LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mardi 8 août 2017

" Emploi de temps ", l'éditorial de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !


Sans doute trop absorbé par ses rencontres avec Rihanna et Bono voici quelques jours, Emmanuel Macron n’avait pas pu se rendre au congrès sur le VIH qui se déroulait la même semaine en présence de 6000 chercheurs où il était attendu. C’est bien dommage. Il n’avait pas eu le temps non plus d’assister à la séance d’ouverture des états généraux de l’alimentation, le 20 juillet, où il était tout autant attendu. Dommage, là aussi, mais, comme l’a expliqué le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert : « Ce n’est pas parce que le président de la République ne vient pas aujourd’hui que les états généraux ont une ambition moindre. » c’est sans doute un élément de la pensée complexe du président, être ou ne pas être où on l’attend. On peut penser sinon que la présence à l’ouverture de ces états généraux, qu’il avait lui-même annoncés avant son élection, et qui se dérouleront donc au prochain trimestre, aurait été de nature à témoigner d’une prise en compte profonde de la situation de l’agriculture et des agriculteurs. Rappelons que la moitié d’entre eux gagne moins de 350 euros par mois et que la production française a perdu 5 milliards d’euros depuis 2014.

Mais sans doute le président préférait-il recevoir les syndicats comme hier. Une demi-heure pour chacun. De quoi ressortir avec le sentiment, sinon d’avoir été entendus, du moins d’avoir été écoutés. La méthode a aussi l’avantage de n’engager à rien. Au ministre, l’annonce des mesures comme la nouvelle répartition des aides européennes qui a suscité la colère, pour des raisons parfois opposées, de tous les intéressés. Au président la bienveillance et l’empathie.

Mais les questions restent entières et particulièrement celles des prix payés au producteur donc celles de leurs rapports avec la grande distribution. Leclerc et Lactalis ont parlé de revoir le prix du lait. Véritable intention ou manière de désamorcer la contestation à l’approche de ces états généraux ?

Au-delà et dans le flou, on  peut déjà remarquer que la représentation des syndicats agricoles va rester relative au sein des quatorze ateliers prévus, dont le cinquième : « Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs », qui sera présidé par Système U, et tiens par Danone.

lundi 7 août 2017

" Loi, travail et valeur ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


Que penser de la future loi travail ? Ce texte, selon la ministre du Travail, démontre que « oui, le changement est possible en France et (qu’il) peut apporter de la valeur pour les salariés et pour les entreprises ». On rêve d’un décodeur. Grâce à Mme Pénicaud, le mot « valeur », faut-il s’en étonner, se résume à celles des cours en Bourse d’une spéculation tueuse de travail, précisément. Celle-ci flotterait dans le ciel éthéré de l’économie, tandis que « salariés » et « entreprises » seraient des entités autonomes. On n’ose imaginer quel peintre pompier eût pu illustrer pareille allégorie , à la fin du XIXème siècle…


On serait tenté de dire, au vu de la méthode, qu’Emmanuel Macron aurait été mieux inspiré d’intituler son modeste ouvrage « Restauration ». Mais, à la réflexion, on se souvient aussi du sens astronomique donné au mot « révolution », qui résonne avec la phrase fameuse du Guépard : « Pour que tout reste en état, il faut que tout change. » Il devient limpide que les projets de ce « nouveau » pouvoir – comme on dit d’une lessive ou de vieux penseurs – sont bien de droite. Pour ceux qui en douteraient, tous les représentants de celle-ci au Sénat ont approuvé la nouvelle casse des droits des salariés, le président du groupe LR jugeant le projet globalement « positif ». en ce sens, en sachant – et ô combien cette année – qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, on apprécie à sa mesure le dépôt d’un recours conjoint devant le Conseil constitutionnel des députés communistes, Nouvelle gauche et de la France Insoumise. Ni union sans principe ni ralliement sans tête qui dépasse, mais travail de convergences sur des objectifs à définir en commun : si la gauche à reconstruire et à réinventer, par elle-même et les forces populaires, a un avenir et un rôle à jouer, c’est bien par de tels gestes. Avec et en convergence avec les forces sociales, qui disposent des leurs propres organisations, méthode et calendrier, à l’instar de la CGT et de son appel à (se) manifester dès le 12 septembre. Quant à « l’Humanité », elle met ses colonnes et sa fête, le week-end du 15 septembre, au service de toutes et tous. Aucun effort ne sera de trop.

samedi 5 août 2017

" 72 ans après Hiroshima : Interdire définitivement les armes nucléaires "


