LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

lundi 16 septembre 2019

Les journées du Patrimoine avec l'ASVR !



Nous publions ce texte que nous a fait parvenir l’Association pour la Sauvegarde du Village de Romainville !

« Bonjour à tous et à toutes,
Dans le calendrier bien chargé du mois de septembre n'oublions pas notre rendez-vous annuel pour fêter le Patrimoine !

Cette année, RdV à 11h le samedi 21 septembre au jardin à côté de l'église Saint Germain l'Auxerrois pour partir en balade bota-poétique et musicale: 
"Les Sauvages de Romainville".

Nous vous invitons à découvrir les herbes folles qui s'invitent sur les trottoirs de Romainvillage en mettant l'accent sur leurs propriétés médicinales et magiques !
Un parcours insolite à mi-chemin entre le conte et la botanique avec Christian Grenouillet, accompagné par Bernard Garilli au hang.

Cette balade ne se fait pas sans le soutien de Guy Auzolles, bien évidemment, pour nous éclairer au passage avec sa grande connaissance de l'histoire et du patrimoine.

Au final un buffet bucolique et festIF vous attendra pour prolonger notre rencontre et vous donner la pêche pour partir sur d'autres découvertes patrimoniales du weekend.

Venez nombreux, en famille, et parlez-en à vos amis.
A bientôt
Le bureau ASVR


« La preuve par neuf «, l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



« Savoir, penser, rêver. Tout est là », écrivait Victor Hugo. Ajoutez-y lutter, et vous étiez à la Fête de l’Humanité. L’édition 2019 aura tenu ses promesses et plus encore, enracinée dans les rendez-vous de la rentrée sociale, l’enjeu des retraites avec un formidable débat Martinez-Delevoye, le défi climatique, la privatisation d’ADP, la situation de l’hôpital, les libertés, la solidarité avec la venue émouvante de Dilma Rousseff…De cela, les médias moins libres que le journal de Jaurès n’ont retenu qu’un buzz et quelques sifflets. Pourtant, dans cette foule immense, on réfléchit l’économie avec Thomas Piketty, l’exploration spatiale avec Jean-Pierre Bibring, l’histoire avec Gérard Noiriel, l’art et la peinture, le sport et l’univers numérique.

La curiosité et l’ouverture aux autres se mêlent à l’esprit critique. Vertus cardinales sans aucun doute qui font ménage avec le plaisir, de concerts en spectacles, de bonnes tables en rencontres inattendues. Un goût des autres qui évoque ces mots de Paul Éluard : « Un cœur n’est juste que s’il bat au rythme des autres cœurs. »

Cette alchimie fait la fidélité des connaisseurs de la Fête et l’émerveillement des nouveaux venus qui n’imaginaient ni la dimension de l’événement organisé par un journal, ni la fraternité qui y règne. L’un et l’autre, le rassemblement et l’entrepris de presse, viennent une nouvelle fois d’apporter leur preuve par neuf qu’ils sont indispensables à notre pays, à sa respiration démocratique. Le combat se poursuit pour qu’ils vivent malgré les vents mauvais de la crise de la presse qui en menace l’indépendance et même l’existence.

Les trois jours à La Courneuve ne sont donc pas seulement une parenthèse enchantée. Les dizaines de milliers de personnes qui en ont arpenté en permanence les allées regardent le monde en face, avec son bruit et ses fureurs, ses souffrances et ses impasses, ses accaparements et ses guerres. Mais toujours se sèment des germes d’espoir. La gauche mal en point y a cité des mots d’union, de programme, de priorités. Syndicalistes et militants associatifs, gilets jaunes et citoyens ont évoqué des pistes d’alternatives. À la Fête de l’Humanité, l’avenir a une rampe de lancement.

vendredi 13 septembre 2019

« Chasseurs d’étoiles », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



« Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue », écrivait Victor Hugo. la mobilisation pour l’urgence climatique et sociale grandit et s’extirpe progressivement des pièges dans lesquels les puissants du monde voudraient la dissoudre. Les badigeons verts tiennent moins bien sur la façade des multinationales ; la tentation d’opposer fin de mois et fin du monde s’affaiblit ; l’étanchéité entre associations environnementales et syndicales est un souvenir.

La Fête de l’Humanité en apportera la preuve durant trois jours avec sa marche des jeunes pour le climat au départ de la Grande Scène, sa soirée à l’Agora, les échanges au Forum social et la détermination à rendre l’évènement sobre en déchets et en plastiques. Notre sondage Ifop atteste la montée de la sensibilité écologique dans l’électorat de gauche. Elle fait bon ménage avec les luttes sociales sur les retraites ou sur l’emploi, la mobilisation contre le Ceta ou la privatisation d’ADP, le besoin de services publics – notamment hospitaliers – à la hauteur…Les mêmes qui s’insurgent face aux menaces contre l’Amazonie se mobiliseront pour Lula en dénonçant Bolsonaro, en compagnie de l’ancienne présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

La Fête de notre journal joue une nouvelle fois sa fonction de creuset géant pour les idées neuves, les mobilisations de l’heure et les débats brûlants. Qui dit mieux, ou tout au moins aussi bien ? Les trois jours de La Courneuve marient les affaires de la cité et le plaisir des découvertes, de la culture, du bon repas partagé, le goût des rencontres et des solidarités. Être ensemble et faire ensemble. Un lieu de colères brûlantes et de tendresses affichées. La Fête de l’Humanité n’est pas la cité idéale, mais elle donne une idée, un chemin en commun. Nous y sommes tous « ces grands chasseurs d’étoiles » qu’évoquait Louise Michel.

jeudi 12 septembre 2019

Commun(s) « Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin




L’avenir de l’Humanité et sa Fête.

