LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE
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dimanche 5 avril 2020

Triste nouvelle. François Giacalone vient de nous quitter !



Nous venons de l’apprendre. Atteint par cette saleté de virus, François Giacalone vient de nous quitter. Né le 22 septembre 1936 à Tunis, c’est en 1961, devant Gérard Machelart alors premier adjoint de Pierre Kérautret, que Ghislaine et François décideront d’unir leur vie. Sofia Dauvergne officiera à l’occasion de leurs noces d’or en 2011. 

Les résidents de la Cité Gagarine, où il vivait depuis près de 50 ans, après avoir habité Avenue Wilson, ne reverront plus sa silhouette, le voyant arpenter les escaliers pour diffuser l’Humanité-Dimanche. Communiste, François, avait, dans les années 60, assumé la responsabilité de membre du secrétariat de la section du Parti Communiste de notre ville. Il n’a jamais cessé d’être ce combattant inlassable d’un monde plus juste, plus humain et plus solidaire. 

Ces dernières années François, s’était beaucoup investi contre la destruction de sa cité et pour un projet de rénovation et de réhabilitation. En 2001, François deviendra le président de l’OPHLM de Romainville. François Giacalone a été un dirigeant et un militant bénévole du CAR Romainville. On l’avait surnommé « l’homme des stades », toujours présent pour voir évoluer les joueurs de Romainville. Il était encore là, avec le FC, à la fin du mois de septembre 2019, pour le match de qualification de la coupe de France au stade Jean Guimier. 

Dans ces douloureuses circonstances, les communistes de Romainville et leurs élues, partagent la douleur de Ghislaine, son épouse, de ses enfants, Valérie, Cyril et Grégory et de ses petits-enfants. Ils leur adressent leurs plus sincères condoléances et les assurent de toute leur affection

jeudi 28 novembre 2019

IL Y A 60 ANS, GÉRARD PHILIPE



Il y a 60 ans, le 25 novembre 1959, Gérard Philipe, un grand acteur nous quittait.

Au cinéma, de Fanfan la Tulipe à Julien Sorel, il avait apporté sa jeunesse et son talent.

Au théâtre, il avait accompagné Jean Vilar dans cette belle aventure qui se résumait en 3 lettres T N P, le Théâtre National Populaire, depuis le festival d’Avignon jusqu’au Palais de Chaillot, ses interprétations du Cid ou du Prince de Hambourg…avaient enthousiasmé les nouveaux publics de banlieue, de Montreuil à Suresnes.
Président du syndicat des acteurs, il sut défendre les artistes, ses compagnons.

Je me souviens de l’hommage que lui rendit, un soir de décembre 59, Jean Vilar devant l’immense public silencieux du Palais de Chaillot : « La mort a frappé haut, elle a fauché celui-là même qui, pour nos enfants, pour nous-mêmes exprimait la jeunesse et reste à jamais gravé dans notre mémoire…Il reste un des plus purs visages de notre profession… »

Guy AUZOLLES

mardi 20 août 2019

Monique Clément nous a quitté (Guy Auzolles)



Monique Clément nous a quitté. Monique fut de longues années présidente de l’ « Association pour la sauvegarde du château de Romainville ». Et je voudrais évoquer avec ces quelques lignes son attachement à la défense du patrimoine de notre commune.

En 1988, la municipalité de Romainville décidait d’acquérir les vestiges de son château avec le souci d’éviter qu’ils ne tombent entre les mains d’un quelconque promoteur, mais surtout avec la volonté de sauvegarder un patrimoine, témoin de plusieurs siècles d’histoire.

Un bâtiment qui a su faire parler de lui lorsque Philippe-Henri de Ségur, futur maréchal de France en fit sa résidence de plaisance et y accueillit des personnalités telles que les peintres Élisabeth Vigée-Lebrun, Hubert Robert et l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart, qui nous fit le présent d’une de ses œuvres : notre église Saint-Germain l’Auxerrois.

Mais la restauration des vestiges de ce château qui avait subi les épreuves du temps, de destructions en défiguration, ne pouvait s’imaginer sans le soutien des Romainvillois.

C’est un rôle que seule une association pouvait tenir. Elle fut aussitôt créée sous le nom d’ « Association pour la sauvegarde du château de Romainville ». Monique en assura la présidence. La tâche allait être rude. Il fallait s’attendre à surmonter de nombreux obstacles : des indécisions, des promesses non tenues…Pour cela, il fallait une personne qui avait la ténacité. Monique possédait cette qualité.
Elle pouvait aussi compter sur ses amis Romainvillois : notre cher jardinier Raymond Mondet qui n’avait cessé d’ensemencer « ses terres » du château  et d’y soigner sa roseraie, Raymond Ruineau, Marcelin Kettenback, Paule Dupuis…Plus tard Zoë Barboff, directrice du Trianon, devenue présidente à la suite de Monique.

