LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mardi 17 juillet 2018

« Bonheur », l’éditorial de Paule Masson dans l’Humanité de ce jour !



« Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d’autre », disait Paul Éluard. C’est peut-être cela qui s’exprime au fond depuis la victoire de l’équipe de France au Mondial, un besoin inassouvi, devenu si rare, de pouvoir profiter à fond d’un trop-plein d’allégresse. Dimanche soir, à nouveau hier avec le retour des Bleus en France, la nuit s’est étirée et le jour la prolonge pour se compter nombreux, forts et joyeux dans la rue, se parler même sans se connaître, se côtoyer sans barrières sociales, ni frontières culturelles. Il s’agit d’une parenthèse, certes. Mais avouons qu’elle dit quelque chose de profond sur l’aspiration à pouvoir être tous ensemble heureux.

« Tous ensemble. » Il y a déjà du monde qui cherche cette partie de la parenthèse. Œuvre de récupération politique ou bataille d’interprétation, quelles que soient les motivations, la gomme est sortie pour renvoyer dans l’invisibilité la France qui vit ensemble. Le retour des idoles doit le plus vite possible être assimilé au mérite des gosses, parfois partis de rien, ont su devenir des « premiers de cordée ». Ceux-là auraient su vaincre les « inégalités du destin », ce culte de la réussite individuelle vantée par Emmanuel Macron lors de son discours devant le Congrès.

Le chef de l’État sait qu’il est attendu au tournant sur l’accusation de récupération politique. Alors, il joue finement. Mais dans le vestiaire, dimanche soir, tout à son espoir que cette coupe en or assimile son mandat à une France qui gagne plutôt qu’au président des riches, il a lâché : « Cet exemple, vous allez ME le porter ». Le lapsus est tellement révélateur ! Les 19 millions de téléspectateurs qui ont suivi France-Croatie, les millions d’heureux descendus dans les rues pour fêter une équipe à l’exemplaire solidarité ont en un mot renvoyés à leurs conditions de « losers », vous savez, ceux qui n’ont droit au bonheur que par procuration.

lundi 16 juillet 2018

Anti-terrorisme/Édouard Philippe : réaction du PCF


Édouard Philippe a présenté ce matin le nouveau plan anti-terrorisme. A la veille d'un week-end marqué par des rassemblements populaires importants (14 juillet, finale de la coupe du monde...) et où le souvenir traumatisant de l'attentat de Nice continue d'hanter les esprits, le gouvernement n'annonce rien de fondamentalement neuf.

La perspective d'un Parquet anti-terroriste reste critiquée dans la magistrature. La crainte d'un affaiblissement des moyens judiciaires dévolus à la lutte contre le terrorisme par la césure de l'anti-terrorisme, avec les autres services judiciaires notamment du Parquet de Paris, reste forte et les annonces du Premier Ministre sont peu précises de ce point de vue.
Toutes les mesures concernant les capacités de recherche et de prévention, semblent s'inscrire dans la droite ligne de la loi anti-terroriste du début d'année : le retour de l’État d'Urgence dans le droit commun sans traiter ni répondre aux critiques, interrogations et craintes qui s'expriment sur le caractère liberticide de ces mesures.

L'annonce de l'implication des maires et la possibilité de communiquer des informations avec les secteurs privés ou publics de défense et de transport autour du fichier FSPRT est très inquiétant. Il s'agit de leur donner des informations qu'ils ne sauraient traiter, ni en terme de sécurité ni en terme sociaux, sur des individus fichés et ce, sur la base d'un fichier dont les conditions d'inscription et de signalement ne sont pas complètement cadrées et claires.

Enfin, la mission centrale et les moyens renforcés annoncés pour le renseignement intérieur posent les questions de l'encadrement et du contrôle des pratiques.
Au final, sans rien annoncer donc de fondamentalement nouveau, il s'agit une nouvelle fois de renforcer des mesures qui interrogent. La lutte nécessaire contre le terrorisme ne doit pour autant pas servir de prétexte pour faire reculer la liberté en général et le respect des libertés civiques et publiques en particulier.

« Au-delà des étoiles », l’éditorial de Laurent Mouloud dans l’Humanité de ce jour !



Dans « Un singe en hiver », Jean Gabin avait l’habitude de laisser vaguer son imagination embrumée par l’alcool sur les rives du Yangsi Jiang. À l’image de cette délicieuse obsession, toute une génération de Français, soyons en sûrs, laisseront souvent planer leurs songes le long de la Moskova, à deux pas du stade Loujniki, où les bleus, d’une superbe victoire face aux Croates, ont décroché dimanche 15 juillet la deuxième coupe du monde de leur histoire. Pogba, Mbappé, Griezmann… désormais, ces noms sont inscrits au panthéon du sport, et fêtés, aux quatre coins d’une France chavirée de bonheur.

Beaucoup diront que cette magnifique victoire, passé les effusions de joies, n’offrira rien d’autre qu’un sentiment de fierté bon enfant et des envies de fraternité éphémères. Ce n’est pas faux. Mais, face à l’engouement de tout un peuple, on se prend aussi à espérer. Certes, les illusions de 1998 et son « black, blanc, beur » sans lendemain ont montré que la parenthèse ludique d’un Mondial ne réduit pas, à elles seules, les fractures d’une société minée par les inégalités. Mais cela ne veut pas dire, non plus, qu’on doit se condamner au cynisme impuissant. La fabuleux destin de cette équipe, où brillent l’esprit collectif et une multitude de gamins nés dans les banlieues populaires, restera comme un savoureux pied de nez à l’air du temps. À l’heure où les discours xénophobes fleurissent, ce sont les enfants d’immigrés qui portent haut les couleurs du pays. À l’heure où certains font l’éloge des premiers de cordée, c’est bien la solidarité du groupe qui a gagné. À l’heure où le gouvernement enterre un ambitieux « plan banlieues » et néglige le sport amateur, c’est bien de ces territoires méprisés qu’ont surgi les héros en short d’aujourd’hui.

