LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 16 novembre 2018

" Point de vue sur la lettre de madame la Maire de Romainville au président de la République " ::



Nous avons pris connaissance d’une lettre de Madame la Maire de Romainville adressée au président de la République. Madame Valls y évoque, à juste titre, la baisse des effectifs au commissariat des Lilas, dont dépend notre commune. Cependant, nous sommes amenés à constater que ce désengagement de l’État a été, d’une certaine manière, encouragé par la création de polices municipales dans les 4 villes que compte la circonscription ; (Bagnolet, le Pré Saint-Gervais, Les lilas et Romainville). Dans notre ville, une trentaine de personnes y sont affectées et dotées de plusieurs véhicules. Mais le constat est sans appel, rien ne peut remplacer une présence effective d’une la police nationale. La majorité municipale, est même allée jusqu’à abandonner une revendication pourtant ancienne, celle de l’implantation d’un commissariat de plein exercice à Romainville.

Ce désengagement de l’État en matière de services publics ne se limite malheureusement pas à la police nationale. La recette perception a fermé ses portes. Nous dépendons maintenant du centre des impôts de Noisy-le Sec, également avec Les Pavillons-sous-Bois. Les attentes sont interminables. Et il y a tout à craindre avec le prélèvement à la source qui voit le jour en janvier prochain. Ne rêvons pas, malgré les tranquillisants, que les gouvernants nous ont administré à haute dose, il y aura forcément des « bugs ». La situation peut s’avérer ingérable.

Plus de centre de sécurité sociale, il faut se déplacer aux Lilas. Plus d’agence pour l’emploi. Quant à la poste, c’est l’embouteillage. Sans compter que sa privatisation a tout aggravé. Dans plusieurs quartiers de notre ville, les facteurs font deux tournées. C’est ainsi Que dans une partie du quartier des Grands-Champs le courrier est distribué au plus tôt à 15  heures. Et tout cela dans un silence « religieux » de la part de madame Valls et de sa majorité municipale. Aujourd’hui, "constater" ne suffit plus. NOUS DEVONS REVENDIQUER LA RÉIMPLANTATION DE SERVICES PUBLICS DANS NOTRE VILLE (Sécurité Sociale, recette-perception, commissariat).

Dans le courrier que la première magistrate de notre ville adresse à Emmanuel Macron, il est également question du projet ANRU dans le quartier Gagarine. Nous citons : « l’Agence Nationale du Renouvellement Urbain nous retarde dans la rénovation du quartier en nous imposant des règles qui ne prennent pas en compte les difficultés que nous connaissons notre territoire concentre 38% de logements sociaux (Nous notons, enfin que les 50%, répétés à satiété, il n’y a pas encore si longtemps, ont disparu du propos, c’est heureux) et 20% au total des logements très sociaux de la Métropole du Grand Paris. Les règles administratives voudraient la reconstruction de logements PLAI dans un territoire qui en compte déjà beaucoup alors que l’objectif fondamental de l’ANRU est bien de diversifier l’habitat et de favoriser la mixité fonctionnelle. » On croit rêver ! Nous pensions légitimement que madame la Maire allait revendiquer davantage de moyens financiers ! Non c’est pour s’élever contre la construction de logements sociaux !

Depuis des années maintenant toutes les constructions (et elles sont nombreuses) qui sortent de terre, et orchestrées par les promoteurs immobiliers à l’affût, sont pour l’essentiel des logements en accession à la propriété. Peu importe les 2200 demandeurs d’un logement social, qu’ils aillent voir ailleurs ! C’est un fait, les jeunes et de nombreuses familles, pourtant romainvilloises depuis bien longtemps, quittent notre ville. Nous osons à peine y croire. La majorité municipale se fait rappeler à l’ordre pour ne pas accorder suffisamment d’intérêt au logement social ! Et çà se dit de gauche ! Dans le domaine de l’habitat, comme dans d’autres domaines, c’est aux besoins de tous qu’il convient de répondre. Cela s’appelle l’intérêt général ! Un concept pourtant cher à madame la Maire. Mais entre les paroles et les actes, il y a un fossé.

« Un livre », le billet de Maurice Ulrich !



Au cas où on passerait par-là, inutile de chercher Dostoïevski au 43 e festival de littérature du Koweït, qui s’est ouvert mercredi. Il n’y a pas sa place. Au cours des cinq dernières années 4000 livres ont été interdits par le ministère de l’information dans cet émirat où la Chambre des députés est désormais dominée par des élus conservateurs. 

Parmi les auteurs interdits figuraient déjà Victor Hugo, Gabriel Garcia Marquez, avec cent ans de solitude. On pense que, côté jeunesse, il aura fallu écarter les aventures du Club des cinq, où une fille tient le premier rôle, ou bien évidemment les œuvres sulfureuses de la comtesse de Ségur…

Le Koweït, au moment de la création du festival, dans les années 1970 à 1980, a été un foyer culturel avec une revue Al-Arabi, diffusée largement dans les pays arabes. Ces dernières semaines des militants ont protesté contre cette censure. En attendant, on peut faire une proposition aux autorités. Maintenir le salon du livre sans livres, ou un seul.

« Trop d’injustices », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !


Vous trouverez de tout parmi les « gilets jaunes ». Et même des patrons et des agitateurs d’extrême droite, mais surtout des salariés, de ceux qui galèrent jusqu’à la fin du mois, se paient des vacances au rabais ou y renoncent, courent les routes pour se rendre au travail ou conduire les enfants à l’école et au sport, qui ont dû s’éloigner des villes centres pour trouver à se loger à peu près dignement, qui voient leurs salaire, APL ou retraite rognés…Comme la grande majorité des Français qui les soutiennent. Depuis dix-huit mois que gouverne un président arrogant et méprisant, ils constatent une injustice croissante avec ces ultra-riches qui ont bénéficié de la suppression de l’ISF et d’une kyrielle de cadeaux, quand eux paient l’addition, celle des carburants mais aussi des services publics qui s’étiolent, des droits sociaux qui s’affaiblissent. Cette toile de fond explique la flambé de colère. Trop d’injustices accumulées.