Notre association compta bientôt plusieurs centaines d’adhérents toujours prêts à répondre présent lorsqu’ils étaient sollicités pour appuyer une démarche, comme pour participer aux nombreuses initiatives culturelles organisées par l’association : expos, conférences, concerts, visites du patrimoine de la région.
En sauvegardant ce château notre association voulait aussi transmettre aux enfants ces pages d’histoire locale dont il avait été le témoin. Nous nous souvenons de cette belle brochure réalisée par plusieurs dizaines d’élèves, fiers de voir figurer leur nom sur la couverture et qui était l’aboutissement d’un travail de recherche qui les avait passionnés.

Après bien des déconvenues, nous allions reprendre espoir lorsqu’en 1998, Anne Bossoutrot, architecte du patrimoine, nous présenta un magnifique projet de réhabilitation : le bâtiment allait retrouver sa façade, son étonnant toit à la Mansart, ses hautes cheminées et dans le même temps devenir un lieu de rencontre, de culture.

Hélas des décideurs bien ignorants, avaient choisi pour lui une autre destinée…
Même si nous n’avons pu atteindre notre but, nous avons mis à l’ordre du jour le respect du patrimoine dans notre cité et de vigoureuses associations ont su prendre le relais, en premier lieu « l’association pour la défense du village de Romainville présidée par Julia Learmonth.

Notre association a fait sa part et Monique Clément, qui fut longtemps sa présidente, avec beaucoup d’abnégation et de courage, mérite bien la reconnaissance de nos concitoyens.

Guy Auzolles


mardi 6 août 2019

Disparition de notre camarade Robert Lejeune !


Hier, nous avons appris la disparition de notre camarade Robert Lejeune.  Robert a travaillé de longues années à la TIRU. Militant de la CGT, il a aussi été le responsable de la Section Parti communiste des Romainville. Robert Lejeune avait emménagé à la Cité des Mares en 1955. Il y résidera jusqu’au milieu des années 1990. 

Ces dernières années. Robert s’était investi, dans une cause qui lui tenait à cœur, la solidarité avec l’Afrique. C’est ce qui l’a conduit à militer à l’Association Française pour l’Amitié avec les Peuples d’Afrique (AFASPA). 

Les communistes de Romainville et leurs élu-e-s, tiennent à présenter à ses enfants, ses petits-enfants et arrières petits-enfants leurs plus sincères condoléances et les assurent de toute leur affection. Robert sera incinéré à Villetaneuse. À Romainville, ce sera à l’ancien cimetière, rue Paul de Kock, LE JEUDI 8 AOÛT À 15 HEURES.

vendredi 23 mars 2018

Lionel Chabot nous a quitté : " L"hommage de Sofia Dauvergne"




Lionel Chabot, mon ami, mon camarade, le parrain de mon fils, nous a quitté le mardi 20 mars 2018 dans sa 69ème année. Il est parti trop vite.
Né à Rouxmesnil-Bouteilles près de Dieppe, militant communiste dès son plus jeune âge à Drancy et à Beaune, Il arrive à Romainville où il deviendra Secrétaire de la section PCF des Bas Bays. Attaché au service public,il agira au sein du syndicat CGT et militera à la cellule PCF des communaux de la mairie de Romainville.

Fonctionnaire territorial il débute comme surveillant de travaux puis réussira les concours et occupera les fonctions de directeur des services techniques de Romainville.
J' ai une infinie  tristesse à la pensée de ne plus partager avec lui des moments de joie ou de combat. C'était un homme de cœur, fidèle en amitié,
Une amitié qui s’est scellée depuis de nombreuses années, jour après jour. 
Une amitié qui donne du sens au mot fraternité ;

Ainsi, Lionel, nous laisse, en héritage l'espoir et la volonté, de bonheur pour tous … que nous poursuivons.  Nous continuerons à nous faire les passeurs de ces valeurs-là.
Mes pensées vont à sa femme Catherine, à Magali et Olivier ses enfants ainsi qu'à ses petits enfants et à tous ceux qui l'aimaient.

L'enterrement aura lieu à Nieul sur Autise le mercredi 28 mars 2018 à 14h30

Correspondance :Mme Catherine Chabot, 1 rue du Puit 85 240 Nieul Sur Autise


Sofia Dauvergne


dimanche 12 novembre 2017

" Disparition de Jack Ralite "


J’éprouve une grande et profonde une grande tristesse et une profonde émotion à l’annonce de la disparition de Jack Ralite. Comme beaucoup de mes camarades j’ai eu l’occasion de le côtoyer, alors qu’il a été ministre de 1981 à 1983 et surtout lorsqu’il a assumé les fonctions de Maire d’Aubervilliers. C’était un homme, un communiste qui a énormément œuvré pour l’exception culturelle  française, avec notamment les états généraux de la culture qu’il avait initiés. J’ai encore présent le souvenir de cette soirée de 1983, où avec Roger Gouhier, nous avions accueilli Jacques cette soirée de 1983, venu inaugurer le cinéma le « Trianon », que les villes de Romainville et de Noisy-le-Sec avaient acquis. L’émotion qui est la mienne est, je le sais, partagée par toutes celles et tous ceux qui l’ont connu et rencontré.   

Robert Clément

dimanche 15 janvier 2017

Hommage à Pierre KERAUTRET !



