LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 23 mars 2018

Lionel Chabot nous a quitté : " L"hommage de Sofia Dauvergne"




Lionel Chabot, mon ami, mon camarade, le parrain de mon fils, nous a quitté le mardi 20 mars 2018 dans sa 69ème année. Il est parti trop vite.
Né à Rouxmesnil-Bouteilles près de Dieppe, militant communiste dès son plus jeune âge à Drancy et à Beaune, Il arrive à Romainville où il deviendra Secrétaire de la section PCF des Bas Bays. Attaché au service public,il agira au sein du syndicat CGT et militera à la cellule PCF des communaux de la mairie de Romainville.

Fonctionnaire territorial il débute comme surveillant de travaux puis réussira les concours et occupera les fonctions de directeur des services techniques de Romainville.
J' ai une infinie  tristesse à la pensée de ne plus partager avec lui des moments de joie ou de combat. C'était un homme de cœur, fidèle en amitié,
Une amitié qui s’est scellée depuis de nombreuses années, jour après jour. 
Une amitié qui donne du sens au mot fraternité ;

Ainsi, Lionel, nous laisse, en héritage l'espoir et la volonté, de bonheur pour tous … que nous poursuivons.  Nous continuerons à nous faire les passeurs de ces valeurs-là.
Mes pensées vont à sa femme Catherine, à Magali et Olivier ses enfants ainsi qu'à ses petits enfants et à tous ceux qui l'aimaient.

L'enterrement aura lieu à Nieul sur Autise le mercredi 28 mars 2018 à 14h30

Correspondance :Mme Catherine Chabot, 1 rue du Puit 85 240 Nieul Sur Autise


Sofia Dauvergne


« Écoute », le billet de Maurice Ulrich !



Dix ministres, deux cents parlementaires, des centaines de « helpers » qui sont ce qu’ailleurs on appelle bêtement des militants. La République en marche annonce mille porte-à-porte samedi et Christophe Castaner a lancé mercredi cette vaste mobilisation, prévue pour six semaines. 

La journée d’hier a exprimé la colère des services publics. Les grèves à l SNCF vont commencer dans quinze jours. Ce n’est pas l’ébullition mais çà chauffe dans la marmite. Eh bien, la République en marche va monter les étages. Pour faire la « pédagogie » des réformes, expliquer les allègements des impôts des plus riches, la remise en cause des acquis sociaux, la culpabilisation des chômeurs, la hausse de la CSG ? 

Tout ce que n’ont pas compris les manifestants d’hier ? Tout faux. C’est pour sensibiliser les Français aux enjeux du scrutin européen de 2019 et lancer une « phase d’écoute ». 

On ne peut exclure que quelques ministres et leurs helpers redescendent assez vite les escaliers. « Hein, quoi, qu’est-ce que vous dites ?

« Le temps des causes communes », l’éditorial de Patrick Appel-Muller dans l’Humanité de ce jour !



Les préposés aux éléments de langage dépêchés par LREM vont bien tenter d’ergoter sur les antennes, mais ils n’y changeront rien. Les mobilisations d’hier, et pour celle des cheminots qui débute, s’avèrent d’incontestables réussites. Elles sont à la fois un témoignage de l’inquiétude populaire à l’égard de l’offensive d’Emmanuel Macron contre tous les services publics et l’indice d’un climat nouveau dans le pays. L’attente prudente à l’égard de ce que serait la politique du pouvoir, puis la sidération devant la brutalité des mesures et leur avalanche commence à se dissiper. Les Ehpad, les hôpitaux, les retraités, les écoles, la justice, la pénitentiaire…La liste des conflits ne cesse de croître et l’addition pourrait devenir convergence. Ainsi, la traditionnelle opération de la direction d’Air France pour diviser les pilotes et les autres personnels vient d’échouer : les uns et les autres ont décidé de se serrer les coudes et de faire grève aujourd’hui.