Vers quoi penchera ce mouvement ? Les poujadistes de service voudraient l’enfermer dans un « ras-le-bol fiscal » qui s’accompagnerait du renoncement à des politiques publiques de progrès et à des augmentations de salaires. Le combat contre les dérèglements climatiques sera-t-il affaibli par le prétexte écologique brandi par le gouvernement pour faire payer les milieux populaires ? Pas si facile. Une réaction de classe, parfois confuse, parcourt les rangs des gilets jaunes. Elle peut prendre de la force si elle dialogue avec la gauche de transformation, rencontre des propositions alternatives, dispose de porte-voix politiques.

« Politiques »…le mouvement s’en méfie, qui a trouvé ses relais sur la Toile ou dans des proximités du quotidien. Des déceptions au long-court l’expliquent. Sur les barrages ou sur les points de rassemblement, beaucoup n’ont jamais manifesté, ni même rencontré des militants depuis des années. Mais là, ils se bougent, contraignent le gouvernement à lâcher quelques miettes et forcent Emmanuel Macron à des manœuvres d’urgence sur le pont du « Charles de Gaulle ». À suivre.

jeudi 15 novembre 2018

Faire reculer Emmanuel Macron, président des riches, et proposer des mesures pour la transition écologique


Déclaration commune :  
Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti communiste français, Parti de Gauche, République et Socialisme.

La hausse du prix de l’essence provoque une colère massive. Le gouvernement « pro-riches » Macron-Philippe aura tout fait pour provoquer une haine de l’impôt, par des injustices scandaleuses.
Le quinquennat Macron a commencé par une liste de cadeaux aux plus fortunés : suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), de la progressivité des impôts sur les gros revenus, doublement de la baisse des cotisations sociales en 2019 avec 40 milliards sans créer d’emplois, aucune mesure pour empêcher la fraude fiscale massive des grands groupes et grandes fortunes. Le groupe Total, qui vend du pétrole et de l’essence, triche avec l’impôt sur les sociétés, encaisse pourtant de gigantesque profits (9 milliards en 2017). Il engraisse ses actionnaires (plus de 11% de rentabilité de l’action).
Les cadeaux aux plus fortunés et aux entreprises sont payés par des politiques alourdies contre les plus modestes : hausse de la CSG, gel des APL, retraites augmentées en dessous de l’inflation, blocage des salaires, austérité généralisée. La taxe et la TVA sur l’essence, c’est 60% du prix du litre. Et pour les entreprises du secteur, c’est 10% de marge. Les taxes à la consommation, comme la TVA et la taxe essence, sont des impôts totalement injustes qui pénalisent bien plus les plus pauvres que les riches.
Ce sont les prélèvements injustes sur les ménages qui financent les cadeaux aux riches, au lieu d'une fiscalité progressive et d'une taxation du capital. L’austérité budgétaire, la dégradation des services publics (hôpitaux, rail, bureaux de poste…) s’imposent à la majorité de la population. Ce sont les plus modestes qui trinquent !
Il faut inverser cette politique !
Les salarié-es, les chômeurs, les jeunes sont contraints d’utiliser une voiture, dans les zones rurales ou urbaines éloignées des centres villes. Rien n’est fait pour développer les transports en commun moins polluants, ou pour proposer des tarifs sociaux incitatifs. La prime à l’achat de nouvelles voitures moins consommatrices n’a qu’un effet dérisoire.
Nous faisons 7 propositions alternatives :
1-      Augmenter les salaires, les retraites, les indemnités de chômage, les minimas sociaux,  et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscales.
2-      Taxer avant tout les compagnies pétrolières et les grandes entreprises du transport routier ou aérien, ou gestionnaires d'infrastructure (autoroutes), et notamment le groupe Total dont les bénéfices 2017 ont bondi de 39%, qui s’enrichit sur le dos des automobilistes.
3-      Taxer le kérosène (qui ne l‘est pas du tout !) pour empêcher que l’avion, très pollueur, ne concurrence le train. Supprimer l’exonération scandaleuse des taxes carburant pour le transport routier afin de développer le fret ferroviaire. Affecter l'essentiel des ressources de la taxe sur les carburants (TICPE) au développement de transports et de sources d'énergie écologiques, avec un contrôle démocratique.
4-      Arrêter la fermeture des petites lignes de chemins de fer (9000 km sont menacés), qui transforme les campagnes en déserts. Investir massivement dans les transports en commun de qualité accessibles à tous.
5-      Baisser fortement la TVA pour tous les produits de première nécessité.
6-      Contraindre les constructeurs à fabriquer des véhicules propres et sécurisés ; interdire la production et l’importation de véhicule diésel.
7-      Engager sur ces bases de justice sociale la transition écologique

Tous ensemble, agissons avec les forces de gauche et écologistes, les syndicats, les associations environnementales, les usagers des transports.  Pour sortir de la pauvreté, de la pollution, des bas salaires, de la dégradation des services publics, il faut une autre politique !  
Le 15 novembre 2018.

