LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

dimanche 29 janvier 2017

" Voeux des communistes et de leurs élu(e)s " : intervention de Brigitte Moranne !



Mesdames, Messieurs, cher(e)s ami(e)s et camarades
Au nom des communistes et de leurs élu(e)s, je vous présente mes meilleurs vœux de petits et grands bonheurs, de joie, de santé, de réussite pour vous et tous ceux qui vous sont chers.
Nous aurions souhaité vous accueillir dans de meilleures conditions mais les édiles de notre ville en ont décidé autrement. Pour eux la démocratie, la liberté d’expression et de critique ne sont que des mots. Respect, considération et courtoisie ne font pas partie du monde dans lequel ils vivent. Mais qu’ils sachent que cela ne nous impressionne nullement. Nous continuerons de jouer le rôle que nous croyons être le nôtre. Nous resterons disponibles pour débattre échanger, agir aussi, lorsque c’est possible dans tout ce qui fait la vie quotidienne des habitants de notre ville dans leur diversité. Qu’il s’agisse du droit à un aménagement agréable et écologique, de l’habitat, de l’éducation, de la santé, de la culture, du sport, de la vie sociale en général.
Présenter ses vœux c’est parler d’avenir, de notre avenir individuel, de notre avenir commun, en France, en Europe et dans le monde. Pour notre part nous avons la conviction que rien n’est jamais écrit d’avance, et que ce sont les peuples qui écrivent l’avenir.
À contre courant des discours ambiants, loin des divisions, des replis sur soi, des haines beaucoup de choses nous rassemble, vivre ensemble dans une société solidaire, fraternelle, qui permette à chacun d’étudier, de se soigner, de travailler, de se cultiver, de prendre sa place, d’être respecté. Notre pays a cette année encore connu la peur et la mort. Des centaines de vies ont été fauchées en France et de part le monde. Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous croyons qu’il convient d’opposer l’exigence de sécurité humaine et de paix, pour travailler à la coopération et au rassemblement des peuples et à la fraternité humaine. Car loin de l’image que renvoient les médias, la France ce sont aussi ces associations, ces élus injustement poursuivis pour avoir aidé des réfugiés en détresse.
La France de 2016, c’est aussi celle  qui s’est retrouvée dans la rue pour refuser la loi travail, adoptée au bout du compte à coups de 49.3 Ce mouvement exprimait le refus d’une insupportable injustice. Il était l’affirmation d’un peuple qui a envie de prendre sa vie en main et d’agir. Nous n’avons pas manqué d’entendre les censeurs de tous poils nous expliquer que tout çà c’est ringard, démodé, hors de propos, et qu’il vaut mieux écouter les discours de ceux qui nous promettent du sang et des larmes, nous expliquant qu’il vaut mieux :
  • Réduire le nombre de fonctionnaires, tant pis si l’on manque d’infirmières, d’enseignants ou de policiers.
  • Privatiser la sécurité sociale, tant pis si l’on n’a pas les moyens de se soigner.
  • Travailler plus et plus longtemps pour gagner moins.
                                                                                                                                                  
