LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 2 janvier 2019

« PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE » : LA CRAINTE D’UNE USINE À GAZ



Avec l’entrée en vigueur, hier, du nouveau mode de prélèvement de l’impôt sur le revenu, les syndicats craignent des dysfonctionnements et un afflux de demandes auxquels les agents ne pourront faire face dans les délais annoncés.
Le grand chamboule-tout a commencé. Depuis hier, salaires, pensions, allocations… seront rabotés en fonction du taux que l’administration fiscale a transmis aux 37 millions de foyers fiscaux concernés en avril et mai dernier. Le prélèvement à la source, déjà reporté une première fois, est désormais en marche. En marche forcée même. Et si le grand bug n’aura pas lieu, les agents des finances publiques « mal préparés », « peu entendus » s’attendent à une ruée massive vers les centres des impôts. Des formations sont encore programmées le 7 janvier pour les agents d’accueil, note ainsi la CGT, dans son communiqué. « Le climat n’est pas serein. Les collègues sont stressés », confie Anne Guyot Welke, de Solidaires finances publiques. « Le moindre imprévu peut provoquer des mises en danger des collègues », ajoute Helène Guerra, de la CGT. Avec 2 130 postes supprimés en 2019 qui s’ajoutent à plus de 30 000 en vingt ans, les syndicats craignent de ne pas être en mesure de répondre.
Les problèmes risquent de se poser dès aujourd’hui, puis, le 9 janvier, lorsque les premiers prélèvements auront lieu sur les retraites de base et complémentaires, et aussi sur les allocations chômage. D’autant que les contribuables dont la situation familiale a depuis changé ou qui souhaitent moduler leur taux en fonction d’une évolution de revenus peuvent le faire à partir du 2 janvier sur Internet ou en se rendant à leur centre de finances publiques. Des modifications qui ne seront prises en compte qu’avec un délai par les entreprises.
Viendra ensuite le tour de ceux bénéficiant de crédits et réductions d’impôts pour l’emploi d’un salarié à domicile, les gardes d’enfant, les dépenses de dépendance, l’investissement locatif, les dons aux œuvres et les cotisations syndicales. Ces derniers devraient recevoir mi-janvier un acompte de 60 %. À condition qu’ils les aient bien préalablement déclarés sur leurs revenus de 2017. Le solde sera ensuite versé en septembre 2019, après la déclaration de revenus de 2018 effectuée en avril ou juin 2019. Enfin, ce sera au tour des salariés d’être prélevés directement par l’employeur et de voir apparaître la mensualisation de son impôt sur le revenu sur la fiche de paie au même titre que les cotisations sociales.
Les contribuables devront malgré tout continuer de déclarer
Bref, la simplicité la plus totale. D’autant que le prélèvement à la source ne signifie pas la fin des démarches administratives. Les contribuables devront ainsi continuer de déclarer, chaque année, au printemps, leurs revenus à l’administration. Cette démarche permettra d’actualiser le taux de prélèvement, mais aussi d’intégrer les crédits d’impôt et revenus exceptionnels, pour que le fisc puisse rembourser les « trop-perçus » ou réclamer les impôts manquants.
Même si, pour le ministre des Comptes publics, le prélèvement à la source « n’est rien d’extraordinaire, juste une ligne de plus sur le bulletin de paie comme les cotisations sociales – et les entreprises collectent déjà la CSG ou la TVA ». Gérald Darmanin assurant que, depuis trois mois, « l’application du taux de prélèvement à la source a été testée sur 8 millions de bulletins de salaire, sans bug ».