La France doit soutenir le cessez-le-feu à Gaza



Le communiqué du gouvernement français faisant du Hamas le seul responsable des violences que subissent les populations civiles israéliennes frontalières de Gaza sans jamais évoquer le sort des populations civiles gazaouies est particulièrement scandaleux et ne permet pas d’envisager la paix.
C'est oublier que le gouvernement israélien, alors que des pourparlers étaient engagés entre le Hamas et les services israéliens sous l’égide de l’Egypte, a envoyé dans la bande de Gaza un commando dans le but d'éliminer un responsable du Hamas. Cette opération s'est soldée par la mort de sept Palestiniens et d’un militaire israélien. Le Hamas a riposté par l'envoi de roquettes qui ont tué un Palestinien d’Israël, et Israël a bombardé : 7 Gazaouis sont morts, 150 sites ont été détruits dont celui de la chaîne de télévision Al Aqsa.
Cet enchaînement malheureusement prévisible et parfaitement condamnable a été délibérément provoqué par Israël. Nous demandons avec insistance au gouvernement français qui prétend jouer un rôle dans la construction de la paix de garder une attitude responsable.
La population civile de Gaza qui a, depuis le mois de mars, choisi une lutte pacifique pour réclamer le droit des Palestiniens (fin du blocus, droit au retour), mérite le respect et doit être protégée. On ne peut accepter les déclarations partisanes, s'il est légitime de déplorer toutes les victimes civiles, on ne peut ignorer qu'il y a une population victime d'un blocus qui conduit au désespoir et à une catastrophe humanitaire. Le PCF est aux cotés de cette population. Un cessez- le-feu a été institué sous l'égide de l'ONU, la France doit s'engager pour le soutenir.
A l'annonce de ce cessez-le-feu, le ministre ultranationaliste Avigdor Lieberman a donné sa démission et a demandé la convocation de nouvelles élections. ​Nous serons aux cotés des progressistes qui ont essayé de se dresser contre la nouvelle loi fondamentale Etat-Nation en proposant d'instaurer en Israël un Etat de tous ces citoyens.
Parti communiste français
Paris, le 15 novembre 2018

« En mouvement », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



Je vous prends votre portefeuille et, avec votre argent, je vous fais l’aumône. On pourrait pratiquement résumer en ces termes les annonces hier du premier ministre Édouard Philippe. Pas question de reculer sur la hausse des taxes sur les carburants. Elles devraient rapporter quelque 2 milliards par an quand les mesures annoncées représentent à peu près 500 millions d’euros et que certaines d’entre elles sont, de plus, inégalitaires. C’est le cas des primes à la conversion pour l’achat de véhicules moins polluants dont on sait que le coût reste prohibitif pour les plus modestes. L’objectif, nous répète-t-on, ne serait pas tant de financer la transition écologique que d’inciter à changer les comportements. Mais la question reste entière, comment changer quand on n’a pas le choix, ce qui est le cas de millions de Français. L’argument est insultant avec cette notation psychologique qui laisse entendre que ces mêmes millions de Français sont irresponsables.

Le président de la République, bousculé par sa séquence mémorielle, a beau essayer de prendre de la hauteur en posant sur le « Charles de Gaulle », rien n’y fait. Il y  a de la colère dans le pays où trop de gens ont le sentiment aigu depuis le début du quinquennat, marqué d’entrée par la suppression de l’impôt sur la fortune, que ce sont toujours les mêmes qui paient, à qui on demande des efforts et les mêmes que l’on sermonne. Au passage, les grands groupes pétroliers se portent à merveille. Total annonce pour le troisième trimestre, un résultat en hausse de 48%.

Il y a de la colère et des revendications qui s’expriment sous différentes formes, avec les gilets jaunes ou pas. Les stratèges de plateaux télé sont bien en peine de dire aujourd’hui ce qu’il en sera dans les jours qui viennent et samedi, bien entendu. Ce qui se passe n’entre pas dans les cadres. Des initiatives de rencontres sont prises pour parler des taxes, établir là-dessus la vérité, les responsabilités, mais aussi pour parler salaires, pouvoir d’achat, services publics, transition écologique réelle. Le pays est en mouvement.

mercredi 14 novembre 2018

« Clopes », le billet de Maurice Ulrich !



Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, est tout plein de sollicitudes pour les plus modestes, comme touché par la grâce à quelques jours des manifestations des « gilets jaunes » samedi. « On s’occupe des Français pour qui c’est difficile d’aller bosser le matin et auxquels nous allons proposer des solutions dès cette semaine. » 

On remarquera que le ton a changé, depuis qu’il y a quelques jours il déclarait que Laurent Wauquiez, comme d’autres sans doute, et en tout cas tous ceux qui ne font pas partie des beaux esprits modernes que sont les petits marquis de la Macronie, était le candidat « des Français qui roulent au diesel et fument des clopes ». Ce n’est pas, ajoutait-il, la France du XXIe siècle que nous voulons ». 

Il faut d’autant mieux apprécier la pertinence du propos qu’il a arrêté de fumer depuis six mois et en est très fier comme le sont tous les nouveaux convertis. Un peu comme jadis ces courtisanes devenues respectueuses. Intransigeantes sur la morale, mais vouées au œuvres de charité.

« Le ballet noir », l’éditorial de Patrick Appel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Le pas de deux se poursuit entre la commission européenne et le gouvernement italien. Le ballet est libéral. Le spécialiste en évasion fiscale Jean-Claude Junker reproche au gouvernement italien de ne pas rester dans les clous des traités et de gonfler des déficits que sa dette interdit. Le raciste Matteo Salvini déguise une politique de droite en déclaration d’indépendance et de souveraineté. La chorégraphie donne l’illusion d’opposer deux choix pour l’Europe quand une seule figure est déclinée, l’austérité.

Le livret qui guide Rome et Bruxelles fait déjà étape à Paris. Emmanuel Macron l’a adapté et cherche à limiter le destin du continent au tête-à-tête entre populistes xénophobes et libéraux autoritaires. L’impasse serait mortelle pour l’Europe et ses peuples en seraient cruellement victimes. Faute d’emporter l’adhésion, les milieux dirigeants rêvent de gouverner dans une peur qui anesthésierait les volontés de changer. Le piège est en place pour les prochaines élections européennes. Les seuls à en réchapper pourraient se situer à l’extrême droite si le débat néglige ce qui peut réunir les électeurs de progrès : changer l’Europe, la délivrer des traités libéraux, pour construire un continent de progrès social et écologique, de solidarité et de paix.

