LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

samedi 21 septembre 2019

L’alchimie créatrice de la Fête (Patrick Le Hyaric)


Il y eut autant de soleil dans les cœurs que dans les allées de la fête de L’Humanité. Chaleur humaine de haute intensité et températures élevées s’y sont mêlées pour fabriquer au fil des heures et des rencontres une unique et originale alchimie qui a fait émerger un espace singulier où chacune, chacun quel que soit ses goûts, ses opinions ou ses votes s’y sent bien. Bien avec l’autre, même ou moment d’être avalé par une foule qui vous cède toujours une place avec respect pour écouter Eddy de Pretto ou Marc Lavoine, Miossec ou Aya Nakamura, à une table de l’un des multiples restaurants éphémères comme dans un débat où les idées et les arguments s’entrechoquent, s’aiguisent, se complètent.

Ce fut le cas lors de la confrontation entre le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et le haut-commissaire aux retraites. En venant là, celui qui assiste désormais au Conseil des ministres savait qu’il rencontrerait peu de supporter à l’heure où s’élance la mobilisation contre sa contre-réforme. Il a pourtant choisi de produire cet acte républicain qu’on ne trouve plus nulle part : celui d’un débat contradictoire avec le secrétaire du syndicat le plus résolument opposé à son projet. Ce moment de discussions ferme et courtois a sûrement permis de saisir encore mieux la nocivité du projet gouvernemental. Du reste, l’Humanité récidive. Elle avait, lors de sa fête en 2004, déclenché le débat sur la nature du traité constitutionnel européen, puis l’avait publié. Plus les citoyens l’ont connu, plus ils l’ont rejeté. D’ailleurs le représentant du gouvernement n’a pas su répondre  à deux questions simples et de bon sens : À quel âge pourra-t-on partir en retraite ? Combien toucherons-nous ?
Des centaines de débats ont fait de la fête un creuset d’idées et de propositions alternatives. Les urgences sociales, environnementales, démocratiques, l’enjeu du désarmement nucléaire ont été reliés, pour dégager de nouvelles cohérences progressistes donnant aux êtres humains et à leur humanité la priorité.
Le partage des avoirs, des savoirs et des pouvoirs s’est imposé dans les débats contre l’accaparement capitaliste. C’était le sujet de discussions entre d’illustres travailleurs des textes et des idées de K. Marx à l’image de Lucien Sève, de Bernard Vasseur ou de Jean Quétier qui revigorent l’actualité du projet communiste devant un public qui ne cherche qu’à en savoir plus. D’autres se sont précipités écouter Thomas Piketty, Jean-Pierre Bibring ou encore Gérard Noiriel, Patrick Tort, et tant d’autres parmi les plus de six cent intervenants de toutes disciplines. La fête est tout à la fois laboratoire de pensées à ciel ouvert, grand espace de culture à l’image de la beauté  et de la force des éblouissants spectacles donnés en fin de fête par les Kassav et Youssou N’Dour, et lieu de germination ou de maturations d’actions et de convergence. La preuve avec ces paroles de gilets jaunes ou par le travail entamé pour obtenir un référendum sur la propriété de Aéroport de Paris, les grands mouvements à venir  pour la paix et le climat dans quelques jours, et ceux qui se préparent pour faire barrage à la contre –réforme des retraites. La fête aura permis aux forces de gauche et écologistes de se parler et de s’interroger sur les chemins à emprunter pour « refaire »  révolution.
De Brasilia, l’ancienne présidente Dilma Roussef est venue nous dire avec force et émotion ce que perdent son peuple et la nature avec le pouvoir néo-fasciste installé à la faveur d’un coup d’Etat judiciaire. L’Humanité et sa fête se sont affirmées comme un maillon décisif de la chaine de solidarité internationale pour libérer Lula et, avec lui, le peuple brésilien.
La fête une nouvelle fois aura démontré l’ancrage de L’Humanité dans la société et son absolue nécessité, bien au-delà de nos frontières. Leur histoire, leur originalité, la richesse de leurs contenus font de nos journaux des outils utiles pour qui veut disposer des moyens pour comprendre et des idées pour agir. Voilà pourquoi nous proposons aux milliers de personnes venues cultiver l’idée d’humanité de rester connecté avec nous en lisant L’Humanité et l’Humanité Dimanche.

vendredi 20 septembre 2019

« L’internationale verte », l’éditorial de Christophe Deroubaix dans l’Humanité de ce jour !



« Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes. » Il n’est pas tout à fait certain que ces paroles de l’Internationale résonnent dans les défilés de France et du monde qui auront lieu le samedi 21 septembre, à l’occasion de la Marche mondiale pour le climat. Mais c'est bien cet esprit qui va dominer l’événement. Au terme d’une semaine où on a appris que le réchauffement climatique pourrait atteindre la toise vertigineuse de 7° degrés, 4500 actions vont constituer autant de signaux pour un message choral adressé aux chefs d’État et de gouvernement qui se réuniront lundi à New-York dans le cadre du sommet spécial de l’ONU : « Agissez ! »

La marche ne constituera pas la seule et unique forme de mobilisation de millions de citoyens. Dès ce vendredi, un outil forgé dans le « vieux monde » de la révolution industrielle sera utilisé : la grève. Les méthodes s’additionnent, elles ne se soustraient pas. À l’instar de la « fin du mois » et de la « fin du monde » qui ne s’annulent plus mais se conjuguent. Greenpeace lie la dénonciation de l’inaction climatique et l’exigence de justice sociale. Les forces syndicales et sociales (CGT, FSU, Solidaires, gilets jaunes), qui préparent une implication sans précédent, ne disent pas autre chose. Les barrières entre militants environnementaux et militants sociaux se lèvent petit à petit.

La convergence des consciences est avancée : l’analyse qu’un même système broie la nature et les hommes devient un bien partagé. La convergence des actions s’avance : ce week-end sera, à n’en pas douter, à marquer d’une pierre blanche (ou verte). Cela suffira-t-il ? Sans doute pas. Déjà, des organisations de jeunesse – la nouvelle génération constitue la force motrice de cette émergence politique – envisagent de passer à l’étape suivante : la désobéissance civique. Tous les acteurs mobilisés ont en vue le cap qu’ils veulent prendre : un projet alternatif commun. « Citoyens, sauvons-nous nous-mêmes », n’est-ce pas ?

jeudi 19 septembre 2019

« Impasse à Tel-Aviv », l’éditorial de Patrick Apel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Les élections israéliennes n’ont répondu qu’à une question : un non au plébiscite que recherchait Benjamin Netanyahou. Pour le reste, elles expriment un état de crise profonde et conduisent à une impasse. Le Likoud, même allié aux partis orthodoxes et nationalistes, ne disposent pas d’une majorité et la personnalité de son dirigeant, et l’ombre de la prison qui l’accompagne, bloque les autres alliances. Son adversaire, le parti de Benny Gantz, peinera quant à lui à s’unir avec la droite de Lieberman et la gauche arabe et antisioniste, alors qu’il veut lui aussi annexer la vallée du Jourdain, le tiers de la Cisjordanie.

La dérive du pays vers l’ultra-droite, le rétrécissement d’Israël dans une définition ethnico-religieuse – «  l’État juif », – le refus de la solution à deux États enferment dans une dangereuse impasse. L’escalade guerrière se poursuit un jour en Syrie, le lendemain au Liban, en préparant une nouvelle guerre à Gaza et en alimentant toutes les surenchères contre l’Iran. La fuite en avant atteste une crise économique et sociale, un vacillement d’identité. Elle est hélas alimentée par le soutien automatique de Donald Trump – mais aussi de la cohorte des nationaux populistes de tout poil – à l’ensemble de ces entreprises. Le pire peut en surgir et même apparaître comme la résolution des péripéties politiques et des tensions intérieures.