Créance. Les idées ouvrent le chemin qui se fraie sous nos semelles. Le soleil va s’obstiner durant trois jours, à La ­Courneuve, enfonçant ses rayons, brèche après brèche, pavant la terre d’une fraternité à peine perdue de vue, d’une année l’autre, telle une route qui a depuis longtemps perdu tous ses secrets. Nous donnerons de la voix à chaque déplacement, pour soutenir l’existence de l’Humanité. Quel meilleur lieu que la Fête? Chacun sait que le journal fondé par Jean Jaurès traverse l’une des crises financières les plus épouvantables de sa longue existence, et que, dans un mouvement spontané dont il convient d’apprécier l’ampleur avec gravité et enthousiasme, des centaines et des milliers de témoignages continuent d’affluer à la rédaction, avec une accélération notable ces derniers jours, due à la préparation de l’événement. Vous connaissez l’expression: nous sommes poussés dans le dos. Car cette épique aventure collective nommée l’Humanité ne nous est pas tombée du ciel. Le bloc-noteur l’a déjà écrit: nous disposons d’une créance militante, la plus belle que nous puissions imaginer. Une certaine idée du partage collectif, partant du principe avéré que l’âme du journal, ses jolis emportements comme ses failles appartiennent à nos lecteurs et à tous ceux, innombrables, qui le soutiennent par le cœur et l’esprit. Personne ne s’en sort jamais seul. Les humains se sauvent ensemble ou pas du tout. Et nous ne sommes pas seuls!

Sacré. Par son attachement viscéral à «son» journal et ses envies d’en découdre pour le sauver, le peuple de la Fête le sait mieux que quiconque: notre histoire plus que centenaire, sans rentrer dans le détail de ses mécomptes (il y en a) et de ses merveilles (tant et tant), a dans son cœur un pacte avec la durée. Qualifions-la de temps-long. C’est rare, le temps-long. C’est même sacré. Il s’apparente à une vaste chaîne d’unions qui dépasse le passé et le présent. Ces mains tenues et solides constituent l’unité même de l’histoire de l’Humanité, ce « ­patrimoine national » qui est tout sauf un musée. Pour s’en rendre compte, il suffit d’entrevoir l’inimaginable: que le journal de Jaurès puisse disparaître. Et imaginer – un instant, un instant seulement - la France dépourvue de ce bien commun, orpheline. Ce serait se taire, ne sachant plus répondre aux peines et aux alternatives du monde, cesser d’être le couteau bavard des plaies humaines. Dans ce journal aux multiples facettes qui extasient durant la Fête, le journalisme n’est pas un testament mais un acte de vie chaque jour ­recommencé, un cri de naissance perpétuel qui renvoie au cri de l’homme assassiné.

Liberté. Face à l’écume des jours, face à l’infobésité qui nous submergent heure après heure, face à la domination massive de l’émotivité et à la pensée guidée, entretenue et fouettée par la magie du live et de l’image-son à gogo payés par des milliardaires, jamais, dans notre ère contemporaine, la liberté de la presse libre n’a été à ce point menacée. Cet été, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi du ministre de la Culture concernant la distribution de la presse, taillant en coupes réglées la loi Bichet votée au lendemain de la ­Libération, porteuse elle-même de l’esprit du programme du Conseil national de la résistance (CNR), qui prônait «la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression, la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des ­puissances d’argent et des influences étrangères, la liberté d’association, de réunion et de manifestation». Dans les toutes prochaines années, la loi du plus riche deviendra la règle. Le temps qui est le nôtre se résume donc d’un mot: combat. La liberté de la presse, selon Robespierre, reste «le plus ­redoutable fléau du despotisme». Quant à Hugo, il y voyait «la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous».

« Promesse de chaos », l’éditorial de Christophe Deroubaix dans l’Humanité de ce jour !



« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. » On se souvient de la saillie cynique d’un ancien ministre français de l’Intérieur. Cela semble caractériser le pari de Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien : que sa promesse d’annexer la vallée du Jourdain, soit un tiers du territoire de l’Autorité palestinienne, engagent ceux qui croient…à voter pour lui.

On est encore plus saisi par la légèreté avec laquelle il a annoncé un chaos à venir, lors d’une conférence de presse, cartes à l’appui. Ces dernières semblent décidément inspirer les démagogues. Trump voulait stupidement justifier des propos inexacts qu’il avait tenus sur la portée de l’ouragan Dorian. Avec un même faux-semblant pédagogique. Netanyahou a annoncé un potentiel ouragan géopolitique.

S’il venait à être élu et à tenir cet insensé engagement, le processus de paix, moribond, rendrait certainement son dernier souffle. Et c’est également le deuxième volet du premier ministre sortant : il sait qu’il joue sur une sorte de velours puisqu’une majorité d’Israéliens assimilent les négociations avec les Palestiniens à une voie sans issue…et que Donald Trump l’a assuré de son soutien quel que soit le plan.

La France mettra sans doute en garde face au danger que constitue une telle surenchère. Mais l’action d’un pays membre du Conseil de sécurité de l’ONU ne peut se limiter à un « ministère de la parole », forcément improductif s’il ne s’appuie pas sur des actes forts. Lesquels direz-vous ? Paris doit-il se priver de l’arme des sanctions – dont il a été fait usage dans certaines situations internationales ? Ce débat ne mérite-t-il pas d’être porté à l’échelle de l’Union Européenne, qui a noué nombre d’accords avec Israël dont certains pourraient être suspendus ? Il est plus que temps pour Emmanuel Macron, qui se pique de jouer dans la cour des grands, de faire entendre cette fameuse « voix de la France » dont on a pu mesurer dans l’Histoire qu’elle pouvait porter.

mercredi 11 septembre 2019

Stop aux clichés et aux idées reçues !



Madame la Maire nous dit qu’elle vient de recevoir Julien DENORMANDIE, Ministre chargé de la ville et du logement, avec d’autres personnalités. Rien de plus normal. Mais quel sujet a fait l’objet de cette rencontre ? Il  s’agissait, nous dit-on d’évoquer le dispositif de médiateur scolaire. Bonne initiative. On explique que « face à l’existence d’un phénomène de violences qui se déroule sur nos territoires et suite aux drames vécus ces dernières années, un parcours commun visant tous les jeunes du territoire a été créé… » En effet, est-il écrit «  les médiateurs scolaires, par leur lien privilégié entre les collèges et les quartiers prioritaires, visent à prévenir et gérer les comportements violents, les conflits, les incivilités, et le harcèlement, à prévenir et à lutter contre l’absentéisme et le décrochage scolaire, notamment par le développement de la relation école-famille-quartier… » L’initiative est louable, reste à savoir quels moyens l’État entend y consacrer.

