LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE
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mardi 25 septembre 2018

Pierre Laurent s'adresse aux communistes


dimanche 29 janvier 2017

" Voeux des communistes et de leurs élu(e)s " : intervention de Brigitte Moranne !



Mesdames, Messieurs, cher(e)s ami(e)s et camarades
Au nom des communistes et de leurs élu(e)s, je vous présente mes meilleurs vœux de petits et grands bonheurs, de joie, de santé, de réussite pour vous et tous ceux qui vous sont chers.
Nous aurions souhaité vous accueillir dans de meilleures conditions mais les édiles de notre ville en ont décidé autrement. Pour eux la démocratie, la liberté d’expression et de critique ne sont que des mots. Respect, considération et courtoisie ne font pas partie du monde dans lequel ils vivent. Mais qu’ils sachent que cela ne nous impressionne nullement. Nous continuerons de jouer le rôle que nous croyons être le nôtre. Nous resterons disponibles pour débattre échanger, agir aussi, lorsque c’est possible dans tout ce qui fait la vie quotidienne des habitants de notre ville dans leur diversité. Qu’il s’agisse du droit à un aménagement agréable et écologique, de l’habitat, de l’éducation, de la santé, de la culture, du sport, de la vie sociale en général.
Présenter ses vœux c’est parler d’avenir, de notre avenir individuel, de notre avenir commun, en France, en Europe et dans le monde. Pour notre part nous avons la conviction que rien n’est jamais écrit d’avance, et que ce sont les peuples qui écrivent l’avenir.
À contre courant des discours ambiants, loin des divisions, des replis sur soi, des haines beaucoup de choses nous rassemble, vivre ensemble dans une société solidaire, fraternelle, qui permette à chacun d’étudier, de se soigner, de travailler, de se cultiver, de prendre sa place, d’être respecté. Notre pays a cette année encore connu la peur et la mort. Des centaines de vies ont été fauchées en France et de part le monde. Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous croyons qu’il convient d’opposer l’exigence de sécurité humaine et de paix, pour travailler à la coopération et au rassemblement des peuples et à la fraternité humaine. Car loin de l’image que renvoient les médias, la France ce sont aussi ces associations, ces élus injustement poursuivis pour avoir aidé des réfugiés en détresse.
La France de 2016, c’est aussi celle  qui s’est retrouvée dans la rue pour refuser la loi travail, adoptée au bout du compte à coups de 49.3 Ce mouvement exprimait le refus d’une insupportable injustice. Il était l’affirmation d’un peuple qui a envie de prendre sa vie en main et d’agir. Nous n’avons pas manqué d’entendre les censeurs de tous poils nous expliquer que tout çà c’est ringard, démodé, hors de propos, et qu’il vaut mieux écouter les discours de ceux qui nous promettent du sang et des larmes, nous expliquant qu’il vaut mieux :
  • Réduire le nombre de fonctionnaires, tant pis si l’on manque d’infirmières, d’enseignants ou de policiers.
  • Privatiser la sécurité sociale, tant pis si l’on n’a pas les moyens de se soigner.
  • Travailler plus et plus longtemps pour gagner moins.
                                                                                                                                                  
Écoutons Marine Le Pen qui se présente en opposante mais porte aux nues le milliardaire Trump, dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu’elle répand haine et division, les dividendes des gros actionnaires prospèrent.
Écoutons Fillon, qui veut supprimer 500.000 fonctionnaires, casser la sécurité sociale, augmenter la TVA et supprimer l’impôt sur la fortune. Lui qui a trouvé pour son épouse « un revenu universel » à 5000 euros par mois. Et pour quoi faire ?
Écoutons Macron qui se présente comme un perdreau de l’année alors qu’il est comptable des politiques gouvernementales mises en œuvre.
Écoutons Valls, l’ex-premier ministre qui nous promet l’inverse de ce qu’il a fait durant 3 années.
Pour leur part,  les communistes se proposent de mettre en débat d’autres choix. Une étude publiée récemment, révèle que 8 personnes détiennent à elles seules 50% des richesses de l’Humanité. Tous les ans, ce sont en Europe 1000 milliards d’euros d’évasion fiscale, 1000 milliards que les affairistes détournent de la contribution  qu’ils doivent au fonctionnement de la société. Ce chiffre est en France, estimé à 80 milliards. C’est l’équivalent du déficit budgétaire du pays. En 2015 les entreprises du CAC 40 ont versé près de 43 milliards à leurs actionnaires. Ils s’apprêtent à en verser 46 cette année. L’argent coule à flots, mais toujours dans les poches des mêmes.
Nous ne nous le cachons pas, le danger de la situation est immense, mais pour autant la fin de l’histoire n’est pas écrite. Notre objectif se résume en quelques mots. Débattre, échanger, construire, redessiner une ligne d’horizon avec toutes celles et tous ceux qui dans leur diversité ne se résignent pas à la situation actuelle. Nous entendons prendre toute notre place dans les échéances électorales de ce printemps. Au présidentielles d’abord, avec Jean-Luc Mélenchon. Loin de la dépolitisation généralisée, espérée par ceux qui nous gouvernent, nos concitoyens restent attentifs au débat politique, dès lors qu’il réponde à leurs attentes, loin du marigot politicien. Des questions centrales sont de nouveau posées sur les choix de société. Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario du duel annoncé entre la droite et l’extrême droite et de contribuer à une nouvelle politique à gauche et écologiste, une majorité parlementaire, une majorité populaire, citoyenne et agissante.
La France en commun est aussi un atout pour mener la bataille des élections législatives
C’est à l’Assemblée nationale que se construisent, se votent les lois. Pour notre circonscription qui compte les villes des Lilas, du Pré Saint - Gervais, de Noisy-le-Sec, d’une partie de Bondy et de Romainville, nous travaillons à la construction d’un projet  qui rassemble celles et ceux qui auront soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon et au-delà si cela s’avère possible. Comment imaginer que ces mêmes forces se présentent séparément, alors qu’elles auront, ensemble, participé au soutien du même candidat à la présidentielle ?  Hors de candidatures de rassemblement, en commençant par les circonscriptions qui comptent un député sortant du Front de gauche, point de salut. Avec ces candidates et candidats, nous voulons ouvrir le débat sur les contenus et construire avec les électeurs les lois qu’elles, qu’ils porteront à l’Assemblée nationale. C’est un acte essentiel car si nos concitoyens contribuaient à l’écriture de ces lois, nous n’en serions pas là.
Ces propositions, nous voulons en faire notre ciment commun dans la campagne électorale et au-delà, en faire une construction citoyenne permanente. C’est cette ambition démocratique qui peut permettre de redonner force à l’espoir, ouvrir un nouveau chapitre de la souveraineté populaire sur les choix politiques qui font notre vie, à commencer par ceux de notre ville, décidés par une poignée d’élus et de techniciens pour le plus grand plaisir des promoteurs immobiliers, à qui rien n’est refusé. On nous parle de faire « de la politique autrement » pendant que notre député sortant va fêter sa 36ème année de présence sans interruption à l’Assemblée nationale et que sa suppléante plie sous le cumul des mandats. Oui, nous avons besoin d’air frais, la souveraineté populaire ne peut être garantie par un député aux ordres du Président quel qu’il soit. Les député(e)s ne sauraient être les godillots de personne, mais des député(e)s libres, rendant compte de leurs actions aux citoyens. Vous le voyez, mesdames, Messieurs, mes  cher(e)s ami(e)s cette année sera bien remplie. Je vous propose que nous profitions ensemble de ce moment de fraternité pour lever le verre de l’amitié et vous dire, que « là, où il y a une volonté, il y a un chemin. »   

" Osons " la nouvelle République ! (Pierre Laurent)


Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd'hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci. 

Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche, femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction : 
une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique. Et cet enjeu majeur, c'est un enjeu commun aux deux grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit.
Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c'est bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau régime démocratique. 
Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses fondements et je connais le poids de mes mots.
La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus fort d'une France enlisée dans la guerre d'Algérie, les forces réactionnaires l'imposèrent, elle n'a cessé de dériver vers ce qui n'est aujourd'hui qu'une monarchie présidentielle totalement inadaptée aux exigences démocratiques du XXIe siècle. 
Avec le quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, le présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l'abstention aux élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 % lors des dernières élections en 2012 !
Aujourd'hui, le temps est venu d'une nouvelle République du XXIe siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.
85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005, en constatent aujourd'hui les dégâts, et que ce vote a été traîné dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ? Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l'affirmer dans la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?
***
Nous n'entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps le point de rassemblement du camp républicain à gauche.
Mais la gauche républicaine est bien vivante. C'est elle qui a mis en échec l'an dernier le projet insensé de la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux.
Nous sommes les continuateurs des Républicains de l'An I qui en 1792, mirent fin à la monarchie et aux privilèges !
Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et entière !
Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la République laïque moderne.
Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale qui bâtirent les fondements d'une démocratie sociale en devenir. 
Et aujourd'hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte Républicain pour une France en commun.
Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera d'impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus constituant, pour aboutir à la rédaction d'un nouveau projet de Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos vœux.
***
Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique, nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections législatives. 
Nous voulons sortir du présidentialisme.
Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes les décisions, comme l'action du gouvernement, placées sous le contrôle du Parlement. 
L'élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous les 5 ans au « Secret story présidentiel ». 
Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement, laissons-les au musée de l'Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le 49-3, les votes bloqués, l'usage à répétition des ordonnances.
Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.
Nous voulons un Parlement à l'image de notre société, où la voix de chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de parité.
Nous accorderons le droit de vote et d'éligibilité sous condition de résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et cela quelle que soit sa nationalité.
Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant un statut de l'élu qui permette à un salarié, de toutes conditions, un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d'exercer un mandat et de garantir son retour à l'emploi dans une continuité de revenus et de droits.
Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.
Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une République qui développe les capacités et l'expertise populaire.
Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte d'intérim en boîte d'intérim, avec une mission de manutention par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu'il devienne député.
Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons qu'elle devienne députée.
Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans l'informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n'en peuvent plus d'une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre peuple souverain.
Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l'intérêt général, indépendant des intérêts privés.
Le contrôle des conflits d'intérêts doit être renforcé. 
Et concernant l'affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique, nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l'embauche d'un membre de sa famille comme assistant parlementaire.
Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond du « tous pourris ». Le Parlement n'est pas peuplé d'emplois fictifs, arrêtons cette fable, mais de centaines d'assistants parlementaires qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu payés.
Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l'emprise de l'argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de travail : l'évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents qu'il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite.
Nous voulons une République qui redevienne une grande République Sociale, une République de la démocratie économique, une République qui refonde les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l'entreprise.
En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d'intervention dans la gestion des entreprises ! Voilà ce qui manque tant dans notre République ! 
Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la révolution politique ! 
C'est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble, aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d'alerte que nous récupérerons les 80 milliards de l'évasion fiscale, que nous contrôlerons l'utilisation du CICE, des dividendes et de l'argent des banques. 
C'est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons l'initiative législative venue de la société, et non des grands intérêts financiers.
C'est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos vies.
Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n'est sûrement pas de donner les pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques et la finance n'avaient pas assez de pouvoirs.
La modernité, c'est celle qui osera une République des pleins pouvoirs citoyens.
Non décidément, nous n'avons pas besoin de députés fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une nouvelle loi d'ubérisation du travail, de députés lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. 
Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l'égalité.
L'égalité, c'est le socle sur lequel fut bâtie la première République en 1792. C'est pour que l'égalité soit une réalité pour tous que nous portons le projet d'une nouvelle République. L'égalité c'est notre boussole, encore et toujours !
L'égalité dans les droits politiques, l'égalité dans les droits économiques, l'égalité dans les droits sociaux, l'égalité entre toutes et tous !
Notre pacte Républicain c'est l'émancipation conquise pour toutes et tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l'affirmait Robespierre, puisse « rendre les hommes heureux et libres par la loi ».
Quand de l'autre côté de l'Atlantique, le président Trump assoit dans le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien, attaque l'avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes parce qu'ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des intérêts égoïstes du plus puissant, je crois que le monde a besoin d'une France qui reprenne la marche en avant de tous les droits humains.
Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l'avortement, les droits LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu'elle « favorise » l'égal accès des femmes et des hommes à toutes les responsabilités mais qu'elle le « garantit ».
Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale, qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités locales.
Nous voulons une République qui dit que, où que l'on soit né, à Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et qu'importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune. C'est ça la VIe République que nous voulons construire !
Une République française qui fasse respecter la voix de son peuple souverain en Europe quand les traités vont à l'encontre de ses intérêts, et qui repasse à l'offensive en Europe pour construire, non des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour éradiquer l'évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la paix et le droit des migrants.
Une République française qui porte à nouveau dans le monde, dans l'enceinte de l'ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions internationales, du développement social et écologique partagé contre les logiques de concurrence capitalistes.
***
Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain. 
Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à laquelle nos institutions et l'emprise des grands intérêts capitalistes nous condamne. 
Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui s'annoncent. 
Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés, seulement soucieux de l'intérêt général, et nous le prouvons chaque jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.
Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys, aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles. Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne d'autre. 
Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une acheteuse en informatique, une agent d'assurance, un éducateur spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref, ils et elles sont des élus du peuple !
Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs en 2012 quand tant d'autres ont failli. 
Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire. Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte ! Sans eux, vous serez sans voix dans l'hémicycle où s'écrivent et se votent les lois !
***
Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ». 
Le premier extrait de leur album Rêvolution est sorti il y a une semaine sur Youtube. Et j'en ai retenu deux vers :
« Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on irait jusqu'à fissurer le socle ». 
Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.

Vive la VIRépublique,
Vive la Sociale,
Vive la France. 

samedi 28 janvier 2017

ANRU II GAGARINE : INTERVENTION DE SOFIA DAUVERGNE


ANRU II GAGARINE, NE REPONDRA PAS AUX BESOINS DES 6000 DEMANDEURS ROMAINVILLOIS !
Intervention : Sofia Dauvergne au Conseil municipal du 25 janvier 2017
Délibération : Acquisition auprès de Romainville Habitat des terrains lui appartenant compris dans le périmètre des ilots « 3-4 » et « 6a » du projet de Renouvellement urbain du quartier Youri Gagarine.

"Aujourd’hui malgré les besoins de la population Romainvilloise, en matière d’habitat, la majorité municipale fait le choix de ne pas y répondre.
Romainville bénéficie de la dotation de solidarité urbaine puisque le revenu moyen des habitants de notre ville est faible. En 2013 le taux de pauvreté atteignait 27,5 %. 6000 demandes de logements sociaux sont en attente dixit M. Jacques Champion, adjoint en charge de l’aménagement à l’atelier urbain du 18/01/2017.

En 2013, le pourcentage de logements sociaux était de 45% à Romainville. Cependant, ce taux ne cesse de décroître au fur et à mesure des constructions immobilières (42% chiffre documents ANRU II) inscrites dans la politique d’urbanisme mise en place par l’exécutif municipal.
C’est dans ce contexte que le projet ANRU du quartier Gagarine ne profite ni aux locataires de cet ensemble ni aux personnes en attente de logement social.

Des analyses ont montré qu’au nom de la « Mixité sociale » le projet ANRU II financé par de l’argent public profite essentiellement aux promoteurs privés, aux entreprises du BTP et aux banques. Ainsi, Action Logement (ex 1% Logement) dont sa mission d’origine est de développer le logement social, s’est vu détourner la moitié de son budget pour financer la quasi-totalité (93%) des 5 milliards du budget de l'ANRU au niveau national.
Et nous continuons à réaffirmer la réalité :  les habitants ne sont pas associés à ce projet de reconfiguration de leur quartier et de la ville.


Vous nous demandez de nous prononcer sur l’acquisition auprès de Romainville Habitat de 2 parcelles de terrains lui appartenant afin de les revendre aux opérateurs et ainsi mettre en œuvre la première phase de constructions du projet de renouvellement urbain du Quartier Youri Gagarine.
Sur ces parcelles, il est prévu la réalisation, respectivement, de 75 et 31 logements dont seulement 20% seront des logements sociaux et la réalisation du carré 16/25, un équipement public pour lequel nous sommes bien évidemment favorable.