Écoutons Marine Le Pen qui se présente en opposante mais porte aux nues le milliardaire Trump, dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu’elle répand haine et division, les dividendes des gros actionnaires prospèrent.
Écoutons Fillon, qui veut supprimer 500.000 fonctionnaires, casser la sécurité sociale, augmenter la TVA et supprimer l’impôt sur la fortune. Lui qui a trouvé pour son épouse « un revenu universel » à 5000 euros par mois. Et pour quoi faire ?
Écoutons Macron qui se présente comme un perdreau de l’année alors qu’il est comptable des politiques gouvernementales mises en œuvre.
Écoutons Valls, l’ex-premier ministre qui nous promet l’inverse de ce qu’il a fait durant 3 années.
Pour leur part,  les communistes se proposent de mettre en débat d’autres choix. Une étude publiée récemment, révèle que 8 personnes détiennent à elles seules 50% des richesses de l’Humanité. Tous les ans, ce sont en Europe 1000 milliards d’euros d’évasion fiscale, 1000 milliards que les affairistes détournent de la contribution  qu’ils doivent au fonctionnement de la société. Ce chiffre est en France, estimé à 80 milliards. C’est l’équivalent du déficit budgétaire du pays. En 2015 les entreprises du CAC 40 ont versé près de 43 milliards à leurs actionnaires. Ils s’apprêtent à en verser 46 cette année. L’argent coule à flots, mais toujours dans les poches des mêmes.
Nous ne nous le cachons pas, le danger de la situation est immense, mais pour autant la fin de l’histoire n’est pas écrite. Notre objectif se résume en quelques mots. Débattre, échanger, construire, redessiner une ligne d’horizon avec toutes celles et tous ceux qui dans leur diversité ne se résignent pas à la situation actuelle. Nous entendons prendre toute notre place dans les échéances électorales de ce printemps. Au présidentielles d’abord, avec Jean-Luc Mélenchon. Loin de la dépolitisation généralisée, espérée par ceux qui nous gouvernent, nos concitoyens restent attentifs au débat politique, dès lors qu’il réponde à leurs attentes, loin du marigot politicien. Des questions centrales sont de nouveau posées sur les choix de société. Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario du duel annoncé entre la droite et l’extrême droite et de contribuer à une nouvelle politique à gauche et écologiste, une majorité parlementaire, une majorité populaire, citoyenne et agissante.
La France en commun est aussi un atout pour mener la bataille des élections législatives
C’est à l’Assemblée nationale que se construisent, se votent les lois. Pour notre circonscription qui compte les villes des Lilas, du Pré Saint - Gervais, de Noisy-le-Sec, d’une partie de Bondy et de Romainville, nous travaillons à la construction d’un projet  qui rassemble celles et ceux qui auront soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon et au-delà si cela s’avère possible. Comment imaginer que ces mêmes forces se présentent séparément, alors qu’elles auront, ensemble, participé au soutien du même candidat à la présidentielle ?  Hors de candidatures de rassemblement, en commençant par les circonscriptions qui comptent un député sortant du Front de gauche, point de salut. Avec ces candidates et candidats, nous voulons ouvrir le débat sur les contenus et construire avec les électeurs les lois qu’elles, qu’ils porteront à l’Assemblée nationale. C’est un acte essentiel car si nos concitoyens contribuaient à l’écriture de ces lois, nous n’en serions pas là.
Ces propositions, nous voulons en faire notre ciment commun dans la campagne électorale et au-delà, en faire une construction citoyenne permanente. C’est cette ambition démocratique qui peut permettre de redonner force à l’espoir, ouvrir un nouveau chapitre de la souveraineté populaire sur les choix politiques qui font notre vie, à commencer par ceux de notre ville, décidés par une poignée d’élus et de techniciens pour le plus grand plaisir des promoteurs immobiliers, à qui rien n’est refusé. On nous parle de faire « de la politique autrement » pendant que notre député sortant va fêter sa 36ème année de présence sans interruption à l’Assemblée nationale et que sa suppléante plie sous le cumul des mandats. Oui, nous avons besoin d’air frais, la souveraineté populaire ne peut être garantie par un député aux ordres du Président quel qu’il soit. Les député(e)s ne sauraient être les godillots de personne, mais des député(e)s libres, rendant compte de leurs actions aux citoyens. Vous le voyez, mesdames, Messieurs, mes  cher(e)s ami(e)s cette année sera bien remplie. Je vous propose que nous profitions ensemble de ce moment de fraternité pour lever le verre de l’amitié et vous dire, que « là, où il y a une volonté, il y a un chemin. »   

" Osons " la nouvelle République ! (Pierre Laurent)


Nous sommes ici avec les candidates et les candidats que nous présenterons aux élections législatives de juin 2017. Nous vous les présentons aujourd'hui, parce que leur campagne va se déployer maintenant, sans attendre, au cœur de la campagne présidentielle et non pas après celle-ci. 

