LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

samedi 2 mai 2009

Sociale l'économie de marché? (contribution d'Erasmus)


Le président de l'assemblée européenne, interviewé ce lundi sur France Inter, a déclaré que les français ne comprenaient pas ce qu'est "l'économie sociale de marché" cette ancienne et nouvelle devise de l'actuelle Europe.
Et bien dont-acte, effectivement nous sommes des millions à ne pas comprendre ce concept "social libéral" qui voudrait nous faire croire qu'en imposant la réduction des dépenses publiques et la mutilation des services publics, en alignant vers le bas les droits au travail, à la santé, à la protection sociale ou à la retraite, ... cette "économie de marché" peut produire du SOCIAL !
Au risque de passer pour des imbéciles, les français continueront, comme ils l'ont fait lors du référendum, à s'opposer à cette Europe capitaliste, si contraire à leurs intérêts.
En envoyant à l'assemblée européenne des députés du FRONT DE GAUCHE ils contribueront à construire une Europe de la justice et du progrès social.

jeudi 30 avril 2009

1er Mai 2009

Après les mobilisations exceptionnelles des 29 janvier et 19 mars dernier, tous ensemble pour un 1er Mai de convergence des luttes et de transformation sociale !
La colère est puissante et ne se dément pas. Des millions de salariés ont manifesté lors de grandes journées d’action unitaire. Des luttes se multiplient dans les entreprises pour défendre l’emploi ou pour les salaires.

Stocks options, parachutes dorés, bonus, rémunérations scandaleuses des grands patrons, annonces quotidiennes de licenciements : c’est insupportable !


Manifestation parisienne du 1er mai : le rendez-vous commun Front de gauche est fixé à la jonction du Boulevard Saint-Michel et de l’Avenue de l’Observatoire (métro Port-Royal). 14h00

L’unité syndicale demeure ; tout cela constitue un formidable point d’appui pour le monde du travail. Cela rend Sarkozy et le MEDEF fébriles, car la question du changement de société est posée avec force. Chacun le constate, le système capitaliste conduit aujourd’hui à la mise au chômage de centaines de milliers de salariés, à la montée de la précarité, à la casse de l’industrie et des services, à la destruction de savoir-faire dans le monde entier. Il y a besoin de réformes radicales !

L’utilisation de l’argent est au coeur de toutes les luttes.Leurs convergences et l’unité sont notre force.

Nous ne paierons pas leur crise ! Au contraire, la situation exige l’augmentation des salaires et des pensions, mais aussi l’investissement dans l’industrie et les services, la formation, la recherche et l’emploi pour répondre aux besoins de notre peuple.
Ce ne sont pas les 360 milliards d’euros d’argent public que Sarkozy a versé aux entreprises et aux banques sans aucun contrôle, ni le plan de relance européen de 200 milliards, ni les mesures du G20 qui nous sortiront de cette situation. Car toutes ces mesures sont insuffisantes et ne s’attaquent pas aux causes de la crise.

Le capitalisme n’est ni moral, ni immoral, il est amoral !

Il faut des pouvoirs aux travailleurs leur permettant d’intervenir sur l’utilisation de l’argent, la gestion des entreprises !
Les communistes proposent de mettre en débat des lois novatrices. Le 28 mai, les députés communistes soumettront au vote trois projets de lois pour porter à l’Assemblée nationale les exigences des mouvements sociaux. Ils porteront des propositions alternatives visant notamment à prévenir les licenciements économiques et à sauvegarder l’emploi, à augmenter les salaires, à donner des droits nouveaux aux salariés et à leurs instances représentatives, à promouvoir une autre répartition des richesses en proposant :

-des pouvoirs aux salariés leur permettant de s’opposer aux licenciements et d’agir pour une autre gestion des entreprises, une autre utilisation de l’argent et du crédit

-l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui distribuent des dividendes – droit de veto suspensif des Comités d’entreprise pour toute suppression d’emploi et obligation d’examen des contre-propositions des salariés

-le développement, avec un pôle public bancaire, d’un nouveau crédit sélectif, permettant de baisser les charges financières des entreprises qui développent l’emploi et la formation ; l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales et l’aide aux PME et TPE -

-le contrôle de l’utilisation des fonds publics en les mettant au service de l’emploi et de la formation, la suspension de toute aide de l’État aux groupes qui veulent supprimer des emplois et le remboursement des aides indûment perçues

-l’annulation des suppressions d’emplois publics, le développement des services publics dans tous les territoires : Poste, école, santé, université…

-des mesures urgentes de justice sociale en faveur de l’emploi, des salaires et du pouvoir d’achat : augmentation des salaires, retraites et minima sociaux ; SMIC à 1 600 euros

-fiscalité : annulation du bouclier fiscal et suppression des stock-options

-Europe : respect du vote majoritaire du peuple français contre le TCE avec la sortie des traités de Maastricht, Nice ou Lisbonne pour construire une Europe, libérée des dogmes ultralibéraux, celle de la solidarité, de la fraternité, de la paix : une Europe des peuples.

