LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 14 décembre 2011

Le PCF soutient la grève unitaire dans l'éducation nationale, jeudi 15 décembre

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain. L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP (réduction générale des politiques publiques). La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections. Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité républicaine de notre système scolaire. En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation. Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève. Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe. Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves. Le Front de gauche sera présent à la manifestation parisienne sur un point de rencontre au niveau du Métro Vavin.

mardi 13 décembre 2011

Transparence !

Au cours de la réunion qui s’est tenue hier soir, sur l’implantation de l’usine de méthanisation, madame Valls a déclaré « avoir proposé au conseil municipal, en 2010, de refuser le permis de construire, après avoir été favorable à son implantation au début de l’année 2003 ». Elle explique que « par la suite ayant pris connaissance du process, elle n’a plus été d’accord sur la méthanisation ». Nous posons une question simple : À partir de quand cette prise de conscience s’est-elle manifestée ? La réponse à cette interrogation est d’autant plus importante que dans les programmes qui ont été ceux de madame la Maire en 2007 et 2008, lors des deux scrutins municipaux, le projet d’implantation de cette usine figurait en toutes lettres. Quelles sont les vraies raisons de cette tardive lucidité ? Voilà tout simplement ce que nos concitoyens aimeraient savoir.

lundi 12 décembre 2011

Inquiétude et enfumage des esprits !

C’est une évidence, les élus de la majorité municipale son inquiets. Ils perçoivent les doutes et les interrogations qui s’expriment sur la multitude d’opérations immobilières conduisant à des transformations dans lesquelles nombre de nos concitoyens ne se reconnaissent pas. Le maire adjoint chargé de "l'immobilier" est donc envoyé en mission pour enfumer les esprits et tenter de nous convaincre que notre ville « reste fidèle à l’esprit village et à son identité de ville populaire ». Comme il n’est pas facile de dissimuler une réalité incontournable aux yeux des habitants, on n’hésite pas à aligner formules magiques et contrevérités les plus invraisemblables. Ainsi le mois dernier sur la base de loisirs il était écrit : « la sécurisation du site doit se faire fin 2012, début 2013, avant que le comblement ne commence qu’après 2014 ». Ce mois-ci on peut lire : « Première phase de travaux sur 10hectares en 2012-2013 et livraison en 2014. » À quel moment nous dit-on la vérité ? Les habitants du quartier des trois communes seront heureux d’apprendre que les travaux de couverture de l’A3 permettront la construction d’ici 2013 de 180 logements. Ne faudrait-il pas commencer par rendre accessible cet espace devenu une véritable décharge ? Et à qui faire croire que d’ici 2013 180 logements vont sortir de terre ?

Mais l’essentiel n’est peut-être pas là. Pour rendre crédible l’idée qu’on ne laisse « personne sur le bord du chemin », que « la ville est accessible à tous » il faut d’abord taire une douloureuse réalité : Par dizaines, les jeunes quittent la ville dans laquelle ils sont nés, faute de trouver à s’y loger. Pour cela il faut faire appel aux artifices, pour ne pas dire plus. Un lecteur inattentif pourrait croire que des logements sociaux vont fleurir aux quatre coins de la ville. Par ailleurs, on ose écrire que « depuis 5 ans 70 locataires du parc HLM ont pu acheter un logement sur la ville parmi lesquels 200 Romainvillois nouvellement propriétaires. » Cela prouve quoi, si ce n’est que ces 70 locataires représentent 1,5% de l’ensemble du parc social. Encore un effort et demain on nous servira peut-être le « Tous propriétaires ». La mixité dont-on nous rebat les oreilles n’est là que pour masquer le départ massif de jeunes et d’habitants qui étaient partie prenante de cette ville populaire tant revendiquée. Pour être solidaire et harmonieuse une ville doit être ouverte aux autres mais ne pas perdre ce qui, au fil des ans, en a fait sa richesse.

En forme d’apothéose, monsieur le président de l’OPH, nous explique « que les ateliers urbains, les promenades urbaines, sont des moments forts de prise en compte de la parole des habitants ». Sérieusement, peut-on aujourd’hui se satisfaire de pouvoir donner une opinion sur des dossiers ficelés d’avance par des urbanistes, des techniciens et des experts. À quel moment nos concitoyens ont-ils pu être associés aux décisions sur les multiples opérations immobilières ? À quel moment ont-ils pu participer à une réelle co-élaboration des enjeux financiers ? À quel moment ont-ils pu contribuer à la réflexion en matière de coopération intercommunale, alors que l’agglomération « Est Ensemble » va décider de l’intérêt communautaire ? Comment parler de démocratie locale, lorsque la présentation d’un projet visant notamment à déplacer le marché, se traduit par une promenade urbaine un mardi à 11h ?