Mais c’est la suite de cet écrit qui fait tressauter, pour ne pas dire davantage. Madame La Maire écrit : « Mais au-delà de cette politique de médiation, c’est la politique de la ville qui est à revoir. L’Agence Nationale du Renouvellement Urbain aujourd’hui nous retarde dans la rénovation d’un quartier (nul doute, qu’il s’agit du quartier Gagarine. NDLR) en nous imposant des règles qui ne prennent pas en compte les difficultés que nous connaissons….Les règles administratives voudraient la reconstruction de logements PLAI dans un territoire qui en concentre déjà beaucoup… » Comment est-il possible de faire le lien entre la prévention des phénomènes de violence et les logements sociaux ? Le logement social, et donc les familles qui y résident, serait-il la cause des comportements violents, voire des drames qui ont endeuillé le quartier Gagarine ?

Par ailleurs, sans doute pour faire valoir le poids de ses arguments, Madame la Maire écrit : « Notre territoire concentre 38% de logements sociaux ET 20% DU TOTAL DES LOGEMENTS TRÈS SOCIAUX DE LA MÉTROPOLE DU GRAND PARIS. 20%, rien que cela pour une Métropole qui compte 7 millions d’habitants. Rétablissons les faits. Paris compte 237 858 logements sociaux, dont 26117 PLAI. Le Val-de-Marne en compte 165 569, dont 36 400 PLAI. Les-Hauts- de-Seine comptent 122700 logements sociaux, dont 28 341 PLAI. La Seine-Saint-Denis, quant à elle, compte 217 610 logements sociaux, dont 52 627 PLAI. Soit un total de 143 385 PLAI pour les 4 départements que compte la Métropole. Ainsi même si nous considérons que 2500 logements sociaux de notre ville gérés par Seine-Saint-Denis Habitat, sont des PLAI, nous arrivons à 2% et non 20%, comme cela est écrit. Le zéro est en trop !

Cela nous conduit à revenir sur quelques notions et propositions qui nous tiennent à cœur.
·       Le logement social n’est pas réservé aux seules familles modestes. Sauf à en faire des ghettos.

Il faut une politique de l'habitat pour tous !

·   Les constructions doivent être variées dans leur prix et dans leur style. Chaque opération devrait compter 30% de logements sociaux !
·     
     Toutes devraient être conçues avec des espaces verts et de jeux pour les enfants.
·   
   Les habitants devraient avoir de bout en bout la maîtrise des opérations programmées dans leur quartier. Cela implique de les associer à toutes les décisions.
·     
    Toutes les opérations d’aménagement doivent être pensées en rapport avec les besoins d’équipement publics (écoles, crèches, culture, besoins de la vie associative).
       

« Cash », le billet de Maurice Ulrich !



N’étant pas mathématicien, Benjamin Griveaux, candidat comme on le sait à la Mairie de Paris, a un sens très particulier de la logique. Ainsi déclare-t-il dans un entretien publié mardi 10 par le Parisien, s’il devient très difficile, voire impossible pour les couches moyennes de se loger à Paris, c’est à cause du… logement social et du « dogmatisme » d’Anne Hidalgo. 

Car, en effet, dit-il, « quand on choisit de laisser les clés à Ian Brossat, adjoint communiste au logement, on applique le communisme municipal ». Autant dire le collectivisme. « Résultat, Paris perd 12 000 habitants par an depuis cinq ans. » 

C’est donc bien clair. Si les couches moyennes ne peuvent plus habiter une ville où le secteur privé est livré à la spéculation au point qu’il faut désormais en moyenne un revenu mensuel de 11 000 euros pour acheter et où le moindre studio flirte avec les 1000 euros mensuels, c’est à cause d’une politique communiste en direction des plus modestes. 

« Il m’arrive d’être un peu cash », confesse par ailleurs Benjamin Griveaux. Cash, seulement ?

« Lula libre », l’éditorial de Maud Vergnol dans l’Humanité de ce jour !



" Nous n’abandonnerons pas la lutte tant que le Brésil et les brésiliens ne seront pas heureux à nouveau ", écrivait Lula depuis sa prison aux lecteurs de l’Humanité, le 7 avril dernier. Nos colonnes non plus ne renonceront pas. Plus un jour ne passe sans que les frasques lamentables du président d’extrême droite ne fassent les gros titres. Incarnation du fascisme au service de l’agrobusiness, soutenu et financé par les patrons et les banquiers, Jair Bolsonaro tue un peu plus chaque jour les conquis sociaux et démocratiques du Brésil.

Les politiques sociales de Lula avaient sorti 40 millions de Brésiliens de la misère. Lorsqu’il a quitté le pouvoir après deux mandats, donné largement favori aux élections, il jouissait de 50% d’opinions favorables dans la population. Donc l’arrivée au pouvoir de ce nostalgique de la dictature militaire qui assume sans complexe sa volonté de raser une partie de l’Amazonie et d’anéantir des populations autochtones n’était pas inévitable. Elle est l’aboutissement d’une cabale, assumons le mot ici, d’un complot, pour déloger la gauche au pouvoir.

Les faits, rien que les faits : en 2018, à l’issue d’un procès inique où il est accusé d’avoir bénéficié de largesses d’entreprises du BTP, un appartement à São Paulo, Lula est condamné à douze ans d’emprisonnement sans aucune preuve, exclusivement sur la base des « convictions » du juge Moro, devenu entre-temps ministre de la Justice de…Jair Bolsonaro. Sa sentence ne repose que sur la « délation récompensée » d’un ancien cadre de l’entreprise qui a joui d’une remise de peine à la faveur de son témoignage à charge contre Lula. Ce simulacre de justice cache mal un véritable coup d’État institutionnel, comme celui intenté deux ans plus tôt pour destituer Dilma Rousseff.

Ce week-end, à La Courneuve, l’ex-président du Brésil se joindra au peuple de la Fête de l’Humanité pour entonner « Lula libre » afin que la campagne internationale pour sa libération s’amplifie. Lula derrière les barreaux, c’est l’espoir de tout un peuple qui est condamné.

mardi 10 septembre 2019

« Mais quoi », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



S’il fallait résumer en quelques chiffres la situation après les annonces faites, hier, par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, face à la grève dans les services d’urgence, ce serait les suivants : 750 millions d’ici 2022 seraient débloqués. On imagine sans mal que nombre de commentaires vont retenir ce chiffre qu’on va nous répéter à l’envi. Les syndicats parlent de 4 milliards. Zéro création de poste. Ils en demandent 10 000. Le constat est brutal. On pourrait dire peut-être que la ministre a commencé à entendre un peu après six mois à faire la sourde oreille, pour elle qui connaît pourtant très bien le milieu hospitalier d’où elle vient, en déclarant même à un moment qu’il n’était pas facile de répondre à des revendications qui pouvaient varier d’un lieu à un autre. Mais quoi ? What else ?