Pourtant le PLH (Plan local de l’Habitat) d’Est Ensemble 2016/202,  adopté définitivement le 14 décembre 2016 porte l’effort de logements locatifs sociaux à 30%, à l’exception de 3 communes qui ont décidé de l’abaisser à 20%: les 2 villes de droite, Noisy-le-Sec et Bobigny, ainsi que Romainville.
Le contrat de développement territorial signé en 2014 avec l’Etat fixe lui un objectif de production de logements locatifs sociaux à au moins 25% dans les opérations de logements neufs.
Le Projet ANRU Gagarine, si l’on tient compte des démolitions est bien en dessous de ces objectifs. Pas un seul logement supplémentaire prévu pour répondre. aux besoins des 6000 demandeurs dont de nombreux Romainvillois.

Ce projet devait s’inscrire dans le cadre de la loi du février 2014 (loi- 201-173) de programmation pour la ville et la cohésion sociale. Ce qui n’est pas le cas puisque les habitants, pas plus que les élus, n’ont été coconstructeurs de ce projet. C’est pourquoi nous ne participerons pas à ce vote.

samedi 15 septembre 2012

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent au stand du Front de gauche samedi

- le 15 Septembre 2012

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon: "On n'est pas fâchés"



« Il n’y a pas de querelle de chef au Front de gauche, nous sommes tous des chefs!" Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ont tonné ce samedi matin contre les rumeurs sur des questions d’égos et de primauté à la tête du Front de gauche.

Prenant la parole le premier lors de ce rendez-vous consacré à la Vie République sur le stand du Front de gauche, le secrétaire national du PCF a précisé d’emblée : « On n’est pas fâché. Certains s’excitent depuis quelques jours au sujet de querelles de personnes chez nous. On les tranquillise d’emblée. On n’est pas fâchés. Le Front de gauche se porte comme un charme. On s’est vu tout l’été pour la mobilisation du 30 septembre (contre le Pacte budgétaire européen, ndlr). On a aimé mené les batailles de cette année passée. On va aimer continuer à mener nos combats. »

"Je suis au patrimoine commun"

Co-fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon s’est lui-aussi montré rassurant à l’égard de cette supposée guerre des chefs. « Je ne suis candidat à rien. J’ai reçu le plus grand honneur qui soit : être le candidat du Front de gauche et de la révolution citoyenne. Le meilleur m’a été donné, maintenant, je suis au patrimoine commun ! »

Et de préciser à l’attention des salariés en lutte, présents sur le stand : « Ces gens qui prônent l’austérité vous condamnent à baisser les yeux, à vous soumettre. Vous, les Fralib, les Doux, les Sodimédical, grossièrement abandonnés par l’Etat. Tous, vous avez un ennemi commun, la résignation. C’est pour ça qu’ils cherchent à vous faire croire que nous avons des problèmes d’egos. Mais on a eu tellement d’honneur à vous représenter que notre orgueil va éclater ! »

"Une autre façon de faire de la politique"

Pierre Laurent précise la démarche du Front de gauche. « Nous sommes en train d’inventer une nouvelle façon de faire de la politique dans laquelle il n’y a pas de querelle des chefs. Ça ne nous intéresse pas. Une seule question nous importe : le peuple va-t-il retrouver le pouvoir sur sa vie ? Il n’y a pas de hasard. Si notre slogan Pour une Vie République a marqué lors de la présidentielle, c’est que ça résonne dans la tête des gens qui en ont marre de ne plus rien décider de leur vie. Notre objectif n’est pas de prendre le pouvoir pour un tel ou un tel. C’est de prendre le pouvoir pour le rendre au peuple. »

Le Front de gauche met donc le cap sur la mobilisation du 30 septembre pour un référendum sur le nouveau traité européen. Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi : « Vous avez à faire avec un cartel politique enraciné dans la masse. Notre coordination se réunit chaque semaine pour essayer de tracer une perspective efficace vers cette prise du pouvoir du peuple. Nous sommes déclencheurs et éclaireurs. Le Front de gauche doit se transformer en front du peuple pour passer les commandes au mouvement social le plus large. »

vendredi 10 février 2012

" C'est la première fois que je viens à un meeting "

De Lyon à Montpellier et, jeudi soir, au Blanc-Mesnil, les meetings du Front de gauche ont fait à chaque fois salle comble. Rencontre avec des participants du rendez-vous de Seine-Saint-Denis, qui nous expliquent les raisons de leur venue.

Nawel, assistante de direction à Stains :
« C’est la première fois que je viens à un meeting. A la base, je ne
m’intéresse pas à la politique même si, bien sûr, je me reconnais bien plus
dans les valeurs que porte la gauche. J’ai écouté Jean-Luc Mélenchon sur France2. Je ne pensais pas aller jusqu’au bout du débat et, en fait, il m’a convaincu avec son franc parlé et sa sincérité. Car les gens se sentent étranglés, même les classes moyennes sont en difficulté avec le coût de la vie qui augmente. Il y a quelques années, on arrivait à finir le mois, maintenant c’est tout juste. Forcément on pense à ceux qui ont moins et on se demande comment ils font. Pour le logement, c’est pareil : c’est de pire en pire. Les personnes sans logement, les mal-logés… Je les rencontre tous les jours dans mon travail. C’est dur de ne pas pouvoir les aider. Alors ce soir, je viens écouter ce que le candidat propose. Ce qui me plaît, c’est qu’il ne promet pas monts et merveilles. Tout ce
qu’il prévoit de faire est possible. »

Thierry, syndicaliste CGT EDF-GDF Suez :
« C’est important de s’engager dans la campagne. Dans mon entreprise, on a commencé le rassemblement pour le Front de Gauche. À ma grande surprise, ce soir, on sera plusieurs dizaines de salariés et de syndicalistes d’EDF et de GDF Suez du département. Dans mon secteur, le service public de l’énergie, c’est d’abord le positionnement clair du candidat du Front de Gauche sur les services publics et leur renationalisation qui crée l’enthousiasme. Dans des périodes de
froid comme on en vit cette semaine, GDF, EDF, Poweo, Direct énergie continuent à couper l’accès à l’énergie. Comme ils ne peuvent pas le faire directement, ils résilient les contrats. Des milliers de gens se retrouvent sans énergie et avec de grande difficulté pour payer leur facteur. C’est pour cela, je pense, que beaucoup de « Robins des bois », ceux qui remettent l’électricité à ceux qui ont été coupés, sont proches du Front de Gauche et sont très attirés par le
discours et le programme du candidat. D’autant qu’EDF comme Suez font, aujourd’hui, des profits énormes. On annonce près de 3 milliards pour EDF, plus de 5 milliards pour GDF et en même temps c’est 23% de facture de gaz supplémentaire pour les usagers. Les privatisations amènent les groupes privés à orienter leurs décisions de gestion selon les intérêts des actionnaires plutôt que selon les besoins des usagers. La réappropriation des entreprises de ce
secteur par la nation avec un contrôle des salariés et des usagers est
nécessaire.»

Marcel, étudiant en L3 d’économie à la Sorbonne :
« J’ai vu deux ou trois des interventions de Jean-Luc Mélenchon à la télévision et il m’a fait impression.J’ai eu envie de venir voir. Je me posais des questions par rapport à son programme et je me suis dit qu’en venant j’en saurais un peu plus. Je suis assez sensible au principe de luttes des classes parce que je suis étudiant à la Sorbonne et cette lutte je la vois au jour le jour. Concrètement, moi j’ai une sacoche qui ne ferme pas, j’ai un ordinateur qui est abîmé et je mange au Grec à midi. Mon quotidien est un peu moins joyeux et ensoleillé que pour d’autres. En plus de mes études, je suis intérimaire. Quand j’ai un contrat d’une heure, je touche 8,63 euros net et il me faut une heure pour y aller : ce n’est pas possible de vivre comme ça. Je n’ai pas de bourse, sans mes parents j’aurais arrêté mes études depuis un moment. Et pourtant je suis assez bon. C’est une tendance générale qu’il faut inverser : je vis déjà moins bien que mes parents et j’ai peur que mes enfants vivent moins bien que moi, tout simplement. »

