Les communistes
ont toujours porté de façon forte et concrète les enjeux artistiques et
culturels, du local au national. Cela ne se dément pas. Partout nous
poursuivons sans relâche dans cette voie, en rassemblant pour s’opposer aux
dégâts des politiques libérales, du macronisme aujourd’hui. Nous le vivons avec
la réforme des retraites, qui vise à renverser les solidarités dans une
conception marchande de la société.
L’art, la
culture et leurs acteurs en sont aussi la cible depuis des années. Baisses des
subventions aux équipements culturels, suppression de festivals, fermetures de
lieux, réorientation des actions culturelles vers le « rentable »,
pressions sur les intermittents ou encore loi sur l’audiovisuel préparant une
refonte terrible du service public.
Nous sommes en
résistance à ces politiques. Nous sommes aussi en « mode
proposition », offensifs et rassembleurs, face à ceux qui tiennent l’art,
la culture comme dimension sociale négligeable... Sans doute notre approche
dans ce scrutin doit intégrer cette crise de sens, crise culturelle,
anthropologique, dont il nous faut combattre les néfastes effets.
Une volonté vitale de mise en commun
Pour leur part,
les communistes affirment le tryptique art/culture/éducation populaire comme le
« cœur battant » de nos projets.
Ils inventent
des espaces pour en parler : ateliers, tables rondes ouvertes, avec les acteurs
locaux du monde de l’art, de la culture, de l’éducation populaire, les énergies
citoyennes, pour construire un projet partagé.
Des initiatives
se construisent sur le terrain, parfois au-delà même des lieux dédiés. Cette
dynamique ne s’oppose en rien aux propositions renforçant l’offre en
équipements publics, en équipes pour les animer. Ces structures rayonnent,
irriguent, drainent des publics. Leur rôle, leur place doivent être,
réaffirmés, encouragés.
Sur nos
territoires, existent des potentiels d’implantation de lieux alternatifs :
friches, sites attractifs pour des artistes. Identifier ces lieux d’expression
du sensible peut faire projet.
Nous avons aussi
tout intérêt à inscrire un projet culturel dans la durée, du
« temps », pour les artistes, pour créer, travailler avec les
populations, la permanence artistique est une réponse.
La question des
déplacements est récurrente. C’est parfois un frein pour l’accès des publics
aux artistes, aux œuvres, aux équipements culturels. Un état des lieux est
essentiel, pour formuler des propositions améliorant cette situation vécue
comme une injustice.
Viennent aussi
les aspects liés au développement du numérique dans notre société, une approche
nouvelle dans l’appropriation des problématiques artistiques et culturelles
dans nos communes. Tout comme les liens école/culture, la culture scientifique…
Enfin, avec le
développement des grands sites commerciaux, de multiplex, d’offres de
divertissement qui essaiment nos territoires souvent en périphérie des
communes, tous fléchés vers les grandes enseignes et leurs propositions
mercantiles, il nous faut donner du « sens »… Est-ce la société que
nous voulons ?
Dans nos
territoires, en mutation, se dessinent des formes inédites de solidarité,
d’aspiration forte à la citoyenneté… Émergent aussi de la création, de la
diversité culturelle, associative, citoyenne ou plus institutionnelle.
Les communistes
portent l’art, la culture et l’éducation populaire comme une ambition
mobilisatrice, une volonté vitale de mise en commun, de penser l’articulation
art/culture/territoire s’appuyant sur l’acquis et mêlant toutes les formes de
pratiques artistiques et culturelles et les moyens de leur mise en œuvre.