Pourquoi ? Parce que nous, candidats communistes, du Front de gauche, femmes et hommes engagés dans les combats progressistes, partenaires politiques de diverses sensibilités de gauche, avons une conviction : 
une République nouvelle doit naître. Une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique. Et cet enjeu majeur, c'est un enjeu commun aux deux grandes échéances présidentielle et législatives. Car changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit.
Autrement dit : pas de nouvel avenir possible pour notre pays, et c'est bien cela que cherche notre peuple, sans ouvrir la voie à un nouveau régime démocratique. 
Il y a urgence car la République est chaque jour trahie dans ses fondements et je connais le poids de mes mots.
La Ve République agonise dans la crise de régime. Née en 1958, il y aura bientôt soixante ans, dans tout un autre monde, quand, au plus fort d'une France enlisée dans la guerre d'Algérie, les forces réactionnaires l'imposèrent, elle n'a cessé de dériver vers ce qui n'est aujourd'hui qu'une monarchie présidentielle totalement inadaptée aux exigences démocratiques du XXIe siècle. 
Avec le quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, le présidentialisme a fini de triompher au détriment de la diffusion des pouvoirs dans toute la société. Résultat, en 1978, l'abstention aux élections législatives était à hauteur de 15 %. Elle était à 45 % lors des dernières élections en 2012 !
Aujourd'hui, le temps est venu d'une nouvelle République du XXIe siècle qui reconstruise le pouvoir des citoyens.
85 % de nos compatriotes estiment que les responsables politiques ne tiennent pas compte de leurs avis ? Comment les blâmer quand ils sont une majorité à refuser le traité constitutionnel européen en 2005, en constatent aujourd'hui les dégâts, et que ce vote a été traîné dans la boue par les dirigeants des deux quinquennats écoulés ? Comment les blâmer quand ils sont une écrasante majorité en 2016, au premier rang les jeunes, à refuser la loi El Khomri, à l'affirmer dans la rue, et que leur magnifique mobilisation est bafouée par le 49-3 ?
***
Nous n'entendons plus, du côté de ceux qui sont au pouvoir, la dénonciation du « coup d’État permanent », qui constitua longtemps le point de rassemblement du camp républicain à gauche.
Mais la gauche républicaine est bien vivante. C'est elle qui a mis en échec l'an dernier le projet insensé de la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux.
Nous sommes les continuateurs des Républicains de l'An I qui en 1792, mirent fin à la monarchie et aux privilèges !
Nous sommes les héritiers des communards de 1871 qui, sous les ruines du Second Empire autoritaire, voulurent une démocratie pleine et entière !
Nous sommes les enfants des artisans de la loi de 1905 qui fonda la République laïque moderne.
Nous sommes les héritiers des résistants de la Seconde guerre mondiale qui bâtirent les fondements d'une démocratie sociale en devenir. 
Et aujourd'hui, nous le disons, de nouvelles fondations sont nécessaires. Voilà pourquoi nous proposons un nouveau pacte Républicain pour une France en commun.
Voilà pourquoi la première décision que prendra la nouvelle majorité de gauche pour laquelle nous sollicitons le suffrage des électeurs sera d'impulser dans tout le pays un grand débat citoyen, un processus constituant, pour aboutir à la rédaction d'un nouveau projet de Constitution soumis à référendum. Le quinquennat à venir doit être le celui qui fondera la nouvelle République que nous appelons de nos vœux.
***
Les grands principes qui guideront cette réinvention démocratique, nous les porterons dans la campagne présidentielle avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon, et avec tous nos candidats aux élections législatives. 
Nous voulons sortir du présidentialisme.
Le « domaine réservé » du Président doit être supprimé et toutes les décisions, comme l'action du gouvernement, placées sous le contrôle du Parlement. 
L'élection du Parlement doit retrouver la primauté et être dissociée de la présidentielle. La démocratie mérite mieux que de jouer tous les 5 ans au « Secret story présidentiel ». 
Le 49.3 et toutes les dispositions qui réduisent le rôle du Parlement, laissons-les au musée de l'Ancien régime ! Oui, nous supprimerons le 49-3, les votes bloqués, l'usage à répétition des ordonnances.
Nous voulons faire à nouveau entrer le peuple, tout le peuple au Parlement.
Nous voulons un Parlement à l'image de notre société, où la voix de chacune, de chacun compte pour un. Nous mettrons en place la proportionnelle intégrale à toutes les élections, avec obligation de parité.
