LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 11 novembre 2009

François Cluzet outragé d'antisémitisme pour avoir demandé la libération de Salah Hamouri !

La fédération de Seine-Saint-Denis du PCF avait, il y a quelques mois, essuyé les mêmes "accusations" lors de l’édition d’une affiche appelant à la création d’un état palestinien, pour une paix juste et durable au Proche-orient.
Dénonçant la condamnation illégale d’un être humain (voir la vidéo) et s’insurgeant du silence coupable des autorités françaises sur son sort, l’acteur François Cluzet suscite aujourd’hui les foudres d’un "comité de lutte contre l’antisémitisme".
Décidément, agir contre l’arbitraire et la violence faite au peuple palestinien, est un combat insupportable aux yeux de certains...
Des murs restent à abattre, par tous les hommes et les femmes épris de justice et de paix !
A lire sur Backchich.fr, un petit rappel sur la façon dont le gouvernement, malheureusement imité par certains élus ou dirigeants du PS, "se préoccupe" du sort de Salah...


François CLUZET Parle de Salah HAMOURI
envoyé par akeshi. - L'info internationale vidéo.

Sarkozy invente les travailleurs low-cost

Á deux reprises en quelques jours, l’Élysée a fortement suggéré aux producteurs de légumes de recourir à des contrats précaires de type Bolkestein pour embaucher à vil prix des travailleurs d’Europe centrale dans les serres et dans les champs.
L’information qui suit ne devait pas sortir. D’ailleurs, l’Agence France-Presse ne s’y était pas encore intéressée, hier, en milieu d’après-midi. La veille, pourtant, Reuters indiquait dès 16h16 depuis Strasbourg que le conseiller agricole de l’Élysée avait suggéré aux producteurs français de légumes « de faire venir des intérimaires polonais aux conditions du pays d’origine » pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’Hexagone…
L’information a été donnée à notre confrère Gilbert Reilhac par Denis Digel, producteur alsacien de légumes et administrateur de Légumes de France, un syndicat spécialisé de la FNSEA. Récemment, Denis Digel accompagnait à l’Élysée Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France. Évoquant les propos du conseiller agricole de l’Élysée Christophe Malvezin, le maraîcher alsacien a déclaré à Reuters : « souhaitent nous aider à créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé (…), on ne peut pas tolérer qu’on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu’on se bat pour le développement de l’emploi local »

On peut donc dire aujourd’hui que l’Élysée fait le forcing pour que le syndicalisme agricole majoritaire collabore afin de mettre en place un système de précarisation massive.

Sollicité par Gilbert Reilhac pour Reuters, Christophe Malvezin a expliqué dans la soirée de jeudi que sa proposition était « d’analyser ce qui se passe dans les autres pays », conformément au souhait exprimé par le président de la République dans son discours de Poligny. Ce dernier avait en effet donné une feuille de route en ce sens à Bruno Le Maire, son ministre de l’Agriculture. Selon Reuters, la proposition a également été formulée par le conseiller de l’Élysée devant un responsable agricole du Vaucluse le mercredi 4 novembre. On peut donc dire aujourd’hui que l’Élysée fait le forcing pour que le syndicalisme agricole majoritaire collabore afin de mettre en place un système de précarisation massive et de sous-rémunération des salariés de l’agriculture. Cette offensive est aujourd’hui en vigueur dans des pays qui ont transposé en droit intérieur la directive Bolkestein, amendée et finalement votée par une majorité de parlementaires européens, dont ceux de la droite française. Et les dégâts qu’elle occasionne vont bien au-delà de la baisse des coûts du travail saisonnier dans les serres, les champs de légumes et les vergers.

En Allemagne, les porcheries industrielles, les abattoirs et leurs ateliers de découpe fonctionnent désormais avec de plus en plus de main-d’œuvre polonaise, roumaine ou bulgare. L’absence de salaire minimum dans les régions autonomes de notre voisin d’outre-Rhin facilite cet appel à la main-d’œuvre étrangère cantonnée dans les contrats précaires renouvelables pour les tâches les plus difficiles et les plus faiblement rémunérées.

L’Europe délocalise les travailleurs pour réduire encore la part des salaires.