Reçus à l’Élysée cet après-midi par Emmanuel Macron, les joueurs ne porteront pas qu’une coupe du monde à la main et une seconde étoile sur le maillot bleu. Mais symboliseront aussi, et ce n’est pas la moindre de leur victoire, cette exigence posée au pouvoir politique de faire vivre l’apogée de 2018 au-delà des terrains de football.

vendredi 13 juillet 2018

« Servile Europe », l’éditorial de Pierre Barbancey dans l’Humanité de ce jour !


Donald Trump peut se frotter les mains. Il lui aura suffi, à la veille d l’ouverture du sommet de l’Otan, de rugir via ses innombrables tweets, de faire la leçon à l’Allemagne et de les ridiculiser pour que les pays de l’Union européenne se plient à ses desiderata. Tels des élèves pris en faute, ils ont courbé l’échine devant le maître. Oui, ils vont augmenter leur contribution financière à cet organisme, vestige de la guerre froide. Et tant pis si cela se fait au détriment des peuples, du développement et de la paix dans le monde. « Ils ont accepté de payer et de payer plus rapidement », a tonné le président des États-Unis comme un capo de la mafia. Et le voilà triomphant ; « Je crois en l’Otan. » Plus grave encore est l’attitude d’Emmanuel Macron. Celui-ci, jamais en reste lorsqu’il s’agit de contenter l’allié américain, s’est cru obligé de le paraphraser : « L’Otan sort plus fort. »

Qu’on ne s’y trompe pas. Les politiques nationales et internationales sont étroitement liées. Si Emmanuel Macron s’attaque à tous les acquis sociaux et veut imposer toujours plus de sacrifices aux Français, il sait être dispendieux lorsqu’il s’agit d’armement. D’ici à 2025, demain donc, la France consacrera 2% de son PIB à ses dépenses militaires pour faire régner l’ordre dans le monde et conduire des guerres. C’est ce que viennent d’accepter les pays européens avec un président français en pole position. Surtout, ils donnent le feu vert à Washington pour une nouvelle reconfiguration mondiale, à commencer par le Moyen-Orient, région qui, avec l’Afrique subit de plein fouet la politique de l’affrontement.

Donald Trump veut une nouvelle guerre froide dans laquelle la Russie ne serait pas un adversaire idéologique mais, comme il se dit à propos de Vladimir Poutine, qu’il doit rencontrer lundi à Helsinki, un « concurrent ».,les peuples du monde, au contraire,  ont besoin de paix et de désarmement nucléaire,  d’une politique basée sur des rapports de réciprocité et de confiance.

jeudi 12 juillet 2018

« Monochrome », le billet de Maurice Ulrich !



La vie alors « était plus belle, et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui, écrivait Prévert. C’est comme dans les feuilles mortes, ce qu’écrit Laurent Joffrin, le directeur de Libération, dans un article consacré à un livre de Michel Winock, le Socialisme en France et en Europe. 

Les jardiniers d’Alice au pays des merveilles repeignaient les roses. Laurent Joffrin ripoline l’histoire dans un superbe monochrome. Ainsi, des utopistes du XVIIIe siècle aux sociaux-démocrates d’aujourd’hui, les socialistes d’Europe ont tous connu, « l’héroïsme des premières luttes ouvrières, les triomphes et les désastres de 1848 ou de la Commune (…) les réalisations glorieuses du socialisme suédois ou autrichien, le Front populaire, les triomphes réformistes de l’après-guerre »…

Au total, l’histoire du socialisme est « une bible du passé qui est un guide pour l’avenir ». Mais voilà. Le socialisme est en butte aujourd’hui à « une foule revancharde et intéressée, au sein de la droite arrogante ou de l’extrême gauche sectaire’, qui annonce au son des buccins sa disparition. C’est moche. Ce monde mérite-t-il Laurent Joffrin ?

« Le rêve collectif d’un partage », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



« Donner, recevoir, partager : ces vertus fondamentales du sportif sont de toutes les modes, de toutes les époques. Elles sont le sport », disait Aimé Jacquet. Chacun les éprouve quand elles s’extirpent de la boue des contrats mirifiques, des haines hooliganes et des calculs politiciens. La foule criait sa joie, mardi, sur les Champs-Élysées comme dans les quartiers populaires, ressentait comme sienne l’aventure collective d’une équipe de France qui se veut exemplaire, faite de grandes gueules et de plus discrètes, de joueurs de devoirs et de virtuoses, mais qui serrent les coudes sous l’orage des Diables.

Les défenseurs qui marquent rappellent qu’il n’y a pas des premiers de cordée et des sherpas mais un bloc qui réagit et s’adapte. « On gagne et on perd en équipé », martèle Zinédine Zidane. On sent les bleus capables de l’emporter en finale ou d’assumer un éventuel échec.

La part de rêve est immense mais est-on, au fond, autre chose que ses rêves ? Ceux de la beauté des gestes, du tous ensemble qui rassemble, de l’inconnu qui sourit ? Les songes souvent s’évaporent. Après le black-blanc-beur de 1998, resurgirent les spectres du Front national et de la xénophobie. Ils n’ont pas disparu même si la pleine lumière d’un pays rassemblé ne leur convient pas, leur discrétion de ces derniers jours en atteste. Mais le grand partage de 1998 a laissé une telle trace que les adolescents d’aujourd’hui espèrent l’éprouver à leur tour. Ils ont déjà empoigné le témoin. L’élan populaire, même s’il est dévoyé ou manipulé un jour, laissera une trace dans nos imaginaires et même dans nos modes de vie. Voyez comme les jeunes femmes s’emparent désormais d’une passion qui les délaisserait ! Le Mondial féminin, l’an prochain en France, aura après cela une toute autre allure.