A l’occasion de la commémoration du 72ème anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, le Parti communiste français tient à rappeler son engagement pour l’élimination des armes nucléaires, deux ans après la participation du PCF et de Pierre Laurent aux cérémonies du 70ème anniversaire au Japon.
Depuis, l’action conjointe d'associations, d'institutions internationales et de certains États a permis l'adoption par 122 pays d'un Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires sous l'égide de l'ONU le 7 juillet dernier.
 En fournissant l’instrument juridique permettant d’aller vers la fin des armes nucléaires, ce traité représente une avancée considérable sur le chemin de leur élimination.
Les puissances dotées de l’arme nucléaire, signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, se sont jusqu’à présent tenues à l’écart des négociations. En revanche, elles ne sont pas en mesure d’empêcher la poursuite du processus ainsi enclenché ; elles ne pourront pas indéfiniment ignorer l’aspiration des peuples au désarmement et à la paix.
La France peut s'investir sur la scène internationale en impulsant une nouvelle politique étrangère et de sécurité au service de la paix, du désarmement et du développement durable. Pour commencer, la France doit renoncer à la prétendue « modernisation » de son arsenal nucléaire et se retirer des structures militaires de l’OTAN, organisation issue de la guerre froide qui entretient les tensions en Europe.
Le PCF en appelle aux français pour que notre pays rompe avec la logique du surarmement et de la guerre puis rejoigne le camp de la paix.
A l'appel du Mouvement de la paix, les communistes participeront nombreux aux marches de la paix organisées partout en France le 23 septembre prochain, à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix.

" Le premier été présidentiel a démasqué la réalité du macronisme " (PCF)

Cela n'a pas fait un pli. Le premier été présidentiel signe la fin des illusions pour celles et ceux qui ont cru aux promesses d'une "nouvelle politique". Il n'y a jamais eu d'adhésion populaire au macronisme. Emmanuel Macron et sa majorité ont d'abord été élus par le puissant rejet du système actuel. Ce grand chamboule-tout n'était qu'une apparence trompeuse pour ne rien changer,  poursuivre et aggraver l'austérité. Après Sarkozy et Hollande, Macron fait le job pour lequel il a été choisi par le monde de la finance, la patronat et la commission européenne. 

Inédite sous la Vème République après trois mois de mandat, la chute d'indice de confiance du Président de la République et de son premier Ministre n'est que le début des difficultés pour le nouveau pouvoir. Après les amis et les amours, voilà le temps des emmerdes.
Les arbitrages politiques rendus ces dernières semaines, sur la loi dite travail, contre les plus fragiles dans notre société, les étudiants, les retraités, la curée libérale contre les politiques publiques, les fonctionnaires, les collectivités locales, s'accumulent et s'additionnent. La communication présidentielle peut tourner à plein régime, rien n'y fait, notre pays et notre société voient aujourd'hui plus clairement le vrai visage du macronisme. Les supercheries et les enfumages successifs, les "et en même temps", n'arrivent plus à masquer l'autoritarisme libéral, si violent pour les faibles et si doux pour les assujettis à l'ISF.
Des dates importantes sont inscrites à l'agenda de la rentrée, dont la journée d'action du 12 septembre. D'ici là, le parti communiste aura à cœur d'agir concrètement pour une société plus solidaire avec la vente solidaire de fruits et légumes, le 17 août, et les sorties à la mer pour les enfants et les familles privés de vacances. 
La prochaine Fête de l'Humanité - les 15, 16 et 17 septembre - va être, à n'en pas douter, le grand rendez-vous des convergences progressistes, celui des luttes, des débats et des possibles pour ne pas laisser l'avenir du pays entre les mains d'Emmanuel Macron et sa star-up présidentielle et parlementaire.

mardi 1 août 2017

" En panne ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


On croyait dimanche avoir vu un grave accident industriel. Le trafic en gare Montparnasse était hier encore largement perturbé, sans que les causes en soient connues. Des dizaines de milliers de passagers, très majoritairement attachés au service public, comme de cheminots, qui ont la fierté de leurs missions chevillée au corps, ont vécu des moments parmi les plus pénibles qui soient. Ce qui s’est passé, et singulièrement à cet endroit-là, atteint le paroxysme d’une dégradation généralisée, largement aussi incontestée que la rotation de la Terre autour du soleil/ et c’est bien là où le bât blesse. « On sait qu’il y a eu un problème de gestion des priorités à la SNCF pendant de longues années. On a priorisé les lignes à grande vitesse au dépens des lignes de proximité et c’est çà qu’on va corriger dans les semaines, les mois, les années qui viennent », déclare la député LREM préposé à la parole officielle sur les ondes de France Inter. On retrouve là l’argumentaire déployé de chef de l’État en ministre des transports, qui porte une « loi de programmation » prévue dès le premier semestre 2018.


Oui, il ya urgence. Mais pour agir dans quel sens ? Les syndicats, fédération des cheminots CGT en tête, ne manquent d’alerter et interpeller l’État actionnaire sur l’état du réseau, mais aussi sur des choix de gestion qui cassent les savoir-faire et nourrissent une privatisation larvée de sous-traitance en cascade, en filialisation à tout-va. Tout comme les élus de gauche, comme en Occitanie, et singulièrement communistes, à qui l’on doit d’avoir ferraillé pour obtenir la modernisation incontestable du matériel TER dans maintes régions. Après avoir livré à Vinci le jackpot de la LGV Paris-Bordeaux, il est assez cynique d’entendre le pouvoir parler d’arrêter les « grands projets inutiles », tandis que les présidents de droite de régions, tel Bruno Retailleau en Pays de Loire, entament, sans que rien ni Bruxelles les obligent, la mise en concurrence de la SNCF. Tout comme mettre en avant la ruralité pour pousser les feux de la priorité à la route, à voir le bilan social désastreux des cars Macron. Voilà qui ajoute aux raisons de se mobiliser très largement à la rentrée conte l’emballement dans la casse d’atouts publics au nom de logiques qui les minent de l’intérieur.


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