LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 7 mars 2012

Présidentielles et législatives : c'est maintenant que ça se joue !

LLa campagne des élections présidentielles et législatives entre dans la dernière ligne droite. Celle où l’objectif est de transformer la sympathie accumulée depuis de longs mois en engagements fermes en faveur du Front de gauche. À 45 jours du premier tour, beaucoup d’électrices et d’électeurs hésitent encore. Une chose parait certaine, décidés à chasser Sarkozy, ils ne se retrouvent pas pour autant dans la campagne « trop molle », « trop floue » de François Hollande. C’est ce qu’ils nous disent lorsque nous prenons le temps de pousser le débat avec eux. Aussi avec les 10% d’intentions de vote que donne le sondage CSA, le Front de gauche n’est pas au sommet de sa marge de progression. D’autant que le vote utile si souvent utilisé ne résiste pas à l’examen de la situation. Marine Le Pen ne sera pas au second tour !
Alors, pourquoi faudrait-il que nous renoncions à dire ce à quoi nous aspirons ? C’est tout le sens d’une élection à deux tours. C’est au deuxième tour que la gauche se rassemblera pour chasser Sarkozy er sa politique. Au premier, avec le vote Front de gauche nous nous donnons les moyens de peser dans le bon sens et de faire entendre nos exigences. Jean-Luc Mélenchon s’y emploie dans chacun des ses trop rares passages dans les médias, dans les meetings qui réunissent des dizaines de milliers de personnes. Le rendez-vous de la Bastille, le 18 mars, va constituer un moment privilégié.
Mais prenons garde d’oublier que les 10 et 17 juin nous serons appelés à élire nos député-e-s. C’est l’assemblée nationale qui aura à voter les lois, à décider des politiques qui seront mises en œuvre en matière d’éducation, de formation, d’emploi, de santé, de logement…C’est dire l’importance de compter de nombreux député-e-s du Front de gauche à l’assemblée nationale.


Le Front de gauche à 10%, selon CSA

Selon une série d’enquêtes réalisées les 2 et 3 mars, la candidature de Jean-Luc Mélenchon continue son ascension, alors que Nicolas Sarkozy attend toujours sa percée.
La nouvelle vague de sondages, réalisée entre les 2 et 3 mars, ne doit pas ravir le président sortant. La percée espérée par Nicolas Sarkozy après l’annonce officielle de sa candidature, le 15 février dernier, n’a pas eu lieu, même avec un léger recul pour le candidat socialiste au premier tour. À l’inverse, s’annoncent de bonnes nouvelles pour le Front de gauche qui franchit un nouveau cap symbolique dans sa campagne. Alors que son entourage annonçait à tout va, la semaine dernière, un « croisement des courbes » dans les jours à venir, Nicolas Sarkozy voit fondre les intentions de vote à 25 %. Il perd 1 point, selon l’enquête BVA pour le Parisien, publiée hier, et jusqu’à 2 points, selon l’enquête Ipsos, pour le Monde d’aujourd’hui. La régression est la même pour François Hollande, qui s’établit à 33 %, selon le premier sondage, et à 29,5 %, selon le deuxième. Nouvelle preuve de cette entrée en campagne ratée du président, l’écart semble se creuser dans l’hypothèse d’un second tour l’opposant à François Hollande, qui gagne un point (59 % au lieu de 58 % début février), tandis que lui régresse (41 % contre 42 % auparavant). Selon cette même étude BVA, les intentions de vote se tasseraient également pour François Bayrou (13 % contre 14 %) et Marine Le Pen (14 % contre 16 %). Deux estimations à nuancer puisque l’enquête d’Ipsos tend, elle, à montrer une progression du FN (17,5 %) comme du Modem (12,5 %). En revanche, la dynamique du Front de gauche n’est contestée par personne. Les succès remarqués des meetings et des initiatives de ces dernières semaines semblent se traduire dans ces nouveaux sondages. Jean-Luc Mélenchon voit les intentions de votes en sa faveur augmenter dans toutes les études : il en recueille désormais de 8 % à 9,5 % pour BVA et Ipsos (au lieu de 7 % à 8 % en février) et atteint le seuil symbolique des 10 %, selon l’enquête du CSA, pour BFM TV, RMC et 20 Minutes, rendue publique aujourd’hui. Une progression qui pourrait ne pas encore donner à voir toute son ampleur. Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion, expliquait dans le Parisien, hier, que « sa popularité ne se traduit pas encore totalement en intention de vote » du fait « d’un réflexe de vote utile qui profite à Hollande », mais que « Mélenchon a un potentiel important ».

mardi 6 mars 2012

Nous demandons le report de la séance du 15 mars sur les partenariats public/privé