Une communication « hors-sol » qui agace les syndicats. Des bugs, « il y en aura et ils ne seront pas corrigés en temps et en heure », assure Hélène Fauvel, du syndicat FO, contrairement à ce que promet le ministre des Comptes publics, qui évoque un délai de deux mois pour régulariser les situations de trop-perçu en cas d’erreur dans le taux appliqué. « Lors du premier prélèvement à la source, les contribuables vont devoir faire attention à ce que ce soit le bon taux d’imposition qui soit prélevé. Il n’est pas impossible qu’il y ait des erreurs », pointe Alexandre Derigny, secrétaire général de la CGT finances publiques, qui invite les contribuables à bien vérifier leurs bulletins de pension et fiches de paie. Lui non plus ne juge pas « plausible » le délai de régularisation promis par le gouvernement. « L’État a amputé trop d’emplois pour que nous puissions répondre correctement aux sollicitations. Mais il y a aussi des raisons techniques : il y a des évolutions dont on ne peut préjuger six mois à l’avance. La vie privée est aujourd’hui moins stable qu’avant : les séparations et les familles recomposées sont plus courantes. Les carrières professionnelles sont moins linéaires : il faut que le contribuable signale et vérifie bien tout changement au quotidien », souligne le syndicaliste CGT.
D’autant que les dernières mesures annoncées par le président de la République pour tenter d’éteindre l’incendie social, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, devraient rajouter à la complexité de ce qui ressemble déjà fortement à une usine à gaz. La DGFIP (Direction générale des finances publiques) assure s’être mise en ordre de bataille. La consigne a ainsi été donnée aux agents de ne pas prendre de congés début 2019. « Il faut que tout le monde soit sur le pont à ce moment-là », assume la DGFIP. Cinquante-six CDD vont également être embauchés, formés et déployés sur le terrain, avant la fin de l’année, pour faire face à l’afflux de demandes des contribuables. « Mais le recours à des contractuels qui sont embauchés pour trois mois sur une plateforme téléphonique ne va pas suffire », souligne Alexandre Derigny, qui redoute que les problèmes rencontrés par les usagers et leurs sollicitations des agents du Trésor public ne soient pas que temporaires.
Autre source d’inquiétude pour les syndicats : l’utilisation des informations fiscales désormais collectées et transmises par les employeurs. « Même si ceux-ci n’ont pas accès aux autres éléments de rémunération de leurs employés, s’ils voient que le taux appliqué à un salarié est supérieur à ce qu’il devrait être en ne tenant compte que du salaire, ils pourront en déduire que celui-ci a des revenus annexes importants. Et cela peut jouer dans la négociation d’une augmentation individuelle, par exemple », explique Alexandre Derigny. Pour remédier à cela, les salariés ont certes la possibilité de demander un prélèvement à taux neutre, pour que leur employeur n’ait pas connaissance de ce taux, ou à une individualisation des impôts pour que la rémunération du conjoint ne rentre pas en ligne de compte, mais la CGT estime que ces possibilités n’ont pas été suffisamment publicisées ni expliquées à l’ensemble des contribuables.
Mais peu importe. Car, pour le gouvernement, l’impératif est budgétaire. Il s’agit, en effet, avec cette réforme d’obtenir des recettes supplémentaires pour l’année 2019. Selon la CGT, le prélèvement à la source permettra de récolter un milliard de recettes fiscales supplémentaires en 2019 « liées au fait que les revenus augmentent d’une année sur l’autre et parce que les changements de situation personnelle ne seront pas tous signalés à la DGFIP ». Un gain qui pourrait pourtant basculer en perte dès l’an prochain. Car si le gouvernement espère faire passer de 98 % à 99 % le taux de recouvrement, les syndicats font part de « fortes inquiétudes sur les recettes », estimant que le taux de collecte sera plus proche de celui de la TVA à 70 %.
Le risque pour le gouvernement est avant tout politique.
La Cour des comptes a, de son côté, estimé cet été que la bascule vers le prélèvement à la source pouvait créer un risque de 2 milliards d’euros pour les caisses de l’État. Une incertitude relativisée par les magistrats financiers, qui estiment que le nouveau dispositif pourrait aussi profiter aux finances publiques… Mais le risque pour le gouvernement est avant tout politique. En plein mouvement des gilets jaunes, le choc psychologique sur les contribuables français concernés pourrait raviver la colère contre l’injustice fiscale.

mardi 1 janvier 2019

« NOS VŒUX », L’ÉDITORIAL DE PATRICK LE HYARIC DANS L’HUMANITÉ DE DEMAIN, MERCREDI 2 JANVIER !




