LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE
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lundi 2 septembre 2019

ISRAEL DOIT CESSER SES SURENCHERES GUERRIERES (#PCF)

              

 Depuis plusieurs semaines, Israël multiplie les surenchères guerrières et les frappes aériennes contre les positions iraniennes et celles de ses alliés au Moyen-Orient.
Les bombardements récurrents en Syrie s'élargissent désormais à l'Irak et au Liban. En juillet, Bagdad a dénoncé ces actes d'agressions interdisant le survol de son territoire aux armées étrangères tandis que ces derniers jours le sud de Beyrouth étaient survolés par des drones israéliens provoquant de graves destructions. Le président Michel Aoun avait évoqué un acte de guerre sans précédent depuis 2006.
Dimanche, une étape nouvelle dans les affrontements a été franchie par un échange de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah. Le premier ministre libanais Saad Hariri en appelle désormais à Paris et à Washington.
Ces confrontations s'inscrivent dans le cadre des tensions américano-iraniennes depuis que Donald Trump s'est retiré de l'accord sur le nucléaire. Des sanctions maximales, aux effets dévastateurs, ont plongé Téhéran et le peuple iranien dans le désastre économique. Le président américain n'a cependant pas entraîné derrière lui les signataires de l'accord et n'est pas parvenu à faire capituler le régime.
L'escalade et les provocations se poursuivent dans le détroit d'Ormuz menaçant la région d'un embrasement généralisé. De nombreux pays commencent à prendre la mesure des dangers d'une conflagration alors que les appels au dialogue se multiplient afin de sortir de cette impasse mortifère. Israël ne l'entend pas ainsi car elle voit dans ces affrontements l'opportunité de porter des coups décisifs à l'Iran, au Hezbollah libanais mais aussi à la résistance du peuple palestinien.
Tel-Aviv attise, par ses attaques, une fuite en avant belliciste et tente de saborder les tentatives fragiles de médiation dans cette crise. B. Netanyahou, confronté à des difficultés intérieures à l'occasion des prochaines législatives, espère également engranger les bénéfices d'une politique qui saborde toutes perspectives de paix.
Le Parti communiste français (PCF) condamne avec la plus grande fermeté les bombardements israéliens en violation de la légalité internationale confortant la colonisation et l'annexion des territoires palestiniens de Cisjordanie et Gaza. Le PCF appelle la France mais aussi les pays de l'Union européenne à agir pour désavouer et sanctionner la politique israélienne suspendant l'accord d'association UE-Israël dont Tel Aviv viole l'article 2 sur le respect des droits humains et du droit international.
PCF - Parti Communiste Français,
Paris, le 2 septembre 2019

vendredi 3 mai 2019

Événements du 1er Mai : le ministre de l'Intérieur doit être convoqué par les commissions des lois du Parlement



Communiqué commun d'Eliane ASSASSI, Présidente du groupe CRCE  et d'André CHASSAIGNE, Président du groupe GDR    

La manifestation parisienne du 1er mai, qui a rassemblé des dizaines de milliers de manifestant.e.s pacifiques, a été le lieu de violentes interventions des forces de l'ordre sans discernement. Les casseurs, dont la présence avait pourtant été annoncée par le ministère de l’Intérieur et dont nous réprouvons les violences, n'ont nullement été isolés, mais à plusieurs reprises, confondus par les forces de l’ordre avec les manifestants. Fait inédit, le carré de tête syndical de la manifestation a lui-même été disloqué un temps par cette intervention. La doctrine à l'œuvre engage clairement la responsabilité du ministre de l'Intérieur.

Déjà l'an dernier, les explications demandées n'étaient jamais venues, jusqu'à ce qu'éclate l'affaire Benalla. Hier, Monsieur Castaner, a fait état d'une information, révélée fausse par la presse, affirmant que l'hôpital de la Pitié-Salpétrière avait été « attaqué » et son personnel soignant « agressé » alors même que les manifestant.e.s pacifiques qui ont pénétré dans l'enceinte de l'hôpital fuyaient simplement la répression aveugle qui s'abattait sur eux. Ce mensonge intervient alors que depuis décembre Monsieur Castaner a délibérément misé sur les tensions pour isoler en vain le mouvement social de l'opinion publique créant un climat de violence. Trop, c'est trop !

Après le vote de la loi dite « anticasseurs », ces deux événements témoignent de la gravité des atteintes au droit de manifester, droit constitutionnel dont l’État doit être le garant.
Le ministre de l’Intérieur participe volontairement à l’aggravation des tensions, déjà nourries par le refus du Chef de l’État et du gouvernement d’entendre les aspirations populaires. Il se révèle comme un provocateur et un manipulateur, indigne des missions de maintien de l’ordre public et de respect des libertés relevant de sa responsabilité. Sa crédibilité est entachée.