Nous accorderons le droit de vote et d'éligibilité sous condition de résidence à tout citoyen qui choisit de vivre sur le sol français, et cela quelle que soit sa nationalité.
Nous limiterons le cumul et le renouvellement des mandats en accordant un statut de l'élu qui permette à un salarié, de toutes conditions, un ouvrier ou une employée comme tous les autres, d'exercer un mandat et de garantir son retour à l'emploi dans une continuité de revenus et de droits.
Nous voulons un Parlement où la voix du peuple fasse la loi.
Nous voulons plus de gouvernement des « experts ». Nous voulons une République qui développe les capacités et l'expertise populaire.
Ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, qui navigue de boîte d'intérim en boîte d'intérim, avec une mission de manutention par-là, un inventaire en grande surface par-là. Nous voulons qu'il devienne député.
Cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail. Celle-là même qui sauve des vies et qui fait de notre système de santé un des plus performants au monde. Nous voulons qu'elle devienne députée.
Cette ouvrière du textile, ce chauffeur Uber, cette cadre dans l'informatique, ce jeune start-uper : tous ceux qui n'en peuvent plus d'une politique qui les ignorent, nous voulons construire avec eux une nouvelle majorité, un nouveau Parlement qui rendra ses droits à notre peuple souverain.
Nous voulons un Parlement éthique, respectueux de l'intérêt général, indépendant des intérêts privés.
Le contrôle des conflits d'intérêts doit être renforcé. 
Et concernant l'affaire Pénélope Fillon qui défraie la chronique, nous proposons de clarifier sans délai les règles en usage en donnant force à ce qui devrait relever du bon sens : interdire l'embauche d'un membre de sa famille comme assistant parlementaire.
Je dis cela en responsabilité, sans verser dans le refrain nauséabond du « tous pourris ». Le Parlement n'est pas peuplé d'emplois fictifs, arrêtons cette fable, mais de centaines d'assistants parlementaires qualifiés qui y travaillent avec compétence en étant souvent trop peu payés.
Et à qui veut braquer ses projecteurs sur les privilèges, et l'emprise de l'argent sur le pouvoir, je cite au hasard quelques directions de travail : l'évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés, les retraites chapeaux… tous privilèges indécents qu'il serait plus que temps, eux, de mettre hors la loi au plus vite.
Nous voulons une République qui redevienne une grande République Sociale, une République de la démocratie économique, une République qui refonde les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l'entreprise.
En abrogeant la loi El Khomri du gouvernement Valls-Hollande, la nouvelle majorité que nous voulons construira une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d'intervention dans la gestion des entreprises ! Voilà ce qui manque tant dans notre République ! 
Les pouvoirs doivent changer de mains, et ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la révolution politique ! 
C'est en donnant de nouveaux droits à la société dans son ensemble, aux salariés, aux syndicats, aux lanceurs d'alerte que nous récupérerons les 80 milliards de l'évasion fiscale, que nous contrôlerons l'utilisation du CICE, des dividendes et de l'argent des banques. 
C'est en donnant de nouveaux droits aux citoyens que nous développerons l'initiative législative venue de la société, et non des grands intérêts financiers.
C'est en protégeant les Communs numériques par la loi, en établissant un droit inaliénable des citoyens sur les données, que nous protégerons nos libertés, et empêcheront la privatisation de nos vies.
Oui, la modernité au XXIe siècle, ce n'est sûrement pas de donner les pleins pouvoirs présidentiels au banquier Macron, comme si les banques et la finance n'avaient pas assez de pouvoirs.
La modernité, c'est celle qui osera une République des pleins pouvoirs citoyens.
Non décidément, nous n'avons pas besoin de députés fillonistes pour sacrifier la Sécurité sociale, de députés macronistes pour voter une nouvelle loi d'ubérisation du travail, de députés lepénistes pour fouler aux pieds les valeurs de la République. 
Nous avons besoin de députés qui auront à cœur l'égalité.
L'égalité, c'est le socle sur lequel fut bâtie la première République en 1792. C'est pour que l'égalité soit une réalité pour tous que nous portons le projet d'une nouvelle République. L'égalité c'est notre boussole, encore et toujours !