La question palestinienne reste la clé de tout, pour rouvrir l’accès aux droits d’un peuple bafoué, mais aussi une porte d’avenir pour la société israélienne et l’ensemble des Proche ou Moyen-Orient. S’il se fait entendre sur le dossier iranien, le gouvernement français n’en est plus que coupable d’avoir perdu la voix sur le peuple palestinien et ne plus faire entendre qu’un murmure. « Le courage, aujourd’hui, écrivait Jean Jaurès, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la guerre, nuée terrible mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. »

mercredi 18 septembre 2019

21 septembre 2019: Marches Pour un Climat de Paix


«Action climatique, action pour la paix» est la thématique portée à l'occasion de ce 21 septembre, Journée internationale de la paix. Comme l'a affirmé Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, en juin dernier, «l'urgence climatique mondiale menace la sécurité collective et la stabilité du monde». C'est pourquoi, à l'occasion de ce 21 septembre 2019, à l'initiative des près de cent organisations membres du collectif "En marche pour la paix", dont le PCF, et à l'appel de la Grève mondiale pour le Climat, de grands rassemblements convergents sont organisés dans de nombreuses villes en France. Fidèle à son engagement pour la paix et la solidarité internationale, le PCF appelle à participer et à contribuer au succès de ces marches pour la paix et pour le climat.

Réchauffement climatique, sécheresse, famines, catastrophes naturelles, épuisement des ressources naturelles: notre planète, la flore, la faune et les êtres humains de tous les continents souffrent comme jamais de l'exploitation à outrance des matières premières par les multinationales, de la course à la rentabilité des exploitations agricoles, de l'agressivité des accords de libre-échange, de la pollution des écosystèmes, des terres, des mers, de l'air! Autant de facteurs qui vont aggraver les tensions, les conflits, les risques de nouvelles guerres.
La civilisation humaine a pourtant les capacités intellectuelles et techniques de surmonter tous ces défis, mais il faut pour cela une volonté politique forte et une solidarité internationale, des coopérations renforcées, démocratiques et centrées sur les besoins humains, sociaux et écologiques.
Pour relever les défis climatiques et écologiques, celui du développement et du combat contre les inégalités et injustices sociales, le monde, chacun de nos pays a besoin d'envisager de nouveaux modes de production, de développement, de consommation.

Urgence pour le désarmement nucléaire et la paix
Les relations internationales sont soumises comme jamais aux rapports de domination économique et de conquête des marchés, aux chantages, aux menaces militaires et aux sanctions. L’OTAN est mise au service de cette logique d’exploitation et de mise en concurrence entre les peuples et participe activement à la relance de la course aux armements: en 2018, les ventes d’armes ont progressé pour attendre 1800 milliards de dollars et dont la moitié provient des seuls pays membres de l’OTAN!
Les perspectives pour 2019 et 2020 sont encore plus alarmantes après la fin du Traité sur les armes nucléaires intermédiaires (INF) entre les États-Unis et la Russie: L’annonce par les États-Unis de nouvelles armes nucléaires de moyenne portée, le développement de nouveaux types d’armes utilisant les drones ou les satellites et le renforcement général des capacités militaires dans le monde et le processus en cours en France visant au quasi doublement des crédits pour les armes nucléaires dans le cadre de la loi de programmation militaire en cours.
Faire reculer la guerre, agir pour la coopération entre les peuples et promouvoir un modèle de développement partagé et solidaire en utilisant autrement l’argent gaspillé dans la course aux armements, c’est aussi répondre à la crise climatique.

Urgence climatique et écologique
Les politiques libérales et de libre-échange ne sont pas compatibles avec la préservation des écosystèmes, la préservation des ressources, la profonde transformation des modes de production, d’échanges et de consommation qu’appelle l’urgence climatique. Ce que les sociétés humaines ont besoin, c'est d'abord de coopérations économiques et d'échanges commerciaux dont les finalités servent le développement économique, social et humain et non la finance. Le 4 novembre, le CETA passera devant le Sénat. La mobilisation du mois de juillet est parvenue à mettre ses partisans en difficulté, nous pouvons maintenant gagner la bataille et un vote de rejet du traité.

Urgence sociale
Les politiques austéritaires menées en France, en Europe et partout où règne le capitalisme mondialisé remettent en cause le pouvoir d’achat, les droits démocratiques et sociaux conquis, et les libertés. Tout de suite, il est possible de faire autrement: en récupérant l'argent versés aux actionnaires au détriment des salariés ou des investissements, en récupérant les sommes astronomiques planquées dans les paradis fiscaux et «optimisés» à bon frais, en privilégiant la rémunération du travail, l'investissement dans les services publics.
L’action pour la paix, l’action pour le climat, l’action pour la justice sociale sont indissociables. Elles sont l’affaire de toutes et de tous. Soyons nombreuses et nombreux à être présents et visibles samedi dans tous les rassemblements.
Secteur international du PCF

Pétition des locataires de la Cité Charles de Gaulle !


