LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mardi 6 novembre 2018

« Malheur aux abstentionnistes », l’éditorial de Michel Guilloux dans l’Humanité de ce jour !



En ce mardi, rendez-vous des élections locales et parlementaires partielles à mi-mandat de la présidence Trump, la participation sera une clé décisive. Les précédentes, sous la présidence Obama, avaient à peine vu un gros tiers de l’électorat se déplacer. Face à cette échéance cruciale, Trump s’est mué en président bateleur d’estrades, revenant au rôle qui avait entraîné sa victoire surprise aux primaires puis au poste suprême, celui du leader populiste chauffant à blanc ses salles pour mieux mobiliser son électorat. Malheur aux abstentionnistes, donc.

On ne sera que le dernier bulletin dépouillé ce qu’il en sera de son soutien indéfectible au lobby raciste et ultra-influent des porteurs d’armes de la NRA ou de la force des réactions nées des tueries du lycée de Parkland, ou, dans la dernière ligne droite de cette campagne, du massacre antisémite de Pittsburgh et des colis piégés envoyés par un de ses autres partisans extrémistes. Cette simple et incomplète énumération indique à quel point cet homme ne craint ni la violence, ni la haine, ni la division : il s’en nourrit. Quitte à déstabiliser un peu plus les relations internationales dans cette quête d’un noyau électoral le plus dur possible ; et de dénoncer le traité nucléaire international sur les missiles nucléaires de moyenne portée, il y a quinze jours ; ou d’envoyer15 000 soldats aux frontières pour nourrir son combat antisémite ; ou encore de déclencher le début de ses sanctions unilatérales contre l’Iran juste hier, à la veille du vote…

En face, les démocrates semblent avoir appris une leçon : pour mieux combattre ses idées et sa politique, ne pas transformer ce rendez-vous en référendum anti-Trump. Eux aussi ont à mobiliser leur électorat, avec ce handicap : que les gains, parmi les jeunes te les femmes, sont à aller chercher chez les abstentionnistes. Mais la surprise, née aussi aux primaires de 2016, a continué de grandir. La « génération Sanders » bouscule la donne. Le combat social et antiraciste mené de front rajeunit et féminise ce côté de l’échiquier. L’espoir et l’avenir, en commun, sont là.

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