L'égalité dans les droits politiques, l'égalité dans les droits économiques, l'égalité dans les droits sociaux, l'égalité entre toutes et tous !
Notre pacte Républicain c'est l'émancipation conquise pour toutes et tous qui constituent la Nation. Une République, qui, comme l'affirmait Robespierre, puisse « rendre les hommes heureux et libres par la loi ».
Quand de l'autre côté de l'Atlantique, le président Trump assoit dans le fauteuil du bureau ovale les intérêts du grand capital étasunien, attaque l'avortement et les droits des femmes, libère la parole raciste dans un pays où chaque semaine déjà des policiers tuent des hommes parce qu'ils sont noirs, construit des murs et étale le cynisme des intérêts égoïstes du plus puissant, je crois que le monde a besoin d'une France qui reprenne la marche en avant de tous les droits humains.
Nous voulons une République qui inscrive dans sa Constitution la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l'avortement, les droits LGBT, qui proclame dans son article premier non pas qu'elle « favorise » l'égal accès des femmes et des hommes à toutes les responsabilités mais qu'elle le « garantit ».
Nous voulons une République qui reprenne le chemin de la décentralisation des pouvoirs, de la décentralisation territoriale, qui replace la commune au centre de la vie démocratique, qui rétablisse la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités locales.
Nous voulons une République qui dit que, où que l'on soit né, à Grigny ou à Neuilly, en France ou ailleurs, on a les mêmes droits. Et qu'importe nos origines, notre religion, notre couleur de peau, nous sommes toutes et tous indispensables à notre émancipation commune. C'est ça la VIe République que nous voulons construire !
Une République française qui fasse respecter la voix de son peuple souverain en Europe quand les traités vont à l'encontre de ses intérêts, et qui repasse à l'offensive en Europe pour construire, non des murs ou des Brexit ouvrant la voie à de nouveaux paradis du dumping fiscal et social, mais des sommets sociaux pour faire converger les droits humains et les protections sociales, des COP fiscales pour éradiquer l'évasion fiscale des plus riches, des conférences pour la paix et le droit des migrants.
Une République française qui porte à nouveau dans le monde, dans l'enceinte de l'ONU que Trump veut réduire au silence, la voix de la paix, du désarmement, de la démocratisation des institutions internationales, du développement social et écologique partagé contre les logiques de concurrence capitalistes.
***
Ce sont les axes offensifs de notre pacte Républicain. 
Ces avancées démocratiques, nous en sommes certains, sont attendues par notre peuple qui ne supporte plus la caricature de démocratie à laquelle nos institutions et l'emprise des grands intérêts capitalistes nous condamne. 
Nous porterons cette exigence populaire au cœur des campagnes qui s'annoncent. 
Nous sommes des femmes et des hommes du peuple, désintéressés, seulement soucieux de l'intérêt général, et nous le prouvons chaque jour par nos actes, conformes à nos paroles, par notre intégrité.
Je peux le garantir en votre nom à tous : aucun de nos députés ne sera un député godillot, un député soumis à la finance, aux lobbys, aux pressions des intérêts privés, aux injonctions présidentielles. Nous rendrons des comptes au peuple, devant le peuple, et à personne d'autre. 
Nos groupes parlementaires sont les seuls à compter dans leurs rangs des mécaniciens, des ouvriers, des employés, des instituteurs, une acheteuse en informatique, une agent d'assurance, un éducateur spécialisé, une cardiologue, une agent de maîtrise chez EDF, bref, ils et elles sont des élus du peuple !
Nos parlementaires ont tenu les engagements pris devant les électeurs en 2012 quand tant d'autres ont failli. 
Leur place au Parlement est indispensable. Leur travail est salutaire. Et pour la prochaine mandature, plus les parlementaires communistes et Front de gauche seront nombreux, plus la parole populaire sera forte ! Sans eux, vous serez sans voix dans l'hémicycle où s'écrivent et se votent les lois !
***
Pour terminer mes propos je citerai le groupe « I am ». 
Le premier extrait de leur album Rêvolution est sorti il y a une semaine sur Youtube. Et j'en ai retenu deux vers :
« Si on voulait on pourrait faire pencher le vote. De cette jungle on irait jusqu'à fissurer le socle ». 
Oui, fissurons le socle de la Ve République. Dans ces fissures, faisons naître un nouveau pacte Républicain, une nouvelle République Sociale.