À chacune et chacun d’entre vous, nous présentons nos meilleurs vœux de santé, de réussite et de bonheur pour l’année nouvelle qui commence.
Le monde plus juste et plus solidaire, plus humain, plus fraternel, dans la paix auquel nous aspirons est entravé par ce vieux système capitaliste qui organise l’accaparement des richesses et des pouvoirs entre les mains d’une infime minorité. M. Macron a confirmé avec aplomb ce cap lors de ses vœux. Or, c’est ce qui est fondamentalement contesté dans des mouvements planétaires progressistes, comme celui des femmes pour leur émancipation, des défenseurs du climat, des pacifistes qui combattent la course aux armements et pour la sécurité internationale et la paix, de ceux qui organisent la protection et l’accueil des réfugiés, et de tous ceux qui, dans les entreprises, comme le font les gilets jaunes, réclament une autre répartition des richesses et une autre manière de les produire.

Les combats multiformes pour la justice sociale, la justice environnementale, pour une nouvelle démocratie et la paix fusionnent au service de l’intérêt général humain. Depuis des mois, des salariés comme des retraités, des créateurs comme des jeunes font craquer l’absurde et inefficace carcan de l’austérité imposé au nom d’une dette que les possédants organisent eux-mêmes en pompant à leur bénéfice les caisses publiques. L’Union européenne en a été le garant contre les peuples. La révolutionner pour un nouveau projet d’union des peuples européens et des nations associés, libres et solidaires devient un objectif décisif pour affronter les défis humains et environnementaux. Ce devrait être l’objet du débat public, dans la perspective de l’élection des députés au Parlement européen dans quelques mois. Refuser ce dépassement de la construction européenne actuelle, c’est laisser libre cours aux forces d’extrême droite qui s’installent dans toute l’Europe. C’est se soumettre encore plus à la dictature de la finance et des grands groupes nord-américains qui pillent le travail et la création.
Au-delà de ce que l’on qualifie de « mouvements sociaux ou citoyens », c’est la nature même du système politique et économique qui est fondamentalement remise en cause désormais. L’Humanité, qui porte ces combats, comme en témoigne la campagne des « cahiers de la colère et de l’espoir », éclaire les nouveaux enjeux contemporains, aide par des débats à enrichir la pensée, est dans ce contexte nouveau encore plus utile. Encore faut-il que notre groupe dépasse les terribles difficultés qui l’assaillent. Nous voulons sincèrement remercier celles et ceux qui participent à la campagne de dons et de souscription. L’augmentation de nos prix de vente est une contrainte. L’obstacle que nous avons à surmonter d’ici au mois de mars est si important que nous allons devoir redoubler d’efforts pour sauver l’Humanité et sa Fête et les placer sous protection populaire. La France sans l’Humanité perdrait une partie d’elle-même. Les mouvements populaires et progressistes sans nos journaux seraient gravement amputés. L’existence de l’Humanité est un enjeu démocratique de la plus haute importance pour que ne s’étiolent pas plus le pluralisme et les libertés, afin de lutter contre la naissance de monstres qui ruineront tout principe démocratique. Tous les démocrates, tous les républicains sont concernés par cette bataille que nous livrons.
Ensemble, faisons en sorte que 2019 soit une bonne année !