Selon une étude rendue publique le 17 février 2009 en France par l’Institut du porc, dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine en Allemagne étaient des travailleurs des pays d’Europe centrale fournis par des prestataires de services. Cette étude indiquait que le coût de cette main-d’œuvre était de 7 euros de l’heure pour les industriels allemands de la découpe contre 15 euros avec des nationaux et 20 euros en France. L’étude ajoutait à ce propos : « On estime que cette situation s’est traduite par un avantage de coût de la main-d’œuvre d’au moins 5 centimes par kilo traité en abattage-découpe. Les abattages allemands sont en forte croissance ces dernières années (…). Ce système gagne plusieurs pays européens comme l’Irlande ou le Royaume-Uni. On estime que l’Espagne bénéficie d’un avantage du même ordre. Le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne ont aussi plus de facilité pour employer de la main-d’œuvre étrangère dans les élevages ». Faute de pouvoir délocaliser certaines productions agricoles aussi facilement que des activités industrielles et de services, l’Europe délocalise les travailleurs pour réduire encore la part des salaires dans la valeur ajoutée. La voilà, la signification de la proposition faite par Nicolas Sarkozy dans son discours de Poligny le 27 octobre.

Gérard le Puill, l'Humanité.fr

mardi 10 novembre 2009

Redevenir ministre: Jack LANG y pense chaque matin en se rasant !


Décidément Jack LANG ne sait plus quoi faire pour plaire au Président et enfin obtenir ce dont il rêve depuis des mois : redevenir ministre. Après avoir voté la réforme de la constitution au congrès de Versailles en juillet 2008 permettant à Nicolas SARKOZY de ratifier le traité de Lisbonne, alors que les Français avaient voté non au référendum de mai 2005.Après avoir co-présidé avec BALLADUR la commission concernant la réforme des collectivités territoriales, il n’en finit plus d’enchaîner les missions que lui confie le Président. Dans un quotidien du matin, après avoir passé une nouvelle fois la brosse à reluire à celui qui selon lui « mettrait en application des idées auxquelles il croit depuis longtemps », il se déclare disponible pour devenir un possible ministre franco-allemand. « Un ministre qui siègerait à la fois dans les deux gouvernements, Pourquoi pas » ? indique t-il. Et il poursuit : « Le Président français est à Berlin pour l’anniversaire de la chute du mur. La chancelière viendra à Paris pour le 11 novembre. Je trouve excellente l’idée de Nicolas SARKOZY de transformer cette cérémonie du souvenir de la défaite allemande de 14-18 en une cérémonie de l’amitié franco-allemande. ». Si après tout cela Jack LANG n’est pas récompensé, c’est vraiment que le Président n’est pas reconnaissant.

Promouvoir les droits de la jeunesse ou se réjouir de la chance d'un heureux élu?