Une finale perdue ne gommerait pas tout cela. Mais une finale gagnée renouvellerait l’alchimie du plaisir, du bonheur co – llec –tif, de se reconnaître dans cet aveu d’Éric Cantona : « Je joue pour me battre contre l’idée de perdre. »

mercredi 11 juillet 2018

« Guerre », l’éditorial de Paule Masson dans l’Humanité de ce jour !



Le président américain arrive aujourd’hui au sommet des 28 pays alliés des États-Unis avec sa morgue belliqueuse. Lui qui avait qualifié, en 2017, l’Alliance atlantique « d’obsolète » ne va pas manquer de distribuer les injonctions à respecter les engagements va-t-en-guerre qui président aux destinées de l’OTAN : porter chaque budget de la défense à hauteur du 2% du PIB des pays. La France, en bon petit soldat, a déjà prévu d’y parvenir d’ici à la fin du mandat d’Emmanuel Macron. Quitte à priver les budgets sociaux, ceux de l’éducation ou de la culture, des subsides utiles à la « société d’émancipation » que le président appelle de ses vœux. L’Allemagne augmente aussi son budget, mais atteindre ce niveau de dépenses ferait d’elle une inédite première puissance militaire européenne.

Donald Trump somme tout le monde de participer à l’effort de défense, mais il le fait en dégainant son arme de destruction massive des accords multilatéraux. Les États-Unis ont rompu leur engagement sur le climat. Ils sont sortis avec fracas de l’accord sur le nucléaire iranien. Ils alimentent aujourd’hui une dangereuse escalade commerciale, avec la Chine notamment. Donald Trump construit sa stratégie de domination sur les décombres d’une mondialisation financière qui a conduit le monde au chaos.il le fait en incitant chaque pays à devenir un loup pour l’autre.

Dans son viseur, l’Union européenne, qui, a - t - il répété hier, « ne peut pas abuser de nous ». Nous avons perdu 151 milliards de dollars dans le commerce (avec l’UE). Et en plus de çà, nous dépensons au moins 70% pour l’Otan ». Nul ne sait à quel coup d’éclat Donald Trump est capable de se livrer pendant ces deux jours de réunion à Bruxelles, mais une chose est sûre, il utilise l’Alliance atlantique pour ce qu’elle est, un outil de surenchère militaire qui reste implicitement dirigée contre la Chine et la Russie. Et s’appuie pour y parvenir sur une Europe en capilotade, elle-même devenue chef d’une guerre qui ne dit pas son nom et fait de la Méditerranée un cimetière géant de migrants.

mardi 10 juillet 2018

Gare du Nord cédée à Auchan : « Début d’une grande braderie » (Olivier Dartigolles)


10/07/2018/ - PCF
En marge d’un conseil d’administration extraordinaire de SNCF Mobilités, cheminots, citoyens apprennent par voie de presse la privatisation partielle de la Gare du Nord à Paris.
La réforme ferroviaire à peine signée, la SNCF ne se contente plus de brader son patrimoine immobilier dans des zones où elle ne souhaite plus investir (terrains, PN...). Non, là elle s’attaque à un patrimoine où des milliers de personnes passent quotidiennement, avec un trafic dense et une offre multimodale importante.
Incapable d’assurer l’entretien et le développement des gares du fait notamment du désengagement de l’État, la SNCF utilise la vente d’actifs pour dégager de l’argent à n’importe quel prix.
Pire, cette opération ne bénéficiera même pas au service public ferroviaire.
La gare du Nord est la première gare d’Europe en terme de trafic voyageurs (700000 voyageurs par jour). Elle devient ainsi la première gare française dont l’actionnaire majoritaire sera une entreprise privée, pour une durée de 46 ans.
Grand gagnant de cette opération : le groupe Auchan qui, au travers de sa branche immobilière Ceetrus, deviendra à terme l’actionnaire majoritaire de la gare. La SNCF ne conserverait donc que 34% des parts.
Encore une fois, cette décision, prise sans concertation avec celles et ceux qui travaillent dans cette gare, est guidée uniquement par des intérêts financiers.
Salle de concert, jardins et piste d’athlétisme sur les toits... La superficie de la gare du Nord doit être multipliée par 3 en vue des JO Paris2024, sans qu’aucune nouvelle voie ferroviaire ne soit construite.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

« Ubu roi et le discours du trône », l’éditorial de Maud Vergnol dans l’Humanité de ce jour !



Il faut parfois saluer l’habileté macroniste à donner à son projet l’apparence du bon sens. il le doit sans doute à son expérience théâtrale de jeunesse, nous a appris le storytelling présidentiel, rompu que serait ce fin lettré à la mise en scène. Plus devant les journalistes, Emmanuel Macron semblait donc fort à l’aise dans le décorum du palais de Versailles, dans ce solo archaïque imposé qui flairait plutôt l’ancien régime que le nouveau monde. Mais ce one-man-show présidentiel a tourné à la mauvaise farce. Aucune annonce. Aucun « rééquilibrage ». Mais bien le long plaidoyer d’autosatisfaction d’un président qui monopolise la parole mais n’écoute rien des souffrances du pays qu’il est censé servir. Tout sonne faux quand il daigne évoquer les classes populaires.

