LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 18 septembre 2019

« Smartphone », le billet de Maurice Ulrich !



Mais où est donc passé le président qui allait changer la politique, le monde et même Donald Trump, c’est dire ? Voilà donc qu’Emmanuel Macron, comme un tyran d’opérette, un Big Brother de vaudeville ou la Reine dans Alice, qui ne cesse de promettre aux courtisans de leur couper la tête, en est réduit à menacer ses ministres « si vous ne changez pas, je vous change » et à la surveiller avec son smartphone en temps réel avec une application spéciale. 

Il paraît qu’un curseur lui indique le taux de mise en œuvre de la politique qu’il demande. Fort bien. Mais comme c’est petit, mesquin et surtout inefficace. Que voulez-vous qu’ils fassent, les plus dévoués d’entre eux, rivés sous haute surveillance à leur tâche quotidienne, si les Français n’en font qu’à leur tête. 

C’est du bricolage, de l’artisanat, une illusion de la technique. C’est la France qu’il faut surveiller, Monsieur le président, chaque homme ou femme sur le territoire, des toilettes aux repas de famille et aux parties de pétanque, toute la France.

mardi 17 septembre 2019

« Jouer la peur », l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de demain mercredi !



Parlant de l'immigration devant les parlementaires de sa majorité, le chef de l’État a repris la rhétorique du Rassemblement national. 

Ainsi donc, comme l’un de ses pires prédécesseurs – Nicolas Sarkozy pour le nommer –, notre président a perdu tout sens de l’État. Afin de «séduire» l’électorat populaire, Emmanuel Macron s’empare de la politique migratoire. Il déclare vouloir «préparer notre pays aux défis contemporains qui font peur», sauf que, à l’écouter, l’immigration serait le plus important de ces enjeux. Que les choses soient claires: il ne s’agit pas d’un «glissement sémantique» mais bien d’une dérive droitière. 

La stratégie adoptée – contrer l’extrême droite sur son propre terrain – laisse pantois pour ce qu’elle masque mal: une odieuse visée électoraliste. Le président se prétend ultime rempart des Le Pen et Maréchal, mais souffle sur les braises des plus bas instincts. Et il y a plus grave. Outre qu’il oppose les classes populaires à l’immigration, il transforme ces mêmes classes populaires en haut lieu privilégié de la xénophobie. On croit rêver!

Par ses façons assumées de reprendre la thématique fétiche des extrémistes de droite, le procédé de Macron s’avère dangereux et mortifère. Dans sa volonté de rester en tête-à-tête avec les nationalistes d’ici à 2022, à l’image des dernières européennes, il tend une passerelle vers le RN. Comme s’il fallait regarder à l’extrême droite dès que nous évoquons l’immigration. Toujours le même ressort indigne, jouer sur les peurs. Une bonne fois pour toutes: le «problème» des quartiers populaires n’est pas l’immigré mais la crise sociale! Combien de fois faudra-t-il l’écrire et le clamer pour que cette élémentaire vérité pénètre les esprits? Non, l’immigration n’est pas responsable des maux de la France!

Car, pendant ce temps-là, la société craque, souffre et se bat, dans les quartiers, dans les zones rurales, dans les hôpitaux, dans les écoles, partout où l’atomisation sociale détruit tout. Et quelle est la seule réponse du chef de l’État? La stigmatisation de l’immigration. En banalisant la réaction identitaire, Macron portera, à son tour, une responsabilité historique. Nous voilà loin, très loin, des mots de Nelson Mandela: «Je suis parce que Nous sommes »


« Moteurs », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



Avis de tempête ? La météo sociale n’est pas une science exacte mais il est clair que çà va secouer : La grève de vendredi dernier à la RATP a surpris par son ampleur, inédite depuis une décennie. Hier, dans Paris, une marée de robes noires était dans la rue, avec les médecins, les infirmiers et infirmières, les hôtesses et stewards. Une mobilisation sans précédent. Dans les jours qui viennent, FO le 21, la CGT le 24 appellent à manifester et à faire grève. Avec les retraites, le gouvernement, tout précautionneux qu’il semble en recyclant les vieux poncifs comme « il faut donner du temps au temps », a touché ce qui est un bien commun de la nation et de chacun. Toute et tous sont concernés.

On voit bien ce qui se dit et se dessine du côté de la Macronie avec la mise en cause des régimes spéciaux, au nom de la justice et de l’universalité. Mais ce qu’ont déjà parfaitement compris les salariés de la RATP, ou comme hier les membres des professions libérales, c’est que la remise en cause de ces régimes n’est pas autre chose qu’un cheval de Troie pour une baisse générale des pensions et un report de l’âge de départ.

