LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

lundi 5 octobre 2009

Résister et construire

MANIFESTATION LE 7 OCTOBRE: EMPLOI, SALAIRES, RETRAITES, POUVOIR D'ACHAT
RENDEZ-VOUS A 15H SIEGE DU MEDEF (Avenue Bosquet, métro: Ecole militaire).

Dans le cadre de « la journée mondiale pour le travail décent », plus de 300 organisations dans 130 pays sont mobilisées, à l'appel de la Confédération syndicale internationale sur une plateforme. Celle-ci dénonce « la spéculation, la convoitise et une dérèglementaion financière débridée » comme responsable de la « crise actuelle qui entraine la perte de millions d'emplois et bouleverse la vie des travailleuses et des travailleurs ». Elle appelle à « une réforme fondamentale de l'ordre économique mondial ». En France, des manifestations et rassemblements syndicaux unitaires se déroulent autour du mot d'ordre : « Ne laissons pas les affaires du monde au monde des affaires ».
Le Parti communiste français apporte son soutien à ces mobilisations. Il estime que, devant l'autisme du gouvernement face aux exigences des salarié-es et des citoyen-nes, la gauche n'est pas à la hauteur de ses responsabilités. Le PCF prend des initiatives pour qu'elle mette en chantier un projet clair et mobilisateur qui, à l’inverse de la politique de Nicolas Sarkozy, apporte des réponses aux urgences populaires et à la crise.

Tout comme avant ?

Alors que le gouvernement relance la braderie des services publics comme à La Poste, que les plans dits sociaux se multiplient et que les pressions sur les salariés provoquent maintenant des suicides, les fauteurs de crise se sont refait une santé. La Bourse va bien, les banques ont bien profité de l'argent public. Businessman, managers et traders lorgnent sur leurs bonus à venir. Le Ministre du Budget de Nicolas Sarkozy a le cynisme de déclarer, à propos du budget 2010 : « Je refuse d'opposer les ménages et les entreprises. Les entreprises, c'est l'emploi et le pouvoir d'achat des Français. Notre stratégie est plus saine qu'une augmentation de telle ou telle prestation sociale ou du smic pour passer un mauvais cap. » On rappelle, pour mémoire, leur « stratégie » : d'un côté bouclier fiscal, exonérations des cotisations sociales, crédits d'impôt pour les intérêts immobiliers et suppression de la taxe professionnelle, de l'autre augmentation du forfait hospitalier, travail du dimanche, taxation des accidentés du travail, suppression de bonification aux mères de famille pour leur retraite, blocage des salaires et encouragement au chômage partiel.
Le PCF réaffirme avec force : ce n'est pas aux peuples de payer leur crise!

Un gouvernement sourd !

Les salarié-es par de puissantes mobilisations unitaires ont su faire entendre leur voix. Et, en cette rentrée, ils continuent. Les mesures de l'opinion font apparaître un accord de celle-ci avec ce qu'attend et revendique le mouvement social. Ainsi, deux tiers des Français jugent qu'il faut augmenter le pouvoir d'achat, 67% disent leur satisfaction des services publics. Et Sarkozy privatise. 80% refusent le plan du gouvernement de privatisation de La Poste. Mais celui-ci fait mine de ne pas entendre. Ses oreilles sont toutes tournées vers ses amis du MEDEF et vers ses experts qui se sont déjà trompés tellement de fois.

Et à gauche ?

Il est urgent de sortir la gauche de l’enlisement et de rompre avec le spectacle désolant dans lesquels certains font tout pour l’enfermer. C'est pourquoi nous voulons enraciner et élargir la démarche du Front de Gauche. La gauche n’a ni besoin du Modem, ni de primaires pour 2012, encore moins de combats de chefs pour relever la tête. Elle a besoin d’un projet clair et mobilisateur qui, à l’inverse de la politique de Nicolas Sarkozy, apporte des réponses aux urgences populaires et à la crise. Les forces humaines et militantes, les idées, les énergies existent à gauche pour faire émerger ce projet. Encore faut-il les mobiliser, organiser leur travail commun, et non pas passer son temps à les désespérer. C'est ce à quoi s'est engagé le PCF ce mois d'octobre avec les ateliers (voir ci-dessous).

Trois questions à Pierre Laurent, responsable de la coordination nationale du PCF.

La crise sociale s’étend. Dans ce contexte, vous avez lancé « les ateliers pour le projet de la gauche. »

"D'abord, oui la crise explose. Et pour ceux qui n'ont pas les yeux rivés sur les cours de bourse, elle sera là pour longtemps encore. Il y a urgence à répondre au chômage, urgence à répondre au stress au travail alors que des salariés se suicident comme à France Télécom. Aujourd'hui, ceux qui se contentent de mots sont coupables de drames sociaux, économiques, environnementaux. Les citoyens, les salariés veulent des actes. Ils veulent du concret pour sortir de la crise. Voilà pourquoi nous avons lancé ces ateliers".

Quels sont vos objectifs précis lors de ces rencontres?

Nous voulons construire les grands axes de la politique que doit porter la gauche à toutes les échelles pour répondre réellement aux attentes. Nous proposons d’ouvrir toutes grandes les portes de ces ateliers aux acteurs du mouvement social, aux partis, à toutes les femmes et tous les hommes qui, comme nous, cherchent l’issue. Table rase des égos et des paroles sans suite. La gauche a besoin de maçons. Il faut passer aux travaux pratiques immédiatement. Il faut en finir avec les dialogues de sourds, chacun doit faire valoir ses propositions qui doivent être débattues et actées. De nos débats sortiront des propositions claires et nettes capables de nous rassembler dans les luttes et dans les urnes.

Sur quoi porteront les premiers ateliers ?

A Marseille, le 10 octobre, nous poserons la question suivante : comment produire autrement, changer les règles, pour en finir avec l'exploitation des hommes et des ressources ? A Grenoble, le même jour, nous parlerons démocratie : quels pouvoirs pour les citoyens dans nos quartiers, nos entreprises, à l'échelle nationale ? Répondre à ces questions, c'est agir, concrètement, pour que les choses changent dans nos vies.

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