LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 20 février 2020

« Séparatisme », l’éditorial de Christophe Deroubaix dans l’Humanité de ce jour !



On ne fera pas l’injure au cerveau tellement brillant d’Emmanuel Macron de dysfonctionner, de manier des concepts fumeux dans des moments de bouffée délirante. Non, le chef de l’État sait ce qu’il dit, connaît le poids des mots. On jugera donc avec la plus grande sévérité sa sortie intempestive sur un supposé « séparatisme islamiste ».

Il ne faut pas être sorti de « la botte » de l’ENA pour comprendre le sens de cette nouvelle « séquence politique ». Le plus médiocre aspirant stratège saisirait le but de la manœuvre : étouffer la colère sociale – qu’elle s’exprime par le mouvement des gilets jaunes ou par la mobilisation contre la réforme des retraites – sous un tapis identitaire, parler à l’oreille de l’électorat de droite devenu le centre de gravité du bloc électoral macroniste. Il y a quelques mois, Emmanuel Macron dissertait sur le « communautarisme » et la « crise identitaire » dans Valeurs actuelles. En allant alerter – au cœur d’un quartier populaire où il a été fraîchement accueilli, au demeurant – sur le « séparatisme », il a agrégé des éléments de réalité pour en faire un phénomène massif et homogène, une menace quasi existentielle.

Il est un fait que, dans certains quartiers des islamistes tentent de combler un vide de leurs rêves théocratiques. Ce vide, c’est celui laissé par les « promesses non tenues de la République », comme le pointe justement une formule présidentielle. C’est la République qui a fait sécession de ces lieux, abandonnant ces habitants à la relégation sociale et spatiale. C’est à elle d’honorer la promesse d’égalité.

« Quand les idées s’emparent des masses, elles deviennent des forces matérielles », disait Marx. Les mauvaises idées aussi, malheureusement. On ne saurait trop mettre en garde contre les forces que le Président de la République déchaîne en adoptant, donc en validant la rhétorique de la droite extrême et de l’extrême droite. On ne joue pas les valeurs de la République aux dés de la tactique politique.

mercredi 19 février 2020

« Mal incalculable », le billet de Gérard Streiff !


Sur une pleine page du quotidien, l’enquête s’étale et le constat est implacable : la finance a pris le pouvoir dans l’économie. Et les conséquences sont évidentes : risque systémique (voir 2008), l’activité de spéculer l’emporte sur celle d’entreprendre, l’obsession de la rentabilité élevée à court terme domine tout, les entreprises ne peuvent “normalement” répondre à cette exigence à moins de licencier et délocaliser, on est en train de faire “un mal incalculable” au marché, il faut sauver le capitalisme des capitalistes.
Où trouve-t-on ce pamphlet ? Ce jour (18/2) dans Le Figaro. Alors, que faire, comme disait l’autre ? “La solution passe-t-elle nécessairement par une contre-révolution antilibérale ? Pas nécessairement. “Point final de l’article. On imagine ici la perplexité du lecteur du Figaro à qui l’on vient de dire : c’est le boxon et y a pas de solution.

Gérard Streiff


« À l’ouest », le billet de Maurice Ulrich !



Fortement inspiré par cette profonde idée attribuée à Alphonse Allais qui proposait de « construire des villes à la campagne où est l’air pur » Benjamin Griveaux avait eu ce formidable projet auquel ne peut être comparé que le déplacement en Égypte, du temple de Ramsès II pour permette la réalisation du barrage d’Assouan : déménager la gare de l’Est en banlieue. 

Bon, lui c’était pour faire barrage à Anne Hidalgo. On ne pouvait sous-estimer la capacité de la Macronie, faute de déplacer les montagnes, à déplacer les problèmes. Les inégalités, le logement social…non, la gare de l’Est. C’est fini. On prête à Agnès Buzyn l’intention d’enlever du programme de son pharaonique prédécesseur « des trucs qui ne collent pas ». 

On connaît la formule d’un homme politique habitué des volte-face, « ce n’est pas une girouette qui tourne, c’est le vent ». On n’y va pas, puis on y va, on enlève la gare de l’Est, on remet la gare de l’Est. En fait, à Paris, la Macronie est plutôt à l’ouest.