Mercredi, les communistes et leurs élu(e)s, Sofia DAUVERGNE, Brigitte MORANNE, Samia AFROUNE, se sont retrouvés pour rendre hommage à Pierre KÉRAUTRET, disparu il y a 50 ans. Elles, ils, l’ont fait en présence de Lucienne BRÉANT, sa fille accompagnée de Monique, la petite fille de Pierre KÉRAUTRET, mais également de Guy AUZOLLES,  élu  conseiller municipal en 1965. De Nicole LÉONET, d’Alain HERRERO, Maurice SEBBAH, Robert PRAUD. Étaient également présents Corinne BUZON et Stéphane DUPRÉ, membres du groupe Front de Gauche – Romainville – Ensemble, au Conseil municipal.      

jeudi 8 septembre 2016

Gérard Chasseloup vient de nous quitter !



C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre la disparition de Gérard Chasseloup. Nous savions. Nous savions et pourtant nous ne voulons  pas y croire. Cela nous paraît tellement injuste. L’horrible maladie aura été la plus forte. Gérard c’était la bonté, la fidélité à ses engagements, le courage politique et le dévouement à la cause des plus humbles.

Gérard est né à Aubervilliers en 1946. Il aurait eu 70 ans le 24 novembre, il habitera à la cité de la Muette à Drancy, puis à Romainville, à la cité Gagarine.

Salarié depuis le milieu des années 60, chez Roussel-Uclaf, devenu Hoechst, Aventis, puis Sanofi, Gérard y assumera des responsabilités syndicales et politiques. Jusqu’au bout il se battra avec les salarié-e-s pour le maintien du site, de son centre de recherches dont le démantèlement aura finalement lieu au mépris de toute considération sanitaire, sociale et démocratique.

Premier responsable du Parti communiste dans notre ville, il fera preuve de ses grandes qualités politiques. La simplicité et la modestie portaient la marque de sa personnalité.

Après avoir été élu conseiller municipal en 1977, en 1983, il assumera la responsabilité d’adjoint au maire, particulièrement chargé de la sécurité des personnes et des biens. Puis, il reprendra par la suite ses activités professionnelles dans le livre.

Jusqu’au bout, Gérard aura été de tous les combats contre le capitalisme destructeur de nos vies et pour une société plus humaine et plus juste. En Mai dernier il était encore présent avec ses camarades au congrès de la Seine-Saint-Denis du PCF.

Le terrible hasard aura voulu que Gérard nous quitte à la veille de la fête de l’Humanité. Ce grand bain de fraternité et de solidarité était pour lui un rendez-vous qu’il n’a jamais manqué. À la fin de cette semaine, tu ne seras pas à nos côtés, Gérard. Mais tu seras dans nos cœurs, ceux de tes camarades et de tes nombreux ami-e-s. Nous vivons aujourd’hui des heures bien tristes. Mais, comme Gérard nous l’aurait si bien dit : «  Pleurez si vous en avez envie, mais si vous souhaitez me rendre hommage, alors poursuivez les combats qui ont été les miens durant toute ma vie ».

Bien qu’en de telles circonstances les mots pèsent de bien peu de choses, nous tenons toutefois, à dire à Christiane, son épouse, à Frédéric, Sophie et Arnaud, ses enfants et à ses petits enfants que nous partageons leur douleur et les assurons de toute notre affection. Adieu Gégé !

Les communistes de Romainville et leurs élu-e-s

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La levée du corps aura lieu lundi 12 septembre à 13 h 30 au funérarium de Montreuil, pour se rendre ensuite au crématorium du Père Lachaise à 14 h 30. Ses camarades et ami-e-s qui souhaitent lui rendre hommage peuvent le faire en se rendant au funérarium les après midi des jeudi 8 et vendredi 9 septembre.

dimanche 13 mars 2016

6 ans déjà. Le 13 mars 2010 Jean Ferrat nous quittait




Il aimait tous les mots jusqu’à la déraison !
Il a aimé à perdre la raison !
Il voyait plus haut que l’horizon !
Par sa bouche soufflait la désobéissance !
De la France d’en bas il a chanté les louanges !
Rebelle et sage, il clamait une humanité de partage
S’écriant qu’on n’est pas toujours du côté du plus fort !
Dénonçant le malheur « des enfants dans les mines » !
Il a fait vivre la commune, comme une étoile au firmament
Il connut des années funestes, sans jamais retourner sa veste !
Il a été celui qu’on a voulu faire taire,
Au nom de la liberté sur terre !
Par ses chansons, il a fait aimer le poète Aragon !
En contemplant l’Univers avec « les yeux d’Elsa » !
Il s’en est allé comme il est venu,
Un peu plus calme, un peu plus nu !
Mais il aurait pu vivre encore un peu !


Robert Clément

jeudi 12 mars 2015

Oui cinq ans déjà !


