LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

dimanche 27 décembre 2009

Pour les enfants de notre ville, la solidarité est une nécessité !

La politique du gouvernement SARKOZY fait des ravages. Alors que la spéculation devient forcenée, que l’argent coule à flots, que les bourses flambent et les hauts revenus aussi, des centaines de milliers d’emplois sont détruits, le pouvoir d’achat régresse, les inégalités s’aggravent.
Les foudres de l’ultralibéralisme ne laissent derrière elles que chômage, précarité, pénibilité du travail, temps partiel imposé, bas salaires, déclassement social, travailleurs pauvres. L’accès aux biens fondamentaux, du logement, de la santé à l’alimentation, est de plus en plus réduit.
Pour les enfants aussi….les temps sont durs. Chacun peut le constater : Pendant les vacances scolaires, plus nombreux sont les enfants, les adolescents à ne pas quitter Romainville. Les services sociaux sont moins fréquentés. Nombre de familles ne peuvent plus faire face aux dépenses de la vie courante. Elle nous disent leurs difficultés grandissantes pour inscrire leurs enfants aux restaurants scolaires, dans les centres de loisirs et de vacances.
Dans une pétition qui leur a été présentée 550 parents d’élèves ont exprimé le souhait de voir modifiés les tarifs de ces activités afin de les rendre plus accessibles aux familles les plus modestes.
En vue de lui remettre ces pétitions et de permettre à une délégation des parents d’exposer de vive voix cette revendication, Laurent PAGNIER, secrétaire de la section de Romainville du Parti Communiste Français et conseiller municipal a sollicité le 8 décembre dernier un entretien auprès de madame Corinne VALLS, Maire de notre ville.

samedi 26 décembre 2009

GAZA / UN AN APRES...

Un an après l’agression et les bombardements israéliens sur Gaza, nous voulons rappeler ce que fut cette tragédie et les conséquences terribles de cette nouvelle page dramatique de l’histoire du conflit du Proche-Orient.
Parmi les nombreuses initiatives (manifestations, rassemblements, etc...) prévues à l’occasion de cet anniversaire, le PCF organise une soirée le 6 janvier prochain à l'espace Niemeyer pour faire le bilan d’une année d’engagements non tenus en faveur de la résolution du conflit au Proche-Orient.
Nous saisirons cette occasion pour analyser la situation nouvelle, redéfinir les conditions d’un règlement politique dans la justice et le droit, réaffirmer la solidarité nécessaire avec le peuple palestinien, avec les anti-colonialistes et progressistes israéliens, rappeler les principes et les valeurs qui doivent fonder une solution juste et durable à ce conflit, souligner la responsabilité des acteurs concernés, notamment la France, les Européens, les pays membres permanents du Conseil de Sécurité...
Cette initiative tombe à point nommé pour tous les défenseurs de la Paix et des Droits de l’Homme, alors que plusieurs ONG viennent de publier un rapport alarmant sur la situation à Gaza...
23 décembre 2009
L’article ci-dessous paru dans le Monde fait état des conclusions de ce rapport :
« Un an après l’opération "Plomb durci", qui fit près de 1 400 morts côté palestinien, seize ONG accusent la communauté internationale d’avoir "trahi" les habitants de la bande de Gaza. "Gaza ne peut pas continuer à être la plus grande prison à ciel ouvert du monde !" avait notamment déclaré Nicolas Sarkozy en février, peu après l’offensive israélienne dans ce territoire palestinien. Pourtant, le blocus israélien a perduré, ce qui a "empêché" la reconstruction et les réparations nécessaires, dénoncent les ONG dans un rapport de vingt pages.
Ces organisations, parmi lesquelles Oxfam International, le CCFD-Terre solidaire et Amnesty International France, rappellent que plus de 2,8 milliards d’euros d’aides avaient été annoncés en faveur du territoire laissé exsangue par trois semaines de bombardements, qui firent 600 000 tonnes de décombres. Mais "seule une faible partie des sommes engagées ont été dépensées. Les biens et équipements destinés à la reconstruction croupissent dans des entrepôts en dehors de Gaza et la région est toujours en ruines (...). Seuls quarante et un chargements de matériaux de construction ont été autorisés à entrer depuis, alors qu’il en faudrait des milliers."
Les conséquences, recensées par l’ONU et les ONG déployées sur le terrain, sont multiples : cet été, vingt mille personnes vivaient toujours loin de chez elles ; 90 % des Gazaouis subissent des coupures de courant quatre à huit heures par jour, ainsi que des coupures d’eau, dont seulement 5 à 10 % est potable ; les destructions dans les entreprises ont intensifié le chômage, qui a atteint 40 % ; près de la moitié des terres agricoles ont été rendues inexploitables par le passage des blindés israéliens et l’extension de la zone-tampon à la frontière avec Israël ; le fonctionnement des secteurs-clés de la santé et de l’éducation demeure très perturbé.
Les ONG condamnent les tirs de roquette contre des civils israéliens depuis la bande Gaza, à l’origine de l’offensive. Mais elles refusent que cette infraction au droit international en justifie une autre. Or, le blocus imposé par Israël depuis l’arrivée au pouvoir du Hamas en 2007 dans ce territoire palestinien viole la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, qui interdit les "punitions collectives", selon elles. Elles terminent par un "appel à l’action", notamment à destination de l’Union européenne, pour obtenir la levée du blocus. » Source : Le Monde du 22.12.2009
Programme de la soirée organisée au siège du PCF
 Film : « Gaza-strophe. Le jour d’après ». En présence de son réalisateur Samir Abdallah
 Débat avec la participation de :
Hind Khoury, Déléguée générale de Palestine en France
Esther Benbassa, historienne du judaïsme, auteure de nombreux ouvrages dont « Etre juif après Gaza » (2009)