Les retraités qui ont subi la hausse de la CSG et dont les pensions vont encore baisser avec la réforme concoctée par le gouvernement ont dû s’étrangler devant leur poste ! Dans le même registre, la pauvreté ne serait pas due à l’accaparement des richesses par une poignée mais bien aux politiques sociales ! « Ce qui s’est installé en France, ce sont les inégalités de destin », a osé Emmanuel Macron. Et il a beau jeu de déplorer l’utilisation du terme d’« assistanat » dans le débat public, quand il ne dit pas autre chose avec son « système de solidarité plus responsable »…La technique est la même pour chacun des sujets : pas toucche à la Sécurité sociale, « mais en même temps », détruisons son financement qui garantit son caractère redistributif. Et d’appeler cela, pour faire joli, « l’État providence du XXIe siècle ». Clou du triste spectacle : la reprise d’une vieille lune thatchérienne du « capitalisme populaire », proposition déjà recyclée par Marine Le Pen en 2012…

Face à un auditoire acquis, et des claques savamment orchestrées, des parlementaires ont sauvé l’honneur. C’est le cas des communistes, qui ont prêté symboliquement un nouveau serment du jeu de paume, pour exiger que la séparation des pouvoirs, acquis de la Révolution française, soit respectée…

lundi 9 juillet 2018

« Feu sur les enfançons », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



La majesté du lieu doit conjurer l’affaissement du trône. Au fil des sondages, l’hermine dont s’est paré le président s’est effilochée sur la rugosité de sa politique. Plus que tout autre, il devient le président des riches, aimable avec la noblesse du CAC 40, indifférent à la pauvreté, hostile au bien public, brutal avec les migrants. Emmanuel Macron a convoqué à grands frais le Congrès à Versailles pour soliloquer. Il plaidera son bilan, vantera une réforme constitutionnelle qui vise à museler la représentation nationale et s’en ira, sans même prêter attention à ce qui lui sera répondu.

De retour au Palais, se renseignera-t-il sur l’avancement de ses prescriptions aux allocations familiales ? Nous le relevons aujourd’hui, grâce à l’un de nos lecteurs, le pouvoir s’en prend à présent aux « enfançons », comme on disait jadis, et à leurs parents. Il s’agit d’augmenter de 2% le reste à charge d’une journée de crèche et de réduire la participation de l’État à la réalisation de 30 000 crèches que le candidat devenu président avait promis. L’addition pour les contribuables ? Près de 3 millions d’euros à Montreuil ou Saint-Denis, 12 millions pour Marseille…et si les collectivités ne peuvent pas payer, la responsabilité de l’échec leur sera attribuée. Quant au pouvoir d’achat d’un smicard, il serait amputé chaque année de 120 euros. Voilà ce qu’il en est de la politique familiale, de l’égalité des chances qui trouve – toutes les études le montrent – un coup de pouce par le passage en crèche, et de l’émancipation des femmes !

Sans doute, ce volet figurera-t-il discrètement dans le plan pauvreté, reporté de mois en mois par un président qui n’a pas tergiversé, en revanche, pour offrir 11 milliards d’euros à des milliardaires dont les fortunes explosent. Alors qu’on évoque une nouvelle mouture de la constitution, chacun devrait méditer la formule de Jaurès : « Je n’ai jamais séparé la République des idées de justice sociale sans laquelle elle n’est qu’un mot. »

samedi 7 juillet 2018

Les communistes de Romainville proposent une sortie à la mer : rendez-vous le samedi 21 juillet à 5 h 30, place de la mairie !



Avec d’autres sections du PCF de notre département, les communistes de Romainville organisent une sortie à la mer le 21 juillet. Le rendez-vous est prévu le matin à 5 h 30, place de la mairie. Comment s’inscrire ?

Adresser votre demande à la section de Romainville, 4, rue de l’Abbé Bourbon.
Participation : Adultes 10 €. Enfants 5 €

Le règlement doit être adressé à la section du PCF. S’il est effectué par chèque, il doit être mis à l’ordre de ADF – PCF 93

Vous pouvez également vous rendre à la section du PCF, les lundis 9 et 16 juillet de 17 h à 19h.

vendredi 6 juillet 2018

Environnement et constitution : le gouvernement dévalorise sa parole et son action 06/07/2018 - PCF


Le gouvernement a complété, à cette étape du débat parlementaire, l'article 1er de la Constitution pour indiquer que la France « agit pour la préservation de l'environnement et de la biodiversité et contre le changement climatique ». Cette évolution, après l'introduction de la charte de l'environnement de 2005 qui a, rappelons-le, pleinement valeur constitutionnelle, ne marque aucunement une évolution supérieure à ce qui est déjà inscrit dans la Constitution.

Le PCF aurait souhaité que cela soit le cas, d'autant que l’article 1er pose les principes fondateurs de la République. En bref, cette inscription est une nouvelle opération à bon compte dont le seul but est de donner des gages de bonne volonté de Macron au ministre Hulot afin qu'il reste au gouvernement, tout en masquant les carences de l’action du gouvernement sur les sujets de l’écologie et plus particulièrement de la transition énergétique.

En effet, où en sommes-nous de la rénovation de l’habitat ? Quelques dizaines de milliers de rénovations par an alors qu’il en faudrait des centaines de milliers. Qu’en est-il du transport à l’heure ou l’on privatise la SNCF et où roulent les bus Macron ? Pas non plus de signe tangible pour l’agriculture ni pour l’énergie au moment où la privatisation de l’hydraulique est à l'ordre du jour, malgré l'opposition générale ; l’intégrité même d’EDF serait menacée. On ne peut en rester, comme seule solution à la transition énergétique, au subventionnement massif de certaines énergies renouvelables. Il en est de même du volontarisme aveugle du gouvernement sur le chemin à construire pour s’émanciper des combustibles fossiles dans l'économie.
Pour construire un monde humain durable, les déclarations sans suite sont néfastes : le gouvernement dévalorise sa parole et son action.

« L’erreur … », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Richard Ferrand plaide l’erreur. L’amendement LREM qui remplaçait quasiment partout dans la constitution « Sécurité sociale » par la très vague « protection sociale »est abandonné. Mais le président du groupe majoritaire n’avait pas réagi quand le député communiste Sébastien Jumel s’en était indigné. Interrogé par une journaliste de l’Humanité il le confesse : « J’ai lu votre journal… » Seul dans la presse nationale, notre quotidien avait montré dès mercredi le danger de ce tour de passe-passe et avait à la disposition de tous une pétition. Celle-ci a donc fait son effet. Très vite.