Oui cinq ans déjà que Jean Ferrat nous quittait le 13 mars 2010. Nous n’oublions pas. En lui rendant hommage, nous saluons l’auteur, le compositeur, l’interprète, l’homme, le camarade que fut Jean Ferrat. Comment ne pas apprécier ce grand artiste qui fut jadis interdit d’antenne et défraya les chroniques de journaux par son engagement politique auquel il resta fidèle jusqu’à sa mort. Jean est dans l’air que nous respirons. C’est un homme qui méritait qu’on l’aime, un homme vraiment pas ordinaire, irremplaçable. Toutes ses chansons nous accompagnent De « Ma France » à « Nuit et Brouillard ». De « La Montagne » aux « Châtaigniers ». De « Camarade » au « Bilan ». De « Cuba Si » à « Maria ». «  D’Aimer à perdre la raison » à « Un jour, Un jour ». Des « Yeux d’Elsa » à « Que serais-je sans toi »…Alors écoutons-le !



mercredi 28 novembre 2012


 HOMMAGE À DANIEL MONGEAU


C’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre la disparition de Daniel Mongeau. Je savais. Je savais et pourtant je ne veux pas y croire. Cela me paraît tellement injuste. L’horrible maladie aura été la plus forte.

J’ai vécu avec Daniel une belle expérience humaine, riche de rencontres de luttes et de satisfactions. Après que lui fut confiée la responsabilité de 1er vice-président du Conseil général aux côtés de Georges Valbon, il assuma cette même fonction à mes côtés de 1993 à 2001. Daniel était un homme de culture. A un moment où la plus grande vigilance s’impose afin de continuer à faire de la Seine Saint Denis une terre de culture et des arts, il est bon de rappeler le rôle éminent qui fut celui de Daniel dans la construction de ces politiques. Je pense à la MC93, aux rencontres internationales chorégraphiques, à Zébrock au bahut avec l’association Chroma. Le hasard, aura par ailleurs voulu, que la disparition de Daniel intervienne au moment où s’ouvre le salon du livre et de la presse jeunesse, et dont il fut l’initiateur aux côtés de Georges Valbon.

La simplicité et la modestie portaient la marque de sa personnalité. Comme beaucoup de ses camarades et de ses amis je garderai de Daniel l’image d’un homme dévoué à la cause de la dignité et de la libération humaine, un homme communiste, tout simplement.

Je partage la tristesse et la douleur qui sont celles de Renée son épouse, de ses enfants et petits enfants. Je leur présente mes sincères condoléances et les assure de toute mon affection.



                                                                                         Robert Clément


Communiqué d'Hervé Bramy, Secrétaire départemental du PCF 93 :

Disparition de Daniel Mongeau


La fédération du Parti Communiste de Seine-Saint-Denis a appris avec une grande tristesse la disparition, dans la nuit de lundi à mardi, de Daniel Mongeau.

Militant du Parti Communiste, Daniel Mongeau, fut élu en 1970, plus jeune Conseiller général de Seine-Saint-Denis à l’âge de 27 ans. Durant ses mandats successifs, il fut premier vice-président du Conseil général en charge de l’aménagement du territoire, de la culture. Il a toujours conservé de sa profession d‘enseignant sa passion de la transmission du savoir et de la connaissance au plus grand nombre. Architecte, au côté de Georges Valbon, de la politique culturelle de la Seine-Saint-Denis, il a soutenu et développé des dizaines de projets originaux et novateurs, remarqués par nombre d’artistes et d’acteurs culturels extérieurs, et qui ont participé au rayonnement culturel et au décloisonnement social du département. Il a été le fondateur des démarches éducatives de la Seine-Saint-Denis qui ont ouvert le chemin de la culture et de la connaissance scientifique à des milliers d’élèves du département. En tant que premier Vice-président du Conseil général, il fut, aux cotés de Robert Clément, porteur, à partir de 1995, d’une grande politique d’aménagement du territoire, « la Seine-Saint-Denis par la volonté des hommes », dont on perçoit encore aujourd’hui les évolutions sur l’économie, l’emploi et les transports.


28 novembre 2012
Son engagement politique l’a également conduit à s’investir dans la vie municipale de sa commune de toujours, Bagnolet, dont il fut adjoint au maire de 1971 à 1986, puis Maire de 1986 à 2001. Sous son mandat, l’équipe municipale de Bagnolet a agit pour le développement sportif et culturel de la ville en créant le cinéma, la bibliothèque ou bien encore la médiathèque de la ville. Il s’engagea également pour la rénovation urbaine de sa ville, en aménageant le quartier de l’échangeur autoroutier et en bâtissant de nombreux logements sociaux. Avant-gardiste dans le domaine culturel, il a offert une tribune internationale à la danse contemporaine, en développant les « Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis », qui offrirent un lieu d’expression aux plus grands chorégraphes contemporains, de Mark Tompkins à Angelin Preljocaj. Il appuya également la création à Bagnolet de l’Atelier Théâtre et Musique (ATEM), fondé par le célèbre compositeur de musique contemporaine Georges Aperghis.
Les communistes de Seine-Saint-Denis regrettent la disparition d’un homme de conviction et de culture qui repoussa toujours l’exigence au-delà des frontières de l’excellence dans l’intérêt supérieur de tous les séquano-dionysiens.
Toutes celles et ceux qui ont approché Daniel Mongeau gardent en mémoire l’image d’un homme discret, homme de culture et d’engagement, toujours à l’écoute de ses semblables.
Au nom de tous les communistes de Seine-Saint-Denis, nous adressons nos plus chaleureuses pensées à sa femme, Renée, et ses enfants, Olivier et Anne, à ses proches, à ses concitoyens, ainsi qu’à ses camarades de la section du parti communiste de Bagnolet.
Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF Pantin, le 27 novembre 2012