Le 28 mai prochain dans l’unité, la convergence des luttes, la solidarité du monde du travail, nous pouvons ensemble donner un prolongement à la mobilisation du 1er mai, contribuer à transformer la colère en alternative politique jusqu’au Parlement. Le 7 juin, unis dans les rues et dans les urnes avec le Front de gauche ! Le vote pour donner un carton rouge au capitalisme et inventer une autre Europe que celle des marchés, des dividendes et des profits.

A télécharger:
Tract : Pour un mois de Mai de résistance et d’espoir - PDF
Tract 1er Mai - PDF


lundi 27 avril 2009

Sarkozy transforme le fond d’investissement social en fond d’investissement patronal

Le 24 avril, Nicolas Sarkozy devait annoncer des mesures pour favoriser l’emploi des jeunes. Cela n’a pas été le cas. En réalité, il en a une nouvelle fois profité pour accorder de nouveaux cadeaux aux grandes entreprises.

Un jeune sur trois est au chômage, et ils figurent parmi les premières victimes du chômage de masse qui se développe depuis janvier. Malgré cela, en fait de plan anti-chômage des jeunes, Nicolas Sarkozy fait une nouvelle série de cadeaux aux entreprises sous forme d’exonération de cotisations sociales et d’encouragement aux bas salaires.

Inutile de rappeler que les exonérations de cotisations sociales ont des effets quasi nuls sur l’emploi, le cœur de l’intervention présidentielle n’était, à l’évidence, pas destinée à apporter des réponses aux chômages des jeunes. Le Président de la République a instrumentalisé sans vergogne la souffrance des jeunes pour détourner la quasi-totalité du fond d’investissement social au profit des plus grandes entreprises.

Il aurait d’ailleurs été plus juste de renommer le fond d’investissement social, en fond d’investissement patronal.

Martin Hirsh avait promis un plan anti-chômage des jeunes « original », mais Nicolas Sarkozy n’aura annoncé que des propositions archaïques et marginales.

Parti communiste français

Paris, le 24 avril 2009

vendredi 24 avril 2009

Discours de Sarkozy : réaction du PCF

A Nice, Nicolas Sarkozy, s’est exprimé sur le thème de l’insécurité.

Depuis plusieurs années, Nicolas Sarkozy ne cesse de faire la leçon en montrant les muscles. Mais, à tout point de vue, son bilan est nul. Il en vient même à instrumentaliser son propre échec pour faire oublier l’état d’urgence social dans lequel se trouve la France aujourd’hui.

Plutôt que de multiplier les lois au gré des faits divers, il ferait mieux d’appliquer celles qui existent déjà. Nicolas Sarkozy manie la stigmatisation et le populisme comme un leurre pour désigner des coupables et tenter de détourner l’opinion publique de l’échec dramatique de sa politique.

La seule impunité aujourd’hui, c’est celle des grands patrons qui, avec la crise, s’en mettent plein les poches, même s’ils sont priés de le faire plus discrètement par le gouvernement. La violence et l’abandon social sont devenus le quotidien des français qui subissent de plein fouet la politique de Sarkozy. Mais ces victimes là n’intéressent visiblement pas Nicolas Sarkozy.

Parti communiste français

Paris, le 21 avril 2009

jeudi 23 avril 2009

Le sabotage de l’année universitaire par Valérie Pécresse doit cesser

Apparemment non contente d’avoir complètement désorganisé l’année universitaire 2009 en s’arc-boutant sur des textes dont la grande majorité de la communauté scientifique et universitaire ne veulent pas , Mme Pécresse joue maintenant avec l’avenir des étudiants qu’elle prend en otage de ses réformes.
En prétendant faire promulguer ses textes malgré une situation de crise qui se poursuit , elle met en péril les examens de l’année universitaire. Ce comportement indigne, auquel s’ajoute l’instrumentalisation de l’opinion publique, doit être condamné avec la plus grande fermeté . Le PCF assure la collectivité scientifique de son total soutien, il exige de V Pécresse de renoncer à la promulgation de ces textes et l’ouverture immédiate de négociations réelles. Il considère que dans le cas contraire , le gouvernement serait totalement responsable des dommages éventuels qui seraient causés ainsi à la validation des études. Le PCF fait évidemment confiance aux universitaires pour trouver les formes adaptées à la continuation de la lutte tout en permettant aux étudiants d’acquérir dans des conditions satisfaisantes les diplômes auxquels ils ont droit.

Olivier Gebuhrer Responsable Enseignement supérieur et Recherche du PCF

Paris, le 20 avril 2009


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