NOUS PUBLIONS LE TEXTE DE LA PETITION DES LOCATAIRES DE LA CITE CHARLES DE GAULLE ET LA REPONSE QUI LEUR A ETE ADRESSEE PAR SEINE-SAINT-DENIS HABITAT

LES CITOYENS DE SECONDE ZONE DE « CHARLES DE GAULLE»

Doivent-ils partir en CORSE pour vivre HEUREUX????


                 Monsieur Je Directeur,

Quid de la « réhabilitation » de notre Cité ? L’inquiétude grandit au sein de l'ensemble des locataires!!!
Silence assourdissant de la part des « intervenants " Eiffage et OPH de Romainvil1e" ou bien des informations inquiétantes , souvent
contradictoires !!! A quoi doit-on sattendre ?
UNE REUNION PARAIT SOUHAITABLE A LA RENTREE !!!! MERCI DE REPONDRE A NOTRE DEMANDE,


EXEMPLES:

*PLANNING ET DATES DES TRAVAUX:

-ravalement des immeubles (matière et couleur)
- fenêtres., électricité, portes palières
-installation des compteurs à gaz individuels
-nature des travaux des RDC au : 20,18. (Hauteur des plafonds, problème d'amiante??)
- identité des commerces .....
-date des travaux des ascenseurs (quelle organisation pour les locataires ?)



Mesdames et Messieurs les locataires de la Résidence Charles de Gaulle 14, 16, 18 et 20 route de Montreuil
93 ROMAINVILLE

Bobigny le 06 septembre 2019
Objet: Réponse à la lettre pétitionnaire du 4 septembre 2019


Madame, Monsieur;


Nous avons pris connaissances de la lettre pétitionnaire du 04 septembre 2019 et nous tenons à apporter les éléments de réponse.

Tout d'abord, nous sommes très surpris par la teneur de ce courrier. En effet, lors des journées portes ouvertes pendant lesquelles vous avez pu visiter le logement témoin les 14 et 15 mai 2019, l'architecte, l'entreprise, ainsi que les représentants de Seine Saint-Denis habitat ont longuement répondu à vos interrogations. Les détàils des interventions ont été affichés ainsi que le planning prévisionnel.

Le dépouillement du vote concernant le gaz s'est tenu le 24 mai 2019, et une lnfo-concertation a été déposée dans vos boîtes aux lettres début juillet 2019.

Les visites techniques des logements réalisées avec l'entreprise, l'architecte et un représentant de l'Office, ont eu lieu entre le 21 mai et le 5 juillet 2019.  Lors de ces rendez-vous, vous avez pu poser individuellement des questions. Les interventions à venir vous ont été, de nouveau, expliquées. Vous avez aussi fait des choix concernant les travaux « à la carte » proposés dans vos logements.

Nous vous confirmons par ailleurs, que !es travaux dans les logements débuteront courant septembre 2019 par le bâtiment 6, au 20 route de Montreuil, et se poursuivront par les immeubles suivants.

L'entreprise Eiffage prendra contact avec chaque loCataire, à l'avance, comme convenu lors des visites, afin de programmer les interventions à venir et Il vous sera diffusé un livret « réhabilitation » à ce moment-là.

Les travaux de désamiantage en cours à ce jour dans les immeubles 5 et 6 vont se poursuivre. En effet, ces travAux ont pris du retard en raison de plusieurs intrusions et vols de matériel.

En ce qui concerne la création des commerces, les travaux dépendent des interventions des concessionnaires qui accusent des retards. Une mise à jour du phasage et du planning est en cours. Nous vous informerons par la parution prochaine d"une info-concertation. Nous vous rappelons que le personnel de l'entreprise Eiffage est présent du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h au 2ème étage du 167 rue Jean Jaurès et qu'un cahier des charges est à votre disposition. Espérant avoir répondu à vos interrogations, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.

 Patrice ROQUES






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