Nos groupes à l'Assemblée nationale et au Sénat appellent à un changement immédiat de la doctrine qui régit l'action des forces de l'ordre. Ils demandent la convocation dans l'urgence du ministre de l'Intérieur par les commissions des lois du Parlement et la création d'une commission d'enquête parlementaire pour que toute la lumière soit faite sur les événements du 1er mai dernier.

Eliane ASSASSI, Présidente du groupe CRCE                                                                      
André CHASSAIGNE, Président du groupe GDR                   

lundi 11 mars 2019

Communiqué du PCF : « ALGÉRIE, L'AVENIR DU PAYS NE PEUT PAS SE CONSTRUIRE SANS SON PEUPLE »



Depuis plus de 3 semaines, les manifestations mobilisent des centaines de milliers d'Algérien-ne-s, en particulier le 8 mars où toute l'Algérie a manifesté son refus du scénario dicté par le pouvoir en place.
Ces rassemblements, que beaucoup s'accordent à qualifier d'historiques, touchent l'ensemble du pays d'une manière pacifique et dans une unité nouvelle.
La jeunesse et les femmes sont au premier rang mais ce sont maintenant des pans entiers de la société qui investissent l'espace public : les avocats, les journalistes, l'ordre des médecins, des intellectuels, des artistes.
Évidemment, le refus de la candidature d’A. Bouteflika a été l'élément déclencheur mais le mouvement est beaucoup plus exigeant. Les manifestants veulent reprendre espoir, dignité, liberté. Les Algériennes et Algériens refusent la « fossilisation » de ce système Bouteflika qui les éloigne des choix depuis si longtemps.
A ce moment historique, le gouvernement répond simplement en avançant les vacances universitaires pour essayer d'expulser les étudiants des campus.
Sont-ils sourds et aveugles, sont-ils si éloignés, si déconnectés pour ne pas comprendre ce qui se passe ou cherchent-ils à gagner du temps ou alors sont-ils totalement surpris par la spontanéité et la maturité de ce mouvement populaire ?
La réponse des étudiants a été immédiate en demandant l'occupation des campus. Il semble que le « clan Bouteflika » devrait rapidement comprendre qu'il ne mobilisera pas la société autour d'un projet national sans redonner la parole à cette population qui a le courage de sortir dans les rues depuis plusieurs semaines le peuple algérien exige maintenant une transition démocratique, structurelle, culturelle, sociale et économique.
Le PCF salue le courage, la mobilisation des Algériennes et Algériens, soutient ces mobilisations et cet élan citoyen et civique qu'est en train de construire le peuple algérien.
Les pièges sont encore nombreux et il ne faut pas sous-estimer la capacité de survie du régime mais l'Algérie montre que l'avenir d'un pays ne peut pas se construire sans son peuple.
Parti communiste français.
Paris, le 11 mars 2019

mardi 15 janvier 2019

Lariboisière : "La crise de l’hôpital public doit être au cœur du grand débat national" (Cécile Cukierman - PCF)



Selon l’enquête interne, le décès survenu à l’hôpital Lariboisière à Paris en décembre dernier résulte du manque de moyens humains et financiers.
Ce drame nous montre, s’il le fallait encore, les conséquences et la dangerosité des politiques d’austérité appliquées depuis des années à l’hôpital public. En 2018,

Emmanuel Macron exigeait près d’un milliard d’euros d’économies pour les hôpitaux publics (960 millions d’euros). Dans le budget 2019, ce sont désormais 650 millions d’euros supplémentaires.
Depuis des mois, personnels soignants, patient-es et élu-es ne cessent d’interpeller

Emmanuel Macron sur la détérioration du service public de santé.
Pourtant les fermetures se succèdent. C’est le cas de la Maternité du Blanc (Indre), ou encore de celle de Creil (Oise), occasionnant protestations et démissions comme celle de Loïc Pen, chef des urgences de Creil, fin décembre.

Combien de décès, de démissions et de coups de gueules faudra-t-il encore pour que le gouvernement rompe avec cette politique mortifère ? Pour que ce drame de Lariboisière n’en appelle pas d’autres, nous formulons trois propositions :
  • - L’arrêt pur et simple des fermetures d’hôpitaux et de maternité,
  • - Un plan d’investissement d'1 milliard d’euros pour répondre aux besoins d’urgence,
  • - Une hausse immédiate des salaires des personnels soignants, et le paiement des heures supplémentaires qui leur sont dues.

Enfin, dans le cadre du grand débat national qui s’ouvre cette semaine, nous invitons tous les Français à défendre leur système public de santé à travers les cahiers de doléances.


jeudi 10 janvier 2019

Ouverture à la concurrence des trains Inter - Cités : un contre-sens historique !