Vive la VIRépublique,
Vive la Sociale,
Vive la France. 

samedi 28 janvier 2017

ANRU II GAGARINE : INTERVENTION DE SOFIA DAUVERGNE


ANRU II GAGARINE, NE REPONDRA PAS AUX BESOINS DES 6000 DEMANDEURS ROMAINVILLOIS !
Intervention : Sofia Dauvergne au Conseil municipal du 25 janvier 2017
Délibération : Acquisition auprès de Romainville Habitat des terrains lui appartenant compris dans le périmètre des ilots « 3-4 » et « 6a » du projet de Renouvellement urbain du quartier Youri Gagarine.

"Aujourd’hui malgré les besoins de la population Romainvilloise, en matière d’habitat, la majorité municipale fait le choix de ne pas y répondre.
Romainville bénéficie de la dotation de solidarité urbaine puisque le revenu moyen des habitants de notre ville est faible. En 2013 le taux de pauvreté atteignait 27,5 %. 6000 demandes de logements sociaux sont en attente dixit M. Jacques Champion, adjoint en charge de l’aménagement à l’atelier urbain du 18/01/2017.

En 2013, le pourcentage de logements sociaux était de 45% à Romainville. Cependant, ce taux ne cesse de décroître au fur et à mesure des constructions immobilières (42% chiffre documents ANRU II) inscrites dans la politique d’urbanisme mise en place par l’exécutif municipal.
C’est dans ce contexte que le projet ANRU du quartier Gagarine ne profite ni aux locataires de cet ensemble ni aux personnes en attente de logement social.

Des analyses ont montré qu’au nom de la « Mixité sociale » le projet ANRU II financé par de l’argent public profite essentiellement aux promoteurs privés, aux entreprises du BTP et aux banques. Ainsi, Action Logement (ex 1% Logement) dont sa mission d’origine est de développer le logement social, s’est vu détourner la moitié de son budget pour financer la quasi-totalité (93%) des 5 milliards du budget de l'ANRU au niveau national.
Et nous continuons à réaffirmer la réalité :  les habitants ne sont pas associés à ce projet de reconfiguration de leur quartier et de la ville.


Vous nous demandez de nous prononcer sur l’acquisition auprès de Romainville Habitat de 2 parcelles de terrains lui appartenant afin de les revendre aux opérateurs et ainsi mettre en œuvre la première phase de constructions du projet de renouvellement urbain du Quartier Youri Gagarine.
Sur ces parcelles, il est prévu la réalisation, respectivement, de 75 et 31 logements dont seulement 20% seront des logements sociaux et la réalisation du carré 16/25, un équipement public pour lequel nous sommes bien évidemment favorable.

Pourtant le PLH (Plan local de l’Habitat) d’Est Ensemble 2016/202,  adopté définitivement le 14 décembre 2016 porte l’effort de logements locatifs sociaux à 30%, à l’exception de 3 communes qui ont décidé de l’abaisser à 20%: les 2 villes de droite, Noisy-le-Sec et Bobigny, ainsi que Romainville.
Le contrat de développement territorial signé en 2014 avec l’Etat fixe lui un objectif de production de logements locatifs sociaux à au moins 25% dans les opérations de logements neufs.
Le Projet ANRU Gagarine, si l’on tient compte des démolitions est bien en dessous de ces objectifs. Pas un seul logement supplémentaire prévu pour répondre. aux besoins des 6000 demandeurs dont de nombreux Romainvillois.

