LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 8 avril 2011

Communiqué de la section de Romainville du Parti communiste Français

Nous venons d'apprendre que la médiathèque Romain Rolland qui doit être inaugurée demain avait été l'objet d'actes de vandalisme dans la nuit de mercredi à jeudi. La section de Romainville du Parti communiste Français condamne avec la plus grande fermeté ces comportements odieux et gratuits. Ils scandalisent toutes celles et tous ceux qui attendent avec impatience l'ouverture de ce lieu de savoir et de culture. La participation des habitants de notre ville aux journées portes ouvertes sera la meilleure des réponses à apporter à ces actes indignes et inqualifiables. Romainville le 8 avril 2011

jeudi 7 avril 2011

Comment on fabrique une France à deux vitesses

Nous publions le billet qui nous est parvenu sous le pseudonyme d'Astérix. Au moment où notre département fait encore bien malheureusement parler de lui, après le drame de Noisy-le-Sec, il serait plus qu'urgent de se poser une vraie question : comment éviter que nos banlieues ne deviennent, encore plus, des zones de relégation, des zones d'exclusion où parfois 25% des jeunes sont privés de travail.


Une situation que des lois et autres décisions gouvernementales risquent d'amplifier. D'abord, la loi sur les surloyers (gaillardement appliquée à Romainville), une loi qui va vider les cités HLM, les couches moyennes de la population, qui étaient jusqu'ici garantes de la mixité sociale.


Et puis, il y a cette fameuse désectorisation scolaire qui conduira les enfants en difficulté à se retrouver ensemble dans des "bahuts" que les meilleurs élèves auront quitté, déserté, pour des établissements "cotés en bourse" (voir le classement des lycées...) Voici comment on fabrique une France à deux vitesses. Il est temps d'arrêter le massacre !

Astérix

mercredi 6 avril 2011

Touchez pas à l'impôt sur la fortune !

Sondage exclusif. Très largement opposés à la suppression de l'ISF, les Français sont aussi hostiles, à 64%, à un "simple" allègement de cet impôt, selon un sondage Ifop-l'Humanité. Oubliés la claque aux élections cantonales et le message envoyé dans les urnes, le gouvernement entend maintenir sa réforme de la fiscalité du patrimoine et tout particulièrement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Seul bémol à l’entêtement, il pourrait n’y avoir qu’un « simple » aménagement plutôt que la suppression pure et dure de cet impôt payé par seulement 560 000 contribuables, dont le patrimoine total est supérieur à 790 000 euros. Un impôt qui rapporte quelque 3,9 milliards d’euros à l’État. Or, tous les sondages vont dans le même sens : quelle que soit l’hypothèse retenue, les Français sont majoritairement opposés à une réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité montre que 64 % des Français se déclarent « opposés » à ne serait-ce qu’une « baisse de l’ISF ». Même si les ouvriers sont les plus hostiles à cette réforme avec 80 % d’opinions défavorables, la désapprobation est largement majoritaire chez les professions libérales, les cadres, les artisans et commerçants. Parmi les sympathisants UMP, le refus monte jusqu’à 40 %. Interrogée sur une éventuelle suppression totale de l’ISF, l’opinion publique s’avère encore plus hostile : 7 personnes sur 10 se disent contre cette hypothèse, selon un sondage CSA réalisé pour le Cercle des épargnants. Même les plus aisés, dont les revenus sont supérieurs à 4 500 euros net mensuels, plébiscitent le maintien de l’ISF sous sa forme actuelle et la fin du bouclier.

lundi 4 avril 2011

Le débat, rien que le débat mais tout le débat !

Sans doute déçu par les résultats du récent scrutin, monsieur Champion a perdu toute mesure. Pour notre part nous ne nous placerons pas sur le terrain qu’il a choisi, celui de l’agressivité et de l’outrance. Nous ne sommes pas en guerre. Par contre il n’y a pas de démocratie sans opposition, fût-elle de gauche, et sans débat contradictoire. Mais revenons au nécessaire échange d’arguments. Quel rôle devrait être celui d’une collectivité territoriale aujourd’hui ? Les habitants de notre ville n’attendent pas de leurs élus « qu’ils les guident et les gouvernent » comme l’a indiqué monsieur le président de l’OPH au dernier conseil municipal. Ne faudrait-il pas parler davantage de partage des pouvoirs ? Les habitants de notre ville aspirent avant tout à être entendus et associés aux décisions. Qui pourrait croire, par ailleurs, que les élus locaux auraient la possibilité de « donner à nos concitoyens les moyens de leur réussite » ? Qu’on nous permette également de revenir sur l’une des affirmations de monsieur Champion. Il déclare s’adressant à Sofia Dauvergne et Chantal Guyard, nous le citons au mot à mot : « Selon elles, les impôts baissent mais ils augmentent, car la taxe d’ordures ménagères aurait apparu en 2004. Cela est faux, archi faux, elle était auparavant inclus dans la taxe d’habitation et les locataires la payait comme aujourd’hui ». Alors qu’en est-il ? De 1980 à 2004, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères était intégrée au foncier bâti, et non à la taxe d’habitation. Les propriétaires l’acquittaient par l’intermédiaire de celui-ci. Pour les locataires, elle était comprise dans le loyer. Mais laissons la parole à madame le Maire qui écrivait dans le journal d’informations municipales en avril 2004 : « Nous avons créé cette année la taxe sur les ordures ménagères afin que les enjeux liés à la collecte sélective et donc, à la politique environnementale, soient clairement identifiés. Cette taxe, bien évidemment, est compensée par une BAISSE DE LA TAXE FONCIÈRE, QUI DOIT, POUR LES LOCATAIRES, APPARAÎTRE SUR LEUR QUITTANCE DE LOYER ». Ce n’est donc pas archi faux. Monsieur le président de l'OPH est bien placé pour le vérifier sur les quittances de loyer adressées chaque mois aux locataires. Le taux de la taxe foncière a donc baissé et une nouvelle ligne concernant la taxe des ordures ménagères est apparue sur les feuilles d’imposition des propriétaires. Cela s’est traduit par une hausse plutôt modérée. Mais, c’est pour les locataires que la note a été salée. Ils n’ont pas vu leur loyer baisser et sur leur quittance, une nouvelle mention est apparue : « Taxe ordures ménagères ». Cela s’est traduit pour un F3 à l’amitié, par une augmentation annuelle de 120 euros, de 168,96 euros pour un F4 à la cité Maurice Thorez ou Parat. Rapportée à la taxe d’habitation qui s’élevait pour un couple dans ce même F4 à 599 euros, l’augmentation de l’impôt a donc été de 28% sur une seule année. C'est-à-dire une augmentation moyenne de 5,5% par an de 2005 à 2010. Ce n’est ni une rumeur, ni une rengaine usée. C’est une évidence.