Décidément, Macron et le gouvernement Philippe ont l’art du contre-pied, sinon du contresens de l’histoire. Alors que la question des services publics est au cœur du mouvement des Gilets jaunes, que des milliers de cheminots se sont mobilisés contre la réforme de la SNCF, ils ouvrent à la concurrence les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.

Les usagers du train n’ont pas besoin de concurrence pour que le service s’améliore et soit de meilleure qualité. Ce qui est nécessaire, c’est que l’État investisse dans les infrastructures, le matériel et les hommes afin de répondre aux besoins de la population. Aujourd’hui, il faut 1h30 de plus pour réaliser Nantes-Bordeaux qu’il y a 10 ans, par manque d’investissement de l’État. Rien qui puisse inciter à laisser sa voiture pour faire ce trajet.
François de Rugy, ministre de l’Écologie, devrait donc, de son côté, plus se soucier des investissements qui sont réalisés dans le ferroviaire que d’assurer de nouveaux profits à des opérateurs privés.

Les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon ont un vrai rôle d’aménagement du territoire, répondent aux besoins de déplacements quotidiens de salariés et de lycéens, tout comme elles assurent un lien inter-régional (1 million de passagers annuels).

Cette ouverture à la concurrence, à l’instar de l’exemple anglais, va se traduire par une augmentation progressive des tarifs et une dégradation du service, tout en permettant à des promoteurs privés de réaliser des profits. C’est un contresens quand, aujourd’hui, la Grande Bretagne renationalise ses trains à la demande de la population, devant l’inefficacité des opérateurs privés.
Nous refusons cette logique. Ce dont ont besoin nos populations, c’est d’un service public de qualité, qui assure la solidarité territoriale et d’un aménagement harmonieux, en y consacrant les moyens financiers nécessaires.

Cécile Cukierman


lundi 3 décembre 2018

Rencontre avec le premier Ministre « Communiqué des députés communistes » !



La paix civile et sociale de notre pays est aujourd’hui en jeu. Face à la politique d’injustice sociale et fiscale menée depuis un an et demi, nous avons demandé au Gouvernement de déclarer l’état d’urgence sociale.
L’urgence sociale impose de prendre immédiatement les revendications portées par les « gilets jaunes », que nous avons relayées.
Nous avons ainsi demandé la suspension de l’augmentation des taxes sur l’essence et le diesel, l’augmentation du SMIC, des salaires et des pensions, la restauration des services publics notamment en matière de santé et le rétablissement de l’ISF.
À l’assemblée nationale, nous nous ferons l’écho de ces demandes légitimes et demanderons la suspension de la discussion budgétaire.
Par ailleurs, nous avons rappelé les propositions que nous portons depuis le début du quinquennat.

Propositions fiscales :
Non cumul en 2019 du CICE et de l’exonération des cotisations sociales patronales (plus de 40 milliards cumulés – Cela permettrait de dégager 20 milliards d’euros de marges de manœuvre)

Propositions sociales :
Revalorisation des prestations sociales (APL, allocations familiales) indexées sur l’inflation.
Annulation de la hausse de la CSG, qui doit aller avec le rétablissement des cotisations sociales « assurance chômage » et « maladie ».

Propositions écologiques :
Fléchage intégral des taxes sur le carburant vers la transition écologique
Élargissement du chèque énergie à 8 millions de personnes et revalorisation du montant du chèque énergie (de 200 euros actuellement à 600 euros) pour les plus modestes (forte hausse prévue des prix de l’électricité et du gaz en 2019)

Propositions institutionnelles
Retrait du projet de loi constitutionnelle et organisation d’un référendum sur nos institutions.

Si le Gouvernement ne décide pas de prendre immédiatement ces mesures, il ne sera pas en mesure de mettre fin à cette révolte pour la dignité.
Malheureusement, nous n’avons pas le sentiment que le Gouvernement prend la mesure de cette urgence sociale et nous n’avons que peu d’espoir d’avoir été entendu sur les mesures que nous lui avons proposées.
Notre motion de censure reste donc d’actualité, dans l’attente des masures qui seront annoncées mercredi.

vendredi 12 octobre 2018

Communiqué du DAL : « la Mairie de Romainville expulse les habitants de 2 immeubles » Rendez-vous à 16 h place de la laïcité !


 

NOUS PUBLIONS LE COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DROIT AU LOGEMENT (DAL)
Paris le 12 octobre 2018
ROMAINVILLE (93)
 La mairie expulse les habitants de 2 immeubles !

D’importantes forces de police, appuyées par la police municipale, ont procédé à partir de 6h30 ce matin à l’expulsion de 12 ménages, habitants du 3 Avenue de Verdun et du 4 rue de la République à Romainville (proche de la place Carnot).

