser la mixité  des recrutements, ni lutter contre les conditions de travail dégradées et les risques psychosociaux qui frappent aussi les postes à dominante féminine.
Comment se prétendre président de la cause des femmes quand on veut supprimer 120 000 postes de fonctionnaires occupés principalement par des femmes et vecteurs de leur émancipation des tâches ménagères. (Santé, éducation, personnes âgées dépendantes) ?
Comment vouloir supprimer les inégalités salariales tout en mettant en place la rémunération au mérite des fonctionnaires ?

C’est dans ce contexte que vous nous présentez le rapport annuel égalité Femmes Hommes 2018 conformément à la loi du 04 Août 2014.
Alors quelle est la situation sur notre ville ?

S’agissant de la répartition des ressources humaines :

Les femmes sont particulièrement bien représentées dans l’encadrement. Ainsi, on compte 61,9% de femmes dans la catégorie A mais avec une légère baisse par rapport au 31/12/2016 dont le taux s’élevait à 63,9%.

En catégorie B,  qui correspond aux emplois intermédiaires, la répartition est à peu près équitable entre les hommes et les femmes avec tout de même un peu plus de représentation chez les femmes. 57,5% contre 42,5% chez les hommes. Avec des disparités selon les filières, 100% en médico-social, 0% en filière sportive.

En catégorie C, qui est la plus nombreuse puisqu’elle représente 384 agents sur 518, les femmes sont surreprésentées et notamment dans le secteur médico-social à 100%( dans cette  filière les seuls hommes occupent des postes de médecin), les 30 ATSEM sont des femmes.

Nous retrouvons bien l’existence de représentations stéréotypées de certains postes.
Des métiers aux vertus dites féminines et aux conditions de travail difficiles.
Je regrette d’ailleurs qu’à aucun moment dans ce rapport soit évoqué le rôle important que jouent ces personnels auprès des populations fragiles et le peu de reconnaissance qui leur est apportée. Sujet d’actualité depuis l’appel des professionnels des EPHAD.
C’est pourquoi, je souhaite aborder ce soir la situation des aides à domicile travaillant pour notre commune. Une équipe à majorité féminine puisque sur 19, 18 sont des femmes.
Je pense qu’elles méritent que l’on apporte une attention particulière à leurs conditions de travail. Elles ont fait le choix de garder leurs 30 congés annuels. Elles travaillent sur une base de 35 heures hebdomadaires mais avec une annualisation du temps de travail imposée. Elles travaillent en repos variables, assurent les week-ends et sont parfois amenées à effectuer des semaines de 42 heures.
Leur Planning et leurs conditions de travail peuvent expliquer un taux d’absentéisme supérieur à celui d’autres secteurs d’activité.

S’agissant des carrières :

La part des agents ayant bénéficié d’une promotion interne semble être égale pour les hommes et les femmes puisqu’en 2017, il y a eu 11 femmes ayant bénéficié d’un avancement de grade pour 11 hommes. Mais si on tient compte de la proportion d’employés entre les femmes et les hommes, elle est plutôt  favorable aux hommes sous réserve de la proportion de femmes et d’hommes qui remplissaient les conditions pour un avancement de grade.

S’agissant du temps partiel

Le temps partiel est souvent un indicateur dans la répartition des charges domestiques et de l’éducation des enfants. De ce côté, les mentalités ont du mal à changer, même si il existe une légère évolution  puisque sur 30 agents bénéficiant d’un temps partiel 6 sont des hommes.

S’agissant des salaires

Nous notons des salaires en moyenne plus élevés chez les hommes que chez les femmes.

S’agissant des formations,

Proportionnellement,  les femmes ont bénéficié de plus de formation mais les hommes de formations plus longues.

En conclusion, malgré les statuts de la fonction publique,  nous constatons que les postes les moins bien rémunérés sont occupés par une majorité de femmes et que l’orientation professionnelle reste souvent dictée par les stéréotypes.

Dans votre rapport, vous citez aussi toutes les mesures prises sur la ville, soit pour appliquer le cadre règlementaire dans le cadre de l’égalité Femme- Hommes,  soit pour la promouvoir.
Nous ne pouvons que les approuver, cependant  beaucoup de services et prestations sont financés essentiellement par le département (RSA, Planning familial, petite enfance…)
Qu’en adviendra t-il alors si les départements disparaissent ?

Brigitte MORANNE

jeudi 29 mars 2018

« Démocratie », le billet de Maurice Ulrich !