 


dimanche 3 octobre 2010

Hommage à Gérard Machelart

J'étais hier à NEVERS pour saluer la mémoire de Gérard MACHELART. L'hommage qui lui a été rendu par l'un de ses camarades de COSNE, au nom de la fédération de la Nièvre du PCF, souligne combien Gérard est resté, toute sa vie durant, le militant communiste que nombre d'entre nous, avons connu.
Robert Clément

"C’est avec une intense émotion et une profonde tristesse qu’au nom de la Fédération du PCF de la Nièvre, du journal « Les Nouvelles de la Nièvre », des élus communistes de Cosne et des environs, des communistes de la section de Cosne que je rends cet hommage à notre ami et camarade Gérard.
Son décès, après plusieurs mois d’un courageux combat qu’il a mené contre la maladie est tout aussi prématuré qu’injuste. Gérard plus qu’un parcours professionnel, c’est essentiellement une vie militante et quelle vie !
Beaucoup de choses, de souvenirs sont dits aujourd’hui.
Celles et ceux qui t’ont côtoyé ont en mémoire un souvenir, une anecdote sur des moments de luttes passés avec toi. Toute ta vie tu l’as consacré, que ça soit à Romainville, à Colméry où tu étais élu ; à Cosne où tu t’es mis au service de ton parti auquel tu es resté très attaché jusqu’au bout. Tu as œuvré également au sein de la section des CGT des retraités de Cosne. Dans le mouvement associatif à Cosne, tu fus l’artisan de la création du Secours Populaire, de Loisirs et Solidarité des retraités de Cosne et ses environs où tu consacreras beaucoup de temps, dépensant de l’énergie en ayant toujours le souci de t’entourer. En quelque sorte tu poursuivais le travail de militant que tu avais mené précédemment sur Romainville puisque tu y occupais déjà des responsabilités au sein de ces associations.
Ardent défenseur de la Paix tu fus aussi la cheville ouvrière du Mouvement de la Paix dans ce département.
Gérard tu laisses le souvenir d’un homme courageux, d’un élu compétent et dévoué. C’est tellement vrai que de 1953 à 1980 tu as été successivement conseiller municipal, 1er adjoint et maire de 1966 à 1980 à Romainville.
Ton arrivée dans la Nièvre avec Jacqueline ne ralentira pas tes ardeurs militantes. En effet à Colméry dès 1989 et jusqu’à 1995 tu sièges au Conseil Municipal. Ce n’est qu’au bénéfice de l’âge que tu n’as pas été élu maire de cette commune. Pour dire que tu n’étais pas dans la Nièvre pour « jardiner », on se souvient que tu as mis toute ton expérience et ton courage pour arpenter la commune, les hameaux en présentant à la signature une pétition pour exiger le maintien du bureau de poste.
C’est en 1990, que toi et Jacqueline vinrent habiter à Cosne. Ta faim de mener et poursuivre les combats te conduisit à prendre la direction de la section du PCF de Cosne où tu as su de par tes qualités d’organisateur, de tes analyses pertinentes impulser et pérenniser l’activité du Parti Communiste sur le secteur de Cosne.
Mais là ne s’arrête pas ton travail puisque outre de diriger, tu as été candidat aux cantonales du canton Cosne Nord en 1995, aux municipales la même année. Déçu par le résultat tu ne manquas pas de me glisser dans l’oreille « Ces élections ont été de trop » Pour ma part j’en garderai une riche expérience et un grand souvenir militant. Ensemble avec Jacqueline, des camarades nous avons sillonné les rues, les campagnes dans les moindres recoins avec nos tracts sous le bras, les affiches dans la voiture, rencontré les populations. Quelle riche expérience !
Personnellement j’ai eu un immense privilège de te connaître, de militer avec toi, d’apprécier le sens de ton analyse.
Je voudrais associer à cet hommage, Jacqueline ton épouse sans laquelle tu n’aurais pu mener ton activité militante. Associer tes enfants qui ont vu très souvent rentrer un papa fort tard à la maison. S’absenter comme ce fameux soir où tu étais parti chercher des cigarettes. Sur le chemin tu rencontras des amis et des salariés en grève de l’usine Roussel Uclaf. Ce jour là tu rentras fort tard.
En 1995, tu me confias la direction de la section de Cosne où tu continuas à aider et à apporter tout ton savoir. Oui, tous ceux et toutes celles qui t’ont côtoyé savent combien tu mêlais à la fois ardeur, rigueur, ténacité dans l’accomplissement de toutes tes responsabilités. Homme de masse, tu auras toujours eu à cœur de confronter tes responsabilités à celles du vécu des gens, du terrain comme on dit. A la Fédération de la Nièvre tu ne manquais pas aussi d’apporter tes propres réflexions.
Oui Gérard tu étais un débatteur, solide sur tes convictions mais disponible pour le débat. Bon orateur, tu savais convaincre et rassembler. Doté d’une bonne plume, tes différents articles étaient appréciés.
Tu étais de la race de ces militants qui n’acceptait pas qu’une réunion ne se termine sans une prise de décision. Tu étais intransigeant avec les autres mais aussi avec toi-même sans jamais faillir à l’amitié, à la fraternité. Malgré la maladie tu suivais l’actualité.
Tu es issu de cette génération qui a tant donné et connu des moments difficiles. Génération qui a su avec générosité travailler à reconstruire, moderniser notre pays en s’appuyant sur le programme du Conseil National de la Résistance que le gouvernement Fillon-Sarkozy massacre aujourd’hui.
Si vous le permettez, je voudrais vous faire partager un ressenti avec la disparition de Gérard. Le militantisme, surtout dans la durée, ne saurait prendre tout son sens, sans dimension humaine, sans fraternité dans les bons jours comme dans les moments difficiles. Avec Gérard et Jacqueline j’ai eu la chance d’éprouver ces moments intenses, les rencontres fraternelles et aussi de nouer une amitié sincère et durable.
Amitié sincère et durable forgée dans les luttes que la mort ne nous fera pas oublier, pas plus que nous qui t’avons côtoyé, nous oublierons ta famille que tu aimais tant.
La Fédération du PCF de la Nièvre, les élus, la section de Cosne, le journal « Les Nouvelles de la Nièvre » adressons nos sincères condoléances et notre profonde affection à Jacqueline, ta compagne dans tous tes combats y compris le dernier, à Laurent, Véronique, Muriel tes enfants, à Françoise ta belle-fille, à Daniel et Stéphane tes gendres et à tes petits-enfants : Vanessa, Guillaume, Bastien, Marie-Lou et Lola fiers d’avoir eu un père et grand-père tel que toi.
Nous voulons te redire une dernière fois….du fond du cœur, Gégé, tu resteras toujours parmi nous".