Les meubles ont été déménagés et transférés dans un garde meuble éloigné du Val d’Oise.

Cette expulsion fait suite à un arrêté de péril imminent très contestable pris, le 27 septembre dernier par la Maire de Romainville, avec interdiction d’habiter et évacuation sous 48h.

Après une première tentative, le 28 septembre, de virer les habitants à l’aide de la seule police municipale, la Maire a obtenu des services préfectoraux le concours de la police nationale.

Un arrêté de péril imminent avait déjà été pris depuis 2014 par la mairie de Romainville qui aurait du, 6 mois après devant l’inertie du propriétaire des 2 immeubles, faire des travaux de confortement et de sécurisation au frais du propriétaire afin de protéger les habitants.

De plus, dès 2012,  un arrêté du Préfet avait ordonné au propriétaire, et à défaut à la mairie, de sortir des bouteilles de gaz stockées dans la cave du 3 Av de Verdun. Elles y sont toujours !!!

La Mairie est restée inactive depuis et les habitants, dont 10 enfants scolarisés sur la ville, sont aujourd’hui expulsés sans relogement :

C’est irresponsable car elle a laissé les habitants en situation de danger pendant 6 ans, puisque les bouteilles de gaz sont toujours dans la cave, et que le péril imminent débouche aujourd’hui sur une expulsion au petit matin.

Cette inertie aussi bien de la mairie que du propriétaire cacherait elle des petits calculs sur le devenir d’un immeuble trop bien situé, à proximité d’une nouvelle station du metro parisien et trop mal habité à leur gout ?…

La Mairie de Romainville a eu 2 semaines pour trouver des solutions de relogement pour tous les habitants. Une seule de ces familles est en cours de relogement sur les quatorze qui se sont faites connaître. Que vont devenir les autres ?

Nous exigeons le relogement de tous les habitants évacués ce matin, au besoin par voie de réquisition comme à Montreuil, et appelons à la solidarité !

Droit au Logement soutient les familles expulsées et exige :

·        Le relogement immédiat de tous les habitants et leurs familles
·        Leur mise en sécurité et leur hébergement décent en attendant
·        L’arrêt des expulsions et le relogement préalable des locataires et habitants menacés
·        Le respect de la loi DALO, du droit à l’hébergement, et la réquisition des logements vacants
·        La réalisation massive de HLM à bas loyers, l’arrêt de sa marchandisation et le relèvement des APL

Rendez Vous à 16 heures
devant la Mairie de Romainville, Place de la Laïcité


mardi 28 août 2018

La démission de Hulot sonne le glas de toute ambition écologique du gouvernement



                                 28/08/2018 - PCF
Depuis des mois on savait cette décision en suspens. Nicolas Hulot ne pouvait plus se mentir, et a donc annoncé, ce jour, son départ du gouvernement.
C'est un aveu d'impuissance et d'échec

Un aveu d'impuissance au sein d'un gouvernement et d'une majorité qui ne peuvent concevoir l'urgence d'un autre mode de développement, de production et de consommation respectueux du bien être des femmes et des hommes et des ressources naturelles. Cette urgence doit se traduire par de véritables priorités budgétaires en faveur des impératifs de la transition écologique.
Un aveu d'échec face aux défis écologiques, ici, en Europe et dans le monde, car il est incontournable de mener une politique de rupture avec le capitalisme. Or, la politique libérale de Macron a fait le choix des privilèges des premiers de cordées – celles et ceux qui se soucient le moins de l'avenir de la planète – aux dépens des couches populaires qui subissent le renforcement des inégalités sociales et environnementales au moment où la mobilisation de toutes et tous est incontournable.
Nicolas Hulot est un homme de conviction. Avec cette démission, il lance un appel à la mobilisation de toute la société afin d'imposer des choix de transformations sociales et écologiques. Nous en sommes et nous en serons !


dimanche 26 août 2018

Universités d'été : le PCF demande au CSA un bilan du traitement médiatique !