Stéphane Hessel, Ambassadeur de France, un des principaux auteurs de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, auteur de nombreux ouvrages dont « Citoyen sans frontières » (2008)
Bernard Ravenel, Président de la Plateforme des ONG pour la Palestine
Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF
Sous la présidence de Marie George Buffet

Copenhague et le capitalisme

Capitalisme, voici un mot qui avait jadis disparu de la circulation. Il n’était plus question de l’utiliser pour qualifier cette joyeuse société. Il était censuré par ses partisans, qui en avaient vraisemblablement un peu honte.
Et puis, avec l’arrivée de la fameuse crise, voici le mot revenu à grands coups de déclarations. Le capitalisme, on allait le moraliser, le réguler et même l’humaniser, ciel !
Et puis, et puis, le voilà de nouveau passé aux oubliettes ; Aujourd’hui il est le grand absent du sommet de Copenhague. Et pourtant ce capitalisme pourrait bien être le vrai destructeur de la planète. La disparition des forêts d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie, c’est lui ; l’élevage industriel, c’est lui ; les délocalisations, c’est lui ; les camions plutôt que les trains, c’est lui ; l’incitation à la surconsommation, c’est lui ; les produits « non durables », c’est lui ; les fraises espagnoles en hiver, c’est lui ; Bhopal, c’est encore lui…
Bien sûr, nous devons continuer à économiser l’eau, l’électricité, trier nos déchets, manger moins de viande, sensibiliser nos enfants…
Bien sûr, les Etats riches doivent accorder des aides aux pays pauvres.
Bien sûr, il est urgent de limiter le réchauffement climatique…
Mais, sans un changement radical d’orientation ; sans une remise en cause du système capitaliste et de sa mondialisation, nous n’obtiendrons pas de résultats durables.
« Faut changer la société, pas le climat ! » disait les banderoles à Copenhague.
Oui : « Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie, n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit… » (Hervé Kempf)

Hibernatus

jeudi 24 décembre 2009

Paix, solidarité, partage : les communistes de Romainville vous souhaitent un joyeux Noël.

Noël est la fête la plus magique de l’année. C’est un moment de joie où l’on se retrouve en famille, ce qui ne signifie pas pour autant qu’on ne pense pas à ceux qui sont seuls ou qui souffrent. Les Français dans leur ensemble sont solidaires. Ils donnent aux associations et les plus modestes sont souvent ceux qui donnent le plus. Ils sont solidaires aussi des salariés en lutte, ils le sont des sans-papiers en assumant parfois des risques réels. Mais c’est dans les Hauts de Seine, le département le plus riche de France, chasse gardée de l’UMP, des BALKANY à Jean SARKOZY, que le conseil général vient de supprimer la prime de Noël. C’est dans les mois à venir qu’un million de chômeurs vont se retrouver en fin de droits sans que le gouvernement s’en émeuve. Dans la France d’aujourd’hui, 20% des ménages les plus aisés disposent de 40% du revenu réel disponible et les 20% des ménages les plus modestes s’en partagent 8%.Dans les pages glacées des magazines, ces jours-ci, il y a des montres à 200.000 euros… Il y a Noël et Noël. Notre société est violemment inégalitaire et la politique menée accroît ces inégalités. Le bouclier fiscal n’est pas seulement une mesure scandaleuse et injuste ; C’est un programme politique et idéologique ; Face à cette politique, le don soulage la misère et le fardeau des plus pauvres, et il est indispensable, mais la solidarité c’est aussi la lutte, l’action, la fraternité de celles et ceux qui se rassemblent pour changer le cours des choses.