Toutes les divisions ne sont pas surmontées. Des usagers croient encore que les cheminots sont des privilégiés ou que c’est en cassant l’outil SNCF qu’on s’en servira mieux. D’autres qui galèrent dans le privé se persuadent encore que c’est la vie de château pour les fonctionnaires. Certains s’obnubilent sur les avantages supposés du voisin et perdent de vue l’immense explosion de richesse de la minuscule minorité qui contrôler le grand capital. Mais la journée d’hier va conduire des centaines de milliers de manifestants ou de grévistes à croiser leurs combats et à s’adresser aux citoyens pour qu’ils défendent leurs biens communs, leurs besoins partagés, leurs droits à l’égalité. Les porte-à-porte que les dirigeants de LREM annoncent dans leurs beaux quartiers auront alors pâle figure et sembleront des rallyes mondains.

« À temps nouveaux, devoirs nouveaux », écrivait Victor Hugo. Celui de l’échange, du rassemblement le plus larges, des causes communes s’amorce.

jeudi 22 mars 2018

« Notre ami Mark », le billet de Maurice Ulrich !



D’accord, on critique facebook. Amis les amis de nos amis sont aussi nos amis. Même des copains. Mark, c’est le premier d’entre eux, avec ses T-shirts, son sweet à capuche. C’est grâce à lui, avec sa petite bande de potes, que notre ordinateur nous envoie des petits mots, les photos de filles sympas, des pubs qui savent ce que l’on aime. 

Bon, on discute aussi, sur facebook. Sérieusement de temps en temps. On retrouve des amours perdues. Ne jetons pas Mark avec les flux du réseau. S’il a gagné des milliards, c’est parce qu’il aime les gens. 

On l’embête avec cette histoire de l’entreprise Cambridge Analytica, qui a pompé les profils de dizaines de millions de nos copains et copines pour la campagne de Donald Trump. Il ne savait pas que facebook a depuis plusieurs années au accord avec elle, que Steve Bannon est un de ses fondateurs et ami de Peter Thiel, proche également de Trump et membre de la direction de, eh bien, Facebook…

Mark, tu restes le même genre d’ami que tu as toujours été.

« Printemps social », l’éditorial de Paule Masson dans l’Humanité de ce jour !



Dans le département de la Manche, il n’y a pas de CHU. Il faut souvent pousser jusque Caen pour trouver une offre de soins appropriée quand se présente une urgence vitale. D’où l’importance de services de transports médicalisés efficaces, opérationnels à toute heure du jour et de la nuit. Or, à Granville, le « Smur secondaire », service de transport inter-hospitalier, est appelé à disparaître le 2 avril. Pour les médecins et usagers mobilisés, la bascule s’opère avec cette fermeture de trop. Sauver des vies est une de leurs missions premières. Mais ils sont maintenant sommés d’accepter de travailler avec le risque d’une prise en charge défaillante, celle qui s’achève avec la mort.

Dans ce bout de Normandie, la mobilisation dans la fonction publique de ce 22 mars formera un maillon du cordon sanitaire pour défendre l’hôpital public. D’ores et déjà, les conditions sont réunies pour un succès de la journée de grève, de la colère débordante des personnels à l’unité syndicale réalisée, dans la fonction publique comme chez les cheminots. À le SNCF, le mouvement est prévu pour durer. En prenant la forme inédite d’une grève intermittente, il permet aux personnels d’investir un printemps social et invente aussi un mode d’action qui contraint la direction à devoir réorganiser en permanence le travail. Après la mobilisation réussie des retraités, Emmanuel Macron fait face aujourd’hui à un test social d’envergure. On verra s’il pourra continuer d’afficher longtemps son arrogant « je ne nsens pas de colère dans le pays ».

Même confronté à une impopularité grandissante, le président de la République bénéficie encore de l’illusion du changement qui l’a porté au pouvoir. Mais sa cote est entrée dans un lent mouvement d’effritement. L’opposition qui, du côté de la vraie gauche, montre tant de discordes depuis dix mois renoue avec les rencontres. Elle travaille à ouvrir des perspectives qui tournent le dos au rouleau compresseur libéral. Et sera dans la rue aujourd’hui.


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