Elle reconnaît donc la dimension nationale de la situation, mais elle reste pour l’essentiel dans un véritable déni de réalité. Non seulement en matière de financement et de postes, mais aussi au regard de la situation réelle dans les services, face à des demandes de soins en hausse. Ainsi, l’objectif affiché serait de réduire, d’ici à 2022, encore la fréquentation des services de 43% et d’enrayer une progression de 2,8% par an. On peut relever ici un petit problème logique. On réduit de près de la moitié, ou bien on enraye la progression.

Alors les mesures annoncées par Agnès Buzyn déploient toute la panoplie du « il faut qu’on, y a qu’à »…Mettre en place dans tous les territoires un service répondant à toute heure à la demande. Bien. Donner à la médecine de ville les mêmes outils de prise en charge que les urgences. Bon. Renforcer l’offre de consultations sans rendez-vous en cabinets, maisons et centres de santé, renforcer et reconnaître les compétences des professionnels des urgences (avec quels salaires ?), etc. Bien sûr, mais comment, avec quels moyens, à quelles échéances ? On a bien l’impression que, pour l’essentiel, la ministre, au nom du gouvernement, a proposé du vent.

lundi 9 septembre 2019

Fête de l'Humanité : nous vous donnons rendez-vous à notre stand Romainville-Pantin




A Romainville à partir de vendredi 13 Septembre 2019 :
Un panier à 8 Euros, à déguster sur place :
 Hamburger  de l’Aubrac  + boisson + Chips
(Bière allemande ou Coca ou Seven Up ou eau de source)

Nous  aurons également  le plaisir d’accueillir l’Association Romainville Sud. L’Association a pour objet la défense et l’amélioration du cadre de vie, environnemental et les espaces publics du sud de ROMAINVILLE.
Nos ami-e-s de l’association nous proposeront de la Barbe à Papa et  
leur spécialité bleue !  A découvrir…. Mortel.

Cette année encore, nous vous donnons rendez-vous à notre stand Romainville/Pantin, Avenue Simon Bolivar. Venez nous rejoindre pour manger un morceau, boire un verre et discuter.
A bientôt. 

LA RESTRUCTURATION DE LA CITE CHARLES DE GAULLE (Un article de François André)


La restructuration de cette cité, comme celle de Gagarine et partiellement Cachin, a été initiée en partenariat avec des promoteurs privés. En résumant, on casse partiellement le bâti, on reconstruit en densifiant, on assure aux locataires qu’ils seront relogés, sur place ou pas très loin. La place gagnée est livrée aux promoteurs.

En ce qui concerne De Gaulle le projet qui se réalise apparaît dans toute sa stupidité. Remontant vers Paris en empruntant l’A3, on se retrouve face à un immeuble de grande hauteur. Qu’ils vont être heureux les habitants de ce building ! Dans les étages supérieurs, ils auront de leurs balcons une vue imprenable sur l’autoroute et profiteront de toutes les nuisances induites. Pour ce qui est de la pollution, le phénomène sera même amplifié par les émanations des gaz d’échappement des véhicules (circulant) sous le tunnel.

Je considère que dans ce cas on a atteint le summum de la stupidité. Depuis de nombreuses années, les habitations toute proches du périphérique parisien ont été soit démolies soit transformées en bureaux climatisés.

Ce qui est étonnant dans ce projet c’est que l’immeuble dont je fais état est celui qui comporte le plus d’étages, comme s’il avait été conçu pour abriter les suivant, le long de ce que l’on appelle pompeusement le parc.

Encore un grand bravo à nos élus qui ont cautionné cette stupidité. Après tout le DUO (comme on l’appelle) aura atteint son objectif : Bétonner un max. Bientôt il pourra respirer à pleins poumons l’odeur des plantes du maquis Corse, tandis que les Romainvillois subiront les néfastes retombées de leur gestion en matière d’urbanisme.
Septembre 09


« Bon appétit », le billet de Maurice Ulrich !



C’est bien connu, la marche ouvre l’appétit. Et que dire alors des marcheurs de la République en marche, véritablement affamés et qui semblent insatiables ? Dans le nouveau monde de la Macronie, c’est la grande bouffe tous les jours à l’approche des municipales. 

Les adversaires, les amis et alliés, les frères et camarades, tout fait ventre. C’est moderne. L’exemple vient d’en haut. Seigneur, gardez-moi de mes amis, pour mes ennemis, je m’en charge…Bordeaux,  Nice,  Metz, Montpellier, Besançon, on ne compte plus les villes où les couteaux s’aiguisent, où se préparent les bagues à poison et les chausse-trappes…

Et Paris donc ? Paris convoité, Paris désiré, et Paris oublié… Être calife. Mais diable, pour quoi faire ? Paris bobo, Paris écolo, Paris démago vaut toutes les messes et toutes les promesses. Une seule ambition anime les uns et les autres. Elle est dévorante. Qu’ils se mangent donc entre eux. Bon appétit messieurs…

dimanche 8 septembre 2019

« Les mots des maux », l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de demain lundi 9 septembre !



Lilian Thuram est donc accusé de «racisme anti-Blancs». La bonne blague...

Une imprécision de langage, peut-être. Une erreur de diagnostic, certainement pas… Le procès public instruit contre Lilian Thuram, cible de virulentes critiques depuis sa réaction aux cris de singes subis par Romelu Lukaku à Cagliari, en dit bien plus sur le football et la société française que les déclarations qui l’ont provoqué. Ainsi donc, voici le retour du «racisme anti-Blancs» dans le débat polémique, thème imposé par la fachosphère et repris, ces dernières années, par de nombreuses personnalités, Alain Finkielkraut en tête, et tous ceux qui portent l’inquiétude névrotique de la préservation d’un espace français fantasmé. L’ex-international est à son tour accusé d’alimenter ce «racisme anti-Blancs», ou une interview dans le Corriere dello Sport. Pour dénoncer les maux de la xénophobie, voici les mots de Thuram: «Il faut prendre conscience que le monde du foot n’est pas raciste, mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche. Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les Blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être.»