Monica, éducatrice spécialisée à l’aide sociale à l’enfance :
" Ce qui me perturbe beaucoup c’est de savoir qu’on est la cinquième puissance mondiale, un pays extrêmement riche, et que les personnes âgées dépendantes, les personnes handicapées ne sont pas prises en charge. Par le biais de mon travail, je sais qu’on envoie beaucoup d’enfants handicapés en Belgique alors qu’on a la possibilité ici en France d’avoir des institutions qui les accompagnent. Je suis touchée par ces choses qui sont de l’ordre de l’incompréhensible. On n’évolue pas pourtant il y a beaucoup de richesses dans notre pays, de l’argent mais aussi des richesses intellectuelles, de la solidarité. J’ai l’espoir à travers le front de gauche qu’on arrive à recréer cette solidarité, que tous ces gens qui ne comptent pas se fassent entendre. "

*lu sur le site : l'Humanité.fr

lundi 11 janvier 2010

Front de Gauche : Une campagne des régionales pleine d'ambition

NOUS PUBLIONS DE COURTS EXTRAITS DES DIFFERENTES INTERVENTIONS PRONONCEES HIER AU PALAIS DES CONGRES.
Marie George Buffet : "La secrétaire nationale du PCF a exigé que l'on traite les chômeurs en fin de droits comme on a traité les banques, n'hésitant pas à manier l'humour, comparant Nicolas Sarkozy à un "boxeur dentiste qui voudrait vous vendre un dentier après vous avoir démoli le portrait..."Nos listes sont 100% mouvement social, nos élus seront des boucliers contre la répression, de soutien à tous ceux qui luttent...Monsieur Besson, il y a plus de points communs entre un ouvrier Français et un ouvrier sans papiers originaire d'un pays d'Afrique qu'entre ce même ouvrier français et tous les membres de votre gouvernement."
Jean-Luc Mélenchon: "Voter pour nous, c'est voter pour un message clair et net, de résistance sociale tous azimuts. Je n'ai pas peur de le dire : nous ne cherchons à récupérer aucune lutte, mais nous sommes d'accord pour être récupérés par tous ceux qui veulent lutter. Nous voulons que les régions soit un point d'appui des luttes."
Pierre Laurent : ( tête de liste du Front de Gauche en Ile de France) : "Valérie Pécresse (UMP) vient avec un objectif unique, le Grand Paris, que j'appelle le Paris des actionnaires. C'est un projet archaïque, inégalitaire et autoritaire. Pour nous, l'égalité sera le moteur pour le développement d'une métropole parisienne, ainsi, en matière de transports, un titre unique pour tous au prix des zones 1et 2. Le 14 mars, nous devons être la locomotive de la gauche."
Christian Piquet : Hier, le Front de Gauche a ouvert le chemin de l'espoir, aujourd'hui, cet espoir s'est élargi. Les colères sont orphelines d'une gauche à la hauteur. Nous voulons rassembler tous ceux qui veulent une gauche bien à gauche, qui veulent une rupture avec le capitalisme."
Yann Cochin : (syndicaliste EDF) : "EDF et GDF appliquent les critères de rentabilité avec, pour conséquence, la souffrance au travail. C'est le ras-le bol, la colère, face à des directions qui refusent d'entendre et prononcent 240 sanctions et licenciements, c'est une première. C'est pourquoi, comme dirigeant syndical, je me suis engagé dans une grève de la faim. Je suis ici pour dire que la gauche de la gauche unie peut promouvoir d'autres choix politiques."
Eric Nordet : (syndicaliste RATP) :" Nous devons porter l'exigence du droit au transport pour tous. Le vote pour le Front de Gauche, c'est construire un rapport de forces au plan régional nous donnant les moyens de nous opposer aux choix libéraux de Nicolas Sarkozy."
Didier Dreyfuss : (professeur de médécine, signataire de l'appel des appels):" Le pouvoir veut détruire notre système de santé dont 80% des Français se disent satisfaits. La réforme Bachelot et celle sur la tarification à l'activité font disparaître les missions de service public pour privilégier la logique de rentabilité. Il ne suffit plus de critiquer, aujourd'hui je m'engage."
Christian Favier : (président PCF du conseil général du Val de Marne) :" Alors que le gouvernement veut faire passer ses dangereux projets sur la réforme des collectivités locales qui vont remettre en question les services publics de proximité, les régionales doivent être le moyen de s'y opposer."
Loïc Penne : (syndicaliste urgentiste) : "Nous avons besoin d'élus qui redescendent auprès des citoyens. Avec des listes gagnantes à gauche nous pourrons créer partout des assemblées constituées de professionnels de la santé, de citoyens, d'usagers, pour faire opposition à la réorganisation du pouvoir des hôpitaux."
Claire Villiers : (Alternative citoyenne) : "Nous voulons réussir cette campagne. Cela pourrait rouvrir l'espoir. Nous en avons tous la responsabilité. Celle aussi de recomposer la gauche pour construire enfin des politiques de rupture."

samedi 27 juin 2009

CONSEIL MUNICIPAL DU 24 JUIN 2009: Intervention de Chantal GUYARD, au nom du groupe communiste

CONSEIL MUNICIPAL DU 24 JUIN 2009
Délibération : DOTATION DE SOLIDARITE URBAINE FONDS DE SOLIDARITE DES COMMUNES DE LA REGION ILE DE FRANCE
Intervention de Chantal GUYARD
Au nom du groupe communiste


Madame Le Maire,
Comme il vient de nous être rappeler dans le rapport, le Fonds de Solidarité des Communes de la Région d’Ile de France et la Dotation de Solidarité urbaine et de Cohésion Sociale ont été instituées par la loi.
L’une et l’autre contribuent à améliorer les conditions de vie des habitants des communes urbaines.
En fait, ces fonds sont attribués aux collectivités ayant une population qui se paupérise. Aussi, et par voie de conséquence, plus cette population s’appauvrit, plus ces fonds s’accroissent.
Malheureusement au vue des informations qui nous sont fournies, l’année 2008 nous prouve encore que les conditions de vie de la population Romainvilloise se sont dégradées en rapport à 2007.
En effet, le classement de Romainville s’est détériorée comparativement à 2007, passant, pour la DSU, du 261ème rang ,des villes de plus de 10 000 habitants, au 245ème pour 2008, et pour le FSRIF, de la 81ème place à la 78ème.
Je suis convaincue que personne ici ne se réjouit d’un tel constat et qu’une nouvelle fois, le montant de cette dotation et de ce fonds de compensation soit en augmentation de 35 000 Euros par rapport à 2007 (à titre indicatif, l’augmentation était de 95 000 Euros en 2007 par rapport à 2006).
Aussi, afin de satisfaire au mieux aux conditions de vie des Romainvillois, la ville doit opérer à des choix quant à l’utilisation des fonds qui, je le rappelle sont de 718 534 Euros pour la DSU et de 999 986 Euros pour le FSRIF.
Comme les années précédentes, nous avons calculé le % de financement que la Municipalité a souhaité consacrer aux différents domaines d’interventions :

· 52.08% ont été attribués pour l’aménagement urbain (dont 50,45% pour les seuls travaux de voirie contre 48,46% en 2007),

· 10.81% ont été consacrés pour le secteur éducatif contre 16,88 % en 2007,

· 20,26% ont été investis pour le secteur sportif contre 13,51% en 2007,

· 12,86 % ont financé le secteur culturel contre 8,14% en 2007,

· 3,99 % uniquement ont été affectés pour le secteur social avec, comme en 2006 et 2007, la restructuration de la maison des retraités contre 6,40% en 2007,

· Et enfin, aucun moyen n’est mis en œuvre afin de soutenir le logement alors qu’il était seulement de 0,22 % en 2007.

