LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

dimanche 14 mai 2017

" Je regrette profondément les décisions prises par la France Insoumise " (Pierre Laurent)


Présent dimanche à la fête de l'Humanité organisée par les communistes du Tarn au pays de Jaurès à Carmaux, Pierre Laurent a réagi aux décisions prises la veille par France insoumise:


"En lançant jeudi au gymnase Japy à Paris la campagne nationale des communistes pour les  élections législatives, j'ai renouvelé mon appel à une dynamique unitaire large sur tout le territoire national rassemblant tous ceux qui ont soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le jour même à Marseille, les communistes des Bouches-du-Rhône ont rendu public un geste fort de rassemblement en retirant leurs candidats dans la circonscription où Jean-Luc Mélenchon sera candidat et dans trois circonscriptions face à la menace du FN. Dans tous les départements, les communistes ont présenté des offres de rassemblement qui permettraient de présenter des candidatures communes dans des dizaines de circonscriptions, multipliant nos chances d'élire des députés. Or, samedi, c'était au tour de La France insoumise de lancer sa campagne et d'investir ses candidats.

Je regrette très profondément que les décisions prises par la France insoumise aient ignoré nos appels au rassemblement, à l'exception de quelques unités. Cette décision est totalement contradictoire avec l'objectif affiché d'élire une nouvelle majorité capable de refuser les injonctions d'alignement du nouveau président Emmanuel Macron, et assez forte pour faire barrage aux prétentions de la droite et de l'extrême-droite.

La concrétisation de l'espoir né le 23 avril dans le vote Mélenchon et l'avenir d'une gauche nouvelle ne se trouvent pas dans une formation unique qui prétendrait faire le vide autour d'elles, mais dans un rassemblement fidèle à nos objectifs d'une VIème République, où diversité, respect mutuel et intervention citoyenne s'additionnent pour forger une union durable et un projet solides. 

Les candidats soutenus par le PCF- Front de gauche continueront de faire campagne la main tendue  et restent disponibles jusqu'au terme du dépôt des candidatures le 19 mai pour toute entente ou retrait réciproque qui permettent d'avancer vers les victoires souhaitées. Ici, à Carmaux, n'oublions pas ces mots de Jaurès: la véritable richesse, c'est celle qui ne diminue pas si on la partage ".

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

samedi 13 mai 2017

Avec Sofia Dauvergne pour rassembler et faire gagner la gauche de transformation !





jeudi 11 mai 2017

" Quelques grains dans le sablier ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Une lueur vacillante scintille encore. Pierre Laurent a souhaité hier la reprise des négociations avec la France Insoumise pour des candidatures uniques dans des circonscriptions législatives. Un mince espoir subsiste ; le sentiment de gâchis l’emporte parmi tous ceux qui souhaitaient prolonger l’élan de leur vote Mélenchon dans la conquête d’une majorité pour la gauche de transformation. Car les comptes sont têtus : si communistes et insoumis vont désunis à la confrontation électorale, si rien n’est fait pour leur ajouter des électeurs hamonistes ou écologistes, ils figureront rarement au second tour et n’obtiendront qu’une poignée de sièges à l’Assemblée. Ce serait pain bénit pour En marche !, pour le FN et pour LR. Dans quelques dizaines de circonscriptions, des députés hollandais ou vallsistes sauveraient leur fauteuil par la grâce de cet éparpillement.

L’essentiel pourtant converge : les principaux axes programmatiques et le soutien commun à Jean-Luc Mélenchon ? Alors qu’est-ce qui cloche ? Les communistes ne veulent pas que dans les villes où ils sont très puissants et où ils ont animé la campagne présidentielle, on les prive de leur représentation et de leurs possibilités de conquête. C’est normal. La France Insoumise veut des députés. Elle peut en obtenir dans de nombreuses grandes villes si elle n’a pas de concurrence à gauche. Ces deux aspirations sont compatibles et peuvent conduire à des tickets gagnants.

Rien ne justifierait qu’une machine à perdre prenne leur place par la volonté de faire table rase de la diversité, par une tentation hégémonique qui a finalement coûté cher au PS, ou dans l’enfermement  dans des intérêts d’appareil. La gauche ne se reconstruira pas dans un alignement de caserne.

Quelques jours restent encore pour sortir d’une impasse mortifère, quelques grains dans le sablier.

mercredi 10 mai 2017

" Responsabilité ", l'éditorial de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !


