LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 12 novembre 2015

Se loger : un droit pour tous !


► La France connaît une très grave crise du logement : près de 4 millions de mal-logés et plus de 100.000 personnes sont à la rue. On compte plus d'1,8 million de demandeurs de logement social. Même ceux qui souhaitaient accéder à la propriété ne le peuvent plus compte tenu de la spéculation immobilière et des prix du foncier.
► Se loger est devenu un luxe, la principale charge dans le budget des ménages. Pour certains d'entre eux, le logement représente plus de 50 % des dépenses dans un contexte de stagnation des salaires.
► La politique menée par le gouvernement aggrave encore cette situation : par exemple avec la quasi disparition des aides publiques à la construction de logements sociaux. Par ailleurs le basculement de nombreuses villes à droite en 2014 a mis un coup d'arrêt terrible à la construction de logements publics.
► L'accès à un logement de qualité est un droit. Les régions sont des acteurs importants qui peuvent le faire progresser. En aidant les Maires bâtisseurs, en oeuvrant pour l'interdiction des expulsions locatives sans relogement ou encore par l'encadrement des loyers en zone tendue, et en cessant toute aide aux communes qui ne respectent pas la Loi SRU.
 
Le logement est une source de spéculation et d'enrichissement considérable pour quelques uns, mais un problème au quotidien pour des millions de personnes mal-logées, et une charge très lourde dans le budget d'une majorité de familles. C'est aussi une source de relégation des plus modestes loin des centres urbains. Cette situation est le produit des politiques menées en France, ces trente dernières années. Elle ont principalement consisté en une multiplication de niches fiscales au détriment des aides à la construction de logements sociaux, de logements pour tous.
Le gouvernement actuel poursuit cette politique inefficace et anti-sociale, qui creuse les inégalités, favorise les ghettos et ne permet pas de répondre aux besoins. Deux exemples dans le budget 2016 : les aides dites « à la pierre » c'est à dire les aides versées par l’État à la construction de logement sociaux passe de 400 à 250 millions ! Le budget 2016 prévoit également la baisse des aides personnalisées au logement (APL) pour 500.000 bénéficiaires, notamment les jeunes salariés qui viennent de trouver un emploi !
Il faut un autre cap. Le Front de gauche est favorable à la constitution d'un grand service public national du logement qui est l'un des enjeux principaux de la lutte contre l’exclusion, mais aussi un outil pour permettre à toutes les familles de se loger.

Nous défendons notamment :

► la réorientation de l'argent vers la construction socialement utile. Nous proposons la suppression des niches fiscales logement dont la niche « Pinel » et l'affectation de ce budget dans les aides à la pierre. Le 1 % Logement, taxe payée par les employeurs, sera effectivement porté à 1 % et consacrée à la construction de logement publics pour les salariés ;
► L'aide aux locataires par la revalorisation des APL et l'interdiction des expulsions locatives sans relogement.
► Une réelle mixité sociale dans les quartiers, pour briser les ghettos, notamment par l''augmentation du plafond pour accéder au logement public.
Nous pensons que les Régions peuvent être des points d’appuis pour faire respecter le droit au logement.
Dans notre région :
► nous faciliterons la réquisition des logements/bureaux vacants et nous augmenterons la taxe sur les logements vacants ;
► nous accompagnerons les Maires bâtisseurs qui oeuvrent pour respecter la Loi SRU (obligation de respecter un seuil de 25 % de logement social sur la commune), notamment en créant ou en dotant l'établissement public foncier de moyens nécessaires. Nous pénaliserons ceux qui ne la respectent pas en leur supprimant les subventions régionales ;
► nous encouragerons les villes qui s'engagent dans des réhabilitations de l'habitat dégradé et énergivores, notamment pour développer l'offre de logement public de qualité, et celles qui utilisent le droit de préemption pour lutter contre la spéculation foncière et immobilière. Ces politiques seront d'ailleurs pourvoyeuses d'emplois dans le bâtiment, un secteur non délocalisable ;
► nous agirons pour imposer un moratoire sur les loyers dans le secteur public et nous mettrons en place l'encadrement des loyers en zone tendue ;
► nous interdirons les expulsions locatives sans solution de relogement des familles.

mardi 3 novembre 2015

Elles, ils appellent à voter pour la liste du Front de gauche en Île de France : " Nos vies d'abord " !