Une erreur, un indice plutôt. La substitution des mots permettait des  changements de substance. Et les projets émergent des cartons : remplacer l’assurance-chômage, fondée sur le paritarisme, par un système étatisé propice aux coups de force politiques, réduire le champ de la Sécurité sociale au profit d’assurances complémentaires et introduire des fonds de pension ; mettre la main sur les retraites et glisser d’un système de répartition à la capitalisation ; instituer un risque dépendance qui dérogerait aux principes de solidarité. Le désordre des mots annonçait le malheur des choses.

Le pouvoir n’a pas renoncé à ses desseins. Si, hier, il a fait marche arrière, c’est qu’il préfère, en ces temps où sa popularité régresse, ne pas ouvrir plusieurs fronts en même temps. À son agenda, il a déjà inscrit une réforme des retraites qui lèsera une majorité des salariés, particulièrement les plus précaires. Ajoutons que son mépris pour la pauvreté – un plan ne vaut pas une place dans un stade russe pour la Coupe du monde – et sa collision avec l’annonce de la croissance mirobolante des 500 plus grandes fortunes françaises éclairent d’un saisissant raccourci toute sa politique.

Le Président et ses députés en rangs serrés ont dû reculer. Un précédent à faire fructifier. « Il faut prendre à César tout ce qui ne lui appartient pas », écrivait Paul Éluard…

jeudi 5 juillet 2018

« Le socle », l’éditorial de Paule Masson dans l’Humanité de ce jour !



Le gouvernement Macron vient en catimini d’injecter dans la constitution française le germe du grand renversement. En effaçant le terme de « Sécurité sociale » du texte de réforme constitutionnelle examiné par les députés à partir de mardi, la commission des lois ouvre la voie à la reconnaissance d’une logique assurantielle, individuelle et privée, dans le droit fondamental. Sans le dire. Les grands groupes d’assurances qui lorgnent depuis des décennies sur les sommes considérables mises aujourd’hui dans le pot commun des cotisations sociales,  se lèchent déjà les babines. Ils espèrent sans doute leur heure venue pour profiter du ruissellement…du travail vers le capital.

Un mot a suffi. Mais ce mot en dit long sur la fourberie à l’œuvre. Le remplacement dans le texte de loi du terme « sécurité » par « protection » sociale peut paraître sans conséquence. D’ailleurs, le changement sémantique n’a pas, pour l’heure, fait de vague. Confucius disait que « lorsque les mots perdent leur sens les gens perdent leur liberté ». La Sécurité sociale est aujourd’hui le socle sur lequel repose, en France la protection sociale. Changer le socle, c’est changer le système. Les députés communistes se sont alarmés hier d’un projet qui signerait la « fin de l’universalité » du régime.

Le gouvernement Macron, engagé dans une vaste opération d’individualisation des droits, s’y attèle avec zèle. Sa réforme des retraites par points prévoit d’opérer une vaste bascule vers le chacun pour soi. Aujourd’hui, même si le terrain est miné depuis des années la Sécurité sociale fait vivre la solidarité du plus riche vers le plus pauvre, du bien portant vers le malade. Parce qu’elle est un régime collectif de redistribution, les libéraux ont juré d’avoir sa peau. Nous, nous considérons qu’elle doit rester un pilier fondamental du droit et vous invitons à signer la pétition pour refuser son démantèlement.

mercredi 4 juillet 2018

Congrès de Versailles : contre la monarchie présidentielle, les parlementaires communistes prêteront serment pour la démocratie


Le 9 juillet, le président de la République, Emmanuel Macron, convoque une nouvelle fois les parlementaires en Congrès au château de Versailles. Le Président des riches agit de plus en plus comme un monarque au dessus du peuple, attendant du Parlement qu’il se contente d’exécuter ses directives politiques.
Ce jour là, Emmanuel Macron lancera une inquiétante révision de la Constitution et des lois organisant les institutions de la République, dont l’examen débutera dès le lendemain en séance à l’Assemblée nationale. Le projet présidentiel vise à concentrer davantage les pouvoirs, à en éloigner encore plus les citoyens, à réduire le rôle du Parlement et le pluralisme de sa composition. Nous alertons. Notre démocratie se porte mal. Avec ce projet, tout va s’aggraver.

Nous, député-es, sénatrices et sénateurs communistes, dénonçons ce projet et la méthode qui consiste à le faire adopter dès cet été, sans débat public dans le pays, sans consulter nos concitoyens, alors qu’ il s’agit d’un bouleversement majeur de nos institutions et de la Constitution.
Nous nous engageons à combattre ce projet dangereux pour la démocratie en faisant éclater la vérité sur son véritable contenu, à agir, propositions à l’appui, pour une nouvelle République, à exiger la consultation par référendum de notre peuple à l’issue du débat parlementaire, comme le permet l’article 89 de la Constitution.
Le 9 juillet, avant l’ouverture de la réunion du Congrès, nous nous rassemblerons à 13h devant la salle du Jeu du paume à Versailles, pour prêter publiquement serment et fidélité à ces engagements, au respect de la souveraineté populaire, pour lancer le débat public dans le pays et une campagne nationale de pétition exigeant le référendum auquel les Français et les Français ont droit. Nous appelons les élus qui partagent nos convictions et ces exigences démocratiques à se joindre à nous le 9 juillet devant la salle du jeu de Paume.
Le monarque Macron n’aura pas la dernier mot ! Mobilisation citoyenne !

« L’extrême droite à la tête de l’Europe », l’éditorial de Maud Vergnol dans l’Humanité de ce jour !