Si nous pouvons nous réjouir (une fois n’est pas coutume) de la progression des sommes utilisées pour les secteurs sportif et culturel, comme les années précédentes, force est de constater que les choix politiques sont révélateurs du peu d’intérêt porté, que ce soit, dans le domaine éducatif que le domaine social.
Même si la réhabilitation des rues de notre ville est nécessaire, le programme d’investissement de ces travaux de voirie, qui, je le souligne une fois encore, augmente exponentiellement chaque année, ne doit en aucun cas être supporté à hauteur de 50% par les fonds de compensation qui nous sont attribués.
Je pense sincèrement que d’autres choix sont possibles, car les Romainvilloises et les Romainvillois ont des préoccupations certainement beaucoup plus liées à leurs besoins vitaux : logement - santé – travail – éducation.
De plus, je souhaitais également anticiper l’avenir.
Comme vous nous l’indiquiez, Madame Le Maire, lors du DOB, la diminution de 2% des recettes fiscales perçues par notre ville, va permettre de conserver certaines dotations de l’Etat, notamment la DSU. Aussi, j’ose espérer que l’utilisation de ces fonds pour 2009 sera répartie en fonction des réels besoins de notre population car celle-ci aura, en plus de tous ses problèmes quotidiens, due affronter, sur une année, la crise.
En attendant, vous comprendrez, que le groupe des élus communistes, favorable à une répartition plus juste et en adéquation avec les attentes de la population de notre ville, ne votera pas ces orientations.

jeudi 7 mai 2009

Intervention de Sofia Dauvergne lors de l'assemblée des personnalités romainvilloises pour le soutien au Front de Gauche

La crise s’accentue chaque jour, dans le monde et dans notre pays, le chômage atteint des proportions historiques. Des entreprises bénéficiaires, ou aidées par nos impôts, continuent de licencier. Nos services Publics sont démantelés, les droits sociaux sont remis en cause. Face à cet état d'urgence les politiques en place échouent,

Dans ce contexte, à Romainville comme dans le reste de l'Europe, nous allons être appelés à élire, dimanche 7 juin prochain, les députés qui siégeront au Parlement européen.

La première chose que l'on peut remarquer dans cette campagne électorale, c'est l'absence des deux partis qui représentent 90 % des députés à l'Assemblée nationale le PS et l'UMP. Comme si l'Europe, c'était trop loin. Comme si ces deux partis s'accommodaient déjà d'une forte abstention que les médias nous prédisent déjà.

Et pourtant, les décisions prises en Europe s'appliquent bel et bien partout. Et nous les combattons à Romainville.

Je pense au logement. Considéré comme un "produit" comme un autre, l'application des lois du marché a fait exploser les prix de vente et de location. Il y a 1500 demandeurs de logements sociaux à Romainville, le projet ANRU prévoit la démolition de 423 logements sociaux et aucune assurance n’est apportée sur le nombre de logement qui sera reconstruit. Les délais d’attente pour obtenir un logement vont encore s’allonger : en attendant les marchands de sommeil prolifèrent et il devient de plus en plus difficile de se loger dans notre ville.

Je pense à l'emploi. La politique suivie en Europe, entièrement soumise aux dogmes du Fonds monétaire international a contribué à provoquer la grave crise économique que nous connaissons actuellement. A Romainville c'est la casse de l'industrie pharmaceutique et la fermeture de plusieurs petites entreprises. Et l'augmentation de 6% du nombre de chômeurs.

Je pense aux services publics. La Poste qui assure de moins en moins sa mission de service public et à propos de laquelle nous avons à plusieurs reprises apporté notre soutien afin de maintenir les emplois et son existence sur notre commune. C'est l'Hôpital intercommunal qui souffre de la même logique de marchandisation et de privatisation.

Je pense à nos écoles avec son cortège de fermetures et de suppressions de postes et la menace qui pèse sur l’existence de notre école Maternelle.

Parce que nous devons préserver la santé, les maternelles, l’école publique, l’emploi, le logement social, l’exception culturelle…

Parce que d'autres choix doivent prévaloir en Europe que ceux du traité de Lisbonne.

Parce que nous devons élire des femmes et des hommes qui seront à notre écoute et porteurs de propositions comme l'élévation partout des salaires avec l'instauration d'un salaire minimum européen (1600 euros brut pour la France), le maintien et le développement des services publics existants mais aussi la création d'un véritable service public du logement et de l'eau, la réorientation des missions de la Banque centrale européenne en faveur des productions utiles et non de la spéculation, la définition d'une politique de paix, de rapprochement et d'échanges entre les peuples non soumise aux USA et à l'OTAN.

Parce que les changements rapides et violents que nous subissons au quotidien ont engendré un nouveau capitalisme et nous mettent au défi d’inventer de nouvelles formes d’intervention politique pour aller dans le sens de la transformation sociale.

Cette démarche doit être unitaire. Ensemble nous devons donner sa place à la confrontation d’idée et aux échanges d’expériences.

Nous sommes riches du mouvement social et riches aussi de nos utopies.

J’ai la conviction que nous pouvons élaborer ensemble un projet pour notre ville et pour notre pays qui puisse porter à nouveau la gauche au pouvoir : toute la gauche !

C’est tout le sens de mon soutien au Front de Gauche, conduite en Ile de France par Patrick Le Hyaric, ainsi qu’à celles et ceux qui oeuvrent au quotidien pour une Europe solidaire, écologique, féministe et sociale.

Sofia Dauvergne
Conseillère Municipale PCF
Présidente du groupe des élus communistes

Romainville le 4 mai 2009

samedi 28 mars 2009

Conseil Municipal Romainville, interventions des élus communistes (suite)

Groupe des élus communistes
Intervention de Sofia Dauvergne
Conseillère Municipale, Présidente du groupe des élus communistes
Adhésion de Romainville au syndicat Mixte Paris Métropole
Conseil Municipal du mercredi 25 mars 2009

Tout d'abord une petite remarque de forme avant de vous faire part de notre avis concernant l'Adhésion de Romainville au syndicat Mixte Paris Métropole.
Il s'agit de la délibération ! Car, en effet, si nous devons voter une adhésion à une association ou à un syndicat nous devons déjà en approuver les statuts et ensuite décider de notre adhésion.
Dans la délibération qui nous est soumise au vote ce soir il s'agit simplement d'approuver le principe de l'adhésion et non pas l'adhésion elle-même. Les statuts ne nous sont effectivement donc pas transmis. Alors pourquoi en désigner les membres ? Je ne vois pas bien l'intérêt de cette démarche.

Mais puisque le débat est lancé, nous tenons à apporter notre avis sur cette nouvelle démarche de coopération qui est entreprise.
Il s'agit en effet de la concrétisation de 3 années de rencontres des élus de la conférence métropolitaine initiée par Bertrand Delanoë, Maire de Paris, et son adjoint chargé de Paris Métropole, Pierre Mansat.

Cette structure de coopération a pour objectif de rassembler entre 170 et 200 collectivités pour permettre de répondre aux enjeux de développement de la région.

Les questions centrales de l’emploi, du développement économique, du logement, des inégalités sociales, des transports, du développement durable mobilisent des moyens et ne peuvent trouver de débouchés dans les seules limites des communes.

Au moment où la gravité de la crise financière accentue la crise sociale et la crise écologique, cela appelle plus que jamais à l'audace pour repenser les modes de développement, rétablir de la cohésion sociale et redistribuer équitablement les richesses.

Au moment où Sarkozy veut imposer son grand Paris, où les propositions du rapport Balladur sur la reforme des institutions sont dangereuses et représentent un coup de force sans précédent contre la démocratie locale.
Oui nous devons établir et rechercher de nouvelles solidarités, travailler à une plus grande coopération en région Ile de France.

Romainville s'engage dans cette voie et nous nous en félicitons avec la création en janvier dernier du Groupement d'Intérêt public, compétent en matière de développement social urbain qui regroupe les villes de Bondy, Noisy le Sec, Pantin et Romainville et les rencontres des maires de 9 villes proches pour la création d'une communauté d'agglomération.

Néanmoins, le travail nécessaire pour faire émerger un projet de développement commun, mettant en avant les enjeux relatifs aux questions de l'emploi, du logement, des transports, de l'environnement, ne pourra répondre aux attentes si il n'y a pas un renforcement de la démocratie et de la participation des citoyens, des moyens financiers pour les collectivités et le rééquilibre des territoires.

Ces coopérations de développement collectif, pour réussir doivent avant tout être présentées, expliquées et, débattues et les populations associées à un processus démocratique permanent qui donne le choix au citoyen. Je regrette à nouveau de le dire mais les ateliers urbains ne sont en aucun cas une pratique innovante en démocratie.

