LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 5 mars 2020

« Livre » !, l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



Lula Livre. Ce  ne sont pas encore les deux mots d’une victoire mais d’une lutte âpre, faite de courage et de détermination. « Je suis libéré mais je ne suis pas libre. » Ce sont les premiers mots de l’ancien président du Brésil à Rosa Moussaoui, Cathy Dos Santos et Lina Sankari, dans l’entretien exceptionnel que nous publions à l’occasion de son passage à Paris avant d’autres pays d’Europe pour rencontrer les leaders des gauches, mais aussi des personnalités, des économistes, des hommes et des femmes de paix, des figures de la lutte environnementale…

Libéré mais pas libre, car le combat qu’il mène avec d’autres, le combat que nous nous honorons de soutenir depuis le début pour la reconnaissance de son innocence continue. Il est avéré aujourd’hui que le juge Moro, devenu ministre de la Justice du gouvernement d’extrême droite de Bolsonaro, a menti, il est avéré que les « enquêteurs » ont menti et qu’il s’agissait d’un procès à sens unique et inique, destiné à l’écarter à jamais du pouvoir.

Le pouvoir, Lula en parle. Alors que les derniers chiffres de l’économie brésilienne démontrent que les « réformes » libérales entreprises avec une politique d’austérité et de privatisations sont en échec, les chiffres qu’il donne ici sur le bilan de treize années de mandat largement méconnus ou dissimulés, sont impressionnants. On les lira. Mais cet entretien, c’est aussi, disons-le, la rencontre avec un homme d’une rare et belle humanité. On aime ses phrases. Il veut parler au cœur des hommes. « Je ne veux pas que nous devenions des algorithmes…Comment je pourrais être tranquille chez moi quand des millions d’enfants n’ont même pas un verre de lait. » C’est aussi un politique dont la vision va au-delà de son pays, inquiet des remises en cause du droit au travail dans 165 pays, inquiet de la politique américaine au-delà même de l’Amérique latine, inquiet du devenir du monde. Combien de fois avons-nous écrit « Lula livre » ? Le combat qu’il mène est nôtre, il continue et reprend des forces.

mercredi 4 mars 2020

Municipales 2020 : "Déclaration de Marielise Descamps "


Je suis candidate pour les prochaines élections municipales du 15 Mars 2020 sur la liste « ROMAINVILLE A VIVRE » conduite par VINCENT PRUVOST et SOFIA DAUVERGNE. 
Je suis née le 14 Juillet 1949,  Jour qui ne pouvait que tracer mon chemin révolutionnaire.
J’habite Romainville depuis ce jour !
J’ai exercé pendant 40 ans en qualité de Cadre de Commerce International dont 17 ans,
au titre de mandataire indépendante dans le domaine des Textiles techniques pour l’industrie de l’automobile, des  transports publics, ferroviaires, aériens.     
Je suis membre du Parti Communiste Français depuis 1976 et milite sur notre ville depuis cette période. Je suis également militante associative pour la défense de notre patrimoine.
Au cours de ces six dernières années,  j’ai suivi l’évolution de notre ville. Aussi, ai-je pu voir le patrimoine de notre cité être vendu à des promoteurs, comme le centre de Vacances à Audierne cédé à Pierre et Vacances, ou encore la place du marché, remplacée par un énorme et immonde amas de béton, la corniche des forts, dont la forêt a été remplacée par une morne plaine etc.

Certains membres de la majorité municipale actuelle et candidat-e-s sur les listes « Romainville-unie » et « Nouvel Elan »  voudraient nous faire croire qu’ils feront le contraire de ce qu’ils ont voté les 6 dernières années ! Pire encore, ces listes avancent masquées  dont certaines avec des candidats « En Marche » sans en annoncer la couleur.