ELLES, ILS APPELLENT À SOUTENIR LA LISTE DU FRONT DE GAUCHE CONDUITE PAR PIERRE LAURENT ET CLÉMENTINE AUTAIN EN SEINE-SAINT-DENIS ET SUR LAQUELLE FIGURE BRIGITTE MORANNE, CONSEILLÈRE MUNICIPALE, INFIRMIÈRE À L’HÔPITAL ANDRÉ GRÉGOIRE !

« Nous sommes nombreux  à subir une politique d’austérité frappant les plus faibles alors que les riches sont toujours plus puissants. Nous sommes nombreux à être confrontés à des services publics qui ne peuvent plus répondre à nos besoins tellement ils sont malmenés par des politiques d’austérité. Nous sommes toujours plus entourés d’un climat de racisme et de xénophobie inconnu auparavant. Même notre avenir sur cette planète est incertain face au dérèglement climatique consécutif à une crise écologique. Mais  nous ne nous résignons pas !

Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 doivent permettre de construire une nouvelle dynamique de rassemblement, pour construire une nouvelle majorité de gauche, capable d’apporter des réponses à ces enjeux, mettant nos vies au cœur du projet régional, inscrite dans une démarche permanente de construction avec les citoyens.

Pour cela, nous appelons à voter pour la liste citoyenne, conduite par Pierre LAURENT, Clémentine AUTAIN et Éric COQUEREL, sur laquelle figure Brigitte MORANNE, conseillère municipale, rassemblant, dans la diversité de leurs opinions, des hommes et des femmes engagés et unis autour des valeurs de fraternité, d’égalité, de solidarité et de laïcité, pour une région qui met l’économie au service du développement humain, de l’avenir de notre planète et qui tourne le dos aux politiques d’austérité.


Sofia DAUVERGNE- Fernande BARBIN- Jean-Claude BARBIN- Jean-Paul BALDENWECK- Évelyne BARRAUD- Patrick BRETON- Didier BROCHE- Nadège BUSSARD- Corinne BUZON- Agnès CARRION- Miguel CARRION- Claudie CATEL-BRETON- Christiane CHASSELOUP- Gérard CHASSELOUP- Frédéric CHATEAUNEU- Bernard CHÉRUBIN- Robert CLEMENT- Pascal CLÉMENT- Marie Lise DESCAMPS- Lionel DESCAMPS- Jean-Luc DODEMAND- Marie-Ange ELDAMSHITY- Martine FÈVRE- Christiane FRÈRE- Ghislaine GIACALONE- François GIACALONE- Alfred GOTTI- Jean GOVEHOVITCH- Chantal GUYARD- Alain HERRERO- Claude JUMELLE François LECORNEC- Patrice LEMERET- Lise LEMERET- Grégory LEMERET- Nicole LÉONET- Françoise MANAS- Jean-Pierre MARSON- Françoise MONFOUGA- Brigitte MORANNE- Didier MORANNE- Annette MOREAU- Maurice MOREAU- Anne MORICE- Franck MUSY- Laurent PAGNIER- Dominique PIGUET- Robert PRAUD- Luc PRUNELLE- Laure RÉGUIG- Bernard REJANE- Annie SAADA- Maurice SEBBAH- Denise SCHOLL- Paulette SIMON- Gaston SIRIEX- Pascal SCHTEYER- Patrick TROUBAT- Lionel VAILLANT- Cathy VAN BALLAER- Michel VISBEC