mercredi 29 septembre 2010

Gérard Machelart, Maire honoraire de notre ville vient de nous quitter

C’est avec une immense tristesse que je viens d’apprendre le décès de Gérard MACHELART. Nous le savions malade, c’est pourquoi, lorsque j’ai eu ce matin Jean ABOULKHEIR au bout du fil pour m’annoncer une mauvaise nouvelle, j’ai tout de suite compris que Gérard venait de nous quitter. Beaucoup de celles et de ceux qui l’ont connu se souviennent de l’homme courageux, de l’élu compétent et dévoué qu’il a été. Elu conseiller municipal en 1953, Gérard devient en 1959 premier maire adjoint, et cela jusqu’en 1966. Durant toute cette période, aux côtés de Pierre KERAUTRET, Gérard jouera un rôle essentiel pour répondre aux immenses besoins de la population, notamment en matière de construction de logements, d’équipements sportifs et culturels. Il restera l’un de ceux qui auront contribué à écrire quelques belles pages de l’histoire de notre ville. C’est après le décès de Pierre KERAUTRET, en 1966, que Gérard sera élu maire de Romainville. Il le restera jusqu’en 1980. J’ai personnellement eu le privilège de militer avec lui de nombreuses années. D’abord, en 1957, à la direction fédérale des jeunesses communistes, où il assumait la responsabilité de la diffusion du journal « l’Avant Garde ». Mais c’est en 1964, à mon arrivée à Romainville, puis comme conseiller municipal en 1971, que j’ai pu apprécier ses immenses qualités, ses grandes connaissances, notamment dans le domaine des finances communales. Gérard, tout au long de sa vie militante n’a jamais oublié d’où il venait. Ce qu’il avait été, l’ouvrier de chez MOTOBECANE à Pantin. Au nom des communistes de notre ville, de toutes celles et de tous ceux qui l’ont connu et apprécié, je tiens à dire à Jacqueline, son épouse, à ses enfants Laurent, Véronique et Muriel, et à ses petits enfants que je partage leur douleur et les assure de toute mon affection.

Robert Clément.

mercredi 9 décembre 2009

CARNET

NOUS VENONS D'APPRENDRE LE DECES D'ANDRE HELLO ET DE GILLES LAVIGNE. PENDANT DE LONGUES ANNEES ANDRE A EXERCE SON ACTIVITE, AU SERVICE DES SPORTS DE LA VILLE, PARTICULIEREMENT AU GYMNASE GUIMIER. QUANT A GILLES, IL A ETE L'UN DES PILIERS DE L'IMPRIMERIE MUNICIPALE. ILS ETAIENT TOUS DEUX, SINCEREMENT ATTACHES AU SERVICE PUBLIC, ILS AVAIENT L'ESTIME DE LEURS COLLEGUES, DE TOUTES CELLES ET DE TOUS CEUX QUI LES CONNAISSAIENT. LEUR DEVOUEMENT ETAIT EXEMPLAIRE. LES COMMUNISTES PARTAGENT LA DOULEUR DE LEURS PROCHES ET LES ASSURENT DE LEUR PLUS PROFONDE AFFECTION.