D’autres pays dessinent d’autres pistes que les tristes chemins qu’empruntent l’Italie, la Hongrie, la Pologne ou l’Autriche. Écrasés par des plans de redressement qui ont fait plonger son PIB, le Portugal a abandonné l’austérité et s’en porte bien mieux. Ses résultats seraient encore meilleurs si l’Union Européenne cessait de privilégier les marchés financiers au lieu des services publics, des droits sociaux et du travail salarié. Loin du repoussoir italien, l’exemple portugais mérite d’être étudié. La gauche de transformation peut y puiser matière à ambition, des raisons de converger et de se mobiliser. Et le continent cesser d’être vieux et triste, privé d’élan et d’espoir.

mardi 13 novembre 2018

Les salariés de Fareva en grève pour sauver leurs emplois !


Brigitte MORANNE au Conseil municipal du 7 novembre dernier : " Nous avons appris récemment que l’entreprise FAREVA, située au 111 avenue Gaston Roussel à ROMAINVILLE allait arrêter ses activités au 31/12/2019. Quelle action pouvons- nous mener pour sauver les emplois de ses 52 salariés." 

Pour notre part nous sommes à leurs côtés !

« Jekyll et Hyde », le billet de Maurice Ulrich !



C’est un mal endémique, le dédoublement de la personnalité et des actes. Le président des États-Unis arrive en provocateur, boude une partie du programme, se fait délibérément attendre pour le déjeuner, mais tout s’est bien passé. Même pas mal ! On organise à la Villette une conférence de la paix, le président se présente comme un champion de la paix et les armes françaises sont très appréciées par l’Arabie Saoudite au Yémen. Que tes paroles ignorent ce que font tes chars et tes hélicoptères.

En économie comme en écologie, c’est comme en littérature. Docteur Jekyll et Mister Hyde. Le premier s’inquiète et taxe les carburants au nom de la nécessaire transition. Et le second lance un cri d’alarme comme hier, dans les Échos : « Automobile, La Chine inquiète le monde. » Tandis que le pays concentre un tiers des ventes mondiales, le marché pourrait stagner, voire reculer, alors que c’est, comme l’écrit l’éditorialiste du journal économique, « un poumon » pour le secteur. Que le monde s’asphyxie.

« Serein, serein… », L’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



« Blanquer aborde la rentrée l’esprit serein », titrait il y a moins de deux mois un grand quotidien. Pour le ministre de l’Éducation nationale, lui-même considéré comme un premier de la classe de la Macronie, l’année 2018 serait celle de « la poursuite de la consolidation » et celle qui allait changer « la vie des professeurs ». Sauf qu’il a eu visiblement du mal à convaincre les enseignants que moins, cela faisait plus.

2650 suppressions de postes alors qu’on attend 40 000 élèves de plus. C’était hier, le motif essentiel de la mobilisation, à l’appel de l’ensemble des syndicats concernés, conscients de plus qu’il ne s’agit là que d’une première intention. 50 000 postes de fonctionnaires seraient supprimés d’ici la fin du quinquennat. Quand l’éducation nationale représente la moitié des effectifs, on imagine sans mal le résultat au tableau noir. On touche là aux limites de ce que le nombre de commentateurs appellent complaisamment ma pédagogie.

Curieusement, les enseignants comme l’ensemble des Français, comme ceux qui ont interpellé le président lors de son errance mémorielle, ont quelque mal à comprendre que c’est pour leur bien qu’on ampute leurs retraites, qu’on taxe les carburants pour qu’ils respirent mieux demain ou à la Saint-Glinglin et qu’on supprime des postes pour qu’ils puissent mieux enseigner. Autant dire à un amputé qu’il marchera mieux avec une jambe en moins.

Mais la journée d’hier, comme cette qui s’annonce samedi contre la hausse des carburants vont au-delà même des revendications posées et de la colère. Elles viennent démasquer la stratégie adoptée jusqu’alors par Emmanuel Macron se posant comme le champion du progressisme contre les populistes. Ce ne sont pas des populistes qui étaient hier en grève mais bien des enseignants soucieux de ce grand service public, cet acquis du progrès qu’est l’éducation nationale, et de l’avenir de la jeunesse d’aujourd’hui.

lundi 12 novembre 2018

« Piège », le billet de Maurice Ulrich !



On se souvient peut-être des analyses cocasses d’une spécialiste américaine des grands singes lors de la visite d’Emmanuel Macron aux États-Unis. Évoquant la séquence des pellicules époussetées sur la veste de notre singe à nous par le grand singe aux cheveux orange, elle l’avait décryptée. Je suis, disait donc le singe orange, le mâle dominant et je t’épouille. C’était un brin humiliant mais çà restait sympathique. 

Là, le président américain est arrivé avec une tête de bouledogue en colère, les mâchoires serrées et l’insulte à la bouche, boycottant une réunion de grands mâles blancs (pour l’essentiel) censés parler de paix (mais surtout pas de ventes d’armes, il ne faut pas tout mélanger). 

Bref, on peut tenter de l’amadouer et faire ami-ami en se soumettant pour donner le change, rien n’y fait, semble-t-il, il est décidé à montrer qui est le maître. Après une semaine d’« itinérance mémorielle »quelque peu bousculée, notre président, malgré tant de cérémonies et la présence hier de tant de chefs d’État, a paru un peu piégé, pour ne pas dire falot.

« De l’eau et du sang », l’éditorial de Michel Guilloux dans l’Humanité de ce jour !



