LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 5 janvier 2011

Dépendance : 5è risque ou 5è branche ?

Mi-novembre, lors d'un grand barouf télévisuel, le président de la République a déclaré vouloir créer "une nouvelle branche de la Sécurité sociale, le cinquième risque", qui serait entièrement dévolu à la dépendance. Cinquième branche ou cinquième risque ? La question n'est pas que de pure sémantique. Car si l'expression "cinquième branche" induit la création d'une nouvelle branche de la sécurité sociale, le "cinquième risque", lui renvoie à l'idée d'assurance privée. Et de fait, les modes de financement sont différents. Le grand public semble n'y avoir vu que du feu, mais les assureurs, eux, n'auront pas manqué de relever la nuance. Nicolas Sarkozy a-t-il pratiqué délibérément la confusion du genre ? Connaissant ses liens avec le secteur assurantiel, on peut aisément le penser. La question est donc bien d'occuper les mois qui viennent à "déverrouiller" la bataille idéologique. La sécurité sociale a été créée pour répondre à une question : comment compenser tous les aléas de la vie, de la naissance à la mort. l'UMP considère que vieillir est une charge pour les finances publiques et rabaisse le grand âge au rang d'une facture de 6 milliards d'euros par an à trouver. Mais il n'est pas impossible d'inverser le point de vue. Si vieillir est une chance, alors il faut protéger ce temps de vie, en imaginant une solide protection sociale, qui sécurise aussi la perte d'autonomie, quel que soit l'âge auquel on y est confronté. Il s'agit donc d'imaginer une sorte de service public de la vieillesse, dont les ressorts de financement s'appuieraient sur une répartition des richesses, ce qui permettrait au passage de rabattre le caquet aux lobbies des assurances qui piaffent d'impatience en attendant les étrennes que leur prépare le "président des riches".

Le billet de Maurice Ulrich : "Tout craché"

Allez savoir pourquoi, les fêtes, 
les cartes bleues qui 
ont chauffé, mais 
à chaque séquence de pub, revoilà la pub Cetelem, plutôt bien faite d’ailleurs. 
Voilà donc un personnage habillé, croit-il, comme le petit bonhomme vert de l’organisme de crédit, avec sa tête ronde. Mais c’est raté, la copie est imparfaite, 
ça ne marche pas. « C’est dingue ! s’exclame un de ses proches qui voudrait ressembler à Michel Polnareff, tu es son portrait tout craché ! » Fin de la pub et conclusion : « Il faut être Cetelem pour faire du Cetelem. » L’autre jour sur Europe 1, il y avait un homme politique remonté comme un lapin Duracell, agité comme qui vous savez : 
« Il faut déverrouiller les 35 heures, disait-il, on doit permettre aux Français de travailler deux ou trois heures de plus sans avoir recours forcément aux heures supplémentaires 
qui ont beaucoup coûté à l’État », il faut en résumé travailler plus pour gagner plus. C’était dingue, 
on aurait presque dit 
son portrait tout craché. Mais, voyons Manuel Valls, il faut être Nicolas Sarkozy pour faire du Sarkozy.

lundi 3 janvier 2011

Après vérification, Romainville n'a pas changé de député(e) !

