LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 17 septembre 2015

" Le patrimoine du 21ème siècle, une histoire d'avenir ? (Un écrit d'un lecteur de ce blog)


NOUS PUBLIONS CET ECRIT QUE NOUS A  FAIT PARVENIR UN DE NOS LECTEURS

Je suis un fidèle lecteur de « Rassembleurs et solidaires » et à quelques jours de l’édition 2015 des journées du patrimoine, je voudrais livrer quelques réflexions à ce sujet.

« En découvrant l’architecture d’aujourd’hui, vous visitez le patrimoine de demain… » nous dit la Ministre de la culture, en présentant cette manifestation.
Donc, nous sommes invités à observer, voire à porter un jugement sur la production architecturale des 15 premières années de ce siècle ; singulièrement dans la commune où nous résidons.
Donc, nous sommes invités à observer pour mieux comprendre ce patrimoine en constitution et invités à voir comment il s’intègre dans son environnement.

Certes, il un peu tôt pour qualifier l’architecture d’aujourd’hui à Romainville, notamment en ce qui concerne la construction de logements (à ce sujet on entend parler ici de « style Disney » de « style néo-haussmannien »…) mais on doit surtout se poser une question ; Comment ces nouveaux immeubles, qui s’érigent un peu partout à Romainville, feront un jour UNE VILLE ?

Comme le faisaient jadis les maisons dites de ville, alignées au long d’une rue, à l’exemple des avenues David Rosenfeld et du Président Wilson.
Certaines rues changent de visage (avenue Paul Vaillant-Couturier, rue de la République) même si on peut regretter l’importance des bâtiments qui s’y construisent, cette évolution est inéluctable.

Mais avec les opérations immobilières en cours et futures de la place dite « Grand-Place, il s’agit de bien autre chose : ici, la densification à outrance, la hauteur des immeubles, leur proximité, la monotonie des leurs façades auxquelles s’ajoute le peu de rapport avec l’architecture environnante, illustrent ce qu’il ne fallait pas faire sur cette place du marché ! (voir photo ci dessous)

Il vaudrait mieux, à l’occasion de ces 32èmes journées du patrimoine et en étant fidèle au thème proposé « le patrimoine du 21ème siècle, une histoire d’avenir » se poser une question : Que peut-on attendre d’une architecture dont l’objectif principal est de répondre à la demande, au cahier des charges d’un promoteur immobilier, uniquement occupé à rentabiliser et à bien rentabiliser ce projet ?








mardi 8 septembre 2015

17 septembre : Réunion publique pour la défense de l'hôpital intercommunal André Grégoire


Comité de défense de l’hôpital Intercommunal André-Grégoire de Montreuil

REUNION PUBLIQUE
JEUDI 17 SEPTEMBRE
19 HEURES

Centre de quartier des Ramenas - 149, rue Saint-Denis à Montreuil


VENEZ NOMBREUX :

aujourd’hui comme hier l’avenir de notre hôpital est notre affaire !





Certain-e-s, en un temps pas si lointain, fusti- geaient le Comité de défense, le traitant de men- teur et/ou d’oiseau de mauvais augure
Notre action, nos informations porteraient tort au CHI…
Tout a été dit, écrit…Et pourtant, comme nous au- rions voulu avoir tort !!

Le CHI dans la tpourmente

En réalité, l’histoire est simple ; il y a quelques an- nées, l’hôpital a entrepris la reconstruction du pôle Mère Enfant et rénové d’autres bâtiments, en vue d’améliorer les conditions de confort et de sé- curité. Rien de plus normal pour un hôpital public qui dessert un bassin de population de près de 400 000 habitants. Mais avec le mode de finance- ment actuel des hôpitaux- la tarification à l’acti- vité (T2A), les hôpitaux publics sont obligés de se financer-comme toute entreprise lucrative- en em- pruntant aux banques.

Situation aggravée

Résultat des courses : l’hôpital de Montreuil est un des hôpitaux de France les plus endettés, avec un taux d’endettement de 92% !
De plus, en ce début d’année 2015, la situation s’est considérablement aggravée avec le renché- rissement du franc suisse « qui va annuler par les charges d’intérêts nouvelles, tous les efforts me- nées depuis deux ans »
Certain-e-s pourraient penser que « tout çà »  est


loin de nos préoccupations quotidiennes ? Et non !
Car ce surendettement du CHI le paralyse, l’em- pêche d’investir, d’avoir des projets répondant aux besoins de la population, et alors même que tous « les institutionnels » reconnaissent son uti- lité en tant qu’hôpital de proximité et ses services spécialisés.
Pire ! Il va « justifier » un énième plan de redres- sement à l’ équilibre financier. Traduction : sup- pressions de postes, fermetures de lits, arrêt d’activités considérées comme « pas rentables, pressions sur les personnels… !