26/08/2018 - PCF
Plus de 1000 participants gonflés à bloc et décidés à ne rien céder à Macron, une salle bondée pour l'allocution de Pierre Laurent, un débat sur le congrès du PCF, des parlementaires présents en nombre, 90 ateliers, 100 intervenants, des communistes très présents, une marche pour les services publics, une chaîne humaine spectaculaire devant l'Hôpital d'Angers, un meeting devant le CHU avec Ian Brossat... C'est une université d'été marquante, combative, festive et réussie que vient de tenir le PCF à Angers pendant 3 jours.
Il y avait de la matière et des images à se mettre sous la dent!
Et pourtant, malgré la présence de quelques médias, dont France 3, l'Humanité, l'AFP et quelques régionaux, c'est de nouveau le boycott médiatique qui a dominé.
Dans nombre de commentaires, l'existence même de l'Université d'été du PCF a tout simplement été zappée. Ce traitement bafoue le pluralisme et est inacceptable. Il contrevient aux règles énoncées par le CSA lui-même.
Le PCF proteste avec vigueur et demande au CSA de procéder à un bilan rapide du traitement médiatique des Universités d'été pour que soit établi avec transparence le temps de parole accordé aux différentes formations qui ont tenu des Universités d'été.
Ainsi les citoyens pourront juger sur pièces et les conditions seront établies pour interpeller les moyens d'information visant à corriger ces inégalités.

mercredi 22 août 2018

La misère et les inégalités, au soleil ou sous la pluie, ça suffit !! (Pierre Laurent)


22/08/2018 - PCF

Il a quitté le Fort de Brégançon hier, le conseil des ministres fait sa rentrée aujourd’hui. Tout est pour le mieux  dans le meilleur des (nouveaux) mondes possibles : au deuxième trimestre les multinationales ont versé 497 milliards de dollars à leurs actionnaires au plan international, un record. En France, jamais les entreprises n’avaient versé autant de dividendes à leurs actionnaires. Du côté des premiers de cordée, pas besoin d’épisodes orageux , pour que le liquide ruisselle à torrent ! Il pleut toujours où c’est mouillé comme le dit si bien le dicton populaire…

Alors que depuis son arrivée à Élysée, Macron appauvrit le pays pour financer les cadeaux aux plus riches, que les indicateurs économiques sont préoccupants, le pouvoir décide de ne rien changer.

Et pendant ce temps ? Pendant ce temps, le chômage est toujours à des niveaux records, la pauvreté frappe 9 millions de personnes, le logement en France, comme l’a confirmé le drame d’Aubervilliers, est indigne d’un pays développé, des dizaines de milliers de  bacheliers sont toujours sur le carreau, sans affectation universitaire et, pour celles et ceux qui en ont une,  le coût de la rentrée est à la hausse ; étudier est désormais un luxe…

Pendant ce temps ? Pendant ce temps, l’Hôpital public est à l’agonie par manque de personnels, qui n’ont plus les moyens de leur action, les agriculteurs-trices, n’ont plus les ressources pour vivre.

Ce qui se construit sous nos yeux, en cette fin du mois d’août, est une société inhumaine !

Mais le credo du monarque et de ses courtisans est le même : réduction des dépenses publiques, des APL, instauration d’une retraite par points avec baisse des pensions, diminution de l’indemnisation chômage, réforme institutionnelle qui cherche à casser le lien entre les citoyens et leurs élu-e-s, à assécher la capacité des collectivités locales à répondre aux besoins. Un seul credo, un seul dogme, la compétitivité, avec ses dégâts humains, sociaux, économiques et écologiques la vente à l’encan des services publics.

La coupe est pleine. Les communistes, leurs parlementaires, leurs élus sont déterminé-e-s à agir sur tous les terrains. Ils sont disponibles pour tous les rassemblements, toutes les solidarités qui permettront de faire échec à Macron et construire une alternative de gauche : notre pays ne peut continuer ainsi. Nous le réaffirmerons ce week-end à Angers durant notre Université d’été, lors du rassemblement que nous y organisons, avec Ian Brossat, chef de file des communistes à l’élection européenne de 2019, devant l’Hôpital d’Angers, menacé d’asphyxie.

L’argent existe pour répondre aux besoins sociaux. Un autre nouveau monde est possible, nécessaire et urgent. 
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

vendredi 10 août 2018

Fichage politique / EU DisinfoLab : Une atteinte grave à la démocratie et aux droits du citoyen-ne



Une association belge, « EU DisinfoLab », a répertorié nominativement près de 60 000 comptes Twitter de citoyen-ne-s français-es ayant réagi à l’affaire Benalla depuis sa révélation le 18 juillet dernier par la presse. Il s'agit rien de moins que d'un fichage politique, totalement illégal, puis que l'un des deux fichiers Excel établit des corrélations avec des sites de médias ou d'organisations politiques.

Ce travail réalisé, prétendument pour mettre en évidence une manipulation de l'information sur les réseaux sociaux, est une atteinte grave et inadmissible à notre démocratie, aux droits inaliénables des citoyen-ne de notre pays, de penser, d'expression et d'engagement. Cette méthode n’est pas sans rappeler les fichages de triste mémoire de la police de Vichy.
« EU DisinfoLab » contrevient ainsi dans notre pays à la loi Informatique et Libertés de 1978 mais aussi au nouveau règlement européen sur la protection des données.