La bataille du bois Belleau fut la première bataille du corps expéditionnaire américain de cette fin de Première Guerre Mondiale. Ces combats de juin 1918 finirent à la baïonnette, au corps à corps. 2289 dépouilles, dont 251 « soldats inconnus », 1060 « disparus »…, Quelques gouttes d’eau auront eu raison du respect du sang versé, « insultant », non ? On ne sait si Donald Trump aura été contrarié, hier, de ne pouvoir manipuler son jouet favori durant une cérémonie à l’Arc de Triomphe faisant la part belle aux symboles de paix et d’humanité. De la belle voix d’Angélique Kidjo rendant hommage aux troupes coloniales aux musiciens de l’orchestre de jeunes Européens, du même âge que nombre de ceux tombés durant la boucherie de 14-18, jouant du Ravel, qui fit la guerre, oui, cela a dû être terriblement ennuyeux.

Le président de la République a également sorti les violons pour plaider une intégration poussée de l’Europe. S’appuyer sur la défense, en ces jours centenaires, est-ce la priorité pour « conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique et de la dégradation de notre nature, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance » ? Face à celui qui a mis à la corbeille la signature de son pays au bas du traité INF sur les missiles nucléaires de moyenne portée, ne serait-il pas de visée autrement historique que d’annoncer que la France ratifie le traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian) ? Comment lutter efficacement contre ces fléaux si on détourne de colossales sommes supplémentaires vers une contribution « européenne » à la relance de la course aux armements ? Voilà qui contredit l’ambition d’un multilatéralisme à la hauteur de l’époque.

 Combien stérile parait l’opposition mondialisation/nationalisme en regard de ces défis. Il en est qui n’en ont que faire. « Les riches peuvent maintenant voyager aussi librement que leurs capitaux », disaient-ils à Cannes, dans un salon de l’évasion fiscale. Chercher de ce côté-là, comme des milliers de milliards versés par la BCE à la rente financière, permettrait largement de garantir la prospérité comme la « grande paix humaine ».

dimanche 11 novembre 2018

" Le dépeçage du logement social en marche !! ". Intervention de Sofia Dauvergne !



Conseil municipal du 7 novembre 2018
Intervention ; SOFIA DAUVERGNE , Conseillère Municipale, Groupe Romainville-Ensemble
Délibération ; Réaménagement de prêts de Seine-Saint-Denis Habitat- Réitération de garanties d'emprunts

> Cette délibération qui nous permet de garantir un réaménagement de prêt ; nous montre combien les mesures gouvernementales consacrées par la loi ELAN (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) s’inscrivent vers un seul objectif, celui de démanteler le parc social en le livrant à la loi du marché.

> On constate donc que la baisse des APL de l'année dernière contraint Seine-Saint-Denis habitat à essayer d'amortir le coût pour les locataires afin de le supporter lui-même. Et après, si cela ne suffit pas on poursuit le dépeçage du logement social en obligeant l'organisme HLM à vendre des logements sociaux pour se financer !! J'en profite pour dire que nous prenons acte du recul de Seine-Saint-Denis habitat concernant la vente probable de 225 logements sociaux à Romainville.

> Aussi, depuis le regroupement des HLM, l’éloignement et le manque de moyen se font ressentir fortement. Les locataires subissent au quotidien le rallongement des délais d'intervention des travaux d'entretien et cela crée des difficultés supplémentaires.

> Soyons vigilants et agissons pour défendre l’un des symboles fort du modèle social français, l'Habitat à loyer Modéré, le HLM.
Nos propositions Agir tout de suite

► Revaloriser les APL

► Mettre sous protection le 1,2 million de personnes menacées d’expulsion locative à plus ou moins brève échéance en interdisant les expulsions sans solutions de relogement.

► Augmenter les taxes sur les logements vacants dans les zones en déficit de logement.

► Encadrer les loyers avec l’objectif que le loyer et les charges ne dépassent pas 20 % des revenus du foyer.
Changer de logique

► Construire 200 000 logements sociaux par an et renforcer la loi SRU (vers 30 % de logements sociaux en zone urbaine).

► Créer un service public national et décentralisé du logement, de l’habitat et de la ville s’appuyant notamment sur un pôle public financier, un pôle public de la construction et une agence nationale foncière (pour compenser les surcoûts fonciers). Ce service public se déclinerait en quatre volets :

► Un pôle public financier, appuyé sur la Caisse des dépôts et consignations (CDC), pour financer le logement social.

► Un pôle public de la construction pour casser le monopole des majors du BTP et permettre l’abaissement des loyers et des charges.

► Une agence nationale foncière et décentralisée au niveau des régions, dotée de fonds d’intervention conséquents, pour lutter contre la spéculation du sol, par une maîtrise.


" Voeu de soutien à Mimmo Lucano, maire du village de Riace " Intervention de Sofia Dauvergne !



Conseil Municipal de Romainville du mercredi 7 novembre 2018 Intervention ; SOFIA DAUVERGNE , Conseillère Municipale, Groupe Romainville Ensemble
Délibération : Voeu de soutien à Mimmo Lucano, maire du village de Riace

Par ce vœu qui reprend l'appel international, les élus de cette assemblée, vont prendre un engagement politique fort sur la politique migratoire et demander au gouvernement d'agir pour obtenir la réintégration immédiate du Maire du village de Riace (Calabre) Accusé d’avoir « favorisé l’immigration clandestine » et qui est aux arrêts domiciliaires depuis le 2 octobre 2018. Nous pouvons qu'approuver cette initiative.
Nous pouvons qu'approuver cette initiative.
Mais, on ne peut pas dénoncer cette situation sans rappeler que La France ne respecte pas la loi concernant l’accueil des migrants. C'est le constat de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme rendu cette année. Préoccupé de voir que, de plus en plus souvent, les réfugiés ne bénéficient pas de la protection dont ils ont besoin et à laquelle ils ont droit.