« Orwellien », l’éditorial de Cathy Dos Santos dans l’Humanité de ce jour !



Julian Assange est en danger. Traqué, confiné à l’isolement, espionné par la CIA, l’arbitraire qui frappe le journaliste australien ne connaît pas de fin. Le 24 février, la persécution politique dont il est victime pourrait se solder par une honteuse extradition aux États-Unis, où il serait jugé par la « cour d’espionnage ». Il encourt une peine de 175 ans de prison.

Il n’est ni un espion ni un malfrat. Il ne s’est rendu coupable d’aucune atrocité, malgré les efforts déployés par Washington, Stockholm et Londres pour faire croire le contraire. Alors, que reproche – t – on au fondateur de WikiLeaks ? Son « service de renseignements du peuple » a diffusé des informations d’État secrètes, dévoilant au grand jour les exactions de l’armée étas-unienne  en Irak et en Afghanistan, les paradis fiscaux, le fric détourné par des dictateurs. Quant aux milliers de câbles diplomatiques mis en ligne, ils ont donné la mesure du système orwellien d’écoute de l’administration américaine…

« Assange a indiqué que les pays ne sont plus aujourd’hui intéressés par la confidentialité légitime mais par la suppression d’informations importantes sur la corruption et les crimes », observe Nils Melzer, rapporteur spécial de l’ONU sur la torture. Est-ce là un crime ? Les poursuites judiciaires engagées hier en Suède, et aujourd’hui en Grande-Bretagne, participent de la conspiration transfrontalière visant à salir Julian Assange. À travers lui, il s’agit de mettre au pas les journalistes qui oseraient révéler les sombres affaires des puissants. Le sort de notre confrère est étroitement lié à la liberté d’informer.

L’Humanité participe de l’élan international qui refuse son extradition ; nous exigeons sa libération. C’est une question d’intérêt général. Les citoyens ont droit à des informations exactes et étendues sur les agissements des États, des gouvernements et des puissances financières. C’est un levier majeur de la démocratie. Face au silence complice, les autorités françaises doivent offrir leur protection à Julian Assange, aujourd’hui voué à une mort certaine si nous n’agissons pas.

mardi 18 février 2020

Municipales : " Un appel du docteur Alain Herrero "



Je salue le rassemblement des forces de Gauche en vue des élections municipales et je soutiens la liste menée par Vincent Pruvost et Sofia Dauvergne. Les compétences communales sont importantes dans les domaines de l’action sociale, de l’habitat, de l’urbanisation, des écoles maternelles et élémentaires, de la vie associative sportive et culturelle, de la voirie, de la circulation et de notre environnement. Par conséquent ce scrutin sera décisif. Il déterminera la politique de la ville pendant six ans, ce qui modifiera notre cadre et nos conditions de vie.

Le projet municipal, élaboré par des citoyens et les forces de gauche romainvilloises autour de Vincent Pruvost et Sofia Dauvergne, n’est pas fait simplement de beaux mots. Il est réalisable, ambitieux, fort, fidèle à notre histoire. Il incarne nos véritables valeurs de gauche, dans l’intérêt de la population et fait de la justice sociale un principe. Il redonne un sens et de l’espoir à la vie associative, il encourage la solidarité et la démocratie participative. Il est conforme aux valeurs d’humanisme que j’ai toujours prônées.                

Méfions-nous de ceux qui défendent les idées réactionnaires de droite, méfions-nous de ces opportunistes qui ne consultent que leur propre intérêt, méfions-nous de ceux qui n’ont fait que de changer de famille politique uniquement pour accéder au pouvoir, méfions-nous de ceux qui défendent et qui représentent la politique du président Macron « président des riches » d’après l’Observatoire français des conjonctures économiques.      

Pour nous représenter et mener à bien notre  projet municipal nous avons besoin d’hommes et de femmes aux convictions sincères, résolus, actifs, ayant une honnêteté reconnue, ne reculant jamais devant les difficultés, à l’écoute de la population, respectueux de notre voix, de nos idées, de notre volonté de décider de notre avenir sans jamais trahir. Vincent Pruvost et son équipe ont toutes ces qualités requises et inspirent toute ma confiance pour être nos mandataires. Pour cela je voterai et appelle à voter pour la liste de Vincent Pruvost .                   

Docteur Alain Herrero.



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