jeudi 26 novembre 2009

Léon Mérino vient de nous quitter

C’est avec une immense tristesse que je viens d’apprendre le décès de Léon MERINO, survenu la nuit dernière. Je le savais malade, c’est pourquoi, lorsque j'ai eu sa fille Michèle au bout du fil, j’ai tout de suite compris que Léon venait de nous quitter. Toutes celles et tous ceux qui l’ont connu se souviennent de l’homme chaleureux et dévoué qu’il a été. Son accent marseillais faisait plaisir à entendre. Léon a été un homme qui a compté dans l’histoire de notre ville. Premier responsable du Parti Communiste de 1967 à 1971 après avoir été durant de longues années le collaborateur de Jacques DUCLOS, il a été élu conseiller municipal en 1971, il le restera jusqu’en 1983, après avoir assumé la responsabilité de premier adjoint auprès de Gérard MACHELART. C’est en 1967, à la création de la Seine Saint Denis que Léon MERINO deviendra conseiller général du canton de Romainville, auquel s’ajoutait à l’époque la partie nord de Montreuil . Il le restera jusqu’en 1985. Président de la commission des affaires économiques, dans une période marquée par la désindustrialisation il mettra toute son énergie au service de la défense des salariés et de leurs emplois dans notre département. J’ai personnellement eu le privilège de militer avec lui de nombreuses années. Comme beaucoup de mes camarades j’ai beaucoup appris à ses côtés. Une chose surtout. Ne jamais oublier d’où nous venons. Au nom des communistes de notre ville,et de toutes celles et tous ceux qui l’ont connu et apprécié, je tiens à dire à Lucette, son épouse, à ses enfants Michèle et Marcel,et à ses petits enfants que je partage leur douleur et les assure de toute mon affection.

Robert Clément

Les obsèques se dérouleront le lundi 30 novembre. La levée du corps aura lieu à 9h45 à l'hôpital Pierre Bérégovoy de Nevers et l'inhumation au cimetière de Billy- Chevannes.

lundi 7 septembre 2009

HOMMAGE A GEORGES VALBON


Samedi dernier, à Bobigny, un hommage a été rendu à Georges VALBON décédé le18 Juillet. Nous publions aujourd’hui l' intervention prononcée à cette occasion par Hervé BRAMY, Conseiller général, secrétaire départemental du Parti communiste français.

Georges VALBON, alors jeune lieutenant des F.T.P a participé à la libération de Romainville
Le 19 Août 1944, comme il l’a fait aux Lilas aux côtés de David ROSENFELD.
Ce « morceau d’histoire » fait partie de notre patrimoine local. Nous avons un devoir de
Mémoire. Pour leur part, les communistes ne l’oublient pas.
Samedi 5 septembre 2009 - BOBIGNY

Allocution d’Hervé BRAMY


Monsieur le Préfet,

Mesdames et messieurs les Parlementaires, ma chère Marie-George, ma chère Eliane,

Monsieur le Président,

Madame la Maire,

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers amis,

Chère Catherine,

En apprenant la disparition de Georges Valbon le 18 juillet dernier, m’est revenu à l’esprit ce jour où, pour la première fois, j’aperçus cet homme à la stature imposante, qui se doublait d’une détermination si aigüe - je compris très vite que Georges, malgré un parcours qui suscitait le respect de tous demeurait un personnage simple, facile d’accès pour ses concitoyens et pour ses camarades.

Des souvenirs mêlés à ceux de notre dernière conversation – c’était la veille de sa disparition -, durant laquelle Georges me proposait de prendre, une nouvelle fois, ensemble le temps de discuter de la Seine-Saint-Denis, de l’avenir du Parti, tout en trouvant quelques instants pour évoquer – non sans fierté – son statut de grand-père et d’arrière-grand-père.

Georges a toujours été plus qu’attentif à la vie de notre Parti, au devenir du département et de tous ses habitants. Pas un trimestre sans un coup de fil ou bien un petit mot.

Tout de suite, Georges que je ne connaissais pas, a fait vivre pour moi ce joli mot de camarade. Il m’a fait bénéficier de son intelligence politique. Cela a été pour moi un grand bonheur d’entretenir jusqu’à ces derniers moments cette relation intellectuelle de grande qualité.

Devenu communiste dès quinze ans, il n’a jamais renié son choix d’agir pour la justice et la paix et a été de tous les combats pour l’émancipation humaine. Un combat d’abord les armes à la main, quand il prit le chemin courageux de la Résistance et participa à la Libération de notre région. Une Histoire qu’il avait à cœur de transmettre aux jeunes générations en participant aux destinées du Musée National de la Résistance. Un combat poursuivi contre la Guerre d’Algérie et le droit du peuple algérien à l’Indépendance.

Ces combats, tous ceux qu’il mena comme syndicaliste et militant communiste, ont, à l’évidence, forgé une identité singulière aux différents mandats d’élus qu’il accepta d’exercer. A Bagnolet puis comme Maire de Bobigny ou comme Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Georges ne concevait ainsi l’efficacité de son action que dans une gestion où l’intérêt des familles populaires primait sur tout le reste et où parfois les luttes seules, rendaient réalistes les projets décidés avec leur participation. Jamais ainsi Georges ne s’est résigné à l’impuissance, aux compromis ou aux compromissions dès lors qu’étaient en jeu les besoins de la Seine-Saint-Denis et de sa Ville Chef-lieu.