Eloignement des lieux de soins

En clair pour la population: dégradation des conditions d’accueil, remise en cause de certaines prises en charge, allongement des prises de ren- dez-vous, mais…raccourcissement des temps d’hospitalisation…éloignement des lieux de soins au nom « des coopérations hospitalières
Ainsi, se profile à l’horizon la mise en place d’ »un groupement hospitalier de territoire » (GHT) … Autant de raisons, de menaces sur le CHI qui mo- tivent l’Association Comité de défense du CHI A. Grégoire à faire appel à votre réflexion, votre mo- bilisation pour que notre hôpital reste un hôpital public de proximité, apte à prendre en charge dans de bonnes conditions chacun, chacune d’en- tre nous !



2015 : CELA FAIT 50 ANS QUE LE CHI EST AU SERVICE DE LA POPULATION. DEFENDONS-LE ! NOUS EN AVONS BESOIN !


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Comité de défense du CHI André Grégoire Montreuil Bulletin d’adhésion - cotisation annuelle   5€
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vendredi 4 septembre 2015

Libérez l'information ! Un été meurtrier pour le pluralisme

► Vous ne vous reconnaissez pas dans les médias ? Vous trouvez que les débats n'y sont pas réellement contradictoires ? C'est toujours les mêmes qui y parlent, souvent les mêmes qui en sont absents ? Pas étonnant !

► Les grands patrons du CAC 40 ont fait main basse sur la plupart des médias

►Contre ce déni démocratique permanent, le Parti communiste lance une campagne " Libérez les médias "

Pas de démocratie sans médias libres
La période estivale 2015 a mis en exergue tous les dangers qui pèsent sur une information pluraliste avec l’accélération des concentrations et son corollaire qu’est le contrôle des médias par une poignée de grands groupes capitalistes nationaux ou à taille mondiale. Le pluralisme de l’information est battu en brèche alors que la démocratie dépend de la transmission des informations aux citoyen-ne-s pour leur permettre de posséder les clés pour comprendre les questions aussi variées et controversées que la crise grecque, l’arrivée de réfugiés en Europe fuyant la guerre et la misère, la crise palestinienne, mais aussi les politiques d’austérité appliquées par les gouvernements successifs en France, comme dans les autres pays. Sans oublier les questions économiques, les problèmes sociaux, les sujets sociétaux, le sport ou la culture.

Main basse sur les médias

Les grands patrons du CAC40, de Drahi à Bolloré, de Lagardère à Arnault, du trio Berger-Niels-Pigasse à Dassault, Lagardère ou Bouygues, tous ont mis la main sur les industries des médias et de la culture de ce pays au détriment de liberté de l’information et du savoir. Leur conquête des contenants et contenus a été réalisée avec la complicité des pouvoirs politiques, de la droite décomplexée aux représentants du social-libéralisme.

Un état des lieux édifiant

Le groupe NextRadioTV (RMC/BFM-TV) est passé en juillet sous la coupe de Patrick Drahi, le propriétaire de SFR Numéricâble, 6e fortune de France. Il a acquis auparavant Libération et de nombreux titres du groupe Roularta. L’homme d’affaire, exilé en Suisse, possède la chaîne d’information i24 News. Le groupe du luxe LVMH(Louis Vitton Moët-Hennesy) s’est « payé » Le Parisien Libéré qui est passé du groupe Amaury à celui de Bernard Arnault, qui règne déjà sur Les Echos. Le PDG de LVMH, 3ème fortune de France, a vu l’action de son groupe croître de 34% en 2014. Vincent Bolloré, patron de Canal+ via Vivendi (I-Télé, Unviversal etc), a mis de l’ »ordre » dans la chaîne en censurant « Les Guignols de l’Info » qui seront désormais cryptés. La liberté de ton et les critiques des amis politiques du milliardaire ne plaisaient pas à tout le monde. Toujours prêt à aider son clan, Bolloréaurait joué les censeurs empêchant la diffusion d’un reportage sur Canal accusant une des filiales de son ami banquier Michel Lucas (Crédit Mutuel) de favoriser l’évasion fiscale. Lucas possède le premier groupe de presse quotidienne régionale (toute la zone nord-est de la France).