Attachée à l’avenir de Romainville, la liste de « ROMAINVILLE A VIVRE » a travaillé à la construction d’un projet pour notre ville valorisant les biens communs, l’honnêteté politique, la justice sociale et environnementale. Parce que Romainville a besoin de retrouver des valeurs de gauche afin de répondre aux besoins sociaux et aux aspirations de nos concitoyen-ennes, NOUS,  les partis de gauche, écologique et solidaire, les militants et militantes associatifs et associatives, le PCF, EELV, La France Insoumise, Génération.s, le
NPA, les Radicaux de Gauche et Nouvelle Donne, nous sommes unis pour que cela change. 
Aussi, je vous invite à consulter notre blog : Romainvilleavivre.fr
ce qui vous décidera, j’en suis certaine, à souscrire à notre programme.
Pour toutes ces raisons je suis fière de me présenter au suffrage de mes concitoyens et concitoyennes aux prochaines élections municipales sur la Liste « ROMAINVILLE A VIVRE» menée par Vincent Pruvost et Sofia Dauvergne

Quelle urgence ? Coronavirus ou 49-3 ? (Patrick Le Hyaric)


Sur un ton badin, inquiet, ou interrogatif, l’épidémie de Coronavirus s’est invitée dans toutes les discussions au travail, dans les familles, villages et quartiers. La crainte d’une propagation incontrôlée du virus est tout à fait légitime. Et nous ne pouvons que conseiller de suivre les préconisations des autorités sanitaires. Un gouvernement devrait dans pareil cas suspendre ses travaux pour se concentrer sur l’édification d’un dispositif de soins d’urgence apte à faire face à l’afflux prévisible de personnes malades ou croyant l’être.

Or il fait tout l’inverse. L’utilisation de l’article 49.3 pour imposer une contre-réforme des retraites rejetée par une large majorité en plein week-end, alors que le pays est pétrifié par la menace du virus, est un acte d’une très grande gravité qui ne servira les intérêts de personne. Le fait que les députés de la majorité n’aient pas été prévenus par le Premier ministre de cette décision indique qu’elle a été prise dans l’urgence pour profiter du vent d’inquiétude généré par le Coronavirus.
Un cynisme au carré s’est emparé du gouvernement. Utiliser pareille situation au profit de son seul agenda politique témoigne à la fois de son cuisant échec et d’un affaissement considérable du respect de la chose publique. Peut-être compte-t-il détourner les regards de la situation critique d’un hôpital public en première ligne de l’épidémie ? Pourtant les débats stimulants et essentiels ne manquent pas sur les enjeux sanitaires, la mondialisation capitaliste, le rôle des instances internationales.
Le virus est devenu phénomène social. Il fonctionne comme un révélateur de l’état de nos solidarités comme des effets de la mondialisation capitaliste. Et pose une question : comment les sociétés peuvent-elles faire face à des phénomènes épidémiques de cette ampleur ?
Il convient d’abord de saluer le rôle de l’Organisation mondiale de la santé qui se révèle à la hauteur de la situation, anticipant en toute indépendance les risques de pandémie. L’épidémie met ainsi en évidence l’utilité des organismes internationaux de coopération affiliés aux Nations-unies dans la résolution des phénomènes qui se jouent des frontières.
Mais, paradoxalement, le caractère mondial de l’épidémie met en lumière les vices de forme de la mondialisation capitaliste. La transformation de la Chine en atelier du monde par un processus de division internationale du travail poussé à l’extrême n’a pas eu pour seule conséquence d’entrainer la désindustrialisation et l’installation d’un chômage de masse. Elle a également crée une situation d’ultra-dépendance du système productif mondial, le rendant d’une très grande fragilité. La politique du « zéro stock » inventée pour fluidifier et doper la circulation de marchandises et de capitaux se révèle désastreuse. La plongée spectaculaire des bourses mondiales pourrait avoir des répercussions considérables. Et le virus se transformer en étincelle sur le brasier financier international.
Enfin le contrôle de l’épidémie réclame un service public de la santé fort appuyé sur un système hospitalier performant. Celui hérité de la République sociale, animé par des personnels extrêmement qualifiés et dévoués, fait honneur à notre pays. Il est malheureusement laissé depuis des décennies d’austérité budgétaire, dans une situation chaque jour plus critique que seul l’abnégation et l’engagement des médecins, infirmières et personnels permettent de maintenir à flot. La défense et la modernisation de nos solidarités, de notre système de Sécurité sociale comme des retraites solidaires par répartition sont plus que jamais à l’ordre du jour et non leur destruction. Il faut d’urgence débloquer 4 milliards d’euros pour l’hôpital public. Cette somme est absolument nécessaire pour affronter l’épidémie. Elle doit devenir pérenne comme le réclame les syndicats. Ce ne serait qu’un rattrapage des saignées successives subies par l’hôpital public. Voilà à quoi devrait œuvrer le gouvernement au lieu de se prêter à de vulgaires manœuvres anti-démocratiques.