L’usage de l’expression «les Blancs», globalisante, serait si grave qu’elle provoque une réaction médiatico-politique de très grande ampleur. Grave au point qu’il faille en débattre sur toutes les chaînes d’info, en invitant des représentants du RN (ex-FN) et tout ce que la médiacratie compte «d’experts» en ethnocentrisme occidental, comme si la phrase de Thuram devenait central et que la question n’était plus que des Noirs soient accueillis par des cris de singe dans des stades, devant l’indifférence des autorités. De manière hallucinante, le problème ne serait plus le racisme ordinaire – et la possibilité de le penser en tant que système –, mais bien qu’une personne concernée au premier chef ait osé en chercher et en exposer les causes. Résumons : qu’un homme noir, admirable depuis toujours dans ses combats, se permette de dénoncer un racisme structurel dérange bien plus que le racisme lui-même!

Lilian Thuram a pourtant raison: dans les stades italiens, français et européens, trop de pseudo-supporters blancs crient leur haine en toute impunité et affirment leur supériorité comme leur suprématisme. C’est un éditorialiste de l’Humanité – un Blanc – qui l’écrit. Sera-t-il lui aussi accusé de «racisme anti-Blancs»?


samedi 7 septembre 2019

Fête de l'Humanité, 13, 14 et 15 septembre : Rendez-vous au stand Romainville-Pantin, avenue Simon Bolivar


La fête de l'Humanité se tiendra cette année le 13,14 et 15 septembre. L'occasion de se retrouver autour d'une très belle programmation. Vous pouvez vous procurer le bon de soutien donnant droit à l'entrée à la fête, auprès des militants communistes, demain sur le marché et lundi 9 septembre de 17 h à 19 h, 4, rue de l'Abbé Bourbon

Cette année encore, nous vous donnons rendez-vous à notre stand Romainville/Pantin, Avenue Simon Bolivar. Nous vous invitons à nous rejoindre pour manger un morceau, boire un verre et discuter. A bientôt. 

« ÉTÉ DE BRAISES… », L’ÉDITORIAL DE PATRICK LE HYARIC !