Nous approuvons la présence de Romainville dans le syndicat mixte paris Métropole, lieu d’échange et de construction d'un projet collectif de grande ampleur avec l'ambition me semble t-il de travailler au rattrapage des inégalités territoriales en matière de logement, de développement économique, de transports tenant compte des besoins de toutes les populations ainsi que sur une meilleure répartition des richesses fiscales sur tout le territoire.
Conseil municipal du mercredi 25 mars 2009
Question orale
Présentée par Laurent Pagnier, Conseiller Municipal
Pour le groupe des élus communistes

Madame le Maire,
Une intercommunalité, audacieuse, à l’est de Paris pourrait démarrer avec les villes de Pantin, Bagnolet, Les Lilas, Le Pré-St-Gervais, Romainville, Montreuil, Noisy-le-Sec, Bobigny et Bondy. Les maires des villes citées se sont rencontrés à de multiples reprises pour discuter de la réalisation de ce projet. A Romainville, certains d'entre-nous se sont exprimés favorablement sur le sujet :
Le MGC et le PCF dans une tribune libre, le Comité Citoyen et le PS dans leur journal du mois d'octobre.
Après votre refus en décembre 2005 de participer à la création de l'intercommunalité, en janvier dernier, un article du Parisien reparlant de la création possible d'une communauté agglomération, se faisait une nouvelle fois l’écho de vos réticences sur ce projet.
Pour notre part, nous avons toujours exprimé une position favorable à l’adhésion à l’association de préfiguration et nous avions d’ailleurs présenté en 2005 un vœu en ce sens qui avait recueilli l’unanimité des suffrages.
Aujourd'hui, le débat démocratique doit s’ouvrir à nouveau, en prenant le temps nécessaire, avec l’ensemble des villes, élus et citoyens.
Où en est-on aujourd’hui sur cette question de la communauté d'agglomération ? Romainville va-t-elle y participer ?

vendredi 27 mars 2009

Conseil Municipal Romainville Budget 2009 - Interventions des élus communistes

COMPTE ADMINISTRATIF 2008
CONSEIL MUNICIPAL ROMAINVILLE LE 25 MARS 2009
Intervention de Chantal GUYARD
Au nom du groupe des élus communistes


Monsieur Le premier Adjoint au Maire,
Comme l’année dernière, le groupe des élus communistes s’est prêté au jeu de l’analyse du Compte administratif 2008.
Cet examen permet d’avoir une vision globale des dépenses et des recettes effectivement réalisées sur notre commune et sur sa gestion.
Nous tenons tout d’abord à nous excuser par avance d’être parfois un peu trop technique mais cela nous semble nécessaire afin de justifier les raisons de notre vote, tant au niveau des chapitre budgétaires, qu’au niveau du CA dans son ensemble.
Pour la section d’investissement :
Force est de constater que le déficit d’investissement augmente chaque année d’avantage, passant de 0,440 million d’euros en 2006 à 1,050 millions d’euros en 2007 et à 6,900 millions d’euros en 2008. Le plus inquiétant étant que le déficit réel se creuse entre les recettes et les dépenses. Je rappelle que ce déficit réel représente pour les dépenses : le patrimoine (travaux, constructions,…), le remboursement de l’emprunt. Et pour les recettes : le recours à l’emprunt, le remboursement de la TVA, les subventions, les plus values de cession.
Ce déficit a donc représenté en 2006 3,45 millions d’euros, en 2007 2,707 millions d’euros et en 2008 10,762 millions d’euros.
Aussi, au vu de cette augmentation et de l’annonce faite par Madame Le Maire que la réalisation du programme d’investissement ne sera pas retardé, voire même réalisé, il y a des raisons de s’inquiéter de l’avenir de notre ville et des conséquences financières qui en découleront.
Lors de la commission des finances, j’ai bien entendu que le reste à réaliser (c'est-à-dire ce qui a été prévu mais pas utilisé) en recettes comme en dépenses, provient essentiellement des problèmes rencontrés lors du commencement des travaux de rénovation des rues. Permettez-moi, tout de même, de m’interroger sur la non réalisation des recettes d’investissement de l’ordre de 20,500 millions d’euros en 2008 contre 6,500 millions d’euros en dépenses.
Après avoir étudié plus en détail les comptes, nous avons pu constater que ces non-réalisations de recettes provenaient à plus de 50% des emprunts non-utilisés.
Nous rappellons que 10,500 millions d’euros d’emprunt avaient été budgétés au BP 2006 et 7,500 millions d’euros au BP 2007.
Aussi, est-il aisé pour la Municipalité de se glorifier de ne pas avoir recours à l’emprunt étant donné que ceux-ci ont fait l’objet d’une surévaluation en 2006 et 2007.
De plus, la vente du patrimoine communal permet-il également de bénéficier de ce non-recours à l’emprunt.
Mais jusqu’à quand Romainville va-t-elle pouvoir assumer cette politique du tout-investissement au détriment de la solidarité et de l’aide à la population ?
D’autant plus, nous le rappellons, que notre ville a connu une augmentation de son endettement par habitant de 104%, passant de 1 000 euros en 2001 à 2 040 euros en 2008, la plaçant au 5 ème rang des villes les plus endettées du département.
Le remboursement du capital (donc, l’emprunt utilisé) a subit une augmentation de 22,11% par rapport à 2007. Je rappelle qu’il avait déjà donné lieu à une hausse entre 2006 et 2007 de 16,50%. Qu’en sera-t-il lorsque l’emprunt total aura été affecté ?
Nous ne voudrions inquiéter personne dans cette salle, mais nous vous signalons, et nous le rappellerons lors du vote du BP tout à l’heure, que cette ligne budgétaire pour 2009, va augmenter de 93,88% passant d’un remboursement du capital de la dette de 2,500 millions d’euros au réalisé 2008 à 4,815 millions d’euros en 2009.
La section de fonctionnement .
Nous avons procédé à la même comparaison quant à l’autofinancement (c'est-à-dire la différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement). Il était en 2006 de 7,780 millions d’euros, 7,690 millions d’euros en 2007, pour atteindre 14,188 millions d’euros en 2008.
Pour la municipalité, ces autofinancements successifs sont la traduction d’une bonne gestion des finances communales et d’une maîtrise des coûts de fonctionnement des services.
Elle représente à nos yeux, le reflet d’orientations politiques axées sur une augmentation des recettes et d’une diminution des dépenses du fonctionnement des services et du coût de personnel.
En effet, vous vous d’arguez que les recettes de fonctionnement augmentent de 14,68% soit 7,145 millions d’euros alors que sur cette augmentation 6,483 millions d’euros proviennent uniquement de la vente du patrimoine.
Lorsque tout sera vendu, de quelle manière alimenterez-vous l’autofinancement ?
Par contre, force est de constater que les recettes relatives aux services rendus à la population (les taux tarifaires) sont en baisse :
-4,80% pour les produits à caractère sportifs ;
-28,35% pour les produits à caractère de loisirs ;
-8,24% pour les redevances des services peri-scolaires ;
-21,05% pour les produits du CCAS .
Soit l’offre ne correspond plus aux attentes des familles, Soit celles-ci se désintéressent des services rendus (centre de loisirs, centre de vacances, restauration scolaires, activités culturelles…), soit le coût tarifaire des services est trop élevés (même si vous nous affirmez qu’il n’est pas excessif).
Cela conforte la raison pour laquelle notre groupe refusera encore cette année toute augmentation tarifaire.
Les dotations et participations de l’Etat ont, quant à elles, augmentées effectivement de 2,19% pour la DGF et de 14,64% pour la DSU. Pour cette dernière, je pense une nouvelle fois, qu’il n’y a pas matière à se réjouir, lorsque l’on constate qu’elle passe de 0,627 million d’euros en 2007 à 0,719 million d’euros en 2008. Cela signifie que notre population se paupérise de plus en plus.
Les compensations de l’Etat sur la TP, suite à la disparition des entreprises sur Romainville, ont encore subit une baisse en 2008 de 14,90% par rapport à 2007 ce qui constitue sur 2 ans une diminution de 23,40%. Il y a matière à s’inquiéter au vue de la suppression annoncée de la TP dès 2010. Ce qui va constituer à court terme pour toutes les collectivités des situations financières inextricables.
Les dépenses de fonctionnement, quant à elles, ont augmenté de 1,57% par rapport à 2007. Le budget du personnel, qui représente plus de la moitié du budget de fonctionnement, se voit diminué de 1,72% alors que l’effectif a augmenté, d’après le tableau des effectifs, de 13 agents. Cette situation paradoxale n’est-elle pas liée à un départ massif de fonctionnaires titulaires et par leur remplacement par des agents non-titulaires ?
En effet, les rémunérations brutes des titulaires sont passées de 10,939 millions euros en 2007 à 10,462 millions d’euros en 2008 soit une diminution de 4,36%. Alors que le poste des non-titulaires a subi une hausse de 8,75%.
Force est de constater, une nouvelle fois, que l’on assiste à une précarisation du personnel communal sur notre commune.
En effet, sur les 491 postes pourvus, soit seulement 53,90% de l’effectif budgété (c’est à dire qu’un poste sur deux n’est pas pourvu), 157 agents sont des non-titulaires, soit 31,96% de ces postes pourvus. L’effectif des non-titulaires était de 140 agents en 2007.
Ces variations sont le constat qui nous est fait des différents tableaux que nous avons en notre possession.
Comment peut-on devant un tel constat, assurer qu’il est possible d’optimiser un service de qualité. A ce rythme, comment peut-on affirmer que le service rendu à la population sera une priorité de la municipalité ?
Nous profitons de cette intervention pour vous demander officiellement et comme la loi vous y oblige, de fournir aux élus du Conseil Municipal et ce le plus rapidement possible, le rapport sur l’état des collectivités territoriales présenté aux CTP en application de l’art.33 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 modifiée et ce, pour l’exercice 2007.
Le chapitre 011, qui concerne entre autre le fonctionnement des services municipaux, quant à lui, subit une baisse conséquente de 13,73% (et non +1373% comme il est inscrit dans le rapport).
Enfin, nous finirons cet exposé par les charges financières qui sont également le reflet d’une politique d’investissement menée par la municipalité. En effet, elles augmentent de 53,06% pour l’intérêt de la dette et augmenteront au fur et à mesure qu’augmenteront les emprunts.
Monsieur le premier Adjoint au Maire, au vu de ces éléments, nous ne pouvons que constater que la situation financière de notre commune, même si actuellement n’est pas encore dramatique, annonce les prémices de problèmes financiers liés à une politique axée uniquement sur l’image d’une ville qui veut s’embellir coûte que coûte au détriment d’une population qui souffre.
Aussi, vous comprendrez que non seulement nous ne sommes pas d’accord avec la réalisation de ce budget, mais le groupe des élus communistes votera contre ce compte administratif.
Je vous remercie de votre attention.