Emmanuel Macron y a été épinglé. Elle s'est dit, « profondément choquée par les violations des droits des personnes migrantes », à la frontière franco-italienne. Des violations constatées lors de deux missions d’observation dans les Hautes-Alpes et dans les Alpes-Maritimes. Elle estime que « la République bafoue les droits fondamentaux » et « renonce au principe d’humanité et se rend même complice de parcours mortels ». Elle cible clairement « une volonté politique de bloquer les frontières au détriment du respect du droit à la vie et à l’intégrité physique ».Sous Emmanuel Macron, « la République française ne respecte pas plusieurs garanties légales ». Pas d’entretien approfondi ou de délai d’un jour franc avant un éloignement. Des formulaires remplis par « des escadrons de CRS qui travaillent en soutien de la PAF ». Sans oublier les lieux où sont gardés les migrants avant leur reconduite à la frontière : « rudimentaire » au Montgenève, « indigne » à Menton, Port-Saint-Louis. Pas de lit ni de point d’eau, toilette à la turque sans verrou ou en extérieur et sous la neige, aucun budget pour les repas…

L’État doit « sortir du déni et modifier radicalement sa politique responsable de la mise en danger d’êtres humains inacceptables dans notre République » exige la commission. Une formule qui n’est pas que théorique. Au moins 16 migrants sont morts en France entre septembre 2016 et janvier 2018. Mimmo Lucano, surnommé le « maire de l’accueil » s’était mis cet été en grève de la faim pour protester contre la politique migratoire inhumaine du gouvernement italien. Sa seule faute : avoir su mettre en place dans sa commune un système d’accueil qui fonctionne. Il a non seulement permis d’offrir à des femmes et des hommes fuyant la guerre et la misère des conditions de vie et de travail décentes, mais aussi à la population locale en créant des emplois (médiateurs.trices culturels, enseignant-e-s etc...), et en promouvant des formations inédites (laboratoires artisanaux, fermes pédagogiques). Une réussite dans un territoire connu pour ses mafias et son chômage. C’est cet exemple courageux que le gouvernement italien veut punir. Mimmo Lucano a pu en effet faire la preuve que l’accueil des migrant-e-s pouvait se conjuguer avec le dialogue et le bien être d’une communauté tout entière. Il est pour cela depuis quelques années sur la liste noire de tous les partis et mouvements qui entendent faire de la peur de l’autre et de la répression contre les migrant-e-s leur fonds de commerce politique.

L’Italie vit un moment très grave : les propos particulièrement choquants que tiennent régulièrement le principal parti de gouvernement, la Lega et le vice-premier ministre Matteo Salvini lèvent les tabous et libèrent les venins les plus abominables : le racisme et la haine. Dans le sud de l’Italie, l’exploitation éhontée des migrant-e-s fait les affaires d’une poignée de propriétaires terriens, vrais négriers, de nationalité italienne pour la plupart. En garantissant aux migrant-e-s des conditions de travail et de vie décentes, Mimmo Lucano prend le contrepied de cette exploitation. Il les protège des nombreuses tragédies -mort de douzaines d’immigré-e-s sur les routes durant le transport du travail aux camps où ils-elles sont entassés- qui ont marqué l’été. C’est un acte de solidarité.

C’est pourquoi, la décision de justice contre Mimmo Lucano instaure de fait un nouveau délit, le délit de solidarité. Ensemble nous devons : nous reconnaître dans les valeurs des droits humains. Défendre un État de droit, fondé sur l’indépendance de la justice, agir pour plus de solidarité, de démocratie, plus d'égalité et de justice sociale. Etre solidaires avec celles et ceux qui fuient les guerres, la misère et les catastrophes climatiques. C'est la raison pour laquelle, les élus du groupe Romainville-Ensemble, nous devenons chaque année marraine et parrain à Romainville d'enfants de parents sans papiers. Cette année nous avons partagé cette cérémonie en présence de nombreux élus et les maires des lilas et du Pré st Gervais.

Nous en profitons pour rendre un hommage à l'action permanente du Réseau Éducation sans Frontière qui se bat sans relâche pour la scolarisation dans les écoles romainvilloises des enfants de migrants résidant à l'hôtel social de notre ville et pour l'obtention de leur régularisation. Et plus récemment, nous avons partagé le traumatisme vécu par les familles d'origine étrangère qui se sont trouvées du jour au lendemain, expulsées de leur logement, à la veille de la trêve hivernal, suite à un arrêté du maire. N'avons-nous pas oublié le départ dans le plus grand silence et ignorance des migrant-e-s qui avaient été accueilli-e-s rue Leydier à Romainville et soutenu-e-s par l'association Aurore ? Oui, essayons de conjuguer un accueil digne et humain des migrant-e-s et de l’étranger avec l'exigence du vivre ensemble. Oui, face à l’offensive déclenchée par Matteo Salvini contre les migrant-e-s, les pauvres et celles et ceux qui les soutiennent, nous dénonçons cette arrestation et affirmons publiquement notre solidarité pleine et entière avec celles et ceux qui, comme Mimmo Lucano, qui sont entrés en lutte, ou s’apprêtent à le faire. Oui, nous apportons notre soutien à Mimmo Lucano, à sa famille et à la population de sa commune, face à cet acharnement d’un gouvernement de la haine qui fait de la peur de l’autre son fonds de commerce politique. Tout naturellement, nous approuvons ce vœu sans une réelle assurance que le gouvernement actuel appuiera nos exigences.


vendredi 9 novembre 2018

« MONSIEUR, IL N’Y A PLUS DE TROTTOIRS À ROMAINVILLE ! »


En descendant de mon bus, rue Vassou, me voilà en train de rattraper par la manche un jeune collégien qui, en traversant la rue a bien manqué de se faire renverser par une voiture.

Pourquoi, parce que le trottoir avait été supprimé à cet endroit…Fini le trottoir ! Priorité à la construction de l’immeuble, un de plus. Pour ce promoteur et ses semblables qui sévissent ici, la sécurité des Romainvillois ne les concerne pas !

