LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

lundi 16 décembre 2019

" Cliquailles ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de demain mardi 17 décembre !


Jean-Paul Delevoye tombe dans un bruit de « cliquailles », comme l’écrivait le poète Clément Marot. Le haut-commissaire avait si bien confondu ses devoirs publics et ses intérêts privés que la liste des fauteuils où il siégeait et des émoluments qu’il touchait, était devenue un véritable feuilleton. Pas un vol, mais un mélange trop banal dans les milieux dirigeants. La voracité des assurances privées semblait percer ainsi sous le régime universel. « Toutes les passions et toutes les activités sont englouties dans la cupidité », disait Marx du capitalisme… Ainsi se tisse la trame du « nouveau monde ».



L’architecte de la réforme des retraites n’est que le douzième d’une liste de ministres démissionnaires depuis l’élection présidentielle, dont une majorité pour des soupçons d’affaires d’argent. Mais sa chute ne signifie pas la disparition de son projet, de bien plus grande conséquence pour les salariés que ses rémunérations indues ou oubliées. Pour que ce texte soit retiré, il faudra plus encore, des centaines et des centaines de milliers de manifestants supplémentaires, des grèves obstinées, une solidarité générale avec les combattants du quotidien, ceux des écoles et du rail, des raffineries ou des hôpitaux, des ports et des routes.


La journée d’action aujourd’hui pèsera lourd dans la balance, bien plus qu’une démission, pour que l’entêtement d’Emmanuel Macron à briser le droit aux retraites ne perturbe pas Noël. L’Élysée a choisi le calendrier pour faire un chantage aux fêtes de fin d’année et imposer une régression qui viole ses promesses de campagne, de « ne pas toucher à l’âge de départ et au montant des pensions ».


Le choix n’est pas corseté par le dilemme régression ou statu quo. Des projets solidement bâtis sont avancés pour financer un système qui garantirait un progrès pour tous les salariés et ceux qui souffrent de la précarité (voir page 12). Ainsi le présent des jeunes, premier sacrifié par le projet gouvernemental, ne reculera pas dans le passé.


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