Qui s’étonnera alors du monopole de la pensée unique qui triomphe au détriment du pluralisme, du débat démocratique, d’une information citoyenne censée donner des clés pour appréhender les questions sur l’état du monde, de la société.
A quand la vérité cryptée ?

Hollande complice

Le pouvoir actuel, comme le précédent, acquiesce aux vente-acquisitions des titres par ces capitaines d’industrie, qui s’accompagne du bradage des contenus, des mises au pas des rédactions, de la précarisation des journalistes, de plans de départ…Les promesses du candidat Hollande ont fait pschitt, tant sur les aides à la presse, que sur les droits des journalistes (secret des sources)… Jamais le secteur des industries de l’information n’a été à ce niveau contrôlé par les grands groupes bancaires ou industriels liés, pour certains, aux commandes de l’Etat. Clairement, il n’existe quasiment plus de titres indépendants hormis des titres comme l’Humanité, Politis, La Croix.…

Aujourd’hui, la liberté de la presse, la liberté d’expression, le pluralisme sont en danger. Il y a urgence à ne plus laisser faire. Il y a urgence à réaffirmer les valeurs du CNR pour faire vivre le pluralisme comme élément clé de la démocratie. Il y a urgence à poser tous ensemble la question de la libération de l’information des chaînes de l’argent et de la rentabilité.




dimanche 2 août 2015

Le parcours résidentiel, c'est le droit au logement pour tous !


Pourquoi la notion de « parcours résidentiel » est-elle un slogan de propagande dans les conditions de sa mise en œuvre dans notre ville ? Pour une raison extrêmement simple. Les conditions de logement proposées ne le sont pas pour les plus modestes et parce que le coût de l’accession à la propriété devient de plus en plus inaccessible. La première magistrate le proclame elle-même dans les réunions publiques: « il n’y aura pas un logement social supplémentaire, car je ne veux pas de ghettos ». Cela veut-il dire que le logement social conduit inévitablement au ghetto. Pourtant la ville du Pré-Saint-Gervais compte 47% de logements sociaux, et n’a pas la réputation d’être un ghetto. Que dire par contre de la ville de Clichy-sous-Bois qui compte, elle 33% de logements sociaux. Et comme pour faire peur, on continue allègrement d’affirmer que Romainville compte plus de 50% de logements sociaux. C’est un mensonge grossier que nous avons dénoncé, chiffres à l’appui. Nous y revenons. Nous rappelons nos sources :

  • Celle du journal «  Le Monde » datant de 2013 et donnant le chiffre de 45,03% (nous publions cette référence en fin de cet article)
  • L’autre provenant de monsieur Champion lui-même, qui écrit dans un article du magazine municipal de février 2012 : « Sur 4763 logements sociaux l’OPH en gère 3450 » Donc si nous prenons en compte le nombre de logements (10910, chiffre publié dans le magazine de juillet-août) nous arrivons au chiffre de 43,6%. Ce sont d’ailleurs les chiffres de l’INSEE.
  • Plus récemment « EST ENSEMBLE » a publié une photographie des 9 villes que comprend l’agglomération avec les pourcentages de logements sociaux qu’elles comptent (document à la fin de cet article). La seule ville dépassant les 50% est Bobigny. Précisons que le Vice –Président responsable à l’habitat à « Est Ensemble » n’est autre que monsieur Champion. Comment dans ces conditions retrouver dans le dossier sur l’aménagement de ce mois le chiffre de 50,9%. Cet enfumage des esprits, osons le dire devient insupportable !

Une nouvelle fois, monsieur l’Adjoint au Maire à l’aménagement  vante cette « charte des promoteurs » signée en 2012 et qui devrait selon ses dires garantir la mixité sociale, la qualité architecturale et environnementale et une commercialisation à des prix abordables. Ainsi après avoir bradé nombre de propriétés communales, il s’agissait avec cette charte de ramener les promoteurs à la raison. Ce n’est qu’un écran de fumée : la preuve.