Un groupe de dames d’un certain âge, me voyant faire des recommandations, aux jeunes, a tenu à me dire : « Vous savez monsieur, il n’y a plus de trottoirs à Romainville »

Au fait, qui sera responsable si un accident se produit ?
Un correspondant de « Rassembleurs et Solidaires ».

" MA PLUME ME DEMANGE ", UN BILLET DE FRANCOIS ANDRE



NOTRE SITE EST OUVERT AU DÉBAT, AUX OPINIONS DIFFÉRENTES. C’EST DANS CET ESPRIT QUE NOUS PUBLIONS CE POINT DE VUE DE NOTRE AMI FRANÇOIS ANDRÉ. CELUI-CI ÉTAIT ACCOMPAGNÉ DE CE COMMENTAIRE :

Bonjour à tous,

Sur le sujet actuel de l'aménagement de la corniche des forts, nous n'avons pas tous la même approche. Si j'exprime un point de vue différent du vôtre ce n'est pas dans un esprit de contradiction, je ne souhaite pas qu'un différent de cet ordre entache nos relations que j'estime amicales. 
François ANDRE
                          
         « Je m’étais pourtant promis après avoir émis mon avis concernant le projet de la corniche des forts, de ne pas en ajouter et de ne pas faire campagne, pour celui-ci, sous sa forme actuelle. Cependant  au vu de l’agitation qu’il provoque chez certains, il m’est difficile de ne pas revenir sur le sujet. Je ne vais pas répéter les arguments de mon propos de septembre. Je reste en accord avec moi-même et imagine qu’un certain nombre de personnes partagent mon avis.
        
        Je vais donc faire court. A ce jour, il nous est promis à l’horizon 2020 de disposer, en complément de nos espaces verts accessibles, de 4,5 hectares, auxquels s’ajouteront 2,4 hectares de pâturages. Le problème est que pour sécuriser ces surfaces, il y a lieu de défricher et d’abattre des arbres. Pour certains cette action prend l’allure d’un sacrilège. Nous le savons tous, notre terre est malade, les émissions de CO2 en sont responsables pour partie.
        
             N’étant aucunement spécialiste en la matière, j’ai cherché à comprendre quel impact pouvait avoir cette ‘’destruction’’ sur l’évolution de notre climat. Je ne fais état que du climat et reconnais que la faune qui prolifère dans ce secteur devra se retrancher dans les 20 hectares restant à l’état de jungle. Après recherches, j’ai noté que les experts s’entendaient pour retenir le chiffre suivant : Une forêt de20 à 80 ans d’âge capte en moyenne 5 tonnes de CO2 par hectare et par an. Sur cette base, le déboisement occasionnera un déficit de séquestration de CO2 de : 5x7 hectares, soit 35 tonnes par an. Selon l’INSEE, pour la France, les émissions de CO2 en tenant compte de ce qui est provoqué par nos importations ( CO2 émis à l’étranger) s’élève à 550.000.000 de Tonnes. En 2016 les experts estiment cette pollution à 36.4 milliard de tonnes pour l’ensemble de la planète.
        
           Compte-tenu de cette échelle de valeurs, ne pensez-vous pas que de s’agiter avec véhémence pour préserver cette parcelle de bois, c’est un peu vouloir éteindre un incendie avec un verre d’eau ? Ne faut-il pas mieux la rendre accessible aux Franciliens qui sont friands d’espaces de détente?
           
     J’ai entendu les arguments des défenseurs de la forêt :’’Nous pourrions faire autre chose‘’ ! Surement ! Mais n’est-il pas trop tard pour remettre en cause ce projet ? Quel gâchis toutes ces sommes d’argent qui auraient été investies à pure perte ! Que faire du tas de sable prévu pour combler les carrières ? (il n’est pas prévu de les combler avec du ciment). Le distribuer aux familles qui se trouvent dans l’obligation de faire passer le marchand de sable tous les soirs pour que leurs enfants trouvent le sommeil ? »

 François ANDRE                                                                                                 Novembre 2018

PS : Si certains contestent les chiffres énoncés, je suis à leur disposition pour leur transmettre mes sources.

Adresse de locataires du bâtiment B à la Cité Gagarine, à messieurs les présidents d'Est-Ensemble et de Seine-Saint-Denis Habitat !


NOUS PUBLIONS LE COURRIER ADRESSE PAR DES LOCATAIRES DU BÂTIMENT B DE LA CITE GAGARINE A MONSIEUR, GERARD COSME, PRESIDENT D'EST-ENSEMBLE ET MONSIEUR STEPHANE TROUSSEL, PRESIDENT DE SEINE-SAINT-DENIS-HABITAT.

 Romainville le 29/10/2018

Monsieur le Président,

Nous, un groupe de locataires du BATIMENT B de la Cité Youri GAGARINE, nous souhaitons vous faire part de nos questionnements et doutes suite au manque de communication et de transparence de notre Conseil Citoyen concernant le projet de destruction de notre bâtiment et de notre relogement.

En effet depuis des années nous sommes confrontés à des « non-dits »,  des  « peut-être que », et à des affirmations qui sont contradictoires entre elles, et qui créent des situations anxiogènes au sein de nos familles, et de nous tous entre voisins.

Depuis des années nous demandons les comptes rendus des réunions du Conseil Citoyen, et nous n’avons jamais eu le moindre de ces comptes rendus !!!
Nos questions sont pourtant simples, élémentaires et vitales et nous avons besoin maintenant d’informations, de réponses écrites, de garanties :
-        Dans quelle rue de Romainville, les habitants du bâtiment B seront relogés ?
-        Le montant du loyer, loyer par m², sera-t-il identique, à combien par m² ?
-        Le chauffage sera-t-il compris dans les charges ?
-        Le montant des charges sera-t-il identique, coût au m² ?
-        Aurons-nous toujours une place de parking gratuite ?
-        Quelle sera la surface du nouvel appartement pour 1,2,3,4,5,6,7 et plus, occupants ?
-        A quelle date serons-nous relogés ?
-        Mais avant toutes ces questions, il y a même la question de fond à laquelle nous sommes également dépourvus de toute explication : « Pourquoi et qu’est ce qui peut justifier ces démolitions alors qu’aucun locataire ne le demandait ? »
-           La future station de métro sera-t-elle à la même distance de nos nouveaux logements que la distance avec nos logements actuels ?