Nous mettons en ligne un communiqué des élu-e-s du groupe " communiste citoyen front de gauche pour une alternatve sociale et écologique " au Conseil général.
Le jeudi 15 mars 2012, les conseillers généraux de Seine Saint-Denis sont invités par le Président Bartolone à se prononcer sur l’approbation des contrats de partenariat public/privé pour la construction et la reconstruction de 12 collèges dans le département. Ce projet engagerait notre collectivité dans un investissement financier massif de 623 millions d’euros sur 20 ans.
Les partenariats public/privé ont été fortement critiqués dans la presse ou au sein des parlementaires de gauche et pour certains même, de droite. Des cas comme celui de l’Hôpital sud francilien de Corbeil-Essonnes témoignent de nombreuses dérives financières sur ce type de contrats. A l’étranger, le Royaume Uni ou le Canada, où le recours aux partenariats public/privé était largement privilégié depuis 20 ans, font machine arrière sur ce type de procédure, constatant une augmentation des prix allant jusqu’à 70% du budget initialement prévu.
Les arguments qui sont développés devant nous pour justifier malgré tout un recours au privé reposent sur 3 axes principaux :
- Il y aurait urgence à construire tous ces collèges au vu de l’extension démographique de notre département
- Les travaux en PPP seraient plus rapides
- Le recours au PPP serait moins cher que la Maîtrise d’Ouvrage Public et nous n’avons pas les moyens de payer plus.
A écouter ces arguments, on se demande pourquoi donc construire encore certains collèges en maîtrise d’ouvrage public si le privé offre des solutions plus rapides, moins chères et plus efficaces !
Mais nous savons que la réalité est tout autre pour l’essentiel : Les expériences diverses montrent que les délais ne sont pas vraiment plus courts et que le coût s’avère beaucoup plus élevé.
Il est certain que la Seine St Denis va connaître une poussée démographique dans les collèges mais il nous apparaît indispensable de connaître précisément où se situera ce pic démographique, quelle en sera l’ampleur, la durée, la localisation sur le département afin de pouvoir évaluer correctement où se trouvent réellement les situations d’urgence. Nous n’avons pas obtenu ces éléments. D’autres solutions étaient possibles, par exemple la filière sèche qui pouvait permettre un produit de qualité pour faire face à l’urgence en maintenant une maîtrise d’ouvrage publique.
Enfin, en admettant qu’il n’eut pas du tout été possible de faire autrement que d’en recourir au PPP, ne fallait-il pas limiter ce choix délicat aux collèges les plus urgents, en comptant sur un changement de gouvernement pour obtenir d’autres moyens dans les années à venir afin de rénover, réhabiliter, reconstruire nos établissements ? Car la facture est lourde, même si c’est pour une bonne cause ! Et faut-il encore espérer obtenir les postes d’enseignants nécessaires pour ces nouveaux établissements…
Alors que le département taille déjà des coupes importantes dans les budgets y compris sociaux, nous sommes alertés par cette place de plus en plus importante faite au privé dans l’éducation (cours privés, écoles privées, subventions aux activités pédagogiques par des banques, qui compensent d’ailleurs largement leur générosité en nous faisant payer la crise).
C’est pourquoi, notre groupe, comme tous les syndicats du Conseil général, a demandé à Claude Bartolone le report de la séance du 15 mars prochain.
Il est de notre responsabilité d’élus de ce département d’approuver ou de désapprouver en parfaite connaissance et en pleine responsabilité des dossiers qui engagent aussi fortement l’avenir du département et de ses habitants.

Jean-Luc Mélenchon explique sur TF1 sa révolution citoyenne avec le sourire

Le candidat du Front de gauche était le second invité de Parole au candidat sur TF1 ce lundi soir. Malgré un temps de parole moindre et une heure de passage tardive, Jean-Luc Mélenchon a singulièrement tranché par son style décontracté et ses idées humanistes, avec Marine Le Pen, première invitée à qui était réservé le prime time, et qui, près de deux heures durant, a répondu avec autant d'approximation que de morgue aux questions posées par le panel de Français sélectionnés et par les journalistes. Voici les principaux extraits de l'intervention de Jean-Luc Mélenchon.