Ce projet devait s’inscrire dans le cadre de la loi du février 2014 (loi- 201-173) de programmation pour la ville et la cohésion sociale. Ce qui n’est pas le cas puisque les habitants, pas plus que les élus, n’ont été coconstructeurs de ce projet. C’est pourquoi nous ne participerons pas à ce vote.

vendredi 27 janvier 2017

" Coucou, la revoilà ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


Et si, de nouveau, on faisait revivre la formule "Soyons réalistes", demandons l’impossible » ? Parce qu’il y a au moins un point commun à Manuel Valls, Emmanuel Macron ou François Fillon. Dans leur dictionnaire des synonymes, conformisme et fatalisme se disent d’un mot : réalisme. Il est ainsi « réaliste » de gouverner à coups de 49.3 contre son camp et contre son peuple. Il est tout aussi « réaliste », à l’heure de la COP21, de mettre sur la route des autocars pour pauvres conduits par des chauffeurs ultra-pressurés. Et le plus « réaliste » dans tout çà est que l’argent (public) aille encore plus vite aux intérêts (privés). Pendant ce temps, à force de les voir jouer sur leur propre terrain fangeux, les bas du front habités de la passion morbide du culte du chef croient leur heure (re)venue.

Le paysage avant la bataille serait ainsi posé, ressemblant aux décombres de l’après. Inutile d’aller voter, braves gens, ils s’occupent de tout, eux les « réalistes » au vocabulaire restreint au niveau de celui d’un vigile de boîte de nuit en costard cravate : « Çà va être possible ». Le reste du champ politique, à gauche de tous ceux-là qui entendent liquider la notion même de gauche et avec elle toute ambition de transformation sociale, ne l’est donc pas, « réaliste ». Tant mieux.


Prévoir un meeting en recourant à l’hologramme, le jour même où l’obscurantisme ouvrira sa boutique à Lyon. Réclamer sur le modèle de la défense du climat, une « COP » mondiale contre l’évasion fiscale. Rêver d’une VIe République  pour rétablir pleinement le peuple dans sa souveraineté. Et même parler de « revenu universel ». Candidats à l’élection présidentielle ou à la députation, hommes et femmes qui se battent à leurs côtés, celles et ceux qui portent ces idées captent quelque chose du combat incessant de la clarté contre l’obscurantisme. Oui, au pays des lumières, l’utopie a toujours été l’arme des combattants de l’avenir et de l’espérance. Toutes valeurs qui ne se cotent pas en bourse et qui, de ruisseaux « irréalistes » finissent par nourrir les torrents des grands combats transformateurs de l’histoire de notre peuple.

jeudi 26 janvier 2017

" La fable du chevalier blanc ", l'éditorial de Paule Masson dans l'Humanité de ce jour !


L’austère Fillon aime le luxe. Et même s’il s’est taillé une image de républicain intègre, loin de l’agitation bling – bling  de la droite décomplexée, on connaissait déjà la propension du champion de la rigueur budgétaire à dépenser sans compter l’argent des contribuables pour assurer son train de vie de nanti. Premier ministre entre 2007 et 2012, il avait rendu son ministère le plus dépensier du gouvernement, avait fait tripler la surface de l’appartement de Matignon et utilisait les jets présidentiels pour ses déplacements privés…

Jusqu’à présent, ces abus étaient restés souterrains, tant les enquêtes judiciaires qui entachent la droite, de Sarkozy à Balkany, ont pris toute la lumières. Mais le soupçon d’emploi fictif de son épouse, révélé hier par le Canard Enchaîné, déplace subitement le projecteur. Pénélope Fillon, mère au foyer, de son propre aveu « jamais impliquée dans la vie politique de son mari », a gagné en moyenne 5000 euros par mois pendant huit ans comme attachée parlementaire ! Belle somme lorsque l’on sait qu’un assistant touche entre 2000 et 2500 euros mensuels. La révélation est assez sérieuse pour que le parquet financier ouvre une enquête.


 Pauvre Fillon. Dans son starytelling idéal, il aurait tant aimé tenir la fable du chevalier blanc de la politique jusqu’à l’élection présidentielle. Aujourd’hui il sort les rames alors que le courant n’est déjà plus si favorable à ceux qui maintiennent une chape de plomb libérale. À gauche, la dynamique de le campagne de Jean-Luc Mélenchon et la percée de Benoît Hamon dans la primaire socialiste crédibilisent la nécessité d’une autre répartition des richesses, de l’augmentation du Smic, de la baisse du temps de travail…Autant de propositions jugées »irréalistes » et « irresponsables » par ceux qui, de Pierre Gattaz à François Fillon, craignent par-dessus tout que surgisse une nouvelle Nuit du 4 août.


  ©Template Blogger Elegance by Dicas Blogger.

TOPO