L’été est toujours là qui s’étire sous d’ardents rayons de soleil. Il va nous accompagner durant les jours qui nous séparent de la fête de L’Humanité. Ce soleil de feu, « fabricant » de canicule, y sera comme depuis des mois l’un des sujets alimentant conversations et débats.
Pendant qu’une chaleur estivale inédite s’abattait, nos concitoyens auront vibré aux exploits de jeunes coureurs français du Tour de France, après avoir joyeusement soutenu l’équipe féminine de football. Julian Alaphilippe et Thibault Pineau leur ont rendu comme une fierté, comme en d’autres temps Jean Robic, Louison Bobet, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor ou Bernard Hinault. Appelons ça le goût de l’audace et du dépassement. Sans oublier la célébration des exploits du jeune Colombien Egan Bernal, témoignant d’un fraternel sentiment internationaliste.
Loin, à l’opposé même, des propos belliqueux ressassés par Trump qui a profité de l’été pour accélérer la guerre économique au nom et au service du national capitalisme nord-Américain soutenu par une folle course aux armements menée partout, jusque dans l’espace.
Pendant ce temps, un ministre a été contraint à la démission après s’être pris les doigts dans les pinces d’un homard. Ses supérieurs, à commencer par le chef de l’Etat, ne tenaient pas à affronter un second été feuillet$onné par un scandale, à l’image de celui déclenché par un dénommé Alexandre Benalla.
C’est cependant une autre affaire autrement plus dramatique qui aura marqué et endeuillé notre été : celle qui a conduit le jeune Steve dans l’eau glacée de la Loire. Le débat sur le « maintien de l’ordre » en lieu et place de la sécurité publique est posé avec d’autant plus de force qu’il n’est désormais plus possible d’ignorer les violences policières, leur caractère trop souvent systématique et leur cortège de sévices. La conjugaison des déploiements policiers, des restrictions de liberté et de l’affaissement démocratique sert à protéger non pas les citoyens, comme tentent benoîtement de le faire croire nos dirigeants, mais les politiques antisociales.
Ce n’est pas du tout là un signe de force. La décapitation des droits sociaux et humains à l’arme lourde élargit le front de celles et de ceux qui contestent, non plus seulement les pouvoirs en place, mais le système. Le doute et les craintes grandissent jusque dans les milieux de la haute finance. N’est-il pas symptomatique que, du G7 à l’université du Medef, sans oublier les propos du Président de la République à l’assemblée de l’Organisation internationale du travail, les craintes face à la colère du peuple s’expriment au grand jour, tandis que la presse économique s’émeut de la probabilité d’une sévère récession ?
Evidemment, il s’agit toujours d’alerter les milieux d’affaires sur les risques qu’une nouvelle révolte populaire leur ferait encourir. Davantage, c’est la crainte qu’elle ne se transforme en force jetant les bases de l’invention d’un « post-capitalisme ». Les inégalités et les balafres faites aux êtres humains et aux territoires, le saccage et l’épuisement de la nature, s’invitent à toutes les tables des Conseils d’administration telles des sirènes hurlantes. Leur obsession est de trouver le moyen de rendre tout ceci acceptable et accepté par les victimes, sans remettre en cause leurs intérêts et leur domination. La nôtre est d’engager une bifurcation pour une politique de civilisation. Elle est d’engager un processus unitaire de mobilisation pour qu’enfin l’être humain et l’humanité, la mise en commun deviennent les critères de tout choix.
C’est le cœur de ce qui se discutera lors de la fête de L’Humanité, avec un enjeu qui dépasse désormais largement les forces militantes les plus engagées pour concerner la majorité des travailleurs, des jeunes comme des retraités. N’est-ce pas du reste ce qui s’est exprimé ces dernières semaines dans les luttes pour la justice, l’emploi, les services publics et les outils industriels, la démocratie ? Nous pensons aux gilets jaunes, aux salariés d’Arjowiggins, d’Ascoval, d’Alstom, de Conforama, aux travailleurs de Deliveroo, aux urgentistes, aux enseignants et bien d’autres encore. Sans oublier la signification des manifestations de paysans contre le traité de libre-échange avec Le Canada (Ceta) alors que se fomentait celui avec des pays d’Amérique Latine (Mercosur).
Ces traités sont devenus les marqueurs de ce système de la « concurrence libre » et… tout à fait faussée qui contribue à chambouler le climat, détruire la nature, nos usines, nos fermes et menacer la santé. Mais la réalité est là, évidente, angoissante : les rivières sont à sec, les champs grillés, fonte des glaciers, les feux de forêt ou les orages violents se succèdent alors que les nuits sont si chaudes, si étouffantes dans le béton de villes qui deviennent invivables.
Ces jours derniers, c’est L’ONU qui a montré que les modifications climatiques vont provoquer un déplacement de populations des pays du Sud d’une part équivalente à cinq fois la population française. Ce n’est donc pas en rejetant à la mer le réfugié d’aujourd’hui et de demain qu’on construit un monde commun.
Total respect à celles et ceux qui organisent des brigades pour chasser les détritus et particulièrement le plastique qui termine dans le ventre des poissons comme au maire de Langouet qui a eu le courage de défier de piètres autorités publiques qui osent les pourchasser pour avoir protégé la population et les enfants des épandages d’herbicides. La meilleure réponse consisterait sans doute en un mouvement des maires produisant des arrêtés similaires sur tout le territoire. De la même manière, combattre les méga-feux de forêt au Brésil et ailleurs devrait conduire à mener ici, avec constance et détermination, un combat pour obtenir un plan-protéine européen nous permettant d’être indépendants des importations de soja et de manioc. C’est parce que ce débouché est ouvert que les grands propriétaires terriens s’accaparent des terres pour ces cultures d’exportation favorisées, encouragées donc, par les traités de « libre-échange ». Là-bas, c’est toujours plus de paysans sans terres et ici toujours plus de funestes « fermes-industrielles » alimentées par ces importations aux coté de déserts ruraux et de fractures territoriales.
C’est d’une autre cohérence dont a besoin le monde, l’humanité souffrante et menacée. Cela se joue dans de nombreux combats pour le bien commun et la maîtrise publique, sociale, démocratique. Le pouvoir y met du charbon avec la privatisation d’Aéroports de Paris, d’Engie ou de La Française des jeux, comme avec le projet de contre-réforme des retraites.
Ainsi, la campagne unitaire pour obtenir un référendum sur la propriété d’Aéroport de Paris permet de rouvrir le débat sur la propriété des moyens de production et d’échanges comme sur les biens communs. L’action unie pour l’amélioration du système des retraites solidaires par répartition face au scélérat projet gouvernemental visant à individualiser des droits amaigris, qui répondrait aux appétits des assurances privées, est un enjeu de civilisation et anticapitaliste de haute importance. De même, l’offensive du grand patronat, des droites et du pouvoir, pour réduire les « dépenses publiques » doit être combattue avec acharnement à la veille de la préparation du budget de la nation. Derrière ces mots, c’est l’hôpital du coin qui est menacé, la poste, le commissariat ou la perception fermée, l’école amputée, la file d’attente qui s’allonge le samedi matin à la poste quand elle n’est pas fermée, la voie ferrée ou le pont non entretenu, devenus dangereux, la commune asphyxiée.
Au soir de cet été de braises, les débats doivent être favorisés. La fête de l’Humanité peut leur donner une nouvelle ampleur. Argumentés, ouverts, ils peuvent contribuer à des mobilisations, à de nouvelles réflexions pour aider les classes populaires à sortir de l’abstention, mais aussi à s’organiser afin d’orienter le désir de changements vers le progressisme et non sur la pente de la régression. La vulgarité, la violence antisociale, antihumaniste, anti-écologique et belliciste des Trump, Johnson, Erdogan, Salvini, Bolsonaro, Netanyahou, doivent faire réfléchir. Leur capacité à tromper ceux qui souffrent le plus aussi.
Quel plus bel endroit pour débattre et s’organiser, pour sortir de l’été de braises et défricher de nouveaux chemins d’humanité, que la fête de L’Humanité. Il reste quelques jours pour en élargir encore la participation.



vendredi 6 septembre 2019

« Quand la publicité masque l’enfer », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Ils nous vendraient l’enfer pour des vacances tropicales ! Le patronat des plateformes a tenu colloque pour vanter les nouvelles figures du travail qu’il impose, des emplois sans droits, sans garanties sociales et sans cotisations sociales ou presque. Les salariés, baptisés autoentrepreneurs, perdent chez Uber, Deliveroo et autres, le bénéfice des conquis sociaux qui limitent l’arbitraire patronal.

Les directions de ces entreprises jonglent avec les fiscalités nationales, exportant leurs profits vers des pays aux législations laxistes. Airbnb ne paie que 150 000 euros d’impôts en 2018 dans notre pays ! Uber, dont le chiffre d’affaires en France est estimé entre 200 et 250 millions d’euros, ne paierait qu’autour de 1,5 million, ayant expédié l’essentiel vers sa filiale néerlandaise, puis vers un paradis fiscal comme les Bermudes. Le jeu de bonneteau ne fait guère réagir les autorités. Le gouvernement fait mieux puisqu’il a, dans la loi LOM, autorisé la transformation des salariés en autoentrepreneurs. Une bénédiction du laisser-faire et du laisser-exploiter.

Du côté des dirigeants des plateformes, on regarde avec gourmandise les efforts publicitaires des élus LaREM pour présenter le retour à des formes d’emploi archaïques comme le comble de la modernité et l’amorce d’un nouveau monde. N’ont-ils pas répondu à de nouveaux besoins ? Ne sont-ils pas parvenus à écraser des travailleurs sous l’appétit de consommateurs ?

L’opinion s’est d’abord laissé séduire, c’est vrai. La promesse paraissait alléchante. Aujourd’hui, si les clients sont nombreux, les citoyens sont de plus en plus réticents. Les livreurs à vélo ou en scooter, d’abord isolés par leur travail et leur statut, se sont regroupés en partageant leur désappointement et leurs colères. Les tentatives de sabrer encore dans leurs faibles rémunérations se sont heurtées à des grèves et à des appels au boycott des plateformes. Tromper une fois est aisé, deux fois…

jeudi 5 septembre 2019

L’entrée du nouveau cimetière n’est pas la propriété des promoteurs immobiliers !