Trois naufrages et près de 180 morts en cinq jours. Le sinistre compteur du cimetière méditerranéen n’en finit plus de tourner. Derrière les chiffres, autant de prénoms, de visages, d’histoires de vie qui en cherchaient une meilleure. Voilà la réalité de « cette Europe qui protège », comme ose le prétendre celui qui vient de prendre la tête de l’Union européenne : le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui gouverne avec le FPÖ, allié de Marine Le Pen. L’extrême droite guidera donc les pas de l’Union européenne pendant les six mois à venir. Monstrueux symbole…d’autant qu’il n’est pas isolé. En Allemagne, Angela Merkel vient de céder aux ultraconservateurs bavarois et prévoit de renvoyer les réfugiés dans des camps d’internement. En Italie, Matteo Salvini, qui s’était déjà illustré en proposant de ficher les Roms, souhaite, désormais, en assumant la référence, créer « une ligue des ligues », en Europe, pour réunir les partis qui « veulent défendre leurs frontières ». Quant à la France, le constat n’est guère plus reluisant. La rétention des mineurs a augmenté de 70% l’an dernier pour atteindre un sinistre « record » de 304 enfants enfermés. L’ambassadeur de France en Hongrie, Éric Fournier, vante les politiques du fasciste hongrois Viktor Orban, « un modèle ayant su anticiper les problèmes posés par les mouvements migratoires illégaux »…

Voilà l’Europe dont a accouché le couple franco-allemand, dans un violent retour de boomerang. Enfoncer durablement les peuples européens dans une crise économique et démocratique menait à l’impasse. Nous t sommes. Mais si guérir l’Europe de ses fièvres xénophobes ne se fera pas d’un coup de baguette magique, l’histoire n’est pas terminée. Avec les élections de 2019, l’occasion sera historique de ne pas laisser l’extrême droite réécrire une nouvelle page de l’histoire européenne. Jamais le besoin d’alternatives n’a été aussi fort. La réplique peut venir des forces progressistes pour peu qu’elles s’unissent et renoncent à leurs égoïsmes de chapelle. Il reste un an. C’est court, mais c’est encore possible.

mardi 3 juillet 2018

« Adieu », le billet de Maurice Ulrich !



Simone Veil est au Panthéon. L’Europe des Lumières, s’assombrit. Elle était celle de Voltaire, Diderot, Rousseau, Kant, Hegel, Goethe, Beethoven. Elle devient celle de Salvani, Orban et, en France même, les proclamations d’humanisme faites la main sur le cœur ne sont que « paroles, paroles »…comme dans la chanson. 

Fermer, ce n’est pas protéger. C’est faire sur le monde une OPA. Ceci nous appartient. L’Europe est à nous. Elle doit persévérer dans son être, disait dimanche sur une de nos chaînes Alain Finkielkraut pour qui les migrants relèvent de la « catégorie du hors-sol », quand la réalité c’est que, quand nous fermons, nous les enfermons. 

On pense alors de nouveau à ces mots du philosophe Emmanuel Levinas, écrits en 1983 mais sui semblent d’aujourd’hui : « Mon être au monde ou ‘’ma place au soleil’’, mon chez-moi, n’ont-ils pas été usurpation des lieux qui sont à d’autres déjà par moi opprimés, expulsés dans un tiers-monde : un repousser, un exclure, un exiler, un dépouiller, un tuer ? » Adieu madame Veil.

lundi 2 juillet 2018

« Crédibilité de la parole », l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de ce jour !



Méfions-nous des belles paroles que les faits, souvent, contredisent. Les 28 pays de l’Union ont donc trouvé un accord sur la question migratoire. Ils auraient ainsi sauvé l’Europe… à défaut de sauver les migrants. «La coopération européenne l’a emporté!» a exulté Emmanuel Macron. La réalité est affligeante. Des «plates-formes de débarquement» pourraient être créées hors UE, en Afrique du Nord, dans des pays non consultés: la Tunisie, le Maroc et l’Albanie ont d’ores et déjà refusé! En Europe, des «centres contrôlés» seront installés, mais sur la base du volontariat: la France et l’Italie –qui se veulent les promoteurs de cet accord– refusent d’y participer! Et ils nous parlent d’un succès pour l’Europe…

Non seulement les accords de Dublin n’ont pas été abrogés, mais rien ne permet de dire que la «coopération» sera renforcée, comme l’affirme le chef de l’État. Récemment, celui-ci s’indignait pourtant de la progression des nationalismes, cette «pègre qui monte» (dixit), et du sort réservé aux migrants sur notre continent et aux États-Unis. Et chez nous? A-t-il permis l’accueil de l’Aquarius et du Lifeline? Et sa loi asile-immigration, n’est-elle pas plus restrictive que jamais?

La crédibilité de la parole, ça se gagne. Il suffira, pour s’en convaincre, de lire l’entretien accordé dans Society par le maire socialiste de Grande-Synthe, Damien Carême, acteur actif de l’accueil aux réfugiés. Celui-ci rapporte une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. «Je l’ai vu trois quarts d’heure et il ne m’a parlé que de répression, affalé sur sa chaise, en lançant: “Je n’en ai rien à foutre des associations, je n’ai rien à prouver et à Lyon, je les ai virées”!» Abjects, non? Pour mémoire, Emmanuel Macron vient de recadrer, puis de limoger l’ambassadeur de France à Budapest, qui avait érigé la Hongrie en «modèle» dans sa gestion des migrants, qualifiant de « fantasmagoriques » les accusations de nationalisme à l’égard de Viktor Orban (épinglé par l’UE, l’OSCE et l’ONU pour ses entorses à l’État de droit). Nous attendons avec impatience que le président limoge à son tour Gérard Collomb. Seulement voilà, ce serait comme s’il se sanctionnait lui-même… et au passage son infâme politique de l’immigration! 