Les syndicats ou comment s’en débarrasser ? Il y a les ordonnances ou l’art de se passer du Parlement avec une arme constitutionnelle massive. Mais il y a la concertation comparable à la défense élastique dans les stratégies militaires. 

Diviser les forces. Les laisser venir à soi et se perdre dans les embrouillaminis des textes et les amphigouris (oui, oui çà existe). Élargir les failles aussi minces soient-elles dès qu’elles se présentent…Car c’est clair pour la ministre du Travail, Muriel Pénicaud : « L’intérêt général relève du gouvernement et du Parlement élu par le peuple, même s’ils n’en ont pas le monopole. 

Pour l’atteindre, il faut bousculer les corps intermédiaires. » Et, dit-on du côté de l’Élysée, « c’est chacun à sa place, nous ne sommes pas dans une logique de cogestion ». Il ne manquerait plus que cela. 

C’est le comédien Jean-Louis Barrault qui avait curieusement anticipé la formule du macronisme. « La dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours. »

« Un sens de l’humanité », l’éditorial de Patrick Appel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Arnaud Beltrame n’incarnera pas la « république du sabre » que détestait Victor Hugo mais celle du don, de l’altruisme et du dépassement de soi. Son sacrifice s’élève loin des opérations de récupération, des surenchères à courte vue ou des rodomontades de comptoir. Sa trajectoire, aussi tragique soit-elle, peut dessiller des yeux parmi ceux qui voient du courage dans les suicides ravageurs des fanatiques, dans leur mépris de la vie, dans leur refus de toute différence. Elle témoigne aussi d’un sens de l’humanité qui fait plus sûrement nation que les déchéances de nationalité, les replis identitaires ou les atteintes aux libertés qui fortifient les tueurs.

La mère d’Arnaud Beltrame, à la question « Comment rendre hommage à votre fils ? », répond : « En étant davantage citoyen, faire le bien autour de soi, ne pas avoir peur, continuer de vivre, apprécier la vie, aimer la vie, s’émerveiller devant une fleur qui s’ouvre, devant la mer, la montagne ». Ce sont les suites à donner à l’hommage national hier aux Invalides.

La menace persiste et persistera encore des années, nos concitoyens le savent. Pour faire reculer la haine et le fanatisme de Daech, les services de renseignement et de sécurité comme notre présence sont mobilisés, mais ils n’y suffiront pas. La société toute entière doit prendre à bras-le-corps les injustices, les discriminations, les violences du monde, qui constituent le terreau de ces mouvements. Il va falloir aussi combattre les pensées réactionnaires et obscurantistes, raviver les espérances, permettre à notre pays de renouer pleinement avec sa promesse de liberté, d’égalité et de fraternité, instaurer une République sociale où chacun dispose d’une belle place. Le chantier pour faire reculer les fantômes armés est immense mais il commence dans une lutte d’entreprise, un militantisme de quartier ou les rencontres qu’on noue. Il n’est pas hors de portée et il est le seul chemin.

mercredi 28 mars 2018

« Recrutement », le billet de Gérard Streiff !



Macron gère le pays comme une entreprise, c’est connu. Dernier exemple en date, sa façon de choisir les responsables d’entreprises publiques ou à capitaux publics comme Airbus, Engie, l’AFP, le PMU ou Radio France. 

Les vieilles pratiques de connivence et d’entre-soi, chères à Mitterrand/Chirac/Sarkozy/Hollande, demeurent mais dans un cercle plus restreint [« Macron connaît le vivier grâce à ses quatre années passées à dialoguer avec des PDG chez Rothschild », écrit Bruna Basini du JDD]. 

Et pour affûter ses choix, le Président a recours, non pas à des conseils républicains ou autres instances démocratiques, mais à des cabinets de recrutement, essentiellement anglo-saxons, genre Spencer Stuart, Egon Zehnder, Russel Reynolds ou Progress. On n’arrête pas le progrès, comme dit l’autre. 

Mais au train où çà va, pourquoi pas, demain, choisir les membres du gouvernement sur le même mode. Allo Spencer ? Trouvez-moi un premier ministre conforme dans les meilleurs délais, svp ! 

Et puis, pourquoi s’arrêter au gouvernement ? On recruterait ainsi parlementaires, maires et autres « élus » selon cette méthode. À la fois efficace et point trop chère |On économiserait entre autres choses le coût de ces interminables campagnes électorales]. Macron aime bien çà, faire des économies.