La CNIL interpellée par plusieurs personnes citées dans les fichiers annonce qu'elle se saisit de cette affaire, c'est une première étape mais des investigations poussées doivent maintenant être diligentées par les autorités françaises.
Le PCF – dont nombre de sympathisant-e-s et de militant-e-s parmi lesquels des parlementaires se trouvent ainsi listés – exige que toutes les mesures soient prisent d'une part pour protéger les personnes « fichées » et leurs droits fondamentaux garantis et d'autre part pour qu'une enquête soit diligentée dans les plus brefs délais.

Le PCF sera particulièrement vigilant aux suites données par le gouvernement et la Présidence de la République en la matière.


Parti communiste français,

Paris, le 10 août 2018.

vendredi 27 avril 2018

Plan Borloo : une ambition affichée mais un pragmatisme qui ne se donne pas les moyens de réussir


Une première lecture s’impose du plan de « bataille » proposé par le rapport de Jean Louis Borloo, élaboré avec des centaines d’élu.e.s de terrains, d’associations, de citoyen-ne-s : une nouvelle impulsion, à l’encontre de la politique libérale actuelle. doit être donnée par l’État pour les quartiers, les villages, les villes populaires.

Nous partageons le principe d’Egalité républicaine qui est un des fils conducteurs du rapport. Nous partageons le diagnostic. Mais nous tirons la sonnette d’alarme sur les solutions trop marquées dans le rapport par un « pragmatisme » qui ne permettra pas de répondre aux besoins : L’état doit garantir par les services publics ses fonctions régaliennes(notamment de justice, d’éducation et de sécurité), l’égalité, la solidarité pour toutes et tous. Ainsi par exemple, il faut lutter contre la pénurie de médecins et pour avoir, notamment des médecins scolaires en nombre, il faut lever les numéros clausus , et mieux payer les professionnels. Il faut lutter aussi contre la pauvreté et la concentration des difficultés dans les quartiers : un plan ambitieux contre la pauvreté doit voir le jour , par l’augmentation du pouvoir d’achat, des salaires, en revoyant les critères d’attribution des logements sociaux……. Les moyens financiers doivent être dégagés, au lieu d’être gaspillés dans le CICE ou autres dispositifs d’exonération fiscale.

L’État doit être comptable de l’argent public, en lien avec les partenaires sociaux que sont les représentant.e. s des syndicats, des entreprises, des associations, des élu.e.s, des professionnel.le.s, des usagers, des citoyens/ citoyennes. Nous avons besoin de toutes les expertises, de toutes les bonnes énergies dont la France regorge. La balle est franchement dans le camp du Président de la République et de son gouvernement ; à eux d’être à la hauteur, et d’avoir de l’ ambition pour les quartiers, les villages, et les villes populaires.

jeudi 12 avril 2018

Communiqué unitaire contre la répression dans les universités

Après que des interventions policières aient eu lieu sur plusieurs universités, comme Strasbourg ou Bordeaux, pour déloger les blocages et les occupations mis en place par le mouvement étudiant, les incidents qui se sont produits ces derniers jours à Lille et à Nanterre démontrent un saut dans la politique répressive du gouvernement d’Emmanuel Macron contre la jeunesse. A Nanterre, après avoir été agressés à l’intérieur du bâtiment où ils organisaient une assemblée générale, 6 étudiants ont été mis en garde à vue, et trois déférés en Justice. Au moment même où, dans cette fac qui a vu naître le mouvement du 22 mars, on commémore le cinquantenaire de mai 68, les CRS ont ordre de matraquer et d'arrêter des étudiants pour le simple fait de s’organiser…

Par ailleurs, suite à l’appel à une intervention policière sur Tolbiac par son président, nous alertons sur la menace d'une décision du gouvernement d'évacuer par la force dans les prochains jours l’ensemble des occupations et blocages d’université. Nous affirmons notre rejet le plus absolu de cette politique autoritaire qui cherche à étouffer sous les coups la contestation bien réelle qui émerge, dans les universités, dans les gares et bien ailleurs. Notre solidarité est du côté de cette jeunesse qui se bat pour une université ouverte à toutes et tous et qui fait face à la violence de l’Etat et de bandes d’extrême-droite, comme cela a été le cas à Montpellier sans grande réaction du pouvoir en place. Nous serons à leurs côtés pour défendre leur droit de manifester et de s’organiser, ainsi que pour dénoncer toute forme de répression contre les étudiants et le mouvement social plus en général.