mardi 27 octobre 2015

Romainville : La grande braderie



NOUS PUBLIONS LE TEXTE QUE NOUS A ADRESSE FRANCOIS ANDRE

" L’Etat ayant mesuré le déficit de logements en France (dans notre pays il y aurait 1.000.000 de demandes non satisfaites, dont 1/3 pour la Région Parisienne), a pris un certain nombre de dispositions pour relancer le secteur du bâtiment. Notre ville profite au maximum de cette aubaine pour bétonner tout azimut. L’objectif non avoué de notre Maire est selon moi de se retrouver à la tête d’une ville de 30.000 habitants, ce qui lui ouvrirait bien des portes. Romainville se prête parfaitement à cet exercice ; nous serons desservis par le métro en 2019 (non, maintenant c’est pour 2022 au mieux), le tramway arrivera bien un jour à monter la côte de la Vierge, et la base de loisirs de 67 hectares (non, le bois urbain, sera rendu accessible au public sur 7 hectares dans 3 ans minimum). Belles perspectives annoncées pour attirer les investisseurs !

La méthode utilisée: Après une très ample concertation sur l’urbanisation de notre village. Ne prenez pas cela pour de l’humour, la concertation existe bien après que les projets aient été élaborés dans le plus grand secret !.... La première chose à faire est de trouver des terrains. Pour trouver des promoteurs, ce n’est pas un problème ! Des terrains constructibles, il en existe, cependant s’ils sont privés, les démarches pour les acquérir sont longues. Alors que fait-on ? On BRADE le patrimoine des Romainvillois.

Un petit tour de ville :
- Boulevard Paul Vaillant Couturier : Deux immeubles incluant Monoprix au RDC, ont été Construits sur les terrains de la ville (gymnase et groupe scolaire). En face, l’opération a pris la place des ateliers municipaux et du square.
- L’opération de la place du marché est implantée en lieu et place de la bibliothèque, de l’ex siège de l’OPHLM (locaux en suite occupés par l’OMS), d’un square (à Romainville les squares deviennent indésirables), de la salle Jean Lurçat et d’une partie d’un bâtiment de l’OPHLM.
- Rue Jean Jaurès, c’est le terrain des boulistes qui a été cédé.
- Rue Jean Jaurès encore (ça c’est nouveau), c’est le centre de loisirs Croizat qui est livré aux promoteurs.
- Rue de la République après la poste sur un espace public qui n’a jamais été entretenu : Un petit immeuble tout biscornu du fait de l’exiguïté du terrain a vu le jour.
- Rue de la République, face à la poste, c’est un terrain acquis par la ville pour en faire un parking. Après que le PLU ait été modifié pour construire plus haut, un permis a été accordé.
- Rue de la République encore, au droit de la cité Cachin, un permis pour des immeubles sur des terrains communaux : Un square, l’ancienne station-service, la maison des jeunes.

Cette énumération est probablement incomplète. Allez encore un petit sujet ! En bout de l’Avenue Stalingrad, un dépôt de la ville s’est transformé en propriété privée, un pavillon.
Un autre sujet mérite d’être évoqué, il concerne les opérations qui démarrent sur les talus de l’autoroute A3. Tous les anciens Romainvillois se souviennent des combats menés par les précédentes municipalités afin que cette tranchée qui coupe notre village en deux soit couverte. Les travaux ont eu lieu. Pour certains, il y eut de la déception, ils rêvaient d’un ouvrage beaucoup plus conséquent puisque la promesse mentionnait sans la délimiter la couverture de l’autoroute. Reconnaissons tout de même que ce qui a été réalisé est un plus pour l’environnement du secteur.

L’Etat mettait la dalle à disposition de la ville, charge à elle de l’aménager. Celle-ci nous a fait miroiter des espaces de plein air accessibles à tous. Comme vous l’avez constaté aucun équipement hors d’horribles clôtures n’ont vu le jour. Pourquoi ? Simplement parce que la Ville attendait que l’Etat lui cède à bas prix, l’emprise des talus.
Cette situation a été débloquée du fait de l’intervention d’un organisme public, la CNAUF Commission Nationale de l’Aménagement et de l’Urbanisme et du Foncier. Les terrains ont été cédés par l’Etat à la Ville, en prenant un taux de décote de 60%, par rapport à l’estimation de cet espace foncier. Cette « faveur » est assortie de conditions et impose un certain nombre de logements sociaux (de quoi calmer l’ardeur des promoteurs).