« La haine brutale », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Le crime est ignoble. Deux hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire « à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et une personne vulnérable ». L’enquête devra démêler ce qui, dans cet acte sordide doit à l’antisémitisme, mais il semble à cette heure qu’il s’agisse d’un des motifs de l’assassinat de Mireille Knoll, 85 ans, réchappée de justesse de la rafle du Vel’d’Hiv en juillet 1942. L’infâme s’ajoute à l’horrible.

« Des jeunes antisémites, çà existe donc, cela, s’indignait Émile Zola. Il  y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ? » L’antisémitisme a hélas une longue histoire en France et ce crime ravive cet appel du sinistre Charles Maurras qu’il s’agissait encore récemment de commémorer : « Il faut assassiner Léon Blum en utilisant au besoin un couteau de cuisine. » Coïncidence, c’est hier que Le Pen é été définitivement condamné pour avoir qualifié la Shoah de « détail »…Enfin.

L’indulgence du plus célèbre éditeur français pour les répugnants pamphlets de Céline appelant au massacre et à la haine à l’égard des juifs atteste aussi d’une défaillance intellectuelle et morale. Si les actes antisémites ont reflué à nouveau en 2017, ils représentent encore 30% des agressions racistes, qui touchent majoritairement en France les populations noires, arabes ou musulmanes. Aucune faiblesse ne peut être tolérée à l’égard de propos ou d’actes qui bafouent la nation, la République, le vire-ensemble et la notion même d’humanité.

Les réactions de la plupart des personnalités qui se sont exprimées hier ont été à la hauteur. Mais fallait-il que le Crif se livre à une basse opération en assimilant à de l’antisémitisme les campagnes de boycott d’Israël pour protester contre l’occupation des territoires palestiniens ? Cette confusion volontaire affaiblit tous ceux qui, comme notre journal, sont au premier rang de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme. Choisissons l’addition plutôt que les mauvais calculs.

mardi 27 mars 2018

Couverture de l’autoroute A3 : « Comment madame Valls réécrit l’histoire » !

 

Samedi dernier était inauguré le parc « Simone Veil ». Les habitants du quartier, avec celles et ceux qui ont agi pour que ce projet voit le jour s’en réjouiront. Cependant, quelle n’a pas été notre surprise en prenant connaissance des propos tenus par madame Valls lors de cette inauguration. Nous la citons : « Et quand je vois cet aménagement, je dois dire que je suis fière d’avoir bataillé avec l’État ».


Madame la Maire a peut-être bataillé, mais certainement pas avec l’État. Faisons ensemble un bref retour en arrière, histoire de rétablir quelques vérités. C’est en 1998, dans le cadre des négociations sur le contrat de plan État-Région, et grâce à la mobilisation de la population, qu’au titre de la requalification urbaine, l’opération globale de couverture de l’A3 à Bagnolet, Romainville et Montreuil fut retenue. Le coût global de l’opération figurait pour un montant de 365 millions de francs, avec une participation du Conseil général à hauteur de 76 millions. En 2001, les études ont rapidement fait apparaître  que les sommes retenues ne permettaient pas, notamment à Romainville, d’effectuer les travaux prévus. Il manquait la bagatelle de 100 millions de francs.

Immédiatement, le Conseil général a fait savoir à messieurs le Préfet de région et le Président du Conseil régional que celui-ci était prêt à accompagner l’opération pour que le projet ne prenne pas de retard. C’est dans cet esprit et en collaboration étroite avec Jocelyne Riou, vice-présidente du Conseil régional que nous avons convenu d’inscrire, dans le cadre d’un contrat particulier Département-Région, un montant de 100 millions de francs, à parité entre les deux collectivités. Cette décision fut confirmée le 6 décembre 2001 au cours d’une réunion de concertation, à laquelle participait madame la Maire de Romainville. Dans un courrier (voir document joint), qui lui fut adressé le 19 décembre 2001, nous avons tenu à préciser que l’État assumant la maîtrise d’ouvrage, il revenait à celui-ci de FOURNIR LES ASSURANCES SUR LE LANCEMENT DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE ET SUR LE DÉMARRAGE DES TRAVAUX. Ainsi si des retards sont intervenus, ils ne pouvaient qu’incomber aux services de l’État.