En 2012,  madame Valls nous disait  que le prix moyen en centre ville s’élevait à 4500 euros (c’est encore le prix aujourd’hui) et qu’il passera à 4050 euros grâce à la décote de 10% pour les Romainvillois. Or dans le projet Grand’place, le m2 est vendu pour un F3 à 5100 euros. Si nous appliquons la décote de 10%, le prix de vente se situe à 4590 euros c'est-à-dire 90 euros de plus que le prix moyen. Nous sommes loin des 4050 euros annoncés. Quant à l’architecture je laisse à nos lecteurs le soin d’apprécier….Ces petites unités, pour reprendre la formule de monsieur Champion.

Dans les Bas Pays, le prix moyen se situant à 3800 euros, grâce à la décote de 10% les Romainvillois  devraient pouvoir bénéficier d’un prix au m2 s’élevant à 3420 euros. Or dans l’opération Villanova l’acquisition d’un F3 s’élève à 4200 euros. Avec la décote elle est de 3780 euros, soit à 20 euros près le prix du marché.

La méthode est classique, les promoteurs connaissant leur « métier ». Les prix de vent annoncés dépassent de 10 à 15% le prix du marché. On applique la fameuse décote et ils restent supérieurs au prix du marché.

Nous atteignons les sommets lorsqu’il nous est dit que la municipalité « a souhaité y introduire une obligation d’informer les riverains, en amont du dépôt de permis de construire. Quel aveu ! Cela veut dire qu’il n’y a donc eu aucune concertation sur les très nombreux projets qui sont sortis de terre ces dernières années. Par ailleurs, les permis de construire étant signés par madame la Maire, celle-ci pouvait faire obligation aux promoteurs de présenter leurs projets aux habitants, sans que cette contrainte ne soit inscrite dans une charte, qui n’empêche d’ailleurs pas les promoteurs immobiliers d’imposer leur loi. Celle de l’argent.


samedi 1 août 2015

La mixité sociale c'est la guerre aux pauvres !



Dans le magazine municipal, deux mots traversent l’ensemble des articles consacrés à l’aménagement et à l’habitat : « MIXITÉ et PARCOURS RÉSIDENTIEL. À priori rien de choquant. Pourtant à y regarder de plus près ? En dépit du consensus qui entoure ce terme de mixité sociale, et au risque de surprendre c’est une notion fourre tout, hypocrite qui masque les vrais enjeux. Çà ne veut pas dire la même chose de faire venir des gens plus aisés chez des gens plus modestes, que des familles plus riches chez les pauvres.

Donc en apparence ce qu’on appelle la « gentrification » favorise la mixité sociale dans les quartiers populaires, mais en fait, elle la détruit. On peut légitimement s’interroger sur l’omniprésence de la mixité sociale dans les discours politiques alors que le contexte socio-économique est de plus en plus inégalitaire. Il y a un écart problématique entre des politiques nationales qui accroissent les inégalités sociales, et ce vœu pieu de faire vivre ensemble des ménages de la petite bourgeoisie intellectuelle et les classes populaires.

La « gentrificatiion » rapporte de l’argent, mais à qui ? Et au détriment de qui ? On est au cœur d’enjeux sociaux conflictuels, notamment pour l’appropriation de l’espace central. Pour les classes populaires, le plus souvent cela signifie un logement beaucoup plus lointain, des temps de transport qui augmentent, donc une dégradation des conditions de vie qui s’ajoute à leur paupérisation par ailleurs. La politique de rénovation urbaine a certes favorisé l’arrivée de familles résidant auparavant à Paris, notamment, mais elle a chassé toujours plus loin les familles populaires, du fait de l’absence de logement social ou bien parce que le coût de l’accession à la propriété à Romainville était hors de portée des moyens dont ils disposaient.


C’est cette politique qui est mise en œuvre à marche forcée dans notre ville : « Changer la population ». Pour notre part nous avons toujours dit que cette « mixité sociale » répétée comme une espèce de sésame devait tout à la fois permettre d’accueillir les familles qui souhaitent venir résider dans notre ville mais rester solidaire des familles qui souhaitent continuer à y vivre. Cela implique évidemment une politique d’aménagement et d’habitat bien différente que celle mise en œuvre. Elle nécessite la construction de petites unités comportant logement social, logement intermédiaire et accession à la propriété. C’est en ce sens que le terme de parcours résidentiel est un faux semblant. On ne peut faire référence à ce concept que si tous les habitants ont une possibilité de choix quelque soient leurs conditions sociales et les moyens dont ils disposent. C’est un sujet sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.



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