Agaçant ceux qu’il appelait fréquemment les « affairistes de tout poil », il clamait haut et fort que notre Seine-Saint-Denis ne se résignerait pas à être un «terrain de jeu » pour les spéculateurs et que l’action politique pouvait contrecarrer les logiques implacables du marché pour satisfaire les exigences populaires. La politique foncière départementale traça une alternative progressiste au « laisser-faire », en permettant l’accueil et le développement de nombreuses PME, la construction de logements sociaux ou la réalisation d’équipements publics utiles aux habitants.

Ses convictions profondément enracinées ne l’ont pourtant jamais conduit à l’enfermement dogmatique, ni à une conception personnelle de l’exercice du pouvoir. Grand républicain, il a impulsé des partenariats sans exclusive, nouant une coopération respectueuse mais toujours exigeante avec les représentants de l’Etat – et notamment avec le Préfet Bourret -, dialoguant avec les Eglises, s’enrichissant de ses rencontres avec les femmes et les hommes de culture.

Moderne - il a mené toutes ces réalisations avec un service public dont il a toujours encouragé l’efficacité - convaincu que cette forme d’organisation politique et sociale était la plus conforme à son idéal de justice.

Soucieux de sa ville, Bobigny, dont il avait à cœur d’obtenir tous les attributs d’une véritable ville-chef-lieu, il y avait fait le pari de la jeunesse en proposant comme maire mon ami Bernard Birsinger. Homme de terrain et de proximité - y compris dans son activité de militant communiste puisqu’il demeura adhérant de la cellule des NMPP de longues années - sillonnant le département, il fut novateur dans la définition des politiques publiques, notamment la culture, la jeunesse, l’environnement, la santé.

Vous comprendrez qu’avec mon ami Robert CLEMENT, qui lui succéda à la tête du Conseil général, je tienne tout particulièrement à souligner ce que la Seine-Saint-Denis doit à notre regretté Georges.

Sa présidence a engagé la Seine-Saint-Denis sur les rails de l’exemplarité en matière d’écologie urbaine, avec la création du système de traitement informatisé des eaux et bien sûr les parcs départementaux. Une exemplarité aujourd’hui reconnue jusqu’à l’ONU, et avec l’attribution du label européen NATURA 2000 pour leur riche biodiversité.

C’est également sous son impulsion que la Seine-Saint-Denis est devenue cette terre de culture, de création, tant appréciée des artistes et des publics. Alors que notre société laisse de moins en moins de place à l’expression de l’intelligence humaine et à la créativité, Georges a notamment mis sur orbite un lieu exceptionnel dans le paysage culturel français, avec la MC93 où se produisent les artistes les plus inventifs de notre époque, au plus grand émerveillement des publics, parisiens ou séquano-dionysiens. Attentif aux aspirations de la jeunesse il a créée Chroma afin de favoriser la découverte éclectique des musiques amplifiées.

Révolté par les inégalités face au droit à la santé, il a promu en Seine-Saint-Denis la politique de prévention bucco-dentaire dont profitent tous nos enfants, et l’action élaborée avec le Pr Papiernik en matière de périnatalité qui a permis d’assurer un haut niveau de sécurité à la naissance dans toutes les maternités privées ou publiques..

Précurseur, il a, malgré les railleries, remis le tramway dans le paysage des transports collectifs des métropoles modernes, en obtenant la création de la première ligne francilienne dans notre département. Quelle fierté de voir Paris, la Capitale, suivre cette réussite !

La Seine-Saint-Denis d’aujourd’hui doit beaucoup à l’inventivité, à la créativité, au courage politique de Georges. Elle est entrée dans le 21ème siècle avec de formidables atouts que nos luttes doivent continuer à faire fructifier, quitte à aiguiser ce que Georges n’hésitait pas à qualifier de « combat de classes ».

Ma chère Catherine,

Je veux te redire, ainsi qu’à tes enfants, petits et arrière-petits enfants, combien nous sommes fiers d’avoir côtoyé Georges, de lui avoir succédé et de nous être nourris de nos échanges avec lui.

J’ai le sentiment, en sillonnant notre Seine-Saint-Denis, que Georges est là, tant il a façonné ce territoire en impulsant la création de nombre d’équipements publics, à la tête notamment du Conseil général.

Dans quelques jours, c’est au parc de La Courneuve, ce lieu magnifique qui s’identifie tant à Georges, que va bruisser l’espoir de centaines de milliers de citoyens en une société émancipée des dominations et des exploitations, en un monde respectueux des droits des peuples et de ses ressources naturelles.

Cet espoir, comme Georges le fit tout au long de sa vie, nous allons, avec les militants communistes et tous leurs amis, continuer à le cultiver et le développer pour poursuivre les combats de ton époux, de votre père et grand-père, de notre ami et camarade.

Au nom de tous les communistes de Seine-Saint-Denis, je vous entoure de mon affection


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