La déclaration de projet, signée par monsieur le préfet de la Seine-Saint-Denis, le 23 octobre 2006 est intervenue, suite à l’enquête publique tenue en mai 2006. Dans un courrier adressé à monsieur le Préfet de région (voir document joint), Hervé Bramy, alors président du Conseil général, précisait que les engagements du département avaient été tenus, avec la signature de la convention entre l’État et le Département fin décembre 2006, prévoyant la première échéance de financement en mai 2007. Il regrettait cependant que le début des travaux envisagés en avril 2007, pour une durée de 2 ans ne seraient malheureusement pas respectés.  Il faut faire preuve de beaucoup de mauvaise foi pour ne pas pointer les responsabilités de l’Etat dans le démarrage des travaux. 

Pourtant ce n’est pas vers l’État que madame la Maire s’est tournée. Non, c’est le conseil général qui, depuis le début, a été sa cible privilégiée. Allant jusqu’à manifester  lors d’une séance du Conseil départemental, en présence de quelques-uns de ses colistiers. Alors que l’essentiel du financement aura reposé sur le Département et la Région. Alors que si cette opération aura pu être menée à terme on le doit à l’engagement de ces collectivités. Madame Valls, ne réécrivez pas l’histoire. Jamais vous ne vous êtes tournée vers l’État. D’ailleurs alors que les travaux n’auront commencé qu’en mars 2008, avec un an de retard, on ne vous a guère entendue. 

C’est vrai, nous allions oublier. Plus question de rendre le Conseil général, responsable de tous les maux. Claude Bartolone en était devenu le Président  au printemps 2007, et vous étiez l’une de ses vice-présidentes. Pour terminer nous noterons qu’il aura fallu attendre 8 années après la fin des travaux de couverture pour voir enfin ce parc inauguré ce samedi !











« Rouages », le billet de Maurice Ulrich !



Et pendant ce temps-là, Pierre Gattaz, invité dimanche du Grand Jury RTL-LCI Le Figaro, regrette sincèrement : « la grève devrait être l’acte ultime, or là, elle est un préalable avant même d’avoir commencé à discuter. On met la charrue avant les bœufs. » 

Il lui a sans doute échappé que l’on avait surtout mis les ordonnances avant les cheminots mais peu importe ; « On a un président qui veut réformer, il faut continuer. » Si le Medef est content d’un exécutif ‘qui a connaissance des rouages de base de l’économie », que demande le peuple ? Des augmentations de salaires, comme à Air France, dont on lui parle ? 

Mais là, attention, Pierre  Gattaz tient à être prudent : « Il faut être raisonnable sur les augmentations de salaires et créer la richesse avant de la partager. »Ce qui ne concerne évidemment pas les 54 milliards de dollars versés en France aux actionnaires, avec une augmentation de près de 12% qui en font de loin la championne d’Europe. Il ne s’agit pas de salaires mais des rouages de l’économie.

« Les multinationales vont dicter l’info ? », l’éditorial de Maud Vergnol dans l’Humanité de ce jour !



Il existe plusieurs façons de pratiquer la censure. La plus pernicieuse consiste à décourager les auteurs eux-mêmes de publier une information dérangeante pour le pouvoir politique ou économique. La fulgurante concentration des médias, aspirés par une poignée de milliardaires, avait déjà commencé le boulot. La loi sur le secret des affaires, si elle était votée affaiblirait encore la liberté d’informer. Celle qui ne tremble pas des retours de bâtons politiques ou financiers. Or, si le texte examiné aujourd’hui à l’Assemblée nationale représente une arme de dissuasion massive pour les journalistes, syndicalistes et lanceurs d’alerte, c’est bien parce qu’il va les attaquer au portefeuille. Le cas du magazine Challenges, le 6 février dernier, a déjà offert une terrible illustration des dangers de ce texte. La tribunal de commerce de Paris avait en effet condamné l’hebdomadaire pour avoir publié une information du groupe Conforama, avec une « astreinte de 10 000 euros par infraction constatée ». Qui acceptera encore de prendre des risques face à une telle menace financière ?