Les régimes spéciaux ne sont pas des privilèges corporatistes. Ils sont, sur la base d’un système général des retraites, les avancées obtenues dans le sens du progrès social par des salariés devenant en quelque sorte « des premiers de cordée ». les régimes qui déjà prennent en charge les questions de pénibilité, des horaires décalés, etc…, ou qui sont simplement le fruit de la capacité d’organisation d’une profession ne sont pas des poids morts mais des moteurs. Ce que le gouvernement veut nier, de manière fondamentale, c’est le mouvement social.

Il n’y a pas, en cette rentrée, que la question centrale des retraites. La semaine passée, les médecins hospitaliers décidaient de rejoindre les urgentistes. Hier, les  agents des finances publiques étaient en grève. Emmanuel Macron, toujours hier, devant sa majorité parlementaire, entendait à l’évidence serrer les boulons comme Jupiter lui-même qui avait voulu qu’Éole, le dieu des vents, les enferme dans des outres ou des cavernes. En vain.

lundi 16 septembre 2019

Les journées du Patrimoine avec l'ASVR !



Nous publions ce texte que nous a fait parvenir l’Association pour la Sauvegarde du Village de Romainville !

« Bonjour à tous et à toutes,
Dans le calendrier bien chargé du mois de septembre n'oublions pas notre rendez-vous annuel pour fêter le Patrimoine !

Cette année, RdV à 11h le samedi 21 septembre au jardin à côté de l'église Saint Germain l'Auxerrois pour partir en balade bota-poétique et musicale: 
"Les Sauvages de Romainville".

Nous vous invitons à découvrir les herbes folles qui s'invitent sur les trottoirs de Romainvillage en mettant l'accent sur leurs propriétés médicinales et magiques !
Un parcours insolite à mi-chemin entre le conte et la botanique avec Christian Grenouillet, accompagné par Bernard Garilli au hang.

Cette balade ne se fait pas sans le soutien de Guy Auzolles, bien évidemment, pour nous éclairer au passage avec sa grande connaissance de l'histoire et du patrimoine.

Au final un buffet bucolique et festIF vous attendra pour prolonger notre rencontre et vous donner la pêche pour partir sur d'autres découvertes patrimoniales du weekend.

Venez nombreux, en famille, et parlez-en à vos amis.
A bientôt
Le bureau ASVR


« La preuve par neuf «, l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



« Savoir, penser, rêver. Tout est là », écrivait Victor Hugo. Ajoutez-y lutter, et vous étiez à la Fête de l’Humanité. L’édition 2019 aura tenu ses promesses et plus encore, enracinée dans les rendez-vous de la rentrée sociale, l’enjeu des retraites avec un formidable débat Martinez-Delevoye, le défi climatique, la privatisation d’ADP, la situation de l’hôpital, les libertés, la solidarité avec la venue émouvante de Dilma Rousseff…De cela, les médias moins libres que le journal de Jaurès n’ont retenu qu’un buzz et quelques sifflets. Pourtant, dans cette foule immense, on réfléchit l’économie avec Thomas Piketty, l’exploration spatiale avec Jean-Pierre Bibring, l’histoire avec Gérard Noiriel, l’art et la peinture, le sport et l’univers numérique.

La curiosité et l’ouverture aux autres se mêlent à l’esprit critique. Vertus cardinales sans aucun doute qui font ménage avec le plaisir, de concerts en spectacles, de bonnes tables en rencontres inattendues. Un goût des autres qui évoque ces mots de Paul Éluard : « Un cœur n’est juste que s’il bat au rythme des autres cœurs. »

Cette alchimie fait la fidélité des connaisseurs de la Fête et l’émerveillement des nouveaux venus qui n’imaginaient ni la dimension de l’événement organisé par un journal, ni la fraternité qui y règne. L’un et l’autre, le rassemblement et l’entrepris de presse, viennent une nouvelle fois d’apporter leur preuve par neuf qu’ils sont indispensables à notre pays, à sa respiration démocratique. Le combat se poursuit pour qu’ils vivent malgré les vents mauvais de la crise de la presse qui en menace l’indépendance et même l’existence.

Les trois jours à La Courneuve ne sont donc pas seulement une parenthèse enchantée. Les dizaines de milliers de personnes qui en ont arpenté en permanence les allées regardent le monde en face, avec son bruit et ses fureurs, ses souffrances et ses impasses, ses accaparements et ses guerres. Mais toujours se sèment des germes d’espoir. La gauche mal en point y a cité des mots d’union, de programme, de priorités. Syndicalistes et militants associatifs, gilets jaunes et citoyens ont évoqué des pistes d’alternatives. À la Fête de l’Humanité, l’avenir a une rampe de lancement.


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