Les fins analystes de la vie politique qui se succèdent pour tout nous expliquer se sont plu à le souligner. La traversée en solitaire de la cour du Louvre par Emmanuel Macron ne pouvait que rappeler Mitterrand au Panthéon. Celui qu’un de ses professeurs voyait un grand acteur a bien joué son rôle. Le président qui allait renouveler la vie politique entend porter sans hésitation les habits de la Vème République. Il se voit même, selon ses termes, « jupitérien », au-dessus de la mêlée, dispensant la foudre aussi bien que les grâces. Les dîners en ville ne bruissent plus que des noms du premier ministre que désignera le prince, tandis que la quête de l’investiture d’En marche ! pour les législatives commence à ressembler à celle du Saint-Graal, avec les lâchetés et les humiliations qui en sont la rançon.


Le recomposition politique en cours est aussi une décomposition. Le Parti socialiste sort en lambeaux d’un quinquennat où tout lui semblait promis et ceux qui l’ont sabordé, dont l’ex-premier ministre, l’abandonnent au fil de l’eau en le déclarant mort. Merci pour ceux qui rament. La droite est en débat. Y aller ou pas ? La réalité, c’est que, si la programme d’Emmanuel Macron ne peut que lui convenir comme il convient d’ailleurs au Medef, ses intérêts de parti la contraignent tout autant à exister. Elle a des atouts. Il n’y a pas 577 petits Macron dans les circonscriptions et ses élus comme ses électeurs ont une revanche à prendre sur une élection qu’ils estiment volée. C’est dire que la prochaine Assemblée, entre les élus En marche ! en fantassins du libéralisme, une droite forte et un Front national bien présent, risque bien d’être la plus à droite depuis des décennies, avec des conséquences dramatiques pour les plus modestes, les salariés, les chômeurs. Il ne faut pas se le cacher. Les discussions au sein de la gauche de transformation, la seule force d’opposition qui devrait siéger à l’Assemblée, ne sont pas faciles. Mais elle a des devoirs envers ses sept millions d’électeurs et une responsabilité historique qu’elle ne saurait fuir sans dommage.

mardi 9 mai 2017

" Combattre ", l'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !


Alors que se profile l’élection la plus importante qui installera au Parlement celles et ceux qui voteront les lois de la République, difficile de croire que tout soit déjà joué, plié comme du papier mâché. Le nouveau chef de l’État peut parader autant qu’il veut dans le pas de son mentor Hollande, la lisibilité de ce qui se passera dans six semaines est à peu près aussi limpide qu’un marc de café aux petits matins brumeux. Au moins, une chose s’affirme très clairement après cette séquence politique digne, d’un tremblement de terre : les rendez-vous cruciaux pour le monde du travail vont s’accumuler à la vitesse grand V. À commencer par le plus emblématique de tous, annoncé comme la promesse de sang et de larmes : une sorte de loi XXL, taillée sur mesure pour le Medef… Vous avez détesté  le dispositif El Khomri ? Vous allez honnir ce que prépare l’élu de la finance. Et c’est peu dire : inversion généralisée de la hiérarchie des normes, priorité absolue laissée à la négociation par entreprise, référendum à l’initiative des employeurs, refonte de l’assurance-chômage, plafonnement des indemnités prud’homales, etc. Le futur hôte de l’Élysée entend aller beaucoup plus loin dans la casse de ce qu’il reste du Code du travail. Et très vite, puisqu’il compte user d’ordonnances dès cet été. Nous rêvons légitimement d’une VIème République ; nous revoilà dans le plein exercice de la monarchie de la Vème. Peut-être en pire…


Mais, attention ! Le Code du travail, voilà bien un sujet qui a l’art de déclencher les passions. Macron s’engage sur un terrain dangereux, le même qui aggrava la fracture idéologique au sein du PS. D’autant que le monarque de 39 ans, élu par défaut et à peine soutenu, sur le plan programmatique, par 20% de son électorat, est bien plus faible qu’il n’y paraît. D’où sa volonté de mener une guerre éclair. C’est la raison pour laquelle les législatives vont se transformer en mère de toutes les batailles politiques. Alors, autant le dire : l’espérance d’une nouvelle gauche née le 23 avril ne saurait être dévorée par des contingences d’apoareils ou des divisions inconséquentes. L’élan doit se poursuivre, s’amplifier dans le rassemblement, pour que nous élisions un maximum de député(e)s de résistance. Qui pourrait, sinon combattre vraiment la régression sociale ?


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