« Prière de ne pas déranger ». Voilà l’écriteau que les multinationales comptent sceller aux portes des entreprises, pour empêcher que la société ne vienne mettre son nez dans leurs affaires et leurs juteux profits. Qu’en sera-t-il des Panama Papers, ou du scandale sanitaire du Mediator si une telle loi avait été en vigueur ? Contrairement à ce que prétendent les défenseurs du texte, élaboré par les lobbies des multinationales, il s’agit moins de protéger les entreprises de l’espionnage industriel que de réduire au silence les résistances citoyennes. D’autant que le vol de documents et la propriété intellectuelle sont déjà encadrés par la loi. C’est ce qui explique sans doute la discrétion sur le sujet de la majorité, qui a courageusement choisi une procédure accélérée pour transposer en catimini cette directive européenne. Mais il n’est pas trop tard pour faire infléchir la majorité. La France dispose de marges de manœuvre  importantes pour la transposition de cette directive, qui pourraient préserver les libertés fondamentales. Un nouveau bras de fer commence.



lundi 26 mars 2018

« Double », le billet de Maurice Ulrich !



La démarche est volontaire, les dents sont serrées. Il n’a pas tiré le premier mais il a le regard qui tue. Dans un entretien de deux pages publié pat le Journal du dimanche, avec cette photo de combattant, Nicolas Sarkozy rejette avec énergie toutes les accusations de financement de sa campagne de 2007 par la Libye de Mouammar Khadafi. 

Il appartient évidemment à la justice, selon la formule consacrée, de faire son travail, et il bénéficie comme il se doit de la présomption d’innocence. Mais il accuse aussi. Derrière cette machination, dit-il, il y a  trois groupes d’individus dont une « bande d’assassins : ceux-là mêmes qui entouraient un dictateur sanguinaire ». 

Certes. Et plus loin : « Qui peut croire qu’alors que je voyais Khadafi pour la première fois j’aurais pu demander à un dictateur à la réputation sulfureuse le moindre financement pour ma future campagne ? » Personne. D’ailleurs, qui aurait pu penser que ce dictateur-là était le double maléfique du dirigeant libyen reçu en grande pompe à l’Élysée en 2007 par Nicolas Sarkozy ?

« Bataille culturelle », l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de ce jour !



Sans surprise, Emmanuel Macron a donc répliqué à sa manière aux grandes manifestations du 22 mars pour la défense des services publics, expliquant, lors d’n déplacement à Bruxelles, que les mouvements sociaux n’avaient pas d’ « impact » sur les « réformes en cours ». Beaucoup diront qu’ « il est dans son rôle » ; d’autres qu’il montre une « évidente arrogance » à balayer si vite ce qui, pour lui, devient un problème majeur. Officiellement, l’exécutif « reste attentif à un mouvement de contagion », si l’on en croit un conseiller de l’Élysée. Officieusement, tout est mis en œuvre  pour éviter une « convergence des luttes ». Raison pour laquelle l’opinion est travaillée au moral, quitte à opposer les usagers aux citoyens – tiens, ce ne sont pas les mêmes ? – et à expliquer, ou à faire expliquer par une cohorte d’ « experts » en tout genre qui trustent les médias, que les grèves et les manifestations à venir sont évidemment vouées à l’échec, et que, bien sûr, « 2018 n’est pas 1995 » et encore moins un certain « mois de mai »…comme s’il s’agissait de comparer ce qui ne saurait l’être !

À la vérité, il est impossible de prédire avec exactitude ce qui se produira dans les semaines à venir, à la SNCF comme ailleurs. Ce que nous savons, en revanche, c’est que le matraquage idéologique va se poursuivre massivement, jusqu’à l’énumération sans fin de contrevérités, à savoir que la « modernité » et le « changement » seraient du côté des gouvernants et des patrons, et que « l’archaïsme » et « l’inertie » se trouveraient du côté du peuple, des syndicats et même des intellectuels critiques…Invitons néanmoins les commentateurs zélés de la propagande ordinaire à la prudence. Car les raisons ne manquent pas de croire que quelque chose d’important peut se profiler. La conscience de l’enjeu – colossal pour l’à – venir – en est le ressort essentiel. D’autant qu’il s’agit d’une bataille culturelle autant que sociale : celle des services publics. La bataille s’annonce longue, certes. Mais elle doit être l’occasion d’un large et vrai débat qui déconstruise point par point les arguments fallacieux du gouvernement et du patronat. Ce qui se joue, c’est la destruction par la noblesse d’État de notre « civilisation » sociale, comme le disait Pierre Bourdieu…en 1995.

samedi 24 mars 2018

LOGEMENT :DEBAT LE JEUDI 29 MARS A 19 H, A L'ESPACE JACQUES BREL !



vendredi 23 mars 2018

Lionel Chabot nous a quitté : " L"hommage de Sofia Dauvergne"




Lionel Chabot, mon ami, mon camarade, le parrain de mon fils, nous a quitté le mardi 20 mars 2018 dans sa 69ème année. Il est parti trop vite.
Né à Rouxmesnil-Bouteilles près de Dieppe, militant communiste dès son plus jeune âge à Drancy et à Beaune, Il arrive à Romainville où il deviendra Secrétaire de la section PCF des Bas Bays. Attaché au service public,il agira au sein du syndicat CGT et militera à la cellule PCF des communaux de la mairie de Romainville.