A ce jour, sur ce projet, comme sur la plupart, tout n’est pas dit. Que va devenir la dalle inconstructible ? Sera-t-elle accessible au public ? Où vont se situer les logements sociaux ? À proximité des ponts, là où ça ronfle le plus ? Comment vont être financés les équipements publics nécessaires puisque la cession des terrains par l’Etat, compte tenu de la décote, dégage ce dernier de toute participation financière à ces équipements ? Notons au passage que ce projet intègre lui aussi des terrains qui étaient propriété de la Ville.

Où nous conduit cet emballement ? A entamer sérieusement notre patrimoine, mais de plus sans résultats bénéfiques. Construire pour loger ceux qui en ont besoin est nécessaire, c’est un acte citoyen, mais encore faudrait-il le faire avec discernement. A ce jour les investisseurs constatent un effondrement du prix de l’immobilier neuf à Romainville : Pour un studio- 16.97% en un mois, -18.93 % en six mois. Pour un 2 pièces – 6.47% en un mois, - 11.74% en six mois. Pour un 3 pièces – 3.72% en un mois, -2.63% en six mois*. Si vous considérez que ces chiffres sont de bonne augure, dites- vous bien que ce qui se bâtit à Romainville, ne correspond pas aux besoins de la population Francilienne.

Continuez Madame le Maire, vous êtes sur la bonne voie, surtout ne perdez pas de temps, car bientôt l’instruction des permis de construire sera transférée à Est Ensemble "!
*Sources : Site de l’immobilier neuf : infos.trouver-un-logement-neuf. com.

François ANDRE Octobre 2015

samedi 24 octobre 2015

" ENSEULS CONTINUONS (" À propos de la "Grand-Place - Disney Land") !



Peut-être avez-vous aperçu un tag dessiné sur la palissade derrière laquelle s’édifient les immenses immeubles de la future place du marché (encore visible aujourd’hui)
Que dit-il : « Enseuls continuons ». À première vue on pourrait y voir un barbarisme…
Mais regardons çà d’un peu plus près, au risque de trahir l’auteur. Il y a peu de risque car le message est clair : « SEULS, sans l’avis de nos concitoyens, nous continuons à bétonner la ville… »

Et ce tag continue à nous parler aujourd’hui :
« Seuls et de plus en plus seuls, nous continuons à chasser les pauvres de la ville ».
Mais cette fois-ci pas tout à fait seuls…avec l’aide des gendarmes mobiles !

Merci et bravo pour cet humour qui est bien dans l’esprit de la philosophe Cynthia Fleury qui pense avec Tzvetan Todorov que « la gaieté et l’humour constituent un climat intellectuel plus tonique que l’emphase larmoyante… » (voir « l’Humanité » du 25/O9)

Mais au fait cet « Enseuls continuons » pourrait bien être, aussi, le mot d’ordre de notre gouvernement.


UN ROMAINVILLOIS QUI LIT « L’HUMANITÉ » QUI RESTE UN PUISSANT ANTIDOTE CONTRE LES MÉFAITS DU CAPITALISME

samedi 17 octobre 2015

Article lu dans " le Monde " : À Romainville, mobilisation des habitants pour une famille nombreuse à la rue


Il y a de la colère, à la résidence Gagarine de Romainville (Seine-Saint-Denis). Malgré le froid précoce et la nuit tombée, jeudi 15 octobre, une centaine d’habitants s’étaient réunis au pied du Spoutnik, la sculpture à l’entrée de la cité. Ils étaient venus soutenir la famille Diassiguy, d’origine sénégalaise, violemment expulsée trois jours avant, et qui se retrouve à la rue avec neuf de ses quatorze enfants. A 9 heures, mardi 13 octobre, policiers et gardes mobiles cernaient le bâtiment J mais se heurtaient à des voisins accourus pour empêcher l’expulsion. « Une famille qui est là depuis vingt-cinq ans… On se connaît tous dans cette cité où il fait bon vivre. Mais les expulsions se succèdent, alors on essaie de les empêcher », raconte Mohamed Boughanmi, vice-président de l’association de quartier Spoutnik, affiliée à Droit au logement et qui a grandi là.