Sur la proposition de loi de François Hollande de taxer les hauts revenus au-dessus d'un million d'euros à 75%
"La proposition de François Hollande va dans le bon sens, mais pas assez loin. La question n'est pas de punir le riche mais d'organiser la règle de la répartition de la richesse. Nous instaurons donc un salaire maximum: salaires de 1 à 20 dans la fonction publique et pas plus de 360.000 euros par an. Au delà, tout part à l'impôt. Depuis sa proposition, il est beaucoup question de gens qui veulent partir de France. Nous, nous disons: on les poursuit, comme le font les Etats Unis, qui pratiquent une règle qui consiste à dire que tous ceux qui sont partis dans un autre pays doivent payer la différence entre les impôts qu'ils payent là-bas et ceux qu'ils auraient dû payer aux Etats-Unis. Il faut avoir un système cohérent, complet, pour que les mesures ne soient pas que spectaculaires. Il faut aller à la difficulté: le partage de la richesse. Ce que ne fera jamais Madame Le Pen. Elle ne s'attaquera jamais au capitalisme. Car pour elle, le problème n'est pas le banquier, mais l'étranger, celui qui n'a pas la même religion qu'elle… Si je suis élu, on partagera. Et ceux qui ne voudront pas partager de bon gré, on les obligera, par la loi. Dans les entreprises, il en ira de même."

Gouverner avec le PS
"Nous nous y refusons. Ce n'est pas la stratégie de Hollande. Je pense qu'il se trompe car il vient de voir le cercle des conservateurs se mettre d'accord entre eux contre lui. Le Front de gauche est un rassemblement d'organisations, une force nouvelle, ascendante en ce moment. On n'a plus besoin d'un social démocrate un peu mou mou. Nous avons une force. Nous sommes indépendants et autonomes. La seule chose qu'on demande, c'est d'être utile. On veut faire battre la droite. Notre but n'est pas d'avoir des places, des strapontins. Nous sommes au service de la révolution citoyenne. La lutte continue après l'élection. Si nous faisons battre Sarkozy, la dynamique ira loin irrémédiablement. Et si le gens voient qu'ils n'ont pas ce qu'ils veulent avec Hollande, ils viendront avec nous."

Lutte contre la délinquance
"Quand vous êtes victimes d'un vol à main armé, nous devons faire deux constats. Il y a un défaut d'organisation des services de sécurité, avec un niveau d'effectifs de police actuel qui est celui de 2002. Si Sarkozy est réélu, nous serons à la fin de son deuxième quinquennat revenu au niveau de 1997. Nous avons besoin de forces de sécurité. Il y a de la dépense publique envisager. La sécurité publique est incompatible avec la politique d'austérité. Ensuite, où vont les gens qui vous ont pillé? Ils vont vers un receleur. Et au bout de la chaine, vous avec le système bancaire qui fait circuler l'argent sale sans être puni.
L'encours bancaire dans les paradis fiscaux d'une banque française dont je tais le nom, est supérieur à l'encourt des banques françaises en Espagne. Je veux qu'on s'attaque aux gros bonnets du système. Ensuite, il y a trois principes. Premièrement, la prévention. On doit tout faire pour éviter que la jeune personne tombe dans la délinquance, car après, ça coute plus cher à la société. Deuxièmement, la répression, en tapant contre les gros bonnets car ils sont l'aboutissement des petits ruisseaux. Troisièmement, la réparation. Même s'il y a condamnation, la blessure psychologique reste. Cet aspect de la réparation psychologique doit être prise en compte."

Augmentation du SMIC à 1700 euros
"On passerait de 9 à 11 euros d'euros brut. Cette idée sort de la CGT et de FO. Deux grandes centrales syndicales réclament la même chose, comme Sud. La répartition de la part du capital s'est déséquilibrée par rapport à la part des salaires. On a là une masse de richesse que l'on doit ramener. Et quand vous augmentez le smic, tous les salaires intercalaires augmentent sur 2 ou 3 ans.

Minima sociaux et RSA
"Je suis pour qu'on puisse vivre d'une paye au dessus du seuil de pauvreté. Je n'ai qu'une hâte, c'est d'enlever le RSA, qui subventionne l'emploi, alors que l'on peut créer des dizaines de milliers d'emplois."

Formation professionnelle dès 14 ans
"Envoyer un gosse à la production à 14 ans, c'est ne rien comprendre à ce qui se passe. L'école et l'entreprise, ce n'est pas la même chose, et le gamin en ressort parfois deux fois cassé: par l'école et par le monde du travail auxquels il ne s'est pas adapté. Ensuite, il vient gonfler le nombre de ces jeunes que l'on dit perdu de vue."

Aide scolaire et Education nationale
"Un peu d'amour, de fraternité, souvent améliore tous les résultats. Retenons-le et mettons-le au coeur de tout ce que nous proposons. Vous faites un travail de bénévole en soutien scolaire. Moi, ça me pose un problème. Normalement, c'est l'école qui doit fournir le soutien scolaire. Cela pose le problème de construire un véritable service public de l'éducation."