Fonctionnaire territorial il débute comme surveillant de travaux puis réussira les concours et occupera les fonctions de directeur des services techniques de Romainville.
J' ai une infinie  tristesse à la pensée de ne plus partager avec lui des moments de joie ou de combat. C'était un homme de cœur, fidèle en amitié,
Une amitié qui s’est scellée depuis de nombreuses années, jour après jour. 
Une amitié qui donne du sens au mot fraternité ;

Ainsi, Lionel, nous laisse, en héritage l'espoir et la volonté, de bonheur pour tous … que nous poursuivons.  Nous continuerons à nous faire les passeurs de ces valeurs-là.
Mes pensées vont à sa femme Catherine, à Magali et Olivier ses enfants ainsi qu'à ses petits enfants et à tous ceux qui l'aimaient.

L'enterrement aura lieu à Nieul sur Autise le mercredi 28 mars 2018 à 14h30

Correspondance :Mme Catherine Chabot, 1 rue du Puit 85 240 Nieul Sur Autise


Sofia Dauvergne


« Écoute », le billet de Maurice Ulrich !



Dix ministres, deux cents parlementaires, des centaines de « helpers » qui sont ce qu’ailleurs on appelle bêtement des militants. La République en marche annonce mille porte-à-porte samedi et Christophe Castaner a lancé mercredi cette vaste mobilisation, prévue pour six semaines. 

La journée d’hier a exprimé la colère des services publics. Les grèves à l SNCF vont commencer dans quinze jours. Ce n’est pas l’ébullition mais çà chauffe dans la marmite. Eh bien, la République en marche va monter les étages. Pour faire la « pédagogie » des réformes, expliquer les allègements des impôts des plus riches, la remise en cause des acquis sociaux, la culpabilisation des chômeurs, la hausse de la CSG ? 

Tout ce que n’ont pas compris les manifestants d’hier ? Tout faux. C’est pour sensibiliser les Français aux enjeux du scrutin européen de 2019 et lancer une « phase d’écoute ». 

On ne peut exclure que quelques ministres et leurs helpers redescendent assez vite les escaliers. « Hein, quoi, qu’est-ce que vous dites ?

« Le temps des causes communes », l’éditorial de Patrick Appel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Les préposés aux éléments de langage dépêchés par LREM vont bien tenter d’ergoter sur les antennes, mais ils n’y changeront rien. Les mobilisations d’hier, et pour celle des cheminots qui débute, s’avèrent d’incontestables réussites. Elles sont à la fois un témoignage de l’inquiétude populaire à l’égard de l’offensive d’Emmanuel Macron contre tous les services publics et l’indice d’un climat nouveau dans le pays. L’attente prudente à l’égard de ce que serait la politique du pouvoir, puis la sidération devant la brutalité des mesures et leur avalanche commence à se dissiper. Les Ehpad, les hôpitaux, les retraités, les écoles, la justice, la pénitentiaire…La liste des conflits ne cesse de croître et l’addition pourrait devenir convergence. Ainsi, la traditionnelle opération de la direction d’Air France pour diviser les pilotes et les autres personnels vient d’échouer : les uns et les autres ont décidé de se serrer les coudes et de faire grève aujourd’hui.

Toutes les divisions ne sont pas surmontées. Des usagers croient encore que les cheminots sont des privilégiés ou que c’est en cassant l’outil SNCF qu’on s’en servira mieux. D’autres qui galèrent dans le privé se persuadent encore que c’est la vie de château pour les fonctionnaires. Certains s’obnubilent sur les avantages supposés du voisin et perdent de vue l’immense explosion de richesse de la minuscule minorité qui contrôler le grand capital. Mais la journée d’hier va conduire des centaines de milliers de manifestants ou de grévistes à croiser leurs combats et à s’adresser aux citoyens pour qu’ils défendent leurs biens communs, leurs besoins partagés, leurs droits à l’égalité. Les porte-à-porte que les dirigeants de LREM annoncent dans leurs beaux quartiers auront alors pâle figure et sembleront des rallyes mondains.