Alternative Libertaire (AL), Ensemble, Gauche Démocratique et Sociale (GDS), Génération.s, Europe Ecologie – Les Verts (EE-LV), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti Communiste Ouvrier de France (PCOF), Parti de Gauche (PG), République et Socialisme (R&S), Nouvelle Donne.

mardi 17 janvier 2017

" Où est la démocratie " : Communiqué des communistes et de leurs élu(e)s


" Où est la démocratie " : Communiqué des communistes et de leurs élu(e)s
Comme chaque année, à l’occasion de leur réception, les communistes et leurs élu(e)s présentent leurs vœux de nouvelle année, aux habitants de notre ville.

Pour ce faire, nous avons donc sollicité, en date du 8 décembre 2016, la mise à disposition de l’espace Cachin, auprès des services municipaux - pour le samedi 28 janvier -, tout en précisant à la demande express de Monsieur Guglielmi que nous comptions recevoir soixante-dix à quatre-vingts invité(e)s. L’attribution des salles étant subordonnée à l’accord de Monsieur le premier Maire-adjoint.

N’ayant été destinataire d’aucune réponse, dès les premiers jours de cette année 2017, nous nous sommes mis en relation directe avec Monsieur Philippe Gulglielmi. Ce dernier nous a alors informés qu’il avait transmis cette demande, pour approbation à Madame la Maire. Or, depuis, aucune réponse ne nous était parvenue à ce jour. C’est en prenant contact ce matin avec les services de la mairie que nous apprenons que la salle Husson – République nous serait attribuée, alors qu’elle ne peut recevoir qu’une trentaine de personnes.

Nous regrettons ces méthodes détestables. Nous n’osons croire que Madame la Maire, suppléante de Monsieur Bartolone aux élections législatives, pourrait être amenée à empêcher la liberté d’expression de sensibilités politiques différentes des siennes.

Nous tenons à rappeler, que pour notre réception de l’an dernier, nous avions été confrontés aux mêmes difficultés, alors que nous recevions le Secrétaire National du Parti Communiste Français, Monsieur Pierre Laurent. Sans l’intervention de Monsieur Philippe Gulglielmi, premier secrétaire départemental du Parti Socialiste, à la dernière minute, nous aurions été contraints d’annuler notre réception.

Dans ces conditions, et compte tenu des délais, les communistes et leur élu(e)s décident de tenir leur réception le 28 janvier à 18 h 30, dans des conditions forcément bien plus difficiles, au siège de leur section.

                                                                                 Romainville le 16 janvier 2017 

jeudi 6 octobre 2016

Communiqué de l'Association pour la sauvegarde du village de Romainville


ASSOCIATION de SAUVEGARDE du VILLAGE de ROMAINVILLE
Association loi 1901

OBSERVATIONS SUR L'AVIS D'ENQUÊTE POUR LE DÉCLASSEMENT DU DOMAINE PUBLIC BOULEVARD ÉMILE GENEVOIX ET DE DÉPENDANCES

Lundi 03 octobre 2016



DISPARITION DE L'ESPACE PUBLIC :
Ce déclassement d'une partie du boulevard Emile Genevoix et de son trottoir va permettre la réalisation de la phase 2 d'un projet immobilier privé, et va ainsi amputer de 341 m² la place du 19 mars 1962.

C'est donc ici, incontestablement, la disparition d'une partie de l'espace public de notre ville, au seul profit d'un intérêt privé !


DENSIFICATION ET RESPIRATION :
Cette forme triangulaire est due au prolongement naturel du boulevard Emile Genevoix sur l'avenue du Président Wilson. D'un point de vue urbanistique, rien ne justifie l'idée de rompre la fluidité et la perspective du boulevard Émile Genevoix pour créer une véritable cassure dans le tissu viaire.

Vu la densification urbaine en cours sur notre territoire, nous pensons au contraire qu'il est vital et urgent de conserver la totalité de la place dans sa forme aérée et triangulaire afin de maintenir à Romainville, un cadre de vie agréable !


IDENTITÉ ET PATRIMOINE :
Sur cette place depuis près d'un siècle, un marché populaire s'est tenu à raison de plusieurs matins par semaines. Cet événement marque profondément la mémoire collective et l'image de la Place. Dans quelques jours, cette histoire va s'arrêter, le marché va déménager. Pourquoi alors, détruire la Place en l'amputant de 341 m² ? Pourquoi effacer radicalement l'histoire de notre passé ? N'est-il pas plus simple et plus logique de requalifier et transformer l'ensemble de la place triangulaire en un seul et agréable parc de ville qui nous rappellerait que ce lieu a toujours été un espace de rencontre et de convivialité ?

Il nous semble évident que le déclassement de cette partie du boulevard Émile Genevoix, va nuire considérablement à l'identité visuelle et mémorielle de notre commune !