Décidément dans notre bonne ville de Romainville nous allons de surprise en surprise. En ouvrant nos boîtes à lettres, ce lundi 3 janvier, nous avons trouvé un joli petit calendrier avec l’adresse du blog du député et la liste des villes où nous pouvons le rencontrer. Nous trouvons Bagnolet, Le pré Saint Gervais, Pantin et Les lilas. Innocemment, nous cherchons Romainville et nous y découvrons la photo de... Claude BARTOLONE. Ainsi, en entrant dans cette nouvelle décennie, nous aurions, sans nous en rendre compte, changé de circonscription et de député(e). Dans ces cas là, il vaut mieux aller vérifier à la source. Nous nous sommes donc rendus sur le blog de celle que nous croyions avoir élue en 2007, c'est-à-dire madame Elisabeth GUIGOU. Après vérification, il n’y a pas eu d’élections législatives entre Noël et le nouvel an. Madame Elisabeth GUIGOU est bien toujours notre députée, en principe jusqu’en 2012…et peut-être après. Qui sait. Sur son blog nous y trouvons, « La lettre de la députée », dans laquelle, elle nous dit « que l’on peut compter sur elle pour être à notre écoute et qu’elle continuerai à nous défendre à l’Assemblée nationale ». Elle ne manque d’ailleurs pas de nous présenter ses vœux en indiquant, nous la citons « 2011 va être le 30ème anniversaire de l’élection de François Mitterrand. J’espère que cela saura inspirer la gauche pour que nous puissions tirer le meilleur parti des primaires entre les socialistes. Que ce ne soit pas des combats de personnes… » Naturellement, il n’est nullement dans nos intentions de nous ingérer dans un débat qui concerne le Parti socialiste, et lui seul. En tant qu’observateurs, nous verrons si notre députée aura été entendue pour les présidentielles et …les législatives. Mais surtout, nous sommes rassurés et soulagés. Nous n’avons pas oublié d’aller voter, comme nous l’avons cru un instant.

Sarkozy debout pour mieux fouler aux pieds la réalité

Debout pour mieux fouler au pied la réalité, le moins que l’on puisse dire c’est que Nicolas Sarkozy a pris le temps d’enjoliver son bilan. Il a embelli la manière dont la France et l’Europe ont traversé la crise pour ensuite, surtout, annoncer la poursuite et le durcissement de sa politique régressive dans tous les domaines.
Sous-entendant que les Français avaient accepté la réforme des retraites alors qu’en réalité ils continuent à la combattre et à la refuser, le Président s’est permis d’ajouter que « dans les moments de crise la difficulté ne compte pas ». Mais pour qui ? Le chef de l’Etat a omis de préciser que pour les salariés et leur famille, victimes au quotidien de sa politique autoritaire, effectivement, la difficulté ne compte jamais !
Selon Nicolas Sarkozy, 2011 sera une nouvelle année d’avancée de sa politique. Il faudra donc en faire une année utile pour la combattre, résister, et construire les conditions d’une alternative politique. Avec le PCF et le Front de gauche, cette alternative est possible.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,
Paris, le 31 décembre 2010.

dimanche 2 janvier 2011

Proche-Orient : la tension monte d'un cran

L'Autorité palestinienne a dénoncé dimanche une "dangereuse escalade" de l'armée israélienne après les décès de deux civils palestiniens ces dernières 24 heures en Cisjordanie occupée, une femme de 36 ans qui a inhalé des gaz lacrymogènes lors d'une manifestation et un jeune homme touché par des tirs israéliens à un barrage militaire.
"L'escalade israélienne vise à détruire tout espoir d'un processus de paix. Nous demandons à l'administration américaine et à la communauté internationale de prendre les mesures nécessaires pour (la) stopper", a déclaré le porte-parole de l'Autorité palestinienne Nabil Abou Roudeina.
Un Palestinien a été tué dimanche matin par des soldats à un barrage militaire israélien en Cisjordanie occupée, moins de 48 heures après le décès d'une Palestinienne ayant inhalé des gaz lacrymogènes, selon des sources médicales palestiniennes.
Mohamed Daraghme, âgé d'une vingtaine d'années et originaire de la localité de Tubas, a été tué par un tir de soldat après une dispute à un barrage militaire au nord-est de Naplouse, selon une source de sécurité palestinienne. Selon cette source, l'homme qui travaillait dans une colonie israélienne n'était pas armé. Une porte-parole de l'armée a déclaré pour sa part que l'homme "s'était approché du barrage par un passage interdit, une bouteille à la main". "Une enquête est en cours.
Dans la nuit de vendredi à samedi, Jawaher Abou Rahmah, 36 ans, était décédée à l'hôpital de Ramallah (Cisjordanie) après avoir perdu connaissance durant une manifestation contre la barrière de séparation israélienne. Selon des témoignages de manifestants et des médecins, elle avait été prise dans un épais nuage de gaz lacrymogène, l'armée ayant utilisé une grande quantité de gaz contre des manifestants.


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