« À temps nouveaux, devoirs nouveaux », écrivait Victor Hugo. Celui de l’échange, du rassemblement le plus larges, des causes communes s’amorce.

jeudi 22 mars 2018

« Notre ami Mark », le billet de Maurice Ulrich !



D’accord, on critique facebook. Amis les amis de nos amis sont aussi nos amis. Même des copains. Mark, c’est le premier d’entre eux, avec ses T-shirts, son sweet à capuche. C’est grâce à lui, avec sa petite bande de potes, que notre ordinateur nous envoie des petits mots, les photos de filles sympas, des pubs qui savent ce que l’on aime. 

Bon, on discute aussi, sur facebook. Sérieusement de temps en temps. On retrouve des amours perdues. Ne jetons pas Mark avec les flux du réseau. S’il a gagné des milliards, c’est parce qu’il aime les gens. 

On l’embête avec cette histoire de l’entreprise Cambridge Analytica, qui a pompé les profils de dizaines de millions de nos copains et copines pour la campagne de Donald Trump. Il ne savait pas que facebook a depuis plusieurs années au accord avec elle, que Steve Bannon est un de ses fondateurs et ami de Peter Thiel, proche également de Trump et membre de la direction de, eh bien, Facebook…

Mark, tu restes le même genre d’ami que tu as toujours été.

« Printemps social », l’éditorial de Paule Masson dans l’Humanité de ce jour !



Dans le département de la Manche, il n’y a pas de CHU. Il faut souvent pousser jusque Caen pour trouver une offre de soins appropriée quand se présente une urgence vitale. D’où l’importance de services de transports médicalisés efficaces, opérationnels à toute heure du jour et de la nuit. Or, à Granville, le « Smur secondaire », service de transport inter-hospitalier, est appelé à disparaître le 2 avril. Pour les médecins et usagers mobilisés, la bascule s’opère avec cette fermeture de trop. Sauver des vies est une de leurs missions premières. Mais ils sont maintenant sommés d’accepter de travailler avec le risque d’une prise en charge défaillante, celle qui s’achève avec la mort.

Dans ce bout de Normandie, la mobilisation dans la fonction publique de ce 22 mars formera un maillon du cordon sanitaire pour défendre l’hôpital public. D’ores et déjà, les conditions sont réunies pour un succès de la journée de grève, de la colère débordante des personnels à l’unité syndicale réalisée, dans la fonction publique comme chez les cheminots. À le SNCF, le mouvement est prévu pour durer. En prenant la forme inédite d’une grève intermittente, il permet aux personnels d’investir un printemps social et invente aussi un mode d’action qui contraint la direction à devoir réorganiser en permanence le travail. Après la mobilisation réussie des retraités, Emmanuel Macron fait face aujourd’hui à un test social d’envergure. On verra s’il pourra continuer d’afficher longtemps son arrogant « je ne nsens pas de colère dans le pays ».

Même confronté à une impopularité grandissante, le président de la République bénéficie encore de l’illusion du changement qui l’a porté au pouvoir. Mais sa cote est entrée dans un lent mouvement d’effritement. L’opposition qui, du côté de la vraie gauche, montre tant de discordes depuis dix mois renoue avec les rencontres. Elle travaille à ouvrir des perspectives qui tournent le dos au rouleau compresseur libéral. Et sera dans la rue aujourd’hui.

mercredi 21 mars 2018

Une adresse à construire du commun. L'antiracisme, notre combat !