FLUIDITÉ DES CIRCULATIONS :
Une densification urbaine ne peut être envisagé sans un programme global des circulations. Circulations lourdes et circulations douces. Or ici avec ce déclassement qui ferme un tronçon du boulevard Émile Genevoix, c'est la fluidité du trafic d'un quartier qui va être impactée. Cette coupure nette dans la voirie porte le risque de voir le trafic s'amplifier principalement dans les rues étroites du centre ancien.

Ce morcellement de la voirie fait naître beaucoup d'interrogations. Y a-t-il un plan global et cohérent du développement des transports en commun et des circulations lourdes et douces à l'échelle de notre commune et des communes voisines ?


MANQUEMENT DANS L'AFFICHAGE DE L'ENQUÊTE :
Nous constatons que cette enquête publique est affichée à l’Hôtel de Ville et dans un périmètre serré autour de la place du 19 mars 1962. A l’annexe de Romainville 2000, il faut pénétrer dans le sas de  l’entrée  de l’immeuble pour trouver l’affiche ! (voir les photos annexées, prises le 24-09-2016). On note donc l’absence d’affichage sur des axes passants comme l'allée Bellevue, l'avenue Gaston Roussel et le  boulevard Branly.
Nous dénonçons ce manque d’information par affichage, sur une grande partie de la ville. La transformation et l'avenir de la place du 19 mars 1962 concernent l'ensemble de la population de la commune. Cette place unique par son histoire et son marché, centrale par son emplacement, est le bien de tous les Romainvillois. Ils se  doivent d'êtres informés correctement, en temps et lieu.

Dans ces conditions, nous doutons fortement de la valeur et de la qualité de cette enquête à minima publique, et en conclusion de toutes les observations mentionnées ci-dessus, nous demandons le rejet du déclassement de cette partie du boulevard Émile Genevoix.



asvr93230.blogspot.com

7 rue Joseph Bara 93230 Romainville Tél : 06 86 87 49 09 / e-mail : asvr93230@gmail.com

vendredi 1 août 2014

Projet "Grand Ségur" : la fin de deux ans d'intimidation



Nous mettons en ligne un communiqué que nous a fait parvenir l'Association pour la Sauvegarde du Village de Romainville

Projet "Grand Ségur" : La fin de deux ans d'intimidation

"Le 17 juillet dernier, la décision du TGI de Bobigny a mis un point d’arrêt aux nombreuses tentatives d'intimidations orchestrées par la société Fiminco contre l'ASVR et le groupe de riverains qui se bat depuis le début contre le projet « Grand Ségur ».

Ainsi, après avoir déjà été débouté 2 fois par le juge des référés, la justice a condamné le promoteur et des particuliers (futurs acquéreurs) qui se sont engouffrés dans cette mauvaise aventure.

Il faut dire qu'ils avaient fait très fort car, une fois le permis de construire annulé par le TA de Montreuil, il avait bien fallu reconnaître que le recours en annulation n'était pas vraiment abusif et que, par conséquent, les quelques 5 millions d'euros réclamés devenaient difficilement justifiables.

Cependant, il en fallait plus pour faire taire ce constructeur et son arrogance dont la taille semble bien proportionnelle à la démesure du projet « Grand Ségur » ! Par conséquent, il ne lui semblait pas nécessaire de payer les frais de justice engagés dans ces 9 affaires

Le juge a donc remis bon ordre dans ce dédale de procédures et d'intimidations en condamnant Fiminco et les particuliers (futurs acquéreurs) à 1€ symbolique pour procédure abusive, et à rembourser l'ensemble des frais de justice engagés.

Chers adhérents et sympathisants,
Où que vous soyez, partagez avec nous ces excellentes nouvelles!
Nous vous souhaitons un très beau mois d'août,
chaleureusement".

le Conseil d'Administration,

ASVR

vendredi 29 novembre 2013

Grand Ségur : Victoire du pot de terre contre le pot de fer !




NOUS PORTONS À VOTRE CONNAISSANCE LE COMMUNIQUE QUE NOUS A ADRESSE "L'ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DU VILLAGE DE ROMAINVILLE

A tous nos chers adhérents et sympathisants,

"Nous sommes très heureux de vous annoncer notre VICTOIRE contre le permis de construire "Grand Ségur", accordé par la Mairie de Romainville au promoteur Fiminco en juillet 2012, et du permis modificatif accordé en juillet 2013.

Le jugement du TA de Montreuil nous est TOTALEMENT FAVORABLE !!!

La démarche du groupe de riverains, soutenus par l'Association de Sauvegarde du Village de Romainville, était donc cohérente.

LE POT DE TERRE CONTRE LE POT DE FER, ça peut résister!

Nous attendons la suite des autres procédures devant le TGI de Bobigny pour le 16 décembre.

Merci pour votre soutien. 

Bonne soirée et à bientôt",


ASVR93230 


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