Oui il faut bouger, évoluer, être en mouvement, faire une ville pour tous, mais pas
en réservant les décisions à quelques initiés.

Nous souhaitons terminer ce propos par une suggestion : « Que soit organisé un atelier urbain consacré à l’habitat où toutes les questions seront mises sur la table, sans tabou. Ce serait l’occasion de décider de la place du logement locatif social dans les opérations de la place des commerces, de la ZAC de l’Horloge, et de la ZAC Jean Lemoine. Ce n’est pas une
promenade urbaine, ça ne serait pas non plus une promenade de santé ».

Quand l'hôpital se moque de la charité !

C’est demain que le consei lcommunautaire de l’agglomération « Est-Ensemble », doit se réunir
pour décider des transferts de compétences communales vers l’agglomération. À la veille de cette réunion « historique » nous découvrons dans le magazine d’informations municipales un « pensum » de madame le Maire sur ce que devrait être la « plus value de l’agglo afin d’être concrète pour ses habitants ». La première chose à faire n’était-elle pas de fournir un minimum d’informations aux habitant-e-s pour qu’elles, ils se forgent leur propre opinion ?

Au lieu de cela les élus de l’opposition municipale sont toujours exclus du conseil communautaire. Par ailleurs, cela fait deux ans que s’est créée l’agglomération et vous pouvez aller visiter le site de la ville, c’est le vide sidéral. Il faut lire un journal du matin pour apprendre que l’enlèvement des encombrants sera maintenant assurée par les services de l’agglomération. Mais les sommets sont atteints lorsqu’il est affirmé, sans rire, dans cet édito : « Pour nous, l’agglomération ne peut être un grand « guichet » où les communes membres viendraient se servir financièrement.. » N’est-ce pas contre cette pratique que se sont élevés de nombreux membres de l’agglomération lorsque les élus de la majorité municipale de Romainville après avoir décidé de la collecte des déchets par aspiration, ont présenté la note à « Est-Ensemble ». ? Nul doute qu’ils apprécieront.

dimanche 11 décembre 2011

Chouette ! Le CSA parle de pluralisme

Le Journal officiel vient de publier les recommandations 
du Conseil
supérieur de l’audiovisuel (CSA) sur le temps de parole des candidats avant la
présidentielle. Celui-ci sera officiellement décompté à partir du 1er janvier (jusqu’au 8 avril, avant 
l’ouverture officielle, le 9 avril). Il
vise les candidats, mais 
aussi leurs soutiens, qu’ils soient membres d’un parti ou non (en dehors de la période des élections, seul le temps de parole des membres d’un parti est décompté). Seront pris en compte les documentaires, les éditoriaux, les commentaires politiques, les analyses, les présentations de sondages 
d’opinion, dès lors qu’ils concerneront un candidat et qu’ils 
lui seront «manifestement favorables». Les décomptes 
se feront dans les journaux, les bulletins d’information, 
les magazines d’information, les émissions spéciales et autres émissions. La recommandation du CSA est aussi précise 
qu’une partition mais c’est l’interprétation qui fait la différence. 
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel retient deux critères : 
«La capacité à manifester l’intention d’être candidat.» C’est subtil mais cela veut dire l’organisation 
de réunions publiques, la participation à des débats, la communication d’éléments de programme politique. Et, second critère, la représentativité du candidat (résultats obtenus par le candidat ou les formations politiques qui le soutiennent aux plus récentes élections, indications d’enquêtes d’opinion). On ne voit donc pas ce qui interdit une chaîne de télévision, par exemple, d’inviter un représentant du Parti communiste français, soutien du candidat du Front de gauche à la présidentielle. "Si un journaliste de "l'Humanité" est invité à débattre de la crise actuelle, faites-le moi savoir."

C’est un exemple ! Ce n’est pas une bouderie. Encore que. On se souvient que le CSA, après la primaire socialiste, avait jugé d’un déséquilibre du temps de parole au détriment 
de la majorité présidentielle. Mais il avait aussi relevé l’inégalité 
de traitement à l’intérieur de la droite et à gauche. Pas sûr 
que cela ait beaucoup changé.
Aussi, c’est un appel aux lecteurs, si vous avez vu récemment un représentant du PCF à la télé, dans une émission politique, faites-le moi savoir, j’ai dû le rater. Plus difficile encore. Attention, il doit être plus facile de gagner à l’Euromillion : si vous voyez un journaliste de l’Humanité invité comme ses collègues du Figaro, du Monde, de Libération, 
du Point, de l’Express, de Valeurs actuelles ou que sais-je encore à débattre de la situation politique et sociale, de la crise, ne le manquez pas ! Et dites-le moi.

Claude Baudry


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