Si vous allez au nouveau cimetière de Romainville, vous vous apercevrez que les promoteurs immobiliers ne sont pas loin. De nouvelles constructions entourent le cimetière. Oui, là aussi. L’entrée est envahie par des pelleteuses, des camionnettes, différents engins de chantier. Divers matériaux y sont entreposés. C’est tout juste si vous pouvez y entrer. Ce n’est  qu’un va et vient de véhicules. 

Il est impossible de pouvoir se garer. La voiture est pourtant le seul moyen de s’y rendre. Comment a-t-on pu autoriser des entreprises à occuper cet espace public, où nombre d’habitants s’y rendent chaque jour ? 

Après les rues, les trottoirs « privatisés » par les promoteurs, c’est maintenant le tour de l’allée du cimetière. Trop c’est trop ! Des mesures doivent être prises, en urgence,  pour faire en sorte que l’entrée publique du cimetière soit rendue aux habitants ! Par ailleurs, si vous cherchez une photo du nouveau cimetière, vous ne la trouverez pas.

« Le discours et la méthode », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



« Le président a vocation à exprimer ses convictions et à batailler sur les sujets qui lui tiennent à cœur. » C’est, énoncé par Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, le nouveau discours de la méthode. C’en serait fini de la verticalité et de l’arrogance, et même des marathons de premier de la classe du printemps. Non, le président donne son point de vue, parmi d’autres, avec la simple volonté de le faire valoir, même s’il est bien clair, toujours selon Mme Ndiaye, qu’il va « préempter certaines choses pour les rendre intelligibles ». Bien sûr, au-delà même des convictions que seul le président peut les expliquer.

Les retraites semblent donc être le champ d’application privilégié d’une méthode qui devient un enfumage. Consultation, concertation, pas d’âge pivot mais des départs plus tardifs, systèmes par points…Bien malin qui s’y retrouve et sait exactement où l’on en est. Ainsi, quand Jean-Paul Delevoye affirme qu’il ne copiera pas certains modèles d’Europe du Nord mais les modèles par points des caisses complémentaires Agirc et Arrco, et entend ainsi rassurer les Français, c’est en se gardant de préciser ce qu’il en est. À savoir que ce système s’est traduit en vingt ans par une baisse de 15% du rendement du point, comme nous l’expliquons ci-après, en générant en outre de profondes inégalités en fonction des accidents ou des interruptions de carrière, les femmes étant les plus touchées.

Tout se passe comme si le nouveau discours de la méthode avait but de brouiller des cartes. On peut retenir de ce point de vue l’analyse en forme de programme d’un expert cité comme un proche du président par l’un de ses confrères : « Le Grand débat, qui a eu une fonction thaumaturgique, a été la martingale du printemps. On va institutionnaliser cette méthode. » Ce qui veut dire, une fois traduit, que le grand débat, qui a eu une fonction miraculeuse, a été comme l’une de ces combines qui permettent de gagner au jeu. En clair, en matière de retraites aussi, on ne trouvera encore une fois dans le chapeau de l’illusionniste que le lapin qu’il y a mis.

mercredi 4 septembre 2019

Campagne ADP : un nouveau souffle(Pierre Laurent)


 

La campagne pour obtenir l'organisation d'un référendum sur la privatisation d'ADP va connaître, à la f^te de l'Humanité un nouveau souffle

Après le lancement réussi, malgré les bâtons dans les roues que le gouvernement a soigneusement mis sur notre route, l'objectif au soir du 15 septembre est clair : atteindre un million de signatures, pour obtenir les 4,7 nécessaires pour gagner le référendum.

C’est un défi à la portée de notre engagement à toutes et tous.La Fête de l’Humanité sera bien le rendez-vous de toutes celles et ceux qui refusent la vente, le bradage plutôt, d’un des principaux atouts de la politique de transport aérien. Le rendez-vous de toutes celles et ceux qui pensent qu’une telle décision ne peut ni ne doit échapper à un véritable débat démocratique.

Ce serait en effet un bout de France qui serait cédé au privé si on laisse faire le gouvernement.

ADP n’est pas n’importe quelle entreprise : numéro un de son secteur, 4,5 milliards de chiffres d’affaires, 173 millions d’euros de dividendes versés à l’État en 2018, 6 700 hectares de terrains, 280 millions de passagers annuels, un service public qui réunit le contrôle des frontières, l’aviation civile, les douanes et la sûreté aérienne. Il est impensable de déléguer ces fonctions stratégiques à des actionnaires obnubilés par la rentabilité. L’enjeu est donc tout à la fois démocratique, social, écologique.

La construction d'un terminal 4, le projet Europacity et la construction de la ligne ferrée CDG-Express auront logiquement des impacts sur les terres agricoles, sur le bruit, l'environnement et l'aménagement du territoire.

Avec le grand lancement de la campagne de signatures dans la Fête le vendredi 13 septembre à 18h, au stand du CN, la Fête de l’Humanité sera un grand lieu pour sensibiliser et permettre concrètement et techniquement, sur place, au maximum de participant·e·s d’apporter leur soutien au projet de loi sur le référendum.

Nous allons mettre, comme l’on dit, les petits plats dans les grands ! Le stand national des communistes, celui des parlementaires, ceux des fédérations vont mettre à disposition des moyens informatiques permettant de signer en ligne. Nos militant·e·s seront dans les allées pour débattre, sensibiliser, inviter à la signature.

La Fête cependant commence aujourd’hui ! Sur les marchés, à la porte des entreprises, vignettes de la Fête et tract ADP en main !

Une seule obsession : le million de signatures au soir du 15 septembre.

Nous avons gagné en 2005 la bataille du traité constitutionnel européen, nous gagnerons en 2019-2020 celle sur Aéroports de Paris. La logique est la même, l’ampleur de la question similaire, l’objectif identique : infliger une défaite au rouleau compresseur libéral.

Pierre Laurent, membre du CEN, président du Conseil national.

« Euh, eh bien… », Le billet de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



« Les septuagénaires toujours actifs ont-ils le secret du bonheur ? » Il semble que oui, si l’on suit l’économiste Jean-Pierre Bobin qui se posait cette question hier, dans la presse quotidienne. 