« Lâchetés », l’éditorial de Laurent Mouloud dans l’Humanité de ce jour !



Sur les écrans, les images insoutenables s’enchaînent. Une embarcation chassée par des tirs de sommation à balles réelles, des foules repoussées à coups de gaz lacrymogène, des humanitaires arrêtés, un enfant de 4 ans noyé…Depuis vendredi, la frontière gréco-turque est devenue le théâtre d’un nouveau drame humanitaire à grande échelle. Fuyant l’escalade guerrière dans le nord-ouest de la Syrie, des milliers de réfugiés se retrouvent pris en tenaille entre l’armée turque et les hauts murs de la forteresse Europe. Tous, victimes du cynisme d’Erdogan, de la xénophobie du pouvoir grec et de l’aveuglement de l’Union européenne.

De fait, dans cette tragédie en germe, l’irresponsabilité est largement partagée. Il y a, bien sûr, celle du président turc. En échec militaire et diplomatique pour prendre le contrôle de la région d’Idleb, le maître chanteur d’Ankara a choisi d’instrumentaliser la question des exilés. En ouvrant sa frontière, la Turquie veut obliger l’UE à s’impliquer dans le bras de fer qui l’oppose à Damas et Moscou. Le sort des dizaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants jetés sur les routes et les embarcations de fortune ? Erdogan s’en contrefout. Tout comme le gouvernement conservateur grec, qui voit dans cet afflux d’exilés une parfaite occasion de faire étalage de sa politique anti-migrants, quitte à bafouer ouvertement le droit d’asile.

L’UE, quant à elle, brille par sa politique migratoire erratique. En déléguant, depuis 2016, le soin à Ankara d’entraver la venue de nouveaux migrants, les dirigeants européens ont préféré détourné le regard, alignant les milliards pour se murer derrière les barbelés, plutôt que d’assumer l’organisation raisonnée et partagée d’un véritable accueil. Cette indifférence a aujourd’hui un prix. Celui de se retrouver otage de l’odieux marchandage de Recep Tayyip Erdogan. Elle a aussi un coût. Celui de ces milliers de vies mises en péril, sacrifiées sur l’autel des lâchetés.

mardi 3 mars 2020

« ETATS-UNIS: L'ESPOIR SANDERS », L’ÉDITORIAL DE JEAN-EMMANUEL DUCOIN DANS L’HUMANITÉ DE CE JOUR !



Dans les tréfonds de cette Amérique rendue souvent incompréhensible à nos cerveaux européens, l’espoir vient de loin en vérité et il permet de fouiller l’enfoui d’une évolution que nous ne pouvons ignorer. Cet espoir porte un nom: Bernie Sanders. Par son incarnation et sa farouche volonté de transformation, il secoue désormais tout le Parti démocrate, engagé dans une bataille des primaires dont on sent bien qu’elle pourrait s’avérer historique. Ce mardi, avec le Super Tuesday, les électeurs de quinze États sont appelés aux urnes, dont la Californie et le Texas, grands pourvoyeurs de délégués. Pour le sénateur du Vermont, écarté par Hillary Clinton en 2016 dans la même course à l’investiture, l’enjeu est simple mais décisif: confirmer son statut de favori –les sondages l’affirment toujours– et rendre sa nomination incontournable pour affronter Donald Trump en novembre prochain. I

Il suffit de voir l’affolement de l’establishment démocrate face à la dynamique Sanders –qui se réclame du socialisme– pour comprendre à quel point la route sera encore longue. Comme il y a quatre ans, ils sont nombreux et puissants, dans l’appareil du parti, à vouloir stopper cette espérance par tous les moyens, tous les artifices, quitte à s’en remettre aux descendants du système, que ce soit Michael Bloomberg, milliardaire à la culture sexiste et aux pratiques racistes, ou Joe Biden, ancien vice-président.


Pour les partisans de la «révolution» souhaitée par Sanders, dont une écrasante majorité de jeunes, le temps est venu de tourner la page et d’assumer un changement politique radical. Car pour les Américains touchés par la montée des inégalités –y compris les travailleurs ayant voté pour Trump par dégoût de la reproduction des élites–, les engagements du candidat constituent bel et bien une «révolution socialiste». Imaginons un instant que cet aggiornamento fondamental survienne au pays du roi dollar. Ce serait un bouleversement sans précédent, pouvant influencer le monde.


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