vendredi 1 avril 2011

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre" (Karl Marx)

Nous publions le billet que nous a adressé Robert Clément."Serai-je, une fois encore, voué aux gémonies lorsque les censeurs auront pris connaissance du sujet que j’évoque dans ce billet ? J’espère sincèrement qu’il sera considéré pour ce qu’il est. L’expression d’une volonté de voir les élus de la République, comme toutes celles et tous ceux qui y sont attachés, traiter de notre histoire commune en toute équité, dès lors que les faits rapportés sont avérés et recevables.


Le conseil municipal de mercredi a décidé la dénomination de la voie ouvrant l'accès à la médiathèque en « rue Albert GIRY ». La délibération adoptée à cette occasion rappelle « le passeur de mémoire » qu’il a été. Elle évoque également l’ancien conseiller municipal et Maire-Adjoint honoraire qu’il fût de 1953 à 1983. Elle précise qu’elle souhaite honorer Albert GIRY pour son sens « du devoir et de transmission de la mémoire ». Je m’associe volontiers à cet hommage et à cette heureuse initiative. Qu’il me soit cependant permis, d’évoquer l’impartialité dont devraient être porteurs les élus de la République, lorsqu’il s’agit de saluer des générations de femmes et d’hommes qui ont apporté leur générosité, leur désintéressement, leur imagination à la construction de notre ville. Ces observations se veulent constructives. Je souhaite qu’elles soient entendues.


En juillet 2009, Georges VALBON nous quittait. Outre le fait qu’il a présidé aux destinées du Département de la Seine Saint Denis depuis sa création en 1967 jusqu’en 1993, qu’il fût à l’origine de réalisations exemplaires, comme le parc de La Courneuve, qui n’était qu’un bidonville au début des années 1960, du retour du tramway qui fera école dans toute la France, de la naissance du salon du livre de la jeunesse, il fut aux côtés de David ROSENFELD l’un de ceux qui participa à la libération de Romainville, en août 1944. Et pourtant le décès de Georges VALBON n’a pas mérité la moindre information dans le journal municipal.


Le 25 novembre 2009, c’est Léon MÉRINO qui nous quittait. C'est un homme qui a compté dans l’histoire de notre ville. Premier responsable du Parti communiste de 1967 à 1971, après avoir été durant de longues années le collaborateur de Jacques DUCLOS, il a été élu conseiller municipal en 1971. Il le restera jusqu’en 1983, après avoir assumé la responsabilité de premier adjoint auprès de Gérard MACHELART. C’est en 1967, que Léon MÉRINO deviendra conseiller général du canton de Romainville, auquel s’ajoutait à l’époque la partie Nord de Montreuil. Il le restera jusqu’en 1985. Président de la commission des affaires économiques, dans une période marquée par la désindustrialisation, il mettra toute son énergie au service de la défense des salariés et de leurs emplois dans notre Département. Durant près de trente ans Léon MÉRINO a habité la cité Marcel Cachin. Et pourtant pas une ligne ne lui sera consacrée dans le magazine municipal.


Le 28 septembre 2010 nous avons appris le décès de Gérard MACHELART, maire honoraire. Élu conseiller municipal en 1953, en même temps qu’Albert GIRY, Gérard MACHELART devient en 1959 premier adjoint, et cela jusqu’en 1966. Durant toute cette période il jouera un rôle essentiel pour répondre aux besoins de la population, notamment en matière de construction de logements, d’équipements sportifs et culturels. C’est après le décès de Pierre KÉRAUTRET, en 1966, qu’il sera élu maire de Romainville. Il le restera jusqu’en 1980. Et pourtant pas un seul mot dans le mensuel d’informations municipales.


Le rappel de ces faits ne doit pas être interprété comme un procès d’intention. Je tenais à souligner combien les « valeurs républicaines » sont incompatibles avec une vision sélective de l’histoire. Mais également la nécessité d’agir contre l’oubli, de traiter avec attention, objectivité et rigueur la transmission de la mémoire et des connaissances, et particulièrement le parcours de ces femmes et de ces hommes, qui dans les conditions de leur époque, ont contribué à écrire quelques belles pages de l’histoire de notre ville. N’oublions pas que l’histoire est le cœur de nos vies, qu’elle n’a de sens que lorsqu’elle permet de construire l’avenir". « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre » (Karl MARX).


Robert Clément


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