C’est Noël. Des millions d’enfants émerveillés vont défaire fébrilement les emballages de leurs cadeaux. Quand viendra le dessert, on sortira les confettis, les cotillons, et on fera voler les petits ballons multicolores. Des petits ballons pas chers, achetés au coin de la rue. Des petits ballons fabriqués par des enfants, quelque part au Bangladesh. Dans ce pays, ils sont 4,9 millions de 5 à 14 ans et 7,9 millions de 5 à 15 ans à travailler dans le secteur informel ou formel, très prisés, parce que pas chers et dociles. De quoi faire le bonheur des patrons locaux, mais surtout des multinationales dont ils sont les sous-traitants ou les fournisseurs. Alors, ce soir nous aurons une pensée pour eux et pour beaucoup d’autres en regardant nos enfants, nos petits enfants, remercier le Père Noël de ne pas les avoir oubliés.

mercredi 23 décembre 2009

Au Honduras, les putschistes se parent de légitimité

Porfirio Lobo a été officiellement déclaré "président élu", après l’élection du 29 novembre, dont une grande partie de la communauté internationale n’a pas reconnu le résultat.
42 assassinats, 120 disparitions, 4 000 détentions arbitraires… Les droits de l’homme se sont brutalement détériorés depuis le putsch du 28 juin. Analyste réputé de la vie politique hondurienne, Julio Navarro considère que le régime de facto n’a pas d’autres choix que de dialoguer avec la résistance.
Julio Navarro est sociologue à l’université pédagogique Francisco-Morazan du Honduras
Partagez-vous l’idée médiatisée selon laquelle les élections du 29 novembre auraient mis un terme à la crise politique hondurienne ?
Julio Navarro. Les auteurs du coup d’État ont estimé que des élections régleraient la crise parce que le mouvement de résistance a été massif. Sinon qui peut croire qu’ils auraient exécuté ce coup de force pour ne rester au pouvoir que six mois ? Mais le gouvernement de Porfirio « Pepe » Lobo, élu par 33 % de la population, a un problème de légitimité. Il devra privilégier le dialogue avec les forces qui représentent la résistance.
Pour l’heure, les gestes de « Pepe » Lobo s’éloignent de cette perspective…
Julio Navarro. Porfirio Lobo n’agit pas en ce sens parce qu’il croit, qu’avec le temps, la communauté internationale assimilera la situation. Je crois qu’il se trompe. Il se trouve dans une posture d’autant plus compliquée que sa formation, le Parti national, a certes la majorité absolue au Congrès, mais ce dernier est contrôlé par près 100 députés (sur 128) qui constituent le bloc putschiste parlementaire.
Quels sont les points d’achoppement de la société hondurienne ?
Julio Navarro. La rupture de l’ordre constitutionnel le 28 juin et l’assemblée constituante. Si l’on regarde les antécédents de ce pays, en 1924, en 1956, en 1965, et en 1982, quatre coups d’État ont conduit à une assemblée constituante. Mais cette fois fera peut-être exception. Le bloc constitué par les libéraux, les nationalistes, les démocrates chrétiens, et les sociaux-démocrates est opposé à ce processus. En revanche, il faut porter attention à d’autres secteurs de la société. Les militaires, par exemple, sont favorables à une assemblée constituante afin de renégocier leur assise. Le patronat en a également besoin pour redéfinir la répartition des richesses et le rôle de l’État. L’Église hondurienne, liée à l’Opus Dei, est, elle aussi, concernée parce qu’elle souhaite garder le contrôle de la planification familiale. Le coup d’État met en évidence les conceptions antagoniques de la société.
Et concernant les inégalités sociales ?
Julio Navarro. Elles n’ont pas jeté dans la rue des milliers de personnes réclamant une meilleure répartition des richesses économiques. D’ou l’importance de la résistance qui avance l’idée d’une refonte de l’État pour transformer structurellement le pays et son économie.
Le Honduras a-t-il été un laboratoire de nouvelle forme de déstabilisation ?
Julio Navarro. En dépit des décisions de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU, les militaires ne se sont jamais sentis en danger parce qu’ils avaient l’aval du Pentagone. On peut parler de laboratoire au sens ou a été testée la réaction populaire. Le meilleur endroit pour ce faire était le Honduras car ce pays part de l’a priori culturel selon lequel l’opinion publique n’a pas de tradition d’alerte. Or si le peuple hondurien a démenti ce préjugé, imaginez ailleurs… Je ne crois pas cependant en un effet domino, notamment en Amérique du Sud ou les gouvernements ont pris les devants, en écartant les vieilles générations de militaires. En revanche, il faut être attentif à ce rapport entre secteurs militaire et économique. Le jour ou ils se reconnecteront, comme au Honduras ou le secteur privé a financé le coup d’État, alors là, il y aura danger. Quoi qu’il advienne, les événements du Honduras doivent d’abord servir de leçon aux présidents de la région. Ils questionnent l’existence de l’OEA du fait que ses intentions ne sont pas effectives. Enfin, les États-Unis laissent derrière eux une image détériorée et douloureuse de leur action.
Entretien réalisé par Cathy Ceibe

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