LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 9 novembre 2018

Projet d'Aménagement et de Développement Durable : Intervention de Brigitte Moranne au Conseil municipal !


 

INTERVENTION DE BRIGITTE MORANNE AU CONSEIL MUNICIPAL SUR  LE PLAN LOCAL D'URBANISME INTERCOMMUNAL LE 07/11/2018  « GROUPE ROMAINVILLE ENSEMBLE »

Ce soir, il nous est demandé de prendre acte des échanges lors du débat sur les orientations du Projet d'Aménagement et de Développement Durable organisé dans le cadre de l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme Intercommunal d'Est Ensemble et sur la base des documents annexés à la présente délibération.

Ainsi la généralisation des Plan Local d'Urbanisme Intercommunal s'accélère avec le transfert de la compétence PLU depuis le 1er janvier 2016, pour les communautés de communes et d'agglomération. C'est pourquoi il nous est demandé de "prendre acte du débat à travers la présentation d'un document" afin d'être conforme à la réglementation telle qu'elle est inscrite dans la loi NOtre.

Ainsi, la voie a été ouverte à la disparition programmée des collectivités territoriales de proximité, par l'évaporation progressive de leurs compétences et leur asphyxie budgétaire mettant à mal l'engagement citoyen. Alors que l'avenir d'une ville ne peut se concevoir sans un projet porté et partagé par ses habitants.

Mais revenons au Plan d'Aménagement et de Développement Durable, il veut exprimer une volonté forte de disposer d'un outil, à travers le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal privilégiant plusieurs objectifs auxquels nous adhérons :

- Privilégier un développement à l'intérieur de l'enveloppe urbaine en préservant les espaces naturels

- Permettre la maîtrise du développement urbain et son accompagnement par un bon niveau d'équipements au sens large du terme (transports, équipements publics et privés, espaces verts...) En partant de l'objectif inscrit dans le contrat de Développement Territorial
(Soit 2800 logements par an pour Est Ensemble)

Cependant, il est très difficile d'avoir une vision sur plusieurs années même si les sujets sont intéressants. La Loi Elan n'étant pas favorable à la mise en application de ces choix politiques.

Sur la qualité architecturale, plusieurs fois citées comme objectif, il faut rappeler que la loi Elan détruit les outils de qualité architecturale.
Elle supprime l'obligation des concours d'architecture pour les bailleurs sociaux. C'est catastrophique pour le cadre de vie. Et même lorsque les architectes sont maître d’œuvre d’un projet, face à la puissance des promoteurs, leur cahier des charges est difficilement respecté.

- Valoriser le patrimoine existant et l'histoire des territoires
Là encore, la vente du patrimoine est favorisée par la loi Elan, puisqu'elle vise la vente de 40000 logements sociaux par an. La réduction des APL a entraîné un manque de moyens financiers pour les bailleurs sociaux. Pour compenser cette perte, elle incite les bailleurs sociaux à vendre 1% de leur parc pour pouvoir financer des travaux de rénovation et l'entretien courant. Parallèlement  à cela, la vente du patrimoine risque d'entraîner une précarisation économique des ménages acquéreurs et la recrudescence d'un nombre préoccupant de copropriétés en difficultés.

- Nous remarquons aussi plusieurs contradictions entre les objectifs cités dans le PADD et la politique d'aménagement du territoire sur notre commune :

Sur la maîtrise du développement urbain, notre ville n'est en rien protégée de l'appétit des promoteurs. Vous avez fait le choix de ne rien empêcher. La densification excessive, l'absence d’intégration des conséquences de ce développement en termes d'espaces et d'équipements publics. S'ajoute à cela le manque de maintien de tissu économique.

A ce propos, nous avons appris récemment que l’entreprise FAREVA, située au 111 avenue Gaston Roussel à ROMAINVILLE allait arrêter ses activités au 31/12/2019.
Quelle action pouvons- nous mener pour sauver les emplois de ses 52 salariés ?


- Sur la valorisation du patrimoine existant, l'intervention citoyenne et la co-construction

Je citerai l'exemple de l'ANRU GAGARINE. Le renouvellement urbain doit-il passer nécessairement par la démolition de logements sociaux ?

Pourquoi n'a-t-il pas été proposé aux habitants un projet permettant d'augmenter et d'actualiser les bénéfices de l'existant ? Il y a des architectes qui se battent depuis plus de 20 ans contre les démolitions.  (Je citerai Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal)

Ils ont d'ailleurs démontré avec la tour Bois-le Prêtre (Paris 17è) que l'architecture des années 60-80 offrait beaucoup de potentiel et que la transformation de l'existant coûte bien moins cher qu'une démolition-reconstruction. Votre choix a été de vendre des terrains appartenant à l'Office de l'Habitat aux promoteurs alors que le choix des habitants aurait certainement été autre mais là encore le manque  de concertation a plongé les habitants de ce quartier dans le plus grand désarroi comme l'ont exprimé dans un courrier à Gérard Cosme et Stéphane Troussel, les locataires du bâtiment B.

Ce soir, nous prenons donc acte de la présentation du Projet d’Aménagement et de Développement Durable.


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