Sur la démolition du bâtiment B, plusieurs versions ont été données, l’une nous dit que nous serons relogés rue Vassou, une autre nous dit que nous serons « dispatchés » comme des paquets sur le périmètre du 93 de Seine Denis Habitat... Qui dit que nous ne partirons jamais d’ici ? Le projet de destruction du bâtiment est-il d’ailleurs toujours en cours ?
Dans cette longue attente, nous les locataires, nous ne pouvons plus prévoir des travaux d’entretien ou embellissement de nos logements, du fait que nous ne savons pas si nos investissements s’inscrivent dans la durée. Les conséquences sont visibles et nos appartements se dégradent ainsi que  les espaces communs.

Cette dégradation INVOLONTAIRE sera peut-être  un argument pour justifier notre départ ?
Les années passent et nous ne savons pas de quoi sera fait demain, à quoi ressemblera notre environnement, si nous serons les victimes de cette ré-urbanisation du grand Paris et que nous devrons laisser notre quartier au bénéfice de ces quelques personnes qui ont bien de la chance à pouvoir acheter un logement.

En effet, il y a des locataires, donc des êtres humains, des citoyens, des habitants de la cité, qui vivent ici depuis 50 ans et qui se sont réjouis de voir l’arrivée du métro. Mais après cinquante années, maintenant que le métro arrive, il serait question de les déloger ? Nos questions sont légitimes.
En revanche, il est vrai qu’il y a eu des aides pour favoriser l’achat immobilier, mais ça  ne concerne qu’une petite et infime partie des habitants romainvillois.

Nous avons le sentiment d’être dans une nébuleuse et le manque de dialogue ne fait qu’aggraver la situation et le sentiment de déconsidération que nous ressentons. Ce sentiment se manifeste aussi par l’installation de panneaux métalliques sur le sol même de la propriété HLM qui touchent quasiment notre bâtiment. Cela « a permis » de supprimer des places de stationnement avec les problèmes que l’on peut imaginer. Et le sentiment est le même avec la moquette en faux gazon posée sur un passage pour rejoindre la rue de Paris. Ailleurs, dans d’autres quartiers aurait-on seulement imaginé de le faire ?

Il s’agit de nos appartements, de nos vies familiales, de notre entourage, de notre vivre en collectivité, de nos différences qui font de cette cité une grande richesse culturelle. Voilà, le non-respect à l’extérieur (barrière, moquette, suppression de place de parking,…), le non entretien à l’intérieur (problème de chauffage, pas d’embellissement individuel car « on va partir ») peuvent nous laisser penser que cela est fait pour nous inciter à nous dégoûter de chez nous.
Certains d’entre nous ont personnellement approché des membres du Conseil Citoyen et lorsque nous leur avons posé la question concernant la remise des comptes rendus des réunions, ils nous ont répondu qu’il n’y avait pas de compte rendu et quand bien même s’ils existaient, le Conseil Citoyen n’avait pas les moyens de se payer des photocopies pour faire la distribution aux locataires …

Cependant nous savons qu’un week-end à Barcelone a été organisé pour « former et informer » notre conseil citoyen sur les nouvelles constructions urbaines. Il est difficilement pensable qu’il y ait du budget pour des week-end à Barcelone (d’autres ont entendu parlé d’un week-end également dans un pays du nord) et pas de budget pour distribuer des photocopies d’un compte rendu de réunion dans nos boites aux lettres !
Avec cela, le silence assourdissant de certains membres du conseil citoyen ne doit pas nous laisser imaginer un bénéfice pour des intérêts personnels. Nous voulons imaginer encore pour le moment que les manquements de ce conseil citoyen s’inscrivent surtout sur l’amateurisme et un manque de moyens réel mis à leur disposition.

Nous avons vraiment le sentiment profond d’un mépris de nos élus, décisionnaires, et consultants, face aux locataires de ce bâtiment, qui donneront le coup d’envoi à la réhabilitation de notre quartier.
Nous tous, que nous soyons pour la démolition de notre bâtiment B ou bien, que nous soyons contre cette démolition, nous partageons tous le même sentiment d’abandon ; et ce silence est inconcevable pour les citoyens que nous sommes, et nous empêchent d’organiser, prévoir notre vie (lieu de travail, lieu de l’école des enfants, vie de quartier  -voisins, commerçants, marchés-,…)  !!!

Ce qui nous unit, nous, le groupe de locataires à l’origine de cette lettre ?
Franchise, honnêteté, respect et transparence
Ce sont les trois revendications que nous portons devant vous M. le Président. Nous revendiquons les fondamentaux d’un dialogue dans le respect, pour construire ensemble un avenir qui puisse satisfaire toutes les parties, locataires et décisionnaires.
Nous vous demandons de bien vouloir nous recevoir (en petite délégation) afin de pouvoir vous exprimer nos inquiétudes et qu’enfin nous puissions recevoir des informations concrètes et honnêtes concernant notre avenir.
Nous les habitants de Gagarine, nous voulons rester des Romainvillois,
Nous restons en attente d’une proposition de date pour une rencontre, et nous sommes joignables par courriel à l’adresse  ggrroma@gmail.com  (ou par téléphone au 06.29.69.78.24)
Veuillez accepter M. Le Président, nos salutations distinguées,

  ©Template Blogger Elegance by Dicas Blogger.

TOPO