« LA FRANCE » DE JEAN FERRAT FÊTE SES 50 ANS EN 2019



                            
Ma France" reste, dans nos mémoires, comme une des plus belles chansons de Jean Ferrat : une véritable déclaration d'amour à la France et au peuple qui a fait son histoire...
La France personnifiée, humanisée devient sous la plume de Jean Ferrat l'image d'une femme aimée à qui on dédie une chanson.
Le poète s'adresse à elle comme à une maîtresse, ce que suggère bien l'apostrophe réitérée : "Ma France"... Il alterne la première et la deuxième personne, instaurant un dialogue avec elle.
Dès la première strophe, il évoque des paysages variés pour la décrire : "De plaines en forêts de vallons en collines...", puis des saisons distinctes " du printemps à tes mortes saisons..." comme pour mieux en souligner toutes les beautés si bien que le poète ne peut que prolonger indéfiniment son éloge.
Puis, il égrène quelques régions qui lui sont chères et en fait des esquisses emplies de poésie : 
"Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche..."
Des images qui restituent des ambiances, des paysages dans leur simplicité et leur vérité... Ferrat décrit la France, comme le ferait un peintre, avec des couleurs, des formes...Mieux que personne
Et la chanson n'est pas seulement une déclaration d'amour à un pays, elle est aussi un texte engagé qui souligne une soif de liberté et de justice inextinguible...
 « Cet air de liberté » qui caractérise la France, qui a fait sa réputation "au-delà des frontières" et qui nous vient de la Révolution est bien ancré dans l'histoire.
Puis, le poète égrène tous ceux qui ont construit cette France dans une énumération qui mêle hommes illustres et anonymes : "le vieil Hugo tonnant de son exil", "des enfants de cinq ans travaillant dans les mines", des ouvriers représentés par des "mains qui ont construit des usines...", la France fusillée lors de la Commune…
Puis, des artistes engagés sont convoqués, "Picasso, Eluard" qui ont lutté pour la paix, et qui ont dénoncé les horreurs de la guerre.
Leur message se perpétue pour dire qu'il est "temps que le malheur succombe".
Et toutes les voix de ceux qui font la France sont associées en une seule, comme pour former une belle harmonie et une belle unité... une voix vouée aux sacrifices, aux "fosses communes" : le poète dénonce les gouvernants, ceux pour qui souffrent les travailleurs, en les interpellant, avec l'emploi de l'adjectif possessif de la deuxième personne "vos crimes, vos erreurs..."
Ferrat rend hommage aux travailleurs, au petit peuple, à cette France "qui ne possède en or que ses nuits blanches…Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien..."
Une France dont Ferrat nous fait percevoir tout le labeur, avec pour seul trésor "ses nuits blanches". L'association du mot "or" avec l'expression "nuits blanches" restitue toute la valeur du travail fourni par les plus humbles.
Le peuple est ainsi magnifié dans cette lutte quotidienne qu'il mène pour faire vivre le pays...
Une lutte pour travailler, une lutte, aussi, pour dénoncer les injustices symbolisées par "l'affiche qu'on colle au mur du lendemain." « Au journal que l’on vend un matin du dimanche »
Et Ferrat évoque cette France qui se révolte dans cette expression bâtie sur une antithèse frappante de verbes de mouvement : "qu'elle monte des mines, descende des collines."
Le poète s'associe à cette France, avec ces mots : "celle qui chante en moi", soulignant ainsi sa complicité et sa solidarité.
Désignée par les adjectifs "la belle, la rebelle", la France est de nouveau, magnifiée et valorisée, dans ses révoltes mêmes.
"Celle qui tient l'avenir serré dans ses mains fines", à nouveau personnifiée, la France des travailleurs mérite d'être célébrée.
Et dans le dernier vers, le poète évoque d'autres mouvements populaires célèbres dans cette expression : "Trente-six, soixante-huit chandelles".
La mélodie qui alterne douceur et force traduit à la fois tendresse et révolte.
Bel hymne à la liberté, cette ode à la France, à ses travailleurs, ses artistes traduit l'attachement du poète à ce pays si riche d'histoire, de révoltes, de luttes...
L'artiste censuré
La diffusion de sa chanson Nuit et brouillard est « déconseillée » par le directeur de l'ORTF, mais le public suit, et l'album Nuit et brouillard obtient le prix de l'Académie Charles-Cros.
À la sortie en 1965 de l'album Potemkine, les problèmes de censure recommencent de plus belle. Georges Coulonges, le parolier de la chanson-titre a pourtant pris des gants, il écrit « M'en voudrez-vous beaucoup… ».
En 1966, il est interdit de petit écran, sous le prétexte de sa candidature sur la liste PCF aux élections municipales d'Antraigues (Ardèche).
Les déboires de Jean Ferrat se poursuivent en 1969 avec la sortie de l'album Ma France, dont la chanson éponyme est interdite d'antenne, provoquant son boycott des plateaux de télévision. Jean Ferrat n'y retourne qu'en 1970 et doit patienter un an de plus pour voir la censure brisée par Yves Mourousi, qui diffuse en 1971 un extrait de Ma France!!