BUDGET PRIMITIF 2009
ROMAINVILLE LE 25 MARS 2009
Intervention de Chantal GUYARD
Au nom du groupe des élus communistes


Madame Le Maire,
Le Budget primitif 2009 est, comme il est indiqué dans le rapport introductif, conforme aux orientations budgétaires, et cela nous pose le problème, que nous évoquions tout à l’heure, de l’opportunité des dépenses d’investissement.
Nous ne préjugerons pas des difficultés que les services municipaux ont pu rencontrer lors de son élaboration au vu du contexte social et économique actuel.
Toutefois, permettez-nous, tout de même, de rester dubitatif quant à l’évolution de la section d’investissement proposée.
En effet, alors que la population Romainvilloise souffre et subie de plein fouet la crise et nécessiterait de la part de notre commune une plus grande attention quant à ses conditions de vie au travers, notamment, d’une aide plus soutenue en matière sociale, vous diminuez l’aide apportée au CCAS et à la Caisse des écoles. Vous gardez à l’identique les recettes de prestations sociales alors que, comme nous l’avons expliquée lors du vote du CA, nous nous interrogions sur l’opportunité de l’augmentation tarifaire des services rendus à cette population. Les Romainvillois, comme tous les Français, ne peuvent plus supporter ces hausses consécutives et comptent jusqu’aux moindres centimes pour pouvoir envoyer leurs enfants aux centres de loisirs, aux centres de vacances, à la cantine scolaire.
Alors que les collectivités territoriales tentent désespérément d’équilibrer leur budget, tant le désengagement de l’Etat se fait de plus en plus criant (on le voit avec le gel de la DSU), vous, Madame Le Maire et votre majorité, vous mettez un point d’orgue à faire passer les investissements de la commune, avant l’intérêt général de vos administrés.
Oui, nous en voulons pour preuve, le budget d’investissement est supérieur de 1,426 millions euros à celui du fonctionnement et les dépenses d’équipement à celles seules augmentent de 59,96% par rapport au BP 2007 avec un PPI en hausse de + de 48% dont 50% pour la seule collecte par pneumatique.
Romainville vivrait-elle sur une autre planète que la terre ou alors bénéficierait-elle d’une protection surnaturelle qui empêcheraient toutes crises de la frapper, elle et ses habitants ?
Lors de la commission des finances, je vous ai exprimé mon sentiment quant à la diminution de 2% des impôts locaux et affirmais qu’il aurait fallu diminuer la politique tarifaire pour l’accès au plus grand nombre aux services municipaux. Vous m’avez répondu, qu’il était préférable de diminuer les impôts locaux car beaucoup plus de Romainvillois en bénéficiaient, ce qui n’était pas le cas pour les prestations. C’est pourtant ces contribuables qui auraient le plus besoin de ces prestations !!!
Il me semble avoir déjà entendu ce genre de discours, chez moi, lors du show télévisé du Président Sarkozy qui prétendait qu’une augmentation du SMIC ne concernait que 17% des français et laissait de côté les 83 autres %.
Même si vous nous assurez que beaucoup de ville aimerait jouir de la situation financière de Romainville, nous souhaiterions seulement relever que, si cette situation était si appréciable, pourquoi alors réinjecter dans la section de fonctionnement, par le biais de l’autofinancement, près de 10 millions d’euros ?
Ne serait-ce pas, tout simplement, parce qu’à force de « maîtriser », comme vous le justifiez systématiquement, les dépenses de fonctionnement, en réduisant au maximum le fonctionnement des services, vous arrivez à une situation qui vous oblige, non pas à financer de nouveaux besoins (comme vous l’affirmez dans le rapport), mais tout simplement pour financer des besoins qui ont été réduits, au fil des années.
Lorsque vous parlez de besoins nouveaux, ne s’agit-il pas du financement de l’intérêt de la dette et de votre politique de sur-investissement ou alors pour financer la hausse du régime indemnitaire du personnel communal.
Cependant, si pour la 1ère inscription, il est possible de constater une nette augmentation de 29,71% pour la seconde l’augmentation n’est de l’ordre que de 9,68% (en ce qui concerne uniquement le personnel titulaire). Le budget du personnel, quant à lui, subit une baisse de 1,67%. De même, il n’est pas dans vos priorités d’augmenter les sommes inscrites pour le Comité d’œuvres Sociales qui diminue de 33,62%, ni une nécessité absolue d’augmenter les subventions aux associations qui régressent de 11,72%
Ces besoins nouveaux ne correspondent-ils pas plutôt à l’entretien des voies et réseaux communaux, en passant de 380 000 euros à 1,062 millions d’euros soit une hausse de 179,60%. Cet entretien n’était-il pas dévolu au personnel communal ? Assistons-nous à une privatisation de la voirie communale ?
En ce qui concerne le produit des 4 taxes, comme vous l’indiquez dans le rapport, vous proposez 2% de diminution de la fiscalité locale. Toutefois, il ne faut leurrer personne, ni jouer sur les termes employés. Ce ne sont pas les taux qui subissent cette baisse mais le produit total de la fiscalité c’est à dire la recette que va percevoir Romainville. Par exemple, la taxe d’habitation passe de 14,24% à 13,96% soit une baisse de 0,28%, le Foncier bâti de 24,70% à 24,21% soit une diminution de 0,49%. C’est de ces diminutions qu’il faut parler aux Romainvillois.
Dans le même temps, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères augmente de 13,06%. Avec la collecte par pneumatique, le ramassage des ordures ménagères va représenter, dans quelque temps, une dépense importante pour le porte-monnaie des Romainvillois.
Nous voudrions, une nouvelle fois, nous arrêter sur le remboursement du capital de l’emprunt et vous rappeler qu’il subit une hausse exponentielle depuis plusieurs années et va connaître en 2009 une augmentation de 93,88%. Cet accroissement est consécutif à cette politique du tout investissement dont vous faites l’éloge dans vos différentes interventions et notamment, cette méthode AP/CP qui consiste à programmer financièrement et organisationnellement les réalisations d’investissement sur plusieurs exercices.
Pourquoi, si cette méthode est tellement efficace, n’a t-elle pas été appliquée pour la rénovation des rues ? Est-ce dans un but, non avoué, purement électoraliste. Pourtant (comme vous le prétendez dans le rapport) cela aurait permis de n’inscrire que budgétairement que la dépenses réalisées au fur et à mesure de la réalisation des travaux et, par la même, de ne pas constater, à chaque Compte administration, des restes à réaliser conséquents et pour lesquels des emprunts ont été contractés.
Permettez-nous également de nous interroger sur les recettes de ces investissements, c’est à dire sur l’inscription des subventions d’investissement.
Tout comme les dépenses, les restes à réaliser des recettes d’investissement pour 2008 et les années antérieures également, sont très importants. Il représente pour 2008 9,934 millions d’euros contre 4,324 millions d’euros de recettes effectivement perçues. Vous m’avez effectivement répondu lors de la commission des finances qu’entre leur notification et leur règlement une longue période pouvait se passer. Pour près de 10 millions d’euros ?
En 2007, ces restes représentaient 11,992 millions d’euros contre 2,251 millions d’euros de recettes encaissées. Qu’en sera-t-il en 2009 ?
Nous sommes en droit de nous poser des questions sur la sincérité de ces inscriptions car lorsque vous nous dites que les recettes liées au gymnase de centre ville dans le cadre de l’ANRU vont représenter pour 2009 une subvention de1,507 millions d’euros alors que les dépenses afférentes ne sont inscrites dans le PPI que pour 1,000 millions d’euros. N’y a t il pas une surestimation des recettes ? Le CA 2009 nous l’indiquera.
Nous terminerons notre propos par la FCTVA . Comme il est indiqué, dans le dossier suivant, le dispositif du plan de relance de l’économie va permettre en 2009 aux collectivités locales de prétendre au remboursement de 2 années de TVA , 2007 et 2008, alors que ce remboursement n’était perçu que sur les investissements réalisés 2 ans avant. Pour pouvoir en bénéficier, la ville doit s’engager par convention avec l’Etat à augmenter ses investissements 2009 par rapport à 2008. Cela peut effectivement représenter pour notre ville une recette conséquente pour 2009. Toutefois, cet engagement d’investissement de notre ville va faire supporter, une fois encore, des dépenses supplémentaires aux Romainvillois. De plus, si cet engagement n’est pas respecté, Romainville ne pourra prétendre en 2010 à aucun remboursement. Tiendrons-nous cet engagement, compte tenu que les dépenses d’équipement inscrites au BP 2009 subissent une diminution de 17,17% par rapport au réalisé 2008.
Cette démarche nous semble pour le moins aléatoire et présente de sérieux inconvénients qu’il ne faut pas négliger.
Si nous avons effectivement été une nouvelle fois long quant à notre intervention, vous avez la preuve que le budget qui nous est demandés de voter a été étudié avec soin . Cette analyse exhaustive nous a permis, vous l’aurez certainement compris, au vu de nos remarques, de vous démontrer que les orientations municipales axées essentiellement sur l’investissement au détriment des services rendus à la population, ne nous permet pas de voter favorablement pour ce budget. Aussi, le groupe des élus communistes votera contre.
Je vous remercie de votre attention.
Conseil Municipal du mercredi 25 mars 2009
Vote du Budget 2009
Déclaration de Sofia Dauvergne
Conseillère Municipale, Présidente du groupe des élus communistes