A l’approche de la trêve hivernale, qui débute le 1er novembre et interdit toute exécution d’expulsion jusqu’au 31 mars, le bailleur multiplie les évacuations manu militari. M. Boughanmi a d’ailleurs, en s’interposant mardi, pris un coup de matraque sur la main ce qui lui vaut une fracture à deux doigts et quinze jours d’incapacité de travail, très gênante pour cet autoentrepreneur en réparation de matériel de restauration. Accusé d’avoir blessé un policier, ce qui s’est révélé inexact par la suite, il avait été menotté et placé en garde à vue une dizaine d’heures, puis relâché sans aucune poursuite.
Romainville Habitat, le bailleur, avait engagé la procédure à l’encontre de la famille Diassiguy dès juillet 2013, avec un premier commandement de payer. A l’époque, la dette locative de 4 853 euros paraissait encore remboursable par la famille mais la Caisse d’allocations familiales (CAF), en suspendant le versement des aides au logement du fait des impayés, l’a fait rapidement enfler, le reste à charge mensuel pour la famille étant passé de 40 à 650 euros par mois. Le 27 novembre 2014, le tribunal d’instance de Bobigny prononçait la résiliation du bail, condamnait les parents à payer 6 285 euros et à quitter les lieux. Alertée, toute la famille s’est mobilisée et a tenté de combler le retard de paiement.

« Cette solidarité fait chaud au cœur »

Si un des enfants n’a pas suivi le droit chemin, quatre autres, devenus adultes, ont pris leur autonomie, travaillent et réussissent : Aissatou, 22 ans, est vendeuse dans un commerce à Créteil, Mama, technicienne à la CAF, Mariama en quatrième année de droit à Nanterre, se dirige vers une carrière d’avocate en droit social, et Moktar travaille dans la finance. En mars, ils obtiennent de la justice un sursis pour quitter les lieux au 30 septembre, mais l’office HLM se montre intraitable et refuse tout protocole d’accord qui aurait permis la reprise du versement des aides au logement. Pourtant, en cumulant les efforts de remboursement des impayés de la famille avec les arriérés d’allocations qu’aurait versé la CAF, la dette aurait facilement était éteinte.
« Depuis dix ans, la famille Diassiguy paie très irrégulièrement sa quittance malgré de multiples plans d’apurement et un accompagnement social, se défend la présidente de l’office, Asma Gasri, ajointe de Corinne Valls, maire (PS) de Romainville. Il y a une question d’équité vis-à-vis des autres locataires qui font des efforts : 1 000 de nos 35 000 locataires ont des retards et nous accordons habituellement des délais. Mais là ce n’est plus possible », estime- t-elle. Le bailleur argue aussi de troubles de voisinage qui sont pourtant loin d’être démontrés. L’appartement est en mauvais état et surpeuplé, mais la dizaine de locataires interrogés par un huissier dépêché par l’office témoigne de l’absence de nuisance de la famille à l’exception des enfants qui courent dans les étages.
Jeudi, la mobilisation du quartier était impressionnante : des professeurs et le principal du collège voisin ont manifesté leur soutien, des voisins ont recueilli les enfants, une pétition de 60 signataires réclame leur réintégration. « Cette solidarité fait chaud au cœur », souriait Mariama, la future avocate, suspendue à son portable pour appeler le 115 et trouver une solution : peut-être des nuits d’hôtel... payées au prix fort par l’Etat.


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