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VŒUX : MACRON, DROIT DANS SES BOTTES


Incarnation du capitalisme mondialisé et de la casse sociale, E. macron n'a pourtant pas hésité lors de ses vœux à dénoncer un «capitalisme ultralibéral et financier qui va vers sa fin» en même temps qu'il annonçait ne pas bouger d'un iota sur les réformes qu'il souhaitait mener à bout en 2019 : celle de l'assurance-chômage « pour inciter davantage à reprendre le travail », celle de la fonction publique « pour la rendre plus efficace », et enfin celle du système de retraite.
Le temps de la (fausse ?) contrition est terminé. Emmanuel Macron est apparu debout, conquérant, déroulant un discours mêlant défense de sa politique, s'auto-congratulant quant aux réformes de la SNCF et du code du travail et annonçant la poursuite de la réduction des dépenses publiques, fermeté face à la "violence"...
"Nous avons vécu de grands déchirements et une colère a éclaté, qui venait de loin", a reconnu Emmanuel Macron, sans jamais citer le nom des "gilets jaunes". Et le chef de l'Etat de citer les différentes formes de cette colère : "Colère contre les injustices, contre le cours d'une mondialisation parfois incompréhensible, colère contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance, colère aussi contre des changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens". 
Mais au lieu d'un infléchissement de sa politique pour répondre à cette colère, le président français a poursuivi en annonçant  sa fermeté concernant les débordements et les heurts qui ont eu cours ces dernières semaines. Prétextant que  "nous vivons libres dans notre pays" et que "cette liberté" requiert un "ordre républicain" qui "sera assuré sans complaisance", il a ciblé ceux qui "prennent pour prétexte de parler au nom du peuple" mais qui ne sont "que les porte-voix d'une foule haineuse" et qui "s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels". Par sûr que ceux qui manifestent depuis des semaines pour pouvoir boucler leur fin de mois apprécient.
Le président de la République n'entend pas changer de ligne. Face aux "bouleversements" qui traversent le monde, la France a "une place, un rôle à jouer, une vision à proposer" a – t – il  affirmé, promettant de "remettre l'homme au cœur du projet contemporain : c'est la ligne que je trace depuis le premier jour de mon mandat et que j'entends poursuivre". On se pince !

Sur le plan international, à cinq mois des élections européennes, le chef de l'Etat a une nouvelle fois livré un plaidoyer en faveur d'une refonte de l'Europe à l'heure où "montent les partis extrémistes" et les "égoïsmes nationaux". Quelques heures plus tôt, dans un tweet de l'association SOS Méditerranée écrivait " Alors que les 310 personnes à bord de l' #OpenArms a enfin atteint Espagne, les 33 survivants à bord de l' #SeaWatch3 ont été laissés en mer pendant 7 jours maintenant, en hiver, sans une solution de débarquement. Les États de l'UE doivent respecter les conventions maritimes et convenir d'urgence d'un lieu de sécurité"

A la fin de son discours, Emmanuel Macron a assuré qu'il était "au travail, fier de notre pays, fier de tous les Français, déterminé à mener tous les combats présents et à venir". "Je crois en nous" a – t – il conclu. Au regard de sa cote de popularité, ce n'est plus le cas des Français !





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