Lettre à Benjamin Netanyahou : « Nous sommes 10 françaises et Français » !



 Mercredi, la nouvelle est tombée : la détention administrative de Salah HAMOURI  est prolongée de trois mois. Après 10 mois de détention, aucune charge ne pèse sur lui, aucun procès n’a eu lieu contre lui. C’est insupportable et inadmissible !
Considérant que Salah HAMOURI doit pouvoir construire sa vie d’homme, de mari et de père, 10 Françaises et Français viennent de s’adresser à Benjamin Netanyahou, pour proposer en échange de sa libération de le remplacer dans la prison. Ils écrivent : 

« Nous sommes 10 Françaises et Français. Nous avons un âge certain. Nous sommes prêts à nous offrir en otages de votre politique illégale et prendre sa place de Salah en prison… »
Voici dans son intégralité le texte de ce courrier, suivi des « Noms des Dix »


Paris, le.28 juin 2018

Monsieur Benjamin Netanyahou
Premier ministre
Aux bons soins de
Son Excellence Aliza Ben-Noun
Ambassadrice d’Israël en France
6, rue Rabelais
75008 Paris


Monsieur le Premier ministre,

Nous sommes 10. Nous avons en commun le fait de ne plus être en activité professionnelle. D’origine et d’opinions diverses, nous sommes tous engagés pour que les Palestiniens disposent de leurs droits reconnus par la communauté internationale. Nous sommes tous des militants pour la libération de notre compatriote Salah Hamouri. Nous avons aussi tous en commun d'être attachés aux libertés fondamentales et au respect des droits inaliénables des citoyens qui sont l'essence même de toute démocratie.

De naissance franco-palestinien, né et vivant à Jérusalem, Salah Hamouri, avocat, ne dispose ni de la citoyenneté israélienne ni de la nationalité palestinienne. En droit, il est français. Nous ne pouvons donc rester indifférents à la situation insupportable réservée à notre compatriote qui a été arrêté chez lui le 23 août dernier et placé pour 6 mois en détention administrative sur demande de votre ministre de la Défense.

Aucune charge ne pèse sur lui, aucun procès n’a eu lieu contre lui. C’est une détention arbitraire,  illégitime. Cette qualification n’est pas seulement la nôtre : elle est également partagée par les autorités françaises et par l’ONU. A la fin de ces 6 mois de prison vous avez donné l’ordre de prolonger sa peine de 4 mois continuant de la sorte à violer vos engagements internationaux en matière des Droits de l’homme. 

Comme si ces 10 mois de prison totalement odieux n’étaient pas suffisants vous avez le 30 juin, date de sa sortie annoncée, décidé de prolonger encore de 3 mois sa détention.

C’est  insupportable et inadmissible. Vous le privez de liberté sans raison justifiée et ceci dans un but clair : la volonté de le faire partir de sa terre natale, la Palestine et Jérusalem.
Nous ne pouvons pas non plus laisser sans réagir une telle situation. Nous ne pouvons accepter de voir notre diplomatie, et donc la France, insultée et méprisée de la sorte.

C’est pourquoi nous vous écrivons pour vous faire une proposition. 
Salah Hamouri est désormais avocat. Il a fondé une famille. Il a un jeune enfant. Sa détention est sans fondement. Salah Hamouri doit pouvoir construire sa vie d’homme, de mari, de père.

C’est pourquoi en échange de sa libération nous vous proposons de le remplacer dans sa prison. Nous sommes 10 Françaises et Français. Nous avons un âge certain. Nous sommes prêts à nous offrir en otages de votre politique illégale et à prendre sa place en prison.

Cet échange devrait vous convenir. Il ne serait pas de votre décision mais de la nôtre quand bien même nous récusons ce type d’emprisonnement arbitraire.

Nous ne pouvons plus supporter cet acharnement contre Salah Hamouri que nous connaissons bien. Nous ne pouvons plus supporter que notre compatriote soit illégalement, sans causes réelles et fondées, privé d’une vie d’homme jeune. Nous ne pouvons admettre qu’il soit séparé de sa femme et de son enfant de deux ans.

Nous informons les autorités françaises de notre démarche.
Dans l’attente de votre réponse,
Nous vous prions, Monsieur le Premier ministre, de croire en notre farouche  attachement à la liberté et au respect du droit.

Monique Cerisier ben-Guiga, sénatrice honoraire ; Claude Léostic, Présidente des ONG pour la Palestine ; Henri Bertholet, ancien député-maire de Romans-sur- Isère ; Robert Clément, ancien Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis ; Jean-Jacques Degail, chef d’entreprise à la retraite ; Pierre-Nadir Doumandji, ancien haut fonctionnaire de l’ONU ; José Fort, ancien grand reporter ; Jean-Claude Lefort, député honoraire, beau-père de Salah Hamouri ; André Rosevègue, militant de l’Union Juive Française pour la Paix ; Daniel Voguet, ancien avocat au barreau de Paris.

Contact : lesdixavecsalah@gmail.com            

dimanche 1 juillet 2018

Merci aux 9231 personnes qui se sont rendues sur notre site en juin 2018.



Merci aux  9231 personnes qui se sont rendues sur notre site en juin 2018. Elles y ont lu 21416 articles, soit 713 par jour. Merci de votre fidélité !

Vente de logements sociaux : " Voeu du groupe Front de Gauche-Romainville-Ensemble "



Les élu-e-s de la majorité municipale et ceux de l'opposition de droite s sont prononcés contre ce voeu, s'opposant à la vente de logements sociaux

Séance du conseil municipal du 28 juin 2018
Vœu présenté par le groupe « Front de Gauche-Romainville Ensemble »

Le 15 mai dernier, en Conseil d’administration de Seine-Saint-Denis Habitat, une délibération proposant de vendre une partie du patrimoine a été adoptée.

