LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 19 octobre 2018

Retraites : « le projet gouvernemental, un immense recul de société » !« Une réforme pour vivre dignement est possible !


Le système par point s n’a que deux objectifs : baisser chaque année la valeur des points, et donc diminuer le niveau des pensions, et obliger le salarié à reculer son départ en retraite pour prétendre à un taux sans décote. La retraite calculée sur l’ensemble de la carrière ne prendra plus en compte les meilleures années. Plus grave, la valeur des points collectés et transformés en pension variera en fonction de différents critères : nombre de futurs retraités, espérance de vie, mais surtout selon la situation économique. Le système devant obligatoirement être à l’équilibre, on se doute que les pensions seront en permanence ajustées par le bas. Système universel peut-être, mais au rabais, sans aucun doute !

EN SUÈDE : UNE RÉFORME SIMILAIRE CATASTROPHIQUE !
Le système prévu par le gouvernement s’inspire de ce qui se fait en Suède où le système par points a été mis en place en 1994. Le modèle suédois est loin d’être le modèle radieux décrit par Macron : la crise de 2008 a contraint à abandonner ce système pour 2009 et 2010 et la chute du PIB a entraîné une chute des pensions.
Aujourd’hui, pas moins de 300 000 retraités Suédois vivent sous le seuil de pauvreté. Les pensions du retraité équivalent en moyenne à 53% de leur salaire de fin de carrière, contre 60% en 2000. On constate que le modèle suédois loin d’améliorer le système des retraites, appauvrit grandement les retraités.


DES PROPOSITIONS EXISTENT POUR DE MEILLEURES RETRAITES POUR TOUTES ET TOUS !
À l’opposé du projet gouvernemental, il faut remettre sur le métier la grande œuvre  du communiste Ambroise Croizat, en allant au bout de l’ambition de la Sécurité Sociale pour construire une sécurité sociale universelle du XXIe siècle pour sécuriser tous les moments de la vie avec notamment un nouveau progrès du système de retraite.

VOILÀ DES PROPOSITIONS
1.     Créer une sécurisation de l’emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité. Cela permettrait une cotisation tout au long de la vie pour garantir de meilleures retraites. 100 000 emplois = 1,5 milliards d’euros pour la sécurité sociale. 1% d’augmentation générale des salaires = 2 milliards de cotisations supplémentaires.
2.     Garantir le droit de partir à 60 ans avec une retraite digne : d’au moins 75% du revenu d’activité pour une carrière complète (37,5 ans de cotisations). Aucune pension ne doit être inférieure au SMIC revalorisé à 1800 euros brut.
3.     Créer une « Maison commune des régimes »pour organiser les solidarités internes aux régimes et entre régimes, l’égalité femmes/hommes, la reconnaissance de la pénibilité, la prise en compte des carrières longues, les solidarités financières antre régimes avec le retour à des élections sociales permettant de réintroduire la démocratie dans la gestion du système des retraites.
4.     Les revenus financiers doivent contribuer au financement des retraites : alors que ces revenus ne cessent de progresser au détriment des salaires, il convient de les faire cotiser au même taux que la cotisation patronale assise sur les salaires. Cela rapporterait 27 milliards d’euros à la sécurité sociale. Il convient également de moduler les cotisations en fonction de la politique d’emploi et de salaire de l’entreprise.

« Impasses et chemins d’espoir », l’éditorial de Michel Guilloux dans l’Humanité de ce jour !



« Une vague de fond » et non « quelque chose de sporadique ». L’avertissement est de l’un des responsables de la CGT retraités. Au-delà des manifestants dans les rues ce 18 octobre, à l’appel de neuf organisations, on entend parler d’une colère tout aussi profonde chez d’autres catégories qui commencent à se manifester et jusqu’au monde agricole, qui paie un lourd tribut, y compris humain, à l’étranglement du pouvoir d’achat d’une catégorie de la population qui représente une part conséquente de l’électorat… »Vague de fond », la formule pourrait aller comme un kimono au monde sportif qui, derrière Teddy Riner, mobilise par centaines des signataires contre la saignée infligée à ce secteur par le projet CAP 22, mêlant mépris pour le service public et mise à mort du tissu associatif qui l’irrigue.

Il y a, entre ces deux pôles, un désormais profond de climat social et autant de facteurs explicatifs au caractère subitement crépusculaire de l’intervention du chef de l’État, en phase avec la pâle allure qu’a prise son nouveau gouvernement. Pas de doute, il n’y aura pas de nouvel élan avec en coulisses nous dit-on, un François Bayrou qui succède à un Gérard Collomb dans le rôle du parrain, ni de changement de cap avec ses ex-cadres de multinationales alimentaires promus à l’écologie, après avoir vanté les vertus de l’huile de palme pour les laits pour bébés…

Arriver, en quelques jours, à ce que tout soit brouillé par une piètre polémique, accents parfois inquiétants, au point qu’un lepéniste patenté comme Louis Alliot se permette de qualifier d’ «extrémiste » Jean-Luc Mélenchon, devrait alerter. Dans ce climat délétère de populisme qui prospère, de l’Italie au Brésil, des États-Unis à la Hongrie, cette extrême droite demeure en embuscade. En revanche, et comme pour le pouvoir d’ailleurs, l’herbe lui est coupée sous le pied quand convergent colères sociales et souci de rassemblement le plus large, pour des chemins d’espoir plutôt que des impasses.

jeudi 18 octobre 2018

Quartier Pierre Curie : 153 signatures pour la sauvegarde du caractère pavillonnaire !