Je tiens, au nom des élus communistes, à réagir concernant vos déclarations sur la baisse des impôts à Romainville.
Une baisse de 2% de la part d’imposition où il ne s’agit en réalité que de baisser la recette perçue par la commune, avec toutes les incertitudes et les craintes qui pèsent sur les finances locales comme la suppression annoncée de la TP, la remise en cause de la DSU et le désengagement de l'Etat, ne peut se réaliser que par la mise en œuvre d'une politique de gauche qui préserve ses habitants des choix réactionnaires et anti sociaux du gouvernement.

Les romainvillois dans leur diversité aspirent à plus de justice sociale, à plus de démocratie, à plus d'attention sur leurs problèmes quotidiens, à la prise en compte de leur environnement, Ils souhaitent voir se rétablir des liens de proximité, d'écoute et d'action.

Mais le budget, tel qu'il est élaboré et nous est présenté ne répond à aucune de ses orientations.

Pour mieux étayer mes propos, je prendrai comme exemple les interrogations et les orientations prises par un maire d’une autre collectivité, de la région parisienne, située dans un département mieux doté financièrement, qui durant sa campagne électorale de 2008 s’était engagé à diminuer la pression fiscale.
Aussi, a-t-il annoncé lors d’un entretien, une baisse de 2% de la taxe d'habitation pour 2009 mais toutefois reconnaît cet exercice très compliqué dans le contexte général de régression des dotations d'Etat et l'explosion du nombre de ménages en difficulté sur sa commune.
A la question « c'est-à-dire que cette baisse vous obligera à faire des choix ? » Il répond OUI.
Et il ajoute « très différents des choix nationaux, comme ceux que nous avons déjà pu faire, Le gouvernement a choisi l'aide aux plus riches via le paquet fiscal; nous avons choisi l'aide aux personnes en difficulté via le gel des loyers et la refonte des coefficients familiaux...

Le gouvernement a choisi de ne pas remplacer le départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux: nous avons choisi de ne pas utiliser la masse salariale comme élément de politique financière...».
Je vous invite bien évidement à lire dans l’intégralité l’entretien de Philippe Sarre, le nouveau Maire PS de la ville de Colombes.
Les mesures politiques anti-crise que compte prendre cette ville d'union de la gauche sont identiques aux propositions que nous réitérons chaque année lors du débat d'orientation budgétaire et du vote du budget.

Pour revenir à ce budget, les choix de la municipalité sont clairement définis dans les chiffres que Chantal Guyard, conseillère PCF, exposera tout à l'heure plus en détail et qui sont bien loin de répondre aux exigences sociales et démocratiques à venir : vous décidez de poursuivre la baisse de la masse salariale, la baisse des subventions aux associations, la poursuite des augmentations des prestations et des loyers, l'augmentation du remboursement en capital de l'emprunt... Un budget dans la continuité de la politique du tout investissement mise en œuvre depuis ses dernières années.

Dans le contexte actuel où la politique de l’argent roi montre sa face de folie aux conséquences incalculables où les conditions de vie de nos populations, salariés, retraités, jeunes, chômeurs s'aggravent rapidement, la mobilisation unitaire du 19 mars en atteste, il faut savoir ancrer plus fortement notre ville à Gauche.
Nous devons faire de nos politiques locales un barrage à la société que nous impose la droite au pouvoir dont les choix sont dictés par la volonté du MEDEF et où les conquêtes sociales et progressistes en terme de logement, de santé, d'éducation, de culture et bien d'autres ne sont plus des services à la population mais considérées comme de vulgaires marchandises.

La priorité doit être donnée à l’enfance et à la jeunesse pour favoriser la réussite éducative pour tous les enfants et à stopper les augmentations des tarifs, La priorité doit être donnée au logement pour tous et au gel immédiatement les loyers, la priorité doit être donnée à une véritable politique locale de solidarité et au réexamen de l'application du quotient familial, La priorité doit être donnée au développement d’un service public territorial moderne de qualité.

efficace et proche des habitants et à l'écoute et la prise en compte des revendications du personnel communal, la priorité doit être donnée au développement et à la redynamisation de la démocratie locale en créant notamment des conseils de quartier avec des budgets participatifs et en revalorisant la vie associative locale....

Le budget 2009 de notre ville tel qu'il nous est présenté ne répondra malheureusement pas aux attentes qui s'expriment. Ne faisons pas des effets d'annonce qui ne leurrent personne mais qui hypothèquent grandement l'avenir populaire, solidaire et démocratique pour notre ville.


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