LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 31 mars 2010

Ils ne sauvent pas la Grèce, ils étranglent les peuples, par Patrick Le Hyaric.

Contrairement à ce qui se dit depuis des heures, le Conseil européen n’a pas décidé de sauver la Grèce.
Il veut serrer encore plus le garrot qui étrangle le peuple grec, avec la baisse des salaires, le recul de l’âge de départ à la retraite, la casse des services publics.
Et les Grecs sont les premières victimes d’un processus dévastateur qui a vocation à s’appliquer à d’autres pays.
En un tour de passe-passe, ces éminences européennes mettent de l’argent fictif sur la table pour n’avoir rien à débourser.
Et, décision gravissime, pour la première fois dans l’histoire, la superaustérité européenne sera pigmentée du mortel venin du Fonds monétaire international.

Tout soutien, comme le dit le communiqué des chefs d’État, sera « soumis à de fortes conditionnalités ». Ce qui veut dire : renforcement de l’austérité, pression sur les salaires, démolition des acquis sociaux, privatisation des services publics, augmentation des impôts des particuliers.
Tout ce tralala tourne le dos à un financement à un taux d’intérêt européen raisonnable. Il sert à masquer le véritable objectif poursuivi : « Des incitations à retourner vers des financements de marché le plus vite possible, par une tarification adéquate du risque. »
En bon français, cela veut dire que les peuples seront encore plus volés de leur travail et de leur retraite pour payer les intérêts de la dette. Rien n’est dit sur ces requins de la finance qui réassurent la dette des États. Ces derniers agissent comme une assurance incendie que vous contracteriez sur la maison de votre voisin. Vous auriez tout intérêt à y mettre le feu pour toucher le pactole…
Ce qui vient de se passer à cette réunion du Conseil européen est donc grave, inquiétant, révoltant ! Ce que nous n’avons cessé de dénoncer lors des débats sur les traités de Maastricht et de Lisbonne, se révèle rigoureusement exact.
L’ultralibéralisme financier est incompatible avec la solidarité européenne, avec l’idée même d’une Europe unie. Encore moins d’une Europe des peuples. Tous ces gens ont menti sur la nature de l’euro, sur l’idée européenne. Une commissaire européenne, Viviane Reding, déclare même que nous sommes au « début d’un tsunami ».
Des risques gravent pèsent en effet sur le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France. Et c’est aux populations qu’ils font payer la crise, au prix du sang et des larmes. L’euro ne doit plus être un outil de spéculation, mais un moyen de coopération. Le pacte dit de stabilité doit être changé en un nouveau pacte solidaire et écologique pour l’emploi, le développement durable, la formation.
Grave est la décision induite par le Conseil européen de placer les budgets des États, des services sociaux, des sécurités sociales et des régimes de retraite sous la tutelle de la Banque centrale. Une Banque centrale utile devrait pouvoir aider à des refinancements à taux d’intérêt nuls pour défendre les finances publiques, l’emploi, les services publics et sociaux, les petites et moyennes entreprises.
Il faut dire « non » à ces étrangleurs, à ces briseurs de vies humaines.
Le Parlement a voté, jeudi, un texte permettant une initiative citoyenne de pétition. Dans l’unité la plus large des citoyens et des organisations progressistes, utilisons ce mécanisme pour lancer une grande pétition européenne afin de changer les traités.
Dans l’unité, agissons ici, du quartier à l’Union européenne, contre la superaustérité, le blocage des salaires, pour le droit au travail et à la retraite.

lundi 29 mars 2010

Surloyer : la note à payer vient d'être adressée aux locataires par les "élus de gauche" qui dirigent l'OPH

C’est chose faite. Avec leur quittance de loyer les locataires assujettis au surloyer viennent de découvrir la note à payer. Elle est salée et ce n’est pas un poisson d’avril. Comment ne pas s’indigner lorsque le président de l’OPH indique aux représentants des locataires lors du dernier conseil d’administration que cette question n’est pas d’actualité ? Elle est d’actualité pour les familles prévenues, seulement dix jours avant, que leur loyer de base va doubler ou qu’elles vont payer le surloyer pour la première fois. Les communistes ne se trompent pas d’adversaire. Ils constatent simplement que les « élus de gauche » qui dirigent l’OPH font preuve d’un zèle particulier pour mettre en œuvre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Nous posons une question simple : Quelles sont les contre parties attendues en récompense de cette discipline exemplaire ? Heureusement dans d’autres villes, à l’inverse de Romainville, on a décidé de résister et de ne pas baisser les bras. Dans les jours qui viennent, nous vous donnerons connaissance des différentes dispositions qu’elles ont prises. Et que l’on ne vienne pas, comme suprême argument, nous resservir celui du « conventionnement ». Ou bien, on met en œuvre la politique de la droite et on l’assume, ou bien, on prend exemple sur les organismes qui font de la défense des locataires une de leur priorité, ce qui implique de revenir avec courage sur les décisions prises. Il n’y a pas d’autre alternative.