Les promoteurs immobiliers continuent de faire main basse sur la ville. Ils vont de porte en porte visiter les propriétaires de pavillons, afin d’acheter leurs biens pour monter de juteuses opérations immobilières. 

C’est le cas dans le quartier Pierre Curie, Oradour, Benfleet, Ainsi, 153 personnes ont signé une pétition, après avoir pris connaissance d’un projet à l’angle des rues Pierre Curie et Oradour. D’ores et déjà un permis de construire a été déposé pour la construction de 16 logements au 79 rue Pierre Curie. Sans compter les pressions exercées auprès des pavillons voisins pour rendre l’opération plus fructueuse. 

Cela fait des années que les promoteurs font la loi à Romainville avec la bénédiction des élu-e-s de la majorité municipale. Ces 153 signataires leur disent : Stop à la destruction de notre cadre de vie. Nous voulons sauvegarder le caractère pavillonnaire de notre ville.

« Binaire », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



On aimerait, après son intervention à la télévision marquée par l’opposition binaire qu’il a tracée entre ce qui serait son progressisme et les populismes ou les nationalismes, poser cette question à Emmanuel Macron : les retraités qui vont manifester aujourd’hui avec toutes leurs organisations, associatives ou syndicales, où les range-t-il ?

Il suffit de la formuler pour qu’apparaisse le cadre mensonger dans lequel il entend enfermer les débats à venir autour des élections européennes aussi bien que les débats dans le pays et la contestation grandissante de sa politique. Ce ne sont pas seulement ses provocations et son arrogance qui lui sont reprochées, ce sont ses choix et leurs résultats. Car résultats il y a, mais pas ceux dont il se prévaut en évoquant les « réformes » accomplies par son gouvernement. La réalité toute simple, c’est que le pouvoir d’achat des plus modestes a régressé et que celui des plus riches a connu une incroyables progression jusqu’à plus 17%. La réalité, pour ne citer que cela, c’est que cet argent n’a contribué, en aucune manière, à l’investissement et à la création d’emplois.

Moi ou le chaos, avait dit le général de Gaulle, Emmanuel Macron nous rejoue la partition mais il la répète en farce aux accents dramatiques sur-joués. C’est la vieille ficelle de l’opposition ami-ennemi. Qui n’est pas avec moi est contre moi. Il n’est pas vain de constater à ce propos que dans son appel aux énergies de la nation et de toutes les bonnes volontés, s’il a cité les associations et les élus, il s’est bien gardé de citer les syndicats, ne serait-ce que pour les définir sous la forme commode des « partenaires sociaux ». Alors, où les range-t-il eux aussi ? Emmanuel Macron le sait parfaitement : les oppositions à sa politique, les oppositions à la politique européenne actuelle telle qu’elle est pilotée depuis Bruxelles en échappant aux citoyens ne sont pas du populisme ou du nationalisme, même si les forces d’extrême droite font tout pour les récupérer. Mais il joue délibérément et cyniquement avec le feu.

mercredi 17 octobre 2018

Massacre du 17 octobre 1961 : L'heure est à la reconnaissance officielle de ce crime d’État indissociable du colonialisme


Le 57e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961 intervient à quelques semaines de la reconnaissance officielle par le président Macron de la responsabilité de l’État dans l'enlèvement, la torture et l'assassinat de Maurice Audin, mathématicien, militant communiste engagé aux côtés du peuple algérien dans sa lutte pour l'indépendance.
La mise à mort, ce 17 octobre 1961, par la police française d'au moins 200 manifestant-e-s algérien-ne-s venu-e-s défiler, souvent en famille, protestant pacifiquement contre le couvre-feu imposé par le préfet de police, Maurice Papon, pour la paix et pour l'indépendance de l'Algérie a été couverte et encouragée par les plus hautes autorités de l’État.
Comme si la mort violente de près de 300 morts en 3 mois de répression policière en région parisienne ne suffisait pas, les événements du 17 octobre, les morts et les rafles et 11 000 arrestations de même que ces 3 mois de terreur ont été sciemment occultés pendant des décennies tout comme les massacres de Sétif (8 mai 1945), les massacres de 1947 à Madagascar, et Charonne (février 1962) par un État colonial prêt à utiliser toute la violence possible pour réduire à néant l'aspiration à une Algérie libre, indépendante et souveraine. De même, la connivence de l’État et de l'OAS qui organisa attentat sur attentat à Paris et Alger a été délibérément minorée au cours des années suivantes.
Rendre hommage aux victimes du 17 octobre c'est pour la France reconnaître par la voix de ses plus hautes autorités d'aujourd'hui son entière responsabilité dans la guerre coloniale et les crimes d’État commis contre le peuple algérien.
C'est contribuer à restaurer la dignité des victimes et la dignité de la République, c'est prendre en considération la douleur des victimes brisées, civiles ou militaires, la douleur des familles et répondre à l'exigence de vérité et de justice des Algérien-ne-s et Français-es de 2018.
Le Parti communiste français, avec ses militant-e-s et représentant-e-s élu-e-s, participera comme chaque année aux hommages et commémorations des victimes du massacre du 17 octobre 1961 qui se dérouleront demain mercredi, et appelle la population à se joindre en nombre aux cérémonies organisées en France.

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