Heureux ceux pour qui l’âge ne compte pas, comme, nous dit-il, le pianiste virtuose Maurizio Pollini avec ses 77 ans, le même âge que Marc Chagall quand il a peint le plafond de l’Opéra de Paris, le milliardaire Warren Buffett, avec ses 89 ans, qui n’a pas renoncé à être l’un des hommes les plus riches du monde…

Imagine – t – on Picasso dans une maison de retraite (voire certains journalistes) ?...Bon, c’est vrai, Jean-Pierre Bobin ne cite pas d’ouvrière à la chaîne dans une usine de poulets ou des ouvriers du bâtiment…On ne peut pas parler de tout. 

Et donc suggère – t – il, ce serait tout bénéfice de reporter de sept ou huit ans l’âge du départ. CQFD. Sinon, on apprend dans le même journal que la durée des arrêts de travail est en hausse de 5% du fait du recul progressif de l’âge, euh, eh bien, du départ en retraite.

« L’extrême usure », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Faut-il parler de pillage, de rançonnage, d’extorsion, de racket ? Le scandale que nous révélons sur le jeu misérable des fonds vautours sur le dos de Conforama relève de l’extrême usure, où les prêteurs portent costumes et jonglent avec le cours des actions. Résumons le mécanisme : d’abord trouver une entreprise qui a besoin de capitaux pour survivre ; puis lui imposer des intérêts faramineux et un privilège de premier créancier dans un accord secret ; étrangler au plus vite la société pour récupérer ses actifs ; rafler la mise avec des profits colossaux. La destruction comme un des beaux-arts de la finance.

Ces usuriers ne fréquentent pas les bas-fonds, mais la meilleure société : on trouve parmi eux de grands noms de la bourgeoisie. Personne ne peut les traiter d’escrocs…ils ont la législation pour eux. La droite chiraquienne a ouvert cette possibilité dans la loi, et depuis, la LaREM protège ce dispositif et cet argent raflé sur le dos des salariés du commerce ou de l’industrie. La priorité n’est plus donnée à l’activité mais à la voracité.

Dans le cas de Conforama, après la vente des activités espagnoles, ce sont 1900 employés qui vont perdre leur travail en France où seront fermés 32 magasins. Avez-vous entendu le président ou l’un de ses ministres s’indigner ? Les premiers de cordée doivent pouvoir, jugent-ils, couper les sangles et se délester des suivants.

Conforama est un cas emblématique, une enseigne connue de tous, mais combien d’autres usines ou entreprises ont – elles  fermé leurs portes, victimes de ce mécanisme infernal ? L’Humanité poursuivra son enquête sur la piste de ces fonds vautours et de leurs magots, bien mal acquis dans l’opacité des accords secrets à l’ombre de la loi.

HOSPIMEDIA, quotidien d’information, adressé chaque jour à tous les hospitaliers vient de publier les propositions des sénateurs communistes !



HOSPIMEDIA (un quotidien d'information hospitalière qui  est envoyé chaque jour à tous les hospitaliers par intranet) vient de publier aujourd’hui la proposition de loi des sénateurs communistes.


Politique de santé
Les sénateurs communistes entendent étoffer les missions des hôpitaux de proximité
Publié le 03/09/19 - 17h18

Pour financer des missions renforcées pour les hôpitaux de proximité, une proposition de loi les exonère de la taxe sur les salaires. Ils seraient ainsi tous dotés d'une maternité, d'urgences et de services de chirurgie.
D'après les sénateurs du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste, les nouveaux contours des hôpitaux de proximité vont conduire à l'émergence inéluctable d'hôpitaux de seconde zone. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, les a pourtant assurés du contraire. En déposant une proposition de loi, les parlementaires entendent ainsi octroyer davantage de missions à ces "hôpitaux réduits au strict minimum" et éviter la "métropolisation de la santé" au détriment des zones rurales et périurbaines.

Un panel de missions
La loi de Santé promulguée en juillet prévoit que les hôpitaux de proximité ne disposent ni de maternité ni de chirurgie. La proposition de loi communiste entend, elle, doter chaque établissement d'une maternité de niveau 1 et de services de chirurgie. À ces nouvelles missions s'ajoutent un service d'urgences, des services SSR et des structures spécialisées pour les personnes âgées. Le texte souligne enfin les liens avec "un réseau de centres de santé et la psychiatrie du secteur" pour compléter le panel.

À leur sens, cette densification des missions des hôpitaux de proximité permettraient de ne pas les reléguer au rang d'établissement orientant vers d'autres structures de santé. Les sénateurs soulignent également la perte d'attractivité pour ces hôpitaux qui seront "dépourvus de services spécialisés" auprès des jeunes médecins. "Moins d'actes techniques, c'est moins d'actes rémunérateurs. Avec la tarification à l'activité, c'est la préparation de déficits systémiques", fustigent les sénateurs dans l'exposé des motifs. Ils estiment que le risque est important de condamner ces hôpitaux à se voir succéder les plans de retour à l'équilibre en raison d'une "concentration encore plus forte qu'aujourd'hui de l'expertise et des moyens financiers dans les grandes structures hospitalières". Le volet relatif au financement de ces établissements sera discuté lors du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020.

Un financement par exonération de taxe
Pour disposer de suffisamment de ressources humaines pour mener à bien ces missions de santé, les sénateurs insistent sur des mesures permettant de renforcer l'attractivité de la fonction publique hospitalière : revalorisation des salaires, titularisation, reconnaissance de la pénibilité des métiers, etc. Pour les financer, les parlementaires espèrent un objectif de dépenses de l'assurance maladie (Ondam) aux alentours de 4,5% par an. Par ailleurs, sur les mesures inscrites dans leur texte de loi, ils proposent d'exonérer les établissements de santé de la taxe sur les salaires. "Cette taxe grève le budget des hôpitaux, ce qui est injuste vis-à-vis des autres établissements publics et vis-à-vis des établissements privés de santé qui bénéficient des suppressions des cotisations patronales", regrettent les parlementaires. Ils estiment que cette taxe pèse à hauteur de 4 milliards d'euros par année sur le budget des hôpitaux. Pour combler ce manque à gagner pour les finances publiques, ils insistent sur la lutte contre la fraude aux cotisations patronales.



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