Les attaques contre Marine Le Pen
"J'attaque Madame Le Pen et l'extrême droite parce que toute ma tradition philosophique est républicaine. Il y a un état de sidération dans ce pays au sujet de Marine Le Pen. Elle est extrêmement dangereuse. Quand elle a mis le doigt sur le halal, elle a fait coup double, en posant derrière la question sur l'abattage casher. Les ennemis publics deviennent le musulman, puis le juif. Jusqu'en 1960, tout abattage se faisait par cette méthode. Et cette femme est par ailleurs pour la peine de mort. Ca ne lui pose aucun problème d'envoyer à la mort être humain. En revanche, la souffrance animale lui pose un problème inouï quand on tue une bête de cette façon!"

Changement de politique européenne
"Je crois au rapport de force. La France est la deuxième puissance du continent, bientôt la deuxième population. Vous croyez que l'on fait l'Europe sans nous écouter?
L'Union européenne est notre oeuvre. Si la France dit on n'est pas d'accord, si l'on commence à faire voter chez nous ce pour quoi nous ne sommes pas d'accord, alors on nous écoutera. En Allemagne aussi la situation est intenable. 20% de la population active est dans la difficulté. Vous croyez que les Allemands ne souffrent pas comme nous? Moi je leur parlerai depuis la France. Regardez où nous en sommes en Grèce après neuf plans d'austérité. Là-bas, un Front de gauche émerge. Je dis donc aux Français, évitez vous neuf plans d'austérité et venez directement vers nous!"

lundi 5 mars 2012

Une délibération digne de Machiavel !

Lors de la réunion du Conseil municipal du 29 février madame Valls a présenté et fait approuvé une délibération qui ne peut laisser insensibles les citoyens attachés au pluralisme d’opinion. Nous vous en donnons connaissance :
Le Conseil municipal,
Considérant que la persistance des incivilités caractérisées par l’affichage sauvage et le dépôt en vrac de déchets amène la collectivité à intervenir afin de procéder à l’enlèvement des déchets irrégulièrement déposés ou des affichages illicites,
Considérant qu’il serait anormal et inéquitable que ces interventions de la collectivité et ne soient pas supportées par les contrevenants,
Considérant qu’il y a dès lors lieu de fixer les tarifs de ces interventions, qui seront facturées aux usagers indisciplinés dans le cadre des règles en vigueur et après mise en demeure des intéressés,
Après en avoir débattu et délibéré,

DÉCIDE
Article 1 : d’autoriser la facturation des frais de nettoyage suite au dépôt de déchets en vrac, lorsqu’il est possible d’identifier le contrevenant, sur la base d’un forfait de 150 euros par intervention.

Article 2 : d’autoriser la facturation des frais de nettoyage pour l’enlèvement de l’affichage sauvage, sur la base d’un forfait de 150 euros par intervention. (Cet article 2 est tapé en gras dans la délibération).

Nous osons l’écrire, cette délibération tient davantage de la fourberie et du machiavélisme
que de l’intérêt général dont se réclame madame Valls. En effet, qui pourrait être en désaccord avec le souci de protéger la qualité de notre cadre de vie ? Personne.
Cependant, cela fait des lustres que nous trouvons des dépôts sauvages, à chaque coin de rue de notre ville. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Mais voilà, ce n’est pas tant les dépôts sauvages qui sont visés QUE L’AFFICHAGE SAUVAGE.
Sauf que la ficelle serait apparue un peu grosse, si la délibération n’avait portée que sur ce point. D’où cette ruse, ce subterfuge.

Venons-en au fond. Combattre l’affichage sauvage implique pour un(e) élu(e) soucieux de défendre la liberté d’expression, de créer les conditions de cette liberté. Or dernièrement une dizaine de panneaux d’opinion, destinés aux associations et aux formations politiques ont disparu. Aujourd’hui, ils se comptent à peine sur les doigts des deux mains. Le journal d’informations municipales n’est qu’un bulletin de propagande à la gloire de madame Valls et de la petite coterie qui l’entoure. Nous n’avons même pas droit à un compte-rendu sérieux des réunions du Conseil municipal. Et contrairement à ses dires, la loi ne l’obligeait pas à décider, à l’approche des prochaines échéances électorales, de supprimer les tribunes des groupes de l’opposition municipale. D’ailleurs, elles continuent de paraitre dans les journaux d’informations des Conseils général et régional. Le vote du budget va intervenir à la fin de ce mois dans le plus grand secret, sans aucune concertation. Aucune opposition n’est tolérée, à l’image du refus de voir les élus de l’opposition siéger au Conseil communautaire « d’Est Ensemble ».

Ainsi va la démocratie dans notre ville. Elle se peut se résumer dans cette formule : « Je règne, je décide, j’ai raison et gare à celle ou celui qui ose me contredire et s’opposer à mon point de vue ».

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