Si vous doutez de la pertinence de la collecte des déchets ménagers par aspiration pour Romainville : Allez à Barcelone !

Sous le titre »La Maire prend exemple sur Barcelone » un article du « Parisien » rend compte ce matin, d’une visite effectuée par une délégation dans la cité catalane pour voir comment fonctionne la collecte des déchets par pneumatique. Notons d’abord un point positif. Pour la première fois depuis de longs mois, on reconnaît l’inquiétude et le mécontentement que suscite ce projet. Ce voyage aurait-il été nécessaire si une réelle concertation avait été organisée en amont avec les Romainvillois et les futurs acquéreurs d’un appartement dans la villa « Respiro », là où doit être installée la centrale ? Mais revenons aux raisons qui conduisent nombre de nos concitoyens à douter de la pertinence de ce système. D’abord comparaison n’est pas raison. Barcelone n’est pas Romainville. Rappelons que la centrale d’aspiration n’est ni enterrée ni semi enterrée. Les dimensions de ce bâtiment seront de 24m de façade et 10m de hauteur auquel il faut ajouter la cheminée. Bonjour le paysage ! Le lieu d’implantation de ce système de collecte a aussi son importance. Ainsi un journaliste du « Monde » écrivait dans un article d’avril 2009, nous le citons « C’est surtout intéressant dans les quartiers où l’on cherche à reconquérir des espaces publics ou créer des espaces verts ». Ce qui n’est absolument pas le cas à Romainville. Le directeur d’Envac France lui-même, Yannick Gueugnon, dans une interview en date du 29 mars 2009 indiquait : « La mise en place de ces réseaux pneumatiques intervient souvent dans des projets immobiliers d’envergure. Or il n’y avait pas de tels projets dans les années 90. Actuellement, des projets d’envergure ont été lancés dans la plupart des GRANDES VILLES FRANCAISES ». Il est difficile, dans le cas de figure qui nous occupe de parler de projet d’envergure. On met donc en avant la gestion écologique du traitement des déchets. Cependant le bilan énergétique n’est pas évident. Il faut beaucoup d’électricité pour faire fonctionner le système. On a aussi évoquer la noria des camions. Mais dès lors que la collecte ne concerne que le 99 rue Saint Germain, la villa « Respiro », les cités Gagarine et Cachin, les camions continueront de circuler avenue de Verdun, avenue Paul Vaillant Couturier, rue Saint Germain, pour collecter les déchets ménagers des autres habitations avec le système actuel. Sans parler de la collecte du verre et des encombrants. Selon cet article, la seule critique qui persisterait concerne le coût de l’opération. Il y a de quoi. Rappelons que seulement 2602 logements sont concernés pour une addition qui dépassera les 10 millions d’euros pour la seule ville de Romainville. Nos voisins des Lilas ne semblant pas pressés de s’engager dans une telle aventure. En fait d’investissement sur le long terme, qui peut aujourd’hui faire le pari que dans une décennie ce système sera encore adapté ? Avec le temps le tri évoluera. Mais surtout avec ce procédé c’est le tri sélectif qui va se trouver gelé. Nous persistons donc, et nous signons : Il y avait d’autres priorités. Soyons clairs, l’acharnement à vouloir imposer ce système ne répond en fait qu’à l’envie, au plaisir de voir Romainville faire partie d’un petit « club de pionniers ». Peu importe le prix à payer.