A Romainville où 2221 familles sont demandeuses de logement social, les habitants des résidences Husson République, Elsa Triolet et Les Oseraies seraient concernés.

Alors que Seine-Saint-Denis Habitat, comme tout le logement social, est mis en difficulté par les mesures de la loi de finance lui faisant porter le poids de la baisse des APL, l’augmentation de la TVA de 5.5% à 10%, nous refusons que la vente des logements, voulue par la loi ELAN, soit appliquée avant même que celle-ci ne soit votée.

Ce n’est pas en se séparant d’une partie de son patrimoine que l’office assurera son avenir. Au contraire, le produit des ventes ne fera que masquer des difficultés financières dont la principale cause est le retrait des aides de l’Etat, pourtant constitutives du modèle économique du logement social.

C’est à ce niveau qu’il convient d’agir et pas à un autre. Nous considérons qu’une vaste mobilisation est nécessaire associant l’ensemble des acteurs du logement social, à commencer par les locataires.

Le logement social est un élément fort de l’identité de notre département. Il constitue la première des protections sociales pour ses habitantes et ses habitants, et l’attaque sans précédent qu’il subit avec ce gouvernement nécessite un large débat.

Car les enjeux structurels restent forts et sources de fortes inquiétudes : quel partenariat entre l’office départemental et les autres offices publics du département ? Comment pallier à la faiblesse de la qualité de service rendu aux locataires ? Quel financement pour les réhabilitations ? Quels moyens pour produire les logements attendus par les 90.000 demandeurs de Seine-Saint-Denis ?

Quelles solutions vont être proposées aux habitants de Romainville ?

Autant de questions qui ne trouveront pas de réponse dans la décision précipitée de revendre des logements de l’office, qui n’exclut même pas la vente à la découpe aux particuliers, dont on sait pourtant les dangers dont elle est porteuse.

Pour toutes ces raisons et ces différents motifs, le conseil municipal :

-        réaffirme son opposition à la vente des logements sociaux issus du patrimoine de Seine-Saint-Denis habitat et à la loi ELAN ;

-        demande l’abrogation de la délibération votée en CA de Seine-Saint-Denis Habitat relatif à la vente de logements sociaux de son patrimoine, le 16 mai dernier ;

-        demande l’ouverture du débat nécessaire avec les maires, les élu-e-s concerné-e-s, les associations de locataires et les citoyen-ne-s sur le devenir des politiques relatives au logement social conduites par Seine-Saint-Denis Habitat.

Conseil municipal du 28 janvier : " projets de renouvellement urbain d'Est Ensemble " : Intervention de Brigitte Moranne



INTERVENTION DE BRIGITTE MORANNE AU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 JUIN 2018.
GROUPE « FRONT-DE-GAUCHE-ROMAINVILLE-ENSEMBLE »

Approbation définitive de l’avenant (N°1) correctif du protocole de préfiguration des projets de renouvellement urbain d’Est Ensemble, en vue de sa signature.

Ce soir, il nous est demandé d’approuver définitivement l’avenant correctif du protocole de préfiguration des projets de renouvellement urbain d’Est Ensemble, en vue de sa signature. Or, selon nos informations, deux signatures restent en attente pour le protocole cité Gagarine, celles de la ville de Paris et de la région Ile de France.
Même si l’absence de leur signature n’est pas préjudiciable à sa mise en œuvre, quelles en vont être les conséquences financières ?
D’autre part, le 11 juin 2018, une réunion d’information destinée aux anciens « conseillers citoyens » s’est tenue à « huis clos » en présence des représentants de l’AIC, Est-Ensemble, Seine Saint Denis Habitat et la ville de Romainville.
Ce conseil citoyen est renouvelable tous les 2 ans,  Dès le mois d’Avril, le conseil aurait dû être renouvelé. Même si l’ancien conseil est habilité à siéger tant que le nouveau conseil n’est pas homologué,  qu’en est-t-il de l’officialisation de ce dernier ?
D’autant plus que des décisions concernant l’avenir des habitants de Gagarine ont été prises et qu’aucune réunion publique ne semble être programmée. 
En premier lieu arrive la démolition des Bâtiments « B » et « H », les habitants seront informés individuellement par Seine Saint Denis Habitat dès le début de Septembre prochain et n’auront aucune garantie d’être relogés sur Romainville.
Par conséquent, notre groupe se prononcera contre cette délibération.
Brigitte Moranne.

Conseil municipal du 28 juin :" Projet urbain - Opération Gagarine : Intervention de Brigitte Moranne "



INTERVENTION DE BRIGITTE MORANNE AU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 JUIN 2018.
GROUPE « FRONT-DE-GAUCHE-ROMAINVILLE -ENSEMBLE »

Approbation de la convention et du périmètre de Projet Urbain Partenarial(PUP) pour l’opération de construction de l’îlot 3-4 dans le quartier Youri Gagarine et pour l’opération de construction de l’îlot 6 a dans le quartier Youri Gagarine.

Même si nous estimons qu’il est normal de faire participer les promoteurs à l’investissement d’équipements publics, ce qui nous dérange fortement, et nous y sommes opposés, est que dans cette opération ANRU, en principe financée par de l’argent public, nous détruisons un nombre conséquent de logements sociaux pour les remplacer par des opérations immobilières qui ne pourront répondre aux besoins des habitants de ce quartier. 

Soit par un nombre insuffisant de logements locatifs sociaux comme dans l’opération de construction de l’îlot 3-4 ou 15 logements sur 70 seront des logements sociaux. Soit par accession sociale comme dans l’opération de construction de l’îlot 6a  qui en réalité et les statistiques le prouvent, moins de 10% des locataires du parc social pourront aujourd’hui accéder à un 65 M2 dans les communes proches de Paris malgré le dispositif de TVA réduite.
Nous ne prendrons donc pas part au vote pour ces deux délibérations.

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