LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 9 novembre 2018

Convention entre la ville de Romainville et l'Hôpital intercommunal : "Intervention de Brigitte Moranne au Conseil municipal



CONVENTION ENTRE LA VILLE DE ROMAINVILLE ET LE CENTRE HOSPITALIER INTERCOMMUNAL « ANDRE GREGOIRE »


INTERVENTION DE BRIGITTE MORANNE AU CONSEIL MUNICIPAL DU 07/11/2018
GROUPE « ROMAINVILLE-ENSEMBLE »

Avant de délibérer sur ce point, je souhaiterais rappeler le contexte actuel dans lequel se trouve le centre hospitalier « André Grégoire ».
Comme vous le savez, depuis le 1er Juillet 2016, le CHI est regroupé avec deux autres établissements du 93 : Aulnay et Montfermeil. Ce regroupement avait été imposé aux directions et aux communautés hospitalières par décision autoritaire et financière.

Alors, ces derniers mois ont été marqués par une crise au niveau de la gouvernance du GHT.
Aujourd’hui, le « résultat des courses » est la nomination d’une direction commune et une vacance d’équipe de direction à Montreuil.
Cette situation invisible est pourtant porteuse de tous les dangers, laissant ainsi les mains libres à l’ARS de trancher dans le vif pour faire des économies.
De plus, l’hôpital de Montreuil subit toujours une situation financière très difficile, le rendant ainsi très fragile.

Alors même si, comme vous l’avez annoncé dans le mensuel d’informations municipales, le CHI, et c’est une bonne chose a procédé à des travaux au sein du Bloc Opératoire et a ouvert en Avril dernier une nouvelle unité de chirurgie ambulatoire, les difficultés de recrutements de personnels spécialisés notamment chez les infirmières diplômées de Bloc Opératoire et celles en anesthésie ne permettent pas de faire fonctionner de manière optimale les Blocs opératoires et imposent aussi aux personnels en poste d’effectuer un nombre conséquent d’heures supplémentaires.

Quant à l’ambulatoire, si nous nous félicitons que les patients soient accueillis dans une nouvelle unité, il ne faut pas oublier que le virage ambulatoire est avant tout imposé aux hôpitaux et permettra de fermer un grand nombre de lits.
Ainsi le Plan Régional de Santé 2018/2022 révèle par exemple que 30% des lits installés pourraient disparaitre alors que tout le monde s’accorde sur ce diagnostic : une partie de plus en plus importante de la population a des difficultés d’accès aux soins et que notre département manque cruellement de lits et places puis de structures spécialisées.

Mais conjointement à cette situation, des médecins ont « joué le jeu » de travailler à un «  projet Médical partagé », un véritable projet de Santé ayant la volonté de répondre aux besoins du bassin de population, respectant la proximité et l’amélioration de l’existant et se déclinant ainsi :
-        Préserver la proximité avec la garantie de prise en charge de première intention.

-        Renforcer les activités de cancérologie, de gériatrie, de pédiatrie, de diabétologie pour répondre aux besoins d’une population en pleine croissance.

-        Mettre en place une vraie coopération organisée avec la médecine ambulatoire afin d’assurer une véritable continuité des soins.

-        Travailler en étroite collaboration avec les centres de santé, notamment pour la prévention des consultations avancées comme la cardiologie.

Autant de propositions qui exigent des équipes en nombre suffisant, formées, des investissements et des programmes de recherche qui ne sont malheureusement pas à l’ordre du jour du gouvernement et de l’ARS.

En effet, le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019, qui vient d’être adopté en 1ère lecture à l’assemblée prévoit un nouveau coup de rabot sur les dépenses de santé.
Le gouvernement poursuit son œuvre de destruction de notre système de santé tout en annonçant la fin du déficit du régime général, il fixe royalement un objectif national de dépenses d’assurance maladie à 2,5%, alors qu’il faudrait au minimum 4,5% pour financer les dépenses de santé qui progressent naturellement sous l’effet du vieillissement et du progrès technique.

C’est donc une nouvelle ponction de 3,8 Milliards d’économies supplémentaires sur les dépenses de santé que le gouvernement entérine et malgré les déclarations de la Ministre, les hôpitaux publics restent les sinistrés de ce PLFSS avec 910 millions d’économies, au nom de la structuration de l’offre de soins et du tout ambulatoire. Le gouvernement étudie un nouveau plan d’austérité de 1,2 Millions d’euros prélevé cette fois sur la manne salariale des personnels pour la période 2018/2022.

En conclusion, nous nous prononçons « pour » la nouvelle convention avec le CHI permettant au CMS d’accueillir une Oto - Rhino –Laryngologue de l’hôpital pour y effectuer des consultations, comme nous avions soutenu en 2016, celle signée avec le service de cardiologie.

Autant nous restons opposés au GHT, autant nous soutenons les propositions médicales qui peuvent être une avancée pour la santé de la population.  


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