Par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.
La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, célébrée chaque année le 21 mars à l’initiative de l’ONU depuis le massacre de Sharpeville en 1960 en Afrique du Sud, reste d’une brûlante actualité. Mais cette actualité n’est pas seulement celle de la solidarité internationale due aux victimes de discriminations raciales dans le monde, elle est celle de l’Europe et de notre pays, la France.
L’installation au premier plan de la vie politique de partis ouvertement racistes et xénophobes, les coalitions nouvelles entre forces de droite et d’extrême droite accédant ou aspirant au gouvernement dans plusieurs pays européens, les discriminations racistes structurelles dans le travail, le salaire ou l’accès au logement, la mise en concurrence des travailleurs selon leur origine pour favoriser le dumping social au détriment du principe « à travail égal, salaire égal », la banalisation des discours racistes, leur présence virulente sur les réseaux sociaux, la montée des violences, le traitement indigne des migrants… les signaux d’alerte sont malheureusement nombreux.
Si le combat antiraciste est constitutif de notre histoire communiste, force est de constater qu’il est urgent de le remettre au premier plan de nos combats en renouvelant l’analyse de ce que nous avons à combattre.
Les visages hideux du racisme ont pris de nouvelles formes, visent de nouvelles cibles, mais la concurrence des racismes et de leurs victimes est un piège. Car les racismes d’hier et d’aujourd’hui ne s’évacuent pas les uns les autres. Ils s’additionnent. Tous doivent être combattus.
La lutte contre le racisme et l’antisémitisme a marqué un siècle des combats des communistes français. L’antisémitisme reste un pilier de cette lutte, une exigence à laquelle les communistes n’ont jamais failli, des années 1930 à la Résistance, jusqu’à nos combats actuels contre le révisionnisme des extrêmes droites européennes. L’inauguration de la place Henri-Malberg, à Paris, le 23 mars, à deux pas de la place Henri-Krasucki, en sera un témoignage fort. Et ceux qui persistent, à l’instar de Netanyahou et de ses relais politiques en France, à qualifier d’antisémites nos prises de position contre la colonisation des territoires occupés par Israël en Cisjordanie ou la décision de Trump sur Jérusalem en violation du droit international rendent un très mauvais service à la cause antiraciste. Car unir d’un même mouvement contre l’antisémitisme, et pour la fin de la colonisation et la solution à deux États, assurant la paix et la sécurité aux Israéliens comme aux Palestiniens, c’est le chemin le plus sûr pour faire reculer les racismes que ne peuvent qu’alimenter les logiques de guerre, d’humiliation et de spoliation.
« C’est qu’au fond, il n’y a qu’une seule race : l’humanité. » Jean jaurès
Le chaos du monde actuel est propice à la montée de tous les racismes. La mondialisation capitaliste en crise porte en elle l’exploitation et la mise en concurrence sans fin des peuples et des dominés, comme la nuée porte l’orage. Et dans la guerre du tous contre tous, racismes et replis nationalistes et xénophobes trouvent un terreau fertile.
Tour à tour, Roms, musulmans, migrants… deviennent la cible. Peu importe la réalité supposée du danger mis en scène, l’essentiel est à chaque fois la construction d’un « ennemi » utile à diviser entre eux les opprimés et les perdants de la mondialisation capitaliste.
Le racisme redevient à grande échelle et dans toute l’Europe un des instruments de la domination de classe. La stigmatisation systématique des musulmans, volontairement confondus avec l’islamisme, ou pire avec le terrorisme, comme les lois et les murs anti-migrants construisent quotidiennement ce discours. L’islamophobie est au cœur de ce dispositif idéologique car elle procède à tous les amalgames, confondant dans un même mouvement racisme anti-immigré et dénaturation de la laïcité, alors réduite à la défense des valeurs chrétiennes, à l’opposé du principe de liberté de conscience qu’elle est censée garantir. L’islamophobie doit être pour cela déconstruite et combattue.
Mais plus encore que la lutte contre les stéréotypes racistes de tous ordres, c’est le combat contre le rapport social d’exploitation de masse, l’instrument de division de notre propre société, la France, qu’est aujourd’hui le racisme, qui doit être considérablement revalorisé dans notre action.
Inégalités sociales, précarisation et nouveaux modes d’exploitation du travail, assignations territoriales dans des quartiers délaissés par la République, discriminations racistes structurelles dans les politiques publiques (embauche, logement, contrôle au faciès) se conjuguent pour mettre à l’index, en état de sous-citoyenneté, une part croissante de la population, et singulièrement de la jeunesse. Nous avons sous-estimé le caractère de masse de ce racisme institutionnel, qui est une injure quotidienne au principe d’égalité dans la République. Comme nous avons les stigmates du colonialisme dans les imaginaires et les réalités d’aujourd’hui.
Ce combat, nous devons le porter haut et fort, en aidant à libérer la parole, à organiser l’action de toutes les victimes de ces discriminations, de toutes celles et de tous ceux qui se vivent comme les « racisés » de la République, à écouter et entendre les souffrances que cela engendre. Face à ceux qui veulent diviser ou séparer, construisons du commun, une égalité réelle et un nouvel universalisme qui reconnaissent pleinement la pluralité et la diversité des individualités, des cultures, des identités de cette part du monde qu’est notre pays, la France.
 

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