dimanche 28 mars 2010

La culture n'est pas à vendre

Le Parti communiste s'associe à l'action des professionnels de la culture et des arts
LA CULTURE N'EST PAS A VENDRE
Après la défaite retentissante de ses candidats aux élections régionales, Nicolas Sarkozy, tout en prétendant avoir entendu le message des électeurs, n'a qu'une seule réponse : continuer les "réformes". On sait ce que ce mot veut dire dans sa bouche quand il s'agit de réforme de l'Université, réforme des retraites, de la Poste, de l'hôpital public, ou de la Révision-régression générale des politiques publiques (RGPP)…
Les arts et la culture font partie de ce champ de "réformes" face auxquelles le mouvement social organise la résistance. Plus que d'un "troisième tour" social, c'est l'exigence d'une réévaluation de l'intervention publique en faveur de la culture et des arts, et de leur réappropriation par la population tout entière qu'il s'agit de réaffirmer.
Parmi toutes ces "réformes", celle des collectivités territoriales est une des plus menaçante. Parce que toutes les collectivités territoriales ont à construire, aux côtés de celles et ceux qui luttent pour leurs emplois, pour leurs salaires, pour de véritables services publics, des politiques qui répondent aux aspirations de chacune et chacun ; des politiques qui combattent les discriminations, qui construisent des droits nouveaux en faveur des citoyens, en faveur de l'égalité femmes/hommes, si fréquemment bafouée dans le champ des arts et de la culture.
À l'occasion de la journée d'action de ce lundi 29 mars, le Parti communiste français s'associe à l'action des organisations professionnelles rassemblées contre la RGPP, entrée dans sa deuxième phase, qui porte encore plus de suppressions d'emplois publics, encore plus de démantèlement du service public culturel de l'état. Le Conseil de la création artistique que préside Marin Karmitz, dont nous exigeons la dissolution, en est l'illustration symbolique. Il s'associe aussi à l'action contre la réforme sarkozyenne des collectivités locales, qui menace gravement l'autonomie de ces dernières. Cela dit développer son budget culture relève d'une choix politique que les collectivités, selon le Parti communiste, doivent impérativement faire plutôt que de s'engager dans l'accompagnement voire la co-gestion de politiques que nous combattons.
Le PCF, ses élus, ses organisations sont cette fois encore avec les organisations professionnelles pour exiger : Le 29 mars 2010 du Palais Royal au Sénat, du Sénat au Théâtre de l'Odéon, à l'appel de : la fédération Cgt du spectacle, la CGT culture, le Syndéac, le CIPAC, le CRACC Île de France, le SNM-FO, le SNSP, l'UFISC...
*Une nouvelle étape de la décentralisation culturelle, qui passe par le maintien de la "compétence culturelle" à toutes les collectivités, un plan de relance et de développement des arts et de la culture, plan qui passe par le développement des moyens des compagnies, des institutions, des équipes artistiques, des établissements, des entreprises…
* Mais aussi par une réforme de la fiscalité qui permette à ces dernières de sortir de l'étranglement financier dans lequel elles se trouvent, notamment depuis la suppression de la taxe professionnelle.

* Des garanties dans le domaine social face à la dérive du régime d'assurance-chômage (les annexes 8 & 10), et face à la transposition de la directive européenne sur les services (ex-Bolkestein)
* Une loi d'orientation et de programmation budgétaire en faveur du service public des arts et de la culture.
Au delà de ces batailles, c'est à l'insurrection des consciences de toutes celles et ceux qui, dans leurs engagements sociaux, cherchent les voies de l'intérêt général et de la transformation sociale, qu'il nous faut appeler. Ce n'est pas le moment de baisser les bras ! Les collectivités locales, communes, départements et régions désormais bien ancrées à gauche auront à cœur, a contrario de la politique de l'actuel gouvernement, de constituer une force de résistance à l' "Etat UMP" et de construction collective de l'alternative, dans le domaine des arts et de la culture, comme dans tous ceux où "l'humain est au centre".
Le PCF avec le Front de gauche aura à cœur de construire sur ce terrain un véritable Front populaire social, citoyen et culturel.

samedi 27 mars 2010

La recherche sur le sida est "une priorité nationale qui relève d'une décision politique"

« Le Sidaction 2010 va permettre à nouveau un grand élan de solidarité à travers le pays pour dégager des moyens supplémentaires pour la lutte contre le sida. C’est l’occasion de rappeler que le virus reste très actif et d’alerter sur le besoin de fonds publics pour la recherche.
Des millions de personnes dans le monde qui ont besoin d’un traitement contre le VIH/sida, ne disposent pas de ces médicaments. De même, deux femmes enceintes sur trois ne bénéficient pas des services qui empêchent une transmission du virus de la mère à l’enfant, tandis que les nouvelles infections progressent à un rythme plus rapide que l’accès au traitement.
Il faut aujourd’hui, dans ce contexte, une action politique plus déterminée. L’accès universel aux mesures de prévention et aux traitements doit devenir une réalité pour les centaines de millions de personnes qui sont vulnérables à l’infection par le VIH ainsi que pour les millions de personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Investir correctement aujourd’hui permettrait de diminuer de moitié d’ici 2015 le nombre de nouvelles infections.
La France est la deuxième communauté pour la recherche sur le sida après les Etats-Unis. Pourtant, le Président de l’Agence nationale de la Recherche sur le Sida (ANRS), le professeur Delfraissy, dénonce la « faillite budgétaire », la « faillite scientifique » auxquelles il est confronté. Il en appelle à l’Etat : la recherche sur le sida est « une priorité nationale qui relève d’une décision politique ». Il faut que les pouvoirs publics entendent cet appel, répondent à cet appel. La France a la capacité d’augmenter les crédits alloués à la lutte contre le sida et, pour faire avancer la recherche, il faut des moyens. »
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, Députée de Seine Saint-Denis et Présidente du groupe d’études sur le sida de l’Assemblée nationale
Paris, le 26 mars 2010.


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