Le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et la chaîne TF1 ont signé en juin 2009 une convention Médias et diversité.
"Grâce" à celle-ci, six jeunes du département vont vivre au rythme de TF1 Academy afin de tenter de réaliser leur rêves : « Obtenir le carnet d’adresses d’un cadre de l’entreprise ». Tout au long de "l’aventure" , les "apprentis" (le terme est moins choquant que "candidats") devront se surpasser afin de tenter de décrocher une proposition d’embauche.
Un concept élaboré sous le label de "l’entrepreneuriat" et de "l’égalité des chances" (chance que n’aurons pas eu les 209 candidats non retenus) !!!
Décidément, quand la gauche n’a que la communication et les modèles des leaders du CAC 40 en guise de projet, elle foule du pied les aspirations de la jeunesse à de vrais droits, en matière d’emploi, de formation... et de respect !
9 novembre 2009
C’est révoltant ! La recherche d’un emploi n’est ni un jeu, ni une loterie. Un emploi, c’est un droit.
Oui, la Seine Saint Denis a des talents. Oui, elle est riche de diversités et d’ambitions. Oui, ce département, le plus jeune de France, est porteur d’avenir !
Mais la coupe est pleine, la démagogie dépasse les limites du supportables :
-Quand plus de 13 000 jeunes sont inscrits au Pôle Emploi de la Seine Saint Denis,
-Quand en un an le chômage des jeunes diplômés augmente de 35% pour les titulaires du bac plus 2 et de 54% pour ceux qui ont le bac + 3 ou 4,
-Quand 29,1% de la population de ce département à moins de 20 ans, il y a besoin d’un plan d’ensemble de qualification et d’emploi de toute sa jeunesse.
Après les insultes de Sarkozy, qui voulait passer le département au « karcher » pour le liquider de sa « racaille », nous n’avons pas besoin d’une « loterie » mettant en concurrence une poignée de jeunes, mais d’une politique qui se tourne résolument vers toute la jeunesse. Dignité et respect sont les objectifs portés par cette jeunesse qui ne se résigne pas, qui lutte et se bat pour un avenir autre que celui des ornières de la télé réalité.
La Fédération de la Seine-Saint-Denis du Parti Communiste Français renouvelle, à l’occasion de ce triste spectacle, son exigence d’une table ronde départementale afin de traiter des questions soulevées par la jeunesse de ce département et d’y apporter des solutions globales et démocratiques.
E-mail du 1er destinataire E-mail du 2e destinataire E-mail du 3e destinataire E-mail du 4e destinataire Votre e-mail Votre nom et prénom Y joindre un message
Veuillez recopier le code, les lettres en majuscule Convention TF1 - Conseil général de Seine-saint-Denis Promouvoir les droits de la jeunesse ou se réjouir de la chance d'un heureux élu ?
Le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et la chaîne TF1 ont signé en juin 2009 une convention Médias et diversité.
"Grâce" à celle-ci, six jeunes du département vont vivre au rythme de TF1 Academy afin de tenter de réaliser leur rêves : « Obtenir le carnet d’adresses d’un cadre de l’entreprise ». Tout au long de "l'aventure" , les "apprentis" (le terme est moins choquant que "candidats") devront se surpasser afin de tenter de décrocher une proposition d’embauche.
Un concept élaboré sous le label de "l'entrepreneuriat" et de "l'égalité des chances" (chance que n'aurons pas eu les 209 candidats non retenus) !!!
Décidément, quand la gauche n'a que la communication et les modèles des leaders du CAC 40 en guise de projet, elle foule du pied les aspirations de la jeunesse à de vrais droits, en matière d'emploi, de formation... et de respect !


Le cas Salah Hamouri enfin évoqué à France 2


LE COMEDIEN FRANCOIS CLUZET A PROFITE DE SON INVITATION SUR LA CHAINE PUBLIQUE POUR PARLER DU JEUNE FRANCO-PALESTINIEN EMPRISONNE, DEPUIS QUATRE ANS EN ISRAÊL. LAURENT DELAHOUSSE DECOUVRE LE DOSSIER.

Le comédien François CLUZET, invité sur le plateau de France 2, dimanche, a brisé le mur du silence imposé par les médias audiovisuels sur le sort du jeune Franco- Palestinien Salah HAMOURI. Devant le journaliste Laurent DELAHOUSSE, incroyablement ignorant de l’emprisonnement en Israël de notre jeune compatriote, et de Jean-François COPE, président du groupe UMP à l’assemblée nationale, François CLUZET, par ailleurs membre du comité de soutien à Salah, a expliqué : « Ce qui est intéressant dans le cadre de l’identité nationale dont on parle en ce moment, c’est le cas d’un type qui s’appelle Salah HAMOURI. Un Français qui est en prison en Isrâël pour délit d’opinion. Nicolas SARKOZY a dit : « J’irai chercher n’importe quel Français quoi qu’il ait fait, où qu’il soit ». Or, Salah HAMOURI est depuis quatre ans en prison en Israël ! C’est un Franco- Palestinien. Il est Français de mère, palestinien de père. Et il est en prison simplement parce qu’il a dit qu’il était contre la colonisation ; Personne n’en parle ! C’est un Français ; on parle d’identité nationale ; ça fait quatre ans qu’il est en taule et personne n’en parle ! (…) Il y a un comité de soutien pour ce Salah HAMOURI qui va de l’UMP au NPA . Donc, ce n’est pas une histoire politique. C’est l’histoire qu’un de nos concitoyens est en taule depuis quatre ans dans un pays où apparemment on dit aux Français : « C’est notre affaire ! » (…) Il est en prison, il faut le sortir. »
Les paroles de François CLUZET ont visiblement fait mouche puisque le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) derrière lequel se cache un organisme de défense d’Israël, a porté l’affaire devant le CSA parce que ces propos seraient « un plaidoyer en faveur de la libération du terroriste franco- palestinien » (sic) Laurent DELAHOUSSE a expliqué à François CLUZET : « Je vous garantis qu’on va essayer d’aller un peu plus loin. En tout cas de s’y intéresser pour savoir. » On